Archive | 19 septembre 2008

Le bonus/malus soutenu par l’Elysée

Le Président de la République a tenu cet après-midi une réunion d’arbitrage sur la fiscalité écologique et le bonus/malus. Il réaffirme son soutien au bonus/malus, dispositif innovant qui a fait ses preuves pour orienter la consommation des Français vers des produits plus propres et moins consommateurs en énergie.

Le Président se réjouit du succès du bonus/malus automobile : les ventes de véhicules propres bénéficiant d’un bonus ont progressé de plus de 50 % sur les six premiers mois de l’année 2008. Au passage, cette mesure, en place depuis le 1er janvier 2008, aura conduit, d’ici la fin de l’année, à verser près de 550 M€ de bonus aux Français, alors que moins de 300 M€ de malus auront été prélevés.

S’agissant de l’extension du bonus/malus, le Président de la République a demandé à M. Jean-Louis Borloo, Ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, et à Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’État chargée de l’Écologie, de constituer un groupe de travail réunissant toutes les parties intéressées, notamment les parlementaires, les associations de consommateurs, les ONG environnementales, les représentants des industriels, etc. Il s’agira pour ce groupe de travail de déterminer la famille de produits qui pourrait faire l’objet d’une deuxième expérimentation du bonus/malus.

Par ailleurs, compte tenu de la situation économique et des tensions actuelles sur le pouvoir d’achat, le Président de la République réaffirme également son opposition à la mise en place de toute nouvelle fiscalité sur des produits de grande consommation. Dans le cadre du projet de loi de finances à venir, seuls seront mis à contribution les activités polluantes et les produits néfastes à l’environnement que sont les décharges, les incinérateurs, l’extraction de granulats, les pesticides et l’émission de poussières. L’objectif est, à chaque fois, de favoriser des comportements plus respectueux de l’environnement.

Le Président de la République entend ainsi demeurer fidèle aux engagements du Grenelle de l’Environnement. Il convient de poursuivre leur mise en œuvre pour préparer l’ère de l’après-pétrole, lutter contre le changement climatique et préserver notre planète.

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Azur Pellets: de l’énergie à revendre…

Créée sur la zone industrielle du Pré Brun, à Pontcharra, l’entreprise Azur Pellets a été officiellement inaugurée cet après-midi en présence de Charles Galvin, vice-président du Conseil général chargé de la forêt, la filière bois et la montagne,  de Charles Bich, maire de Pontcharra et président de la Communauté de communes du Haut Grésivaudan, Francis Gimbert, conseiller régional, et de plusieurs élus du canton.

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Laurence Caustier fait visiter l’usine: une ligne de production automatisée garantissant une production annuelle de 7000t

Une entreprise née d’une idée lumineuse de Jacques Roche, charpentier de profession (voir notre article précédent) qui, avant l’heure, s’était investi sans succès, dans la production de granulés de bois. En 25 ans, les temps ont changé et lui ont donné raison. Les machines, de marque allemande, achetées à l’époque, étaient quasi neuves. Jacques Roche ne pensait qu’à une chose: les faire redémarrer. Ayant passé l’âge de se lancer dans une telle aventure, il transmit le flambeau  à sa fille et son gendre.

Laurence et Jean-Charles Caustier sont aujourd’hui à la tête d’une PME de 8 personnes qui  a pour objectif de produire 6000t de granulés de bois/an en contribuant au développement durable. « Une petite entreprise industrielle », comme le dira Jean-Charles Caustier, qui travaille avec les scieurs du Grésivaudan, de Chartreuse, des Bauges et de la Maurienne ».

Rappelons que la matière première est composée exclusivement de sciures et de copeaux de rabotage issus de bois non traités, composés à plus de 80% de résineux. Le pellet, obtenu par la compression de ces sciures broyées et séchées, est un combustible écologique. Les Caustier y tiennent: »Je demande à mes fournisseurs que la sciure soit certifiée », souligne t-il.

Julien Ducrotoy, pour l’AGEDEN, association pionnière dans le domaine du développement des énergies renouvelables, a fait le point sur la filière granulés dans la région Rhône-Alpes, estimant le nombre de chaudières à 3500, le nombre de poêles étant à peu près équivalent quoique plus difficile à cerner. La consommation de granulés de bois, à l’échelle de la région, se situe, à son avis, entre  40 et 50 000 tonnes.

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Jean-Charles Caustier, Charles Galvin, Charles Bich

Charles Bich, pour sa part, a dit tout le plaisir qu’il avait  » à inaugurer une nouvelle entreprise sur un site qui fut à l’abandon pendant plusieurs années ».

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Jacques Roche, Charles Galvin, Charles Bich et Francis Gimbert

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Enquête AFTBM: charpentes Bonzy à Varces et Sinard

L’entreprise Bonzy , à Varces et Sinard , spécialisée en charpente, emploie 8 salariés. Interrogé par Anna Dupleix, Francis Bonzy, le directeur, se dit intéressé et prêt à investir dans le projet de Pôle2. Très motivé : « C’est la bonne démarche d’avenir ». Préférence géographique pour Vif. S’il pouvait s’approvisionner à un seul endroit, cela lui faciliterait beaucoup le travail et lui éviterait de devoir courir chez différents fournisseurs. Craint que les prix soient élevés en raison du nombre d’intermédiaires: propriétaires forestiers, plateforme de Vif, scieurs, séchoirs…

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Francis Bonzy

Les bois secs lui permettent une meilleure maniabilité, tenue ; mais les réductions de dimensionnement lui semblent minimes.
Les architectes lui demandent des bois certifiés, secs : la certification lui apporterait plus de marchés, serait une plus-value pour ses produits.

Ne connaît pas le label Bois des Alpes mais se montre intéressé. « Pourquoi pas en faire la promotion? »

Bois utilisés
Essence : essences locales : sapin essentiellement en charpente / mélèze, épicéa, etc.
Origine : Bois de Pays
Qualité mécanique : a priori C24, mais ne connaît pas le système de classification des bois
Humidité : N’a aucune idée des taux exigés

Les attentes

Besoins : Bois sec, traité, raboté (4 faces, formes languette et terrasse), certifié
Dimensions standard (10*20, 6*18), poteaux (15*15, 20*20, 18*18)
Longueurs : de 3m50 à 7m
Services : Livraison, délais d’approvisionnement en bois sec courts (nécessite des stocks)

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Abattage: l’UE propose de nouvelles règles

La Commission européenne a adopté hier une proposition de règlement qui améliore la protection des animaux au moment de l’abattage ou de la mise à mort et veille à ce qu’ils soient traités humainement. Pour simplifier la législation existante et l’aligner sur la réglementation en matière d’hygiène alimentaire, la proposition intègre les considérations relatives au bien-être des animaux dans la conception des abattoirs et demande que l’efficacité des techniques d’étourdissement soit surveillée de façon régulière.

Les abattoirs sont tenus de désigner un responsable du bien-être des animaux et de veiller à ce que leur personnel soit dûment formé et qualifié. Les fabricants de matériel d’étourdissement devront fournir des instructions pour garantir le bien-être des animaux et un certain nombre de normes techniques sont actualisées pour tenir compte des progrès scientifiques.

Les États membres devront créer des centres, fondés sur la recherche, qui apporteront un soutien permanent et compétent aux inspecteurs officiels. Les autorités responsables devront également rendre davantage compte au public lorsqu’elles procéderont à des mises à mort massives en cas de maladies contagieuses.

Chaque année, près de 360 millions de porcins, d’ovins, de caprins et de bovins ainsi que plusieurs milliards de volailles sont tués pour leur chair dans les abattoirs de l’Union européenne. En outre, quelque 25 millions d’animaux sont tués pour leur fourrure. La lutte contre les maladies contagieuses peut également nécessiter la mise à mort de milliers, voire de millions, d’autres animaux.

La commissaire à la santé, Mme Androulla Vassiliou, a déclaré: «La société a le devoir de se préoccuper du sort des animaux, ce qui inclut de réduire leur détresse au minimum et d’éviter de les faire souffrir tout au long de la chaîne d’abattage. Les règles actuelles de l’Union européenne sont dépassées et doivent être révisées. Cette proposition va véritablement changer la manière dont les animaux sont traités lors de l’abattage, tout en encourageant l’innovation et en créant des conditions égales pour les exploitants.»

Tenir compte du bien-être des animaux

Chaque exploitant devra définir et appliquer des modes opératoires normalisés pour garantir une utilisation correcte et fiable des normes relatives au bien-être des animaux. Cette méthodologie n’est pas nouvelle pour les abattoirs; en effet, elle existe déjà et est utilisée pour la sécurité alimentaire, sous le nom de système HACCP (analyse des risques et maîtrise des points critiques). Ce qui est nouveau, c’est que cette proposition exige des procédures normalisées pour le bien-être des animaux.

Dans ce contexte, la proposition exigera des exploitants qu’ils évaluent l’efficacité de leurs méthodes d’étourdissement à l’aide d’indicateurs fondés sur les animaux. Après l’étourdissement, les animaux devront faire l’objet d’une surveillance régulière pour s’assurer qu’ils ne reprennent pas conscience avant l’abattage.

En outre, chaque abattoir devra désigner un responsable du bien-être des animaux, qui sera chargé d’appliquer les mesures relatives au bien-être des animaux. Les petits abattoirs bénéficieront d’une dérogation à cette obligation.

Par ailleurs, la proposition exige des fabricants de matériel d’étourdissement qu’ils fournissent des instructions relatives à l’utilisation de leur équipement et à la manière de contrôler son efficacité et de le conserver en bon état.

Du personnel plus compétent

La proposition exige du personnel qui s’occupe des animaux dans les abattoirs qu’il possède un certificat de compétence pour les aspects des tâches liés au bien-être des animaux. Ce certificat sera valable pendant cinq ans au maximum et fera l’objet d’un examen indépendant par des organismes agréés.

La proposition prévoit également la création de centres nationaux de référence sur le bien-être animal, qui fourniront un appui technique au personnel des abattoirs. Bien qu’il existe des centres de recherche dans de nombreux États membres, les résultats de leur travail et leurs compétences techniques ne sont pas suffisamment accessibles aux inspecteurs officiels.

La proposition veut faire en sorte que l’autorité compétente qui procède aux mises à mort à de fins de lutte contre les maladies (telles que la grippe aviaire ou la fièvre aphteuse) soit davantage tenue de rendre des comptes au public en ce qui concerne le bien-être des animaux abattus. La proposition prévoit en particulier des améliorations en matière de planification, de surveillance et d’établissement de rapports.

Les listes des méthodes d’étourdissement seront établies de manière plus stricte et, pour chaque méthode, les obligations seront actualisées afin de tenir compte des avis scientifiques les plus récents et de prendre en considération les aspects socio-économiques. Un certain nombre de changements techniques concerneront également la construction, la configuration et l’équipement des abattoirs.

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L’élevage européen au Sommet

Les professionnels de la viande bovine ont rendez-vous  les 2,3 et 4 octobre au Sommet de l’Elevage de Clermont-Ferrand / Cournon. C’est  l’un des principaux salons internationaux spécialisés dans les productions animales. Cette année,  il devrait accueillir près de 1 100 exposants et 75 000 visiteurs professionnels dont plus de 2 000 internationaux. Après le Brésil, le Mexique, la Pologne et la Chine, la Roumanie sera l’invitée d’honneur de la 17ème édition du salon.
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Situé au cœur du Massif Central, dans la plus grande région européenne de l’élevage allaitant, le Sommet est un carrefour d’affaires qui accorde une place prépondérante aux présentations animales. En 2008, plus de 1 800 animaux de haute valeur génétique seront présents sur le salon (24 races bovines françaises et européennes, 27 races ovines, 16 races équines…). La race Aubrac (400 animaux en compétition) et la race ovine Charolaise organiseront leur grand concours national au Sommet de l’élevage.

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Véritable tribune de politique agricole, le salon est inauguré chaque année par les plus hauts représentants de l’État qui viennent à la rencontre des professionnels de l’agriculture. Durant 3 jours, le Sommet de l’élevage propose un programme d’envergure avec des visites d’élevages, des animations professionnelles, des démonstrations de qualité et plusieurs conférences et colloques traitant de l’actualité agricole.

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Enquête AFTBM: Jacquet-Desmoulins à Nantes-en-Rattier

Denis Jacquet et François Desmoulins sont menuisiers/ébénistes à  Nantes-en-Rattier. Une entreprise de 5 salariés. Interrogés par Anna Dupleix, ils se disent intéressés par le projet de Pôle2. Ne connaissent pas le label Bois des Alpes. Prêts à adhérer car, comme beaucoup des professionnels qui participent à cette enquête,  ils préfèrent utiliser le bois local.

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François Desmoulins

Bois utilisés

Essence : résineux, frêne, chêne
Origine : Bois du Nord/ Bois de Pays
Qualité mécanique : ne connaît pas
Humidité : 12-15%
Les attentes

Besoins : bois sec, scié
Intéressé par les languettes et les terrasses, mais non par le rabotage 4 faces
Dimensions : 35/32*60 en 5m max.
Services : bois livré et stocks pour disponibilité rapide.

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