Archive | 23 septembre 2008

Les abeilles: des travailleuses qui rapportent!

Notre partenaire meteo-alpes.fr nous signale un article publié sur notre-planete.fr qui traite de la pollinisation des abeilles. Cet article est intitulé: l’activité pollinisatrice des insectes dans le monde est estimée à 153 milliards d’euros dans le monde.

En voici la teneur.

Une étude de chercheurs français, de l’INRA et du CNRS, et allemand, permet de chiffrer la valeur de l’activité pollinisatrice des insectes, abeilles principalement, à 153 milliards d’euros en 2005 pour les principales cultures dont l’homme se nourrit. Ce chiffre représente 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale. Les résultats de cette étude sur l’évaluation économique de la vulnérabilité de l’agriculture mondiale confrontée au déclin des pollinisateurs sont publiés dans la revue « ECOLOGICAL ECONOMICS ».
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crédit : © C. Magdelaine – notre-planete.info
La production de plus des trois quarts des cultures, soit la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao), bénéficie de l’activité pollinisatrice des animaux, alors qu’un quart n’en dépend pas du tout. En terme pondéral, 35% de la production mondiale de nourriture résulte de la production de cultures dépendant des pollinisateurs, 60% provient de cultures qui n’en dépendent pas (principalement les céréales) et 5% provient de cultures pour lesquelles l’impact des pollinisateurs est encore inconnu.

Dans ce contexte, le déclin des insectes pollinisateurs est une préoccupation majeure. L’ampleur des conséquences de ce déclin est une question toujours ouverte, en particulier la valeur économique du service de pollinisation. En s’appuyant sur la revue bibliographique de la dépendance aux pollinisateurs des principales cultures qui nourrissent l’humanité publiée en 2007 et les données FAO (2007), l’étude parue dans ECOLOGICAL ECONOMICS calcule la valeur de la contribution des pollinisateurs à la production alimentaire à l’échelle mondiale : la valeur totale de ce service de pollinisation estimée sur la base des prix en vigueur en 2005 s’établit à 153 milliards d’euros, soit 9,5% de la valeur de la production agricole mondiale.

Trois catégories de cultures sont principalement concernées : les fruits, les légumes, avec une valeur estimée à 50 milliards d’euros chacun, suivis par les oléagineux avec 39 milliards. L’impact sur les stimulants (café, cacao…), les fruits à coque et les épices serait de moindre ampleur.

La recherche a également permis de mettre en évidence que la valeur moyenne des cultures dépendantes des pollinisateurs était très supérieure (760 € par tonne) à celle des cultures non dépendantes comme les céréales ou la canne à sucre (150 € la tonne). Le ratio de vulnérabilité, défini comme le rapport entre la production dépendante et la production totale exprimées en valeur, varie largement selon les catégories de culture avec un maximum de 39% pour les stimulants (café et cacao), 31% pour les fruits à coque et 23% pour les fruits.

L’étude a aussi mis en évidence une corrélation positive entre la valeur par unité de récolte d’une catégorie de culture et son ratio de vulnérabilité aux insectes pollinisateurs : les catégories de culture les plus dépendantes de la pollinisation par les insectes, sont aussi celles qui ont la valeur économique la plus importante.

Les résultats montrent que les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories – les fruits, les légumes et les stimulants – en cas de disparition totale des pollinisateurs : la production mondiale ne suffirait plus à satisfaire les besoins aux niveaux actuels. Les régions importatrices nettes comme l’Union européenne seraient plus particulièrement touchées.

Cette étude ne constitue cependant pas une prévision puisque les estimations proposées n’intègrent pas les réponses stratégiques que producteurs et filières agroalimentaires adopteraient pour faire face à une telle disparition. Par ailleurs, les calculs simulent une disparition totale et non un déclin graduel. Si quelques travaux montrent une proportionnalité entre déclin et production, la relation reste encore à confirmer.

L’impact du déclin des insectes pollinisateurs a ensuite été évalué du point de vue du consommateur. Il entraînerait une diminution de la production agricole, et par suite, une augmentation des prix agricoles. Le consommateur serait donc pénalisé parce qu’il consommerait moins et à des prix plus élevés. Pour évaluer cette perte, les chercheurs ont émis différentes hypothèses en termes de réaction des prix à une offre agricole diminuée. Selon ces hypothèses, la perte pour le consommateur serait comprise entre 190 milliards d’euros (faible réaction des prix) et 310 milliards d’euros (forte réaction des prix).

Loin de conduire à la disparition catastrophique de l’agriculture mondiale, la disparition des pollinisateurs, en particulier celle des abeilles domestiques et sauvages qui constituent les principaux insectes pollinisateurs des cultures, entrainerait cependant des pertes économiques substantielles. Ces chiffres ne concernent que les cultures directement impliquées dans l’alimentation humaine. Il conviendrait de les affiner, notamment en tenant compte de l’impact sur la production des semences, très important pour de nombreuses cultures fourragères et légumières ; cet aspect augmenterait la valeur estimée de l’activité pollinisatrice. Il conviendrait aussi de tenir compte de l’adaptation des producteurs et des consommateurs, par exemple sous la forme de substitutions entre produits : ce deuxième effet diminuerait la valeur estimée de la pollinisation. Reste enfin l’impact sur la flore sauvage, qui n’a pas été pris en compte, et tous les services écosystémiques qu’elle fournit à l’agriculture et à l’ensemble de la société.

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Des résineux réputés depuis 1836, au moins

Eliane Giraud, présidente du Parc naturel régional de Chartreuse avait  convié aujourd’hui Charles Galvin, vice-président du Conseil général de l’Isère en charge de la Forêt, la filière bois et la montagne, à venir découvrir la forêt de Chartreuse ainsi que les initiatives du Parc pour valoriser la ressource locale. Une ressource dont les qualités mécaniques -certainement sous-estimées pendant une époque par les professionnels eux-mêmes- ont été certifiées (voir nos précédents articles), et qui pourrait un jour obtenir l’AOC. Ce serait une première!

Mais la route est longue et le Parc n’attend pas cette hypothétique consécration pour mobiliser les énergies, dynamiser la filière, accroître la desserte forestière,  développer le bois énergie, faire oeuvre de pédagogie, tout cela s’inscrivant dans une démarche de développement durable. Gérard Hanus, directeur du PNR Chartreuse, Roger Villien, vice-président chargé de l’Agriculture, la Forêt et les énergies renouvelables, et Sylvain Ougier, chargé du pôle forêt-bois et conseiller forestier CRPF Isère, étaient présents à cette visite sylvestre.

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Gérard Hanus, Eliane Giraud, Charles Galvin, Roger Villien et Sylvain Ougier

Sur une route forestière ouverte récemment, en aval du col de Porte, Charles Galvin s’est montré admiratif devant la hauteur des sapins et épicéas qui l’environnent. Sacrément charpentés. Des pièces de 30m qui, comme le précise Sylvain Ougier, représentent 3 à 4m3 sur pied. « On arrive à trouver des arbres de 10m3″.  C’est l’ un des signes distinctifs du bois de Chartreuse: ses dimensions. Du bois d’oeuvre hors standard. Un atout incontestable. « Le bois étranger s’arrête à 6,10m. Au-delà, on est sûr qu’il s’agit de bois local », ajoute Sylvain Ougier.

Mais ces qualités sont-elles connues, valorisées, interroge Charles Galvin?

La réponse est : »Insuffisamment ». Ou: « Il y a encore du pain sur la planche ». Pourquoi? « Beaucoup de gens se laissent tenter par l’apparence propre, lisse et claire des bois du Nord, souligne Sylvain Ougier. Mais ça ne suffit pas à en faire des bois de meilleure qualité que les nôtres…Et puis, si l’on fait un bilan carbone, il y a un rapport de 1 à 30 entre les uns, produits sur place, et les autres venus de Scandinavie, des pays de l’Est ou d’ailleurs ».

Eliane Giraud rappelle que le brasserie Georges, à Lyon, possède une charpente en bois de Chartreuse. Preuve que cette qualité de bois d’oeuvre est connue depuis des lustres. Cette célèbre brasserie a, en effet, ouvert ses portes en 1836 avec à la clé une prouesse architecturale: un plafond de 700m2 sans pilier, tenu uniquement par trois immenses poutres en sapin transportées à bord d’un char à boeufs depuis… la Chartreuse. Un beau certificat, pas assez connu, sans doute, pour les bois de Chartreuse.

Charles Galvin souligne la nécessité de faire plus de pédagogie autour du bois, de la forêt, des métiers de la filière. Il souhaite notamment:

- revoir les modalités des Trophées du bois, organisés par le Département, dans le sens de l’ ouverture

- créer un espace pédagogique dans chaque massif

Le Parc, pour sa part, joue ce rôle éducatif de plusieurs façons. « Nous sommes encore très peu à défendre l’enjeu pédagogique autour du bois, » souligne Eliane Giraud. » Le Parc y tient et nous sommes prêts à travailler avec le Conseil général. Au Salon européen du bois, nous avons fait venir 2500 élèves ».

Le Parc travaille également avec les accompagnateurs en montagne de Cartusiana qui disposent d’un classeur pédagogique « L’école dans la Forêt ». Sylvain Ougier évoque également « le projet d’un site sécurisé dans une scierie permettant de faire découvrir cette activité aux enfants comme au grand public. C’est un métier d’avenir ».

La forêt de Chartreuse a une longue histoire. Depuis une dizaine d’années, c’est une nouvelle page qui s’est ouverte, le bois étant devenu une précieuse source d’énergie renouvelable et un enjeu de territoire. Le PNR et le Conseil général de l’Isère s’emploient de concert à relever ces nouveaux défis de développement durable.

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Statut de La Poste: François Brottes réagit

Dans la suite de son action de cet été et en soutien aux manifestations contre le projet de changement de statut de La Poste, François Brottes, député de l’Isère, 2ème vice-président SRC en charge de l’économie, prend position contre la privatisation de la Poste :

« Personne n’est dupe, le projet de changement de statut de La Poste est un pied mis dans la porte de sa privatisation. On connaît la musique, et elle ne date pas d’hier. Si les besoins de financement de La Poste sont aussi patents aujourd’hui, c’est bien parce qu’ on lui a demandé de courir le 100 mètres plus vite que ses concurrents avec des boulets aux pieds!

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En attendant, les bureaux ferment ou sont en voie de fermeture …A Saint-Pierre-de-Chartreuse, par exemple.

Ainsi, lors de l’ouverture du marché postal à la concurrence en 2005, choix a été fait de n’imposer les missions de service public qu’à La Poste seule (aménagement du territoire, distribution de la presse…), alors que ses concurrents restaient libres de se concentrer sur les seuls secteurs les plus rentables. Ces missions représentent un sur coût important pour La Poste, jusque-là financé bon an mal an par le maintien du secteur réservé sur le courrier de moins de 50 grammes, ainsi que les maigres aides et compensations de l’Etat.

Or, le gouvernement a finalement « lâché prise » sur le secteur réservé qui disparaîtra en 2011, et revoit depuis ses aides à la baisse. A l’inverse, pour la première fois l’année dernière, La Poste a dû verser l’équivalent d’un dividende important à l’Etat.

Enfin, comme si cela ne suffisait pas, la banalisation du Livret A privera sa filiale, – la Banque postale – d’une source de financement qui lui permettait de remplir une mission d’accessibilité bancaire auprès des plus démunis. Quand on ne veut pas abattre son chien au grand jour….on l’affame!

Les socialistes refusent de cautionner ce lent sapement du service public postal. La privatisation est, comme pour l’énergie, la fausse bonne solution par excellence pour moderniser, quand l’Etat veut juste « gagner plus ».

Lucides, 56% des Français se prononcent aujourd’hui contre ce changement de statut, se rappelant sans doute la destinée d’EDF, ou de GDF, privatisée après qu’en 2004 Nicolas Sarkozy eût juré, la main sur le coeur, qu’elle ne le serait jamais!

Ne pouvant nous satisfaire d’une commission ad hoc constituée à la hâte pour étudier la meilleure façon d’ouvrir le capital de l’opérateur public, nous en appelons à la mobilisation de tous pour déjouer ce funeste projet et défendre le caractère public de La Poste qui seul garantit l’accès de tous aux services postaux. »

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Boues d’épandage: les nuisances en question

Dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 17/04/2008, Jean Louis Masson (Moselle- NI) attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire sur le fait qu’un arrêté préfectoral du Préfet de la Moselle a organisé l’épandage agricole des boues de la station d’épuration de l’agglomération messine.

Certaines des communes concernées par l’épandage ont une vocation de tourisme rural affirmé. Eu égard à l’ampleur des nuisances olfactives et autres d’un tel épandage, il est apparu indispensable de prendre des mesures de protection. Ainsi, suite à de nombreuses réclamations relayées par les élus départementaux et nationaux du secteur, la zone d’épandage a été éloignée du village de Saint-Hubert et assujettie à un enfouissement des boues dans un délai de 24 heures maximum.

Une telle mesure est tout à fait pertinente ; par contre, nul ne comprend qu’elle ne soit pas également mise en œuvre dans la commune voisine de Burtoncourt, laquelle comporte des chambres d’hôtes, un gîte rural, un camping classé tout confort d’une capacité de 135 places et un réseau de chemins de randonnée.

Une telle différence de traitement mérite une réflexion à caractère local mais aussi à caractère national. En l’espèce, nul ne conteste qu’il faille d’une manière ou d’une autre éliminer les boues des stations d’épuration. Cependant, la moindre des choses serait d’en limiter les nuisances et surtout de ne pas considérer les zones rurales comme l’exutoire des pollutions urbaines.

Il souhaiterait donc qu’il lui indique s’il serait possible d’édicter une instruction ministérielle recommandant une obligation d’enfouissement dans les 24 heures des boues de station d’épuration lors de leur épandage agricole sur tout terrain situé à moins de 500 mètres d’une zone habitée ou d’équipements touristiques.

Réponse du Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire publiée dans le JO Sénat du 18/09/2008

L’épandage agricole des boues produites par les stations de traitement des eaux usées est une pratique ancienne pour laquelle le retour d’expérience capitalisé à ce jour est de plus de trente ans. Cette filière constitue clairement une voie de valorisation de ces matières puisque les boues contiennent des fertilisants (azote, phosphore, potassium…) nécessaires à la croissance et au développement des plantes. Leur épandage permet ainsi de limiter l’utilisation des engrais minéraux, contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre et générateurs, notamment pour les engrais minéraux phosphatés, d’apports d’éléments traces métalliques potentiellement importants vers les sols.

Ces boues constituent en outre un amendement agricole, contribuant ainsi à lutter efficacement contre la baisse du taux de matières organiques des sols français, qui constitue notamment l’une des préoccupations de l’actuel projet de directive européenne sur la protection des sols. Les opérations d’épandage en agriculture sont réalisées dans le cadre réglementaire strict des articles R. 211-25 à R. 211-46 du code de l’environnement et de l’arrêté du 8 janvier 1998, transposant et renforçant les exigences de la directive européenne 86/278 relative à la protection de l’environnement, et notamment des sols, lors de l’utilisation des boues d’épuration en agriculture.

Cet encadrement réglementaire prend également en compte les nuisances aux riverains susceptibles d’être générées par ces pratiques, le cas général étant de ne pas permettre d’épandage de boues à moins de 100 mètres des habitations. Cette distance peut toutefois être réduite lorsque les boues ont reçu un traitement de stabilisation dont l’objectif est de les rendre peu fermentescibles, soit en dégradant les matières volatiles dégradables, soit en bloquant les réactions biologiques. Au-delà de l’encadrement réglementaire, la pérennisation et la sécurisation de la filière impliquent une transparence totale de ces activités.

La mise à l’enquête publique de ces dossiers, procédure diligentée pour cette affaire, doit permettre la prise en compte de contraintes et demandes locales dans la mesure où celles-ci sont justifiées et ne constituent pas des positions ou oppositions de principe.

Dans ce cadre, les conclusions et demandes du commissaire enquêteur, dont la tâche est d’apprécier la pertinence des observations déposées, ont été reprises par l’arrêté préfectoral d’autorisation daté du 26 mars 2008, notamment pour ce qui concerne les épandages sur le ban des communes de Saint-Hubert et Burtoncourt.

Enfin, rien au vu des informations et retours d’expérience ne fait apparaître que le rajout de la réglementation en vigueur génère des nuisances particulières pour les riverains. Les distances retenues pour l’épandage des boues sont d’ailleurs comparables à celles arrêtées pour les effluents d’élevage, voire plus strictes. C’est pourquoi il n’est pas envisagé, actuellement, de modifier la réglementation pour renforcer ces contraintes de distances et de délais d’enfouissement des boues.

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Ce n’est pas plus cher mais il y en a moins…

Un pot de fromage blanc qui rétrécit, un biscuit chocolaté qui s’amincit… Certains fabricants de produits alimentaires sont passés maîtres dans l’art de camoufler les hausses de prix. C’est ce que relate 60 millions de consommateurs, dans son numéro d’octobre.

Comment augmenter le prix au kilo, sans que cela se voie sur l’étiquette ? C’est simple, il n’y a qu’à modifier le poids du produit ! Pris en tenaille entre les hausses des matières premières et la baisse du pouvoir d’achat, les fabricants de produits alimentaires semblent avoir rivalisé d’imagination pour nous masquer l’inflation.
Dans son numéro d’octobre, 60 présente un florilège de ces petites mesquineries du grand commerce. La plupart ont été rapportées par des lecteurs vigilants, qui ont eu la présence d’esprit de comparer les étiquettes.

Sillon38 a pour sa part, eut un jour la surprise de constater que dans un paquet, acheté en grande surface, qui affichait 12 madeleines, il n’y en avait que 11!

Le Prince maigrit, le Jockey aussi
C’est ainsi que le Prince de LU se retrouve désormais bien à l’étroit dans son emballage. Hier, le paquet pesait 330 g ; aujourd’hui, il n’en pèse plus que 300. Pour le même prix, évidemment. De la même manière, régime Jockey pour le célèbre fromage blanc de Danone, dont le pot de 1 kilo ne pèse plus que 850 g.
Plus subtil, le pot de Danette pèse toujours 125 g. Sauf si vous l’achetez par pack de 16. Bizarrement, il ne pèse alors plus que 115 g…
Accordons aussi une palme à la société Amora et à son designer qui a changé la présentation du flacon de vinaigrette à l’ancienne. L’ancien modèle paraissait maigrichon ; il contenait pourtant 500 ml. Le nouveau semble bien plus rebondi, alors qu’il ne contient plus que 450 ml. Après un tel tour de force, la marque s’est même permis d’augmenter le prix : de 1,41 € à 1,95 €, dans le même magasin visité par un de nos lecteurs.
Il ne vous reste plus qu’à faire comme lui : la prochaine fois que vous irez au supermarché, ne vous contentez pas de regarder le prix, mais aussi le prix au litre ou au kilo ! Et pendant que vous y êtes, comptez les madeleines!

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Bio et local, c’est l’idéal !

Pour la deuxième année, Corabio organise la campagne « Bio et local, c’est l’idéal » pour informer les consommateurs de l’intérêt qu’ils ont à acheter des produits bio locaux de saison. Si le bénéfice écologique de la vente directe des produits issus de l’agriculture biologique est évident (puisqu’elle limite considérablement les transports) elle est aussi économiquement et socialement bénéfique.

En plus de respecter l’environnement par leur mode de production, de nombreux agriculteurs bio vendent leurs produits directement aux consommateurs. Les circuits courts de commercialisation traditionnels ont donc la cote en bio : vente à la ferme, marchés, points de vente collectifs et maintenant paniers sont largement plébiscités par les producteurs bio comme de plus en plus de consommateurs. Car tout le monde est gagnant avec la vente directe : le consommateur bénéficie de produits plus frais, cultivés dans son environnement, et d’une traçabilité incomparable. Le producteur a la satisfaction du lien direct avec le consommateur final et une rémunération plus juste en évitant de multiples intermédiaires. Enfin, la société est aussi gagnante dans son ensemble avec un meilleur bilan écologique (grâce à la limitation des transports de produits), et un impact socio-économique très positif (grâce à la re-localisation et à la pérennisation d’activités agricoles et d’échanges locaux).

Rhône-Alpes compte environ 600 producteurs bio en vente directe dans ses 8 départements. C’est pour les faire mieux connaître et informer les citoyens et les consommateurs des avantages des circuits courts de vente que Corabio organise cette campagne ‘’Bio et local, c’est l’idéal !’’.

Du 24 au 28 septembre, les producteurs bio de Rhône-Alpes donnent rendez-vous aux consommateurs dans leurs fermes, sur les stands de marchés, dans les points de vente collectifs et avec les associations de paniers (jardins de Cocagne, Amap)  pour déguster les nombreux produits bio du moment : tomates, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, betteraves, blettes, carottes, choux, courges, pâtissons, épinards, haricots, navets, poireaux, pommes de terre, radis, salade, rhubarbe, noix, pommes, poires, kiwi, raisins, prunes, framboises, figues, châtaignes précoces, fromages, produits laitiers, pains, jus de fruits, confitures, vins, charcuterie, viande…

Afin de trouver facilement comment acheter en direct les produits issus de l’agriculture biologique, un guide des bonnes adresses bio est disponible dans chaque département et à l’occasion de cette campagne, un dépliant d’informations pratiques sur la vente directe est disponible.

Il est téléchargeable sur www.corabio.org

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