Archive | 29 septembre 2008

Enquête AFTBM: Cristal Charpente à Vizille

Cristal Charpente est une entreprise de Charpente/Ossature située à Vizille. Cinq salariés. Interrogé par Anna Dupleix, Patrick Gerber, qui dirige cette PME, se dit intéressé par la démarche de Pôle2. Il recherche ce type d’approvisionnement en bois de pays, mais attend de voir la qualité et les prix proposés. Le traitement biologique l’intéresse tout particulièrement. En effet, le  traitement des Bois du Nord lui pose problème, et leur transport aussi, par souci écologique.

Ne connaît pas le label Bois des Alpes mais est intéressé par la démarche.

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Un chantier de Cristal Charpente

Les spécificités soulignées par Patrick Gerber: il travaille dans une optique écologique : isolation en Agepan ou laine de bois qu’il est obligé de faire importer d’Allemagne car il n’y a pas de constructeur français (cela pourrait constituer un marché) ou en chanvre ; il n’utilise pas de tripli car contient de la colle, et ne respire pas.
Il utilise des poutres en I, ce qui permet d’augmenter la couche d’isolant lorsqu’il y a de la hauteur de bois, de réduire le volume de bois et d’alléger la structure, de pallier le problème de régularité du bois dans les gros solivages.
Bois utilisés

Essence : résineux (sapin, épicéa, douglas)
Origine : Bois du Nord par manque d’offre en bois de pays
Qualité mécanique : C24
Humidité : sec à 18%

Les attentes

Bois de charpente : 12*24 ; chevrons : 7*11 ;5*20
Bois d’ossature : 45*120 ; 45*150 parfois
Intéressé par terrasse, languette mais plutôt avec des essences d’extérieur type mélèze, douglas
Services : Livraison, bois secs.

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Festival du film: pastoralismes et grands espaces

Du 15 au 18 octobre:

Festival du Film

Pastoralismes et Grands Espaces

GRENOBLE- GRESIVAUDAN- BELLEDONNE – LES 7 LAUX

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L’association « Pastoralismes du Monde » a été créée en 1994.

Dans son objectif de promotion des pastoralismes des cinq continents, l’association organise tous les deux ans le Festival du Film « Pastoralismes et Grands Espaces ». Ce festival regroupe un ensemble de productions cinématographiques sur le thème du pastoralisme et est également l’occasion de rassembler les acteurs du pastoralisme et du cinéma. Les films présentés peuvent être des documentaires, des fictions ou des films publicitaires ; en courts ou en longs-métrages.

Les troupeaux mis en œuvre par le pastoralisme parcourent les plus grands espaces naturels des terres émergées et permettent la valorisation des ressources naturelles renouvelables. Les savoirs et les pratiques de cette activité ne peuvent être résumées en quelques mots. Les films sont un bon moyen de partager ce mode de vie avec le public, aussi bien les paysages que les plaisirs et la rudesse de la vie auprès des troupeaux. Le pastoralisme est une activité traditionnelle de beaucoup de peuples, qui sait évoluer, se moderniser et utiliser les techniques les plus innovantes dans bien des cas. Il rassemble les pays riches comme les pays pauvres, et est un espace d’échanges et de partage.

Les principaux objectifs du Festival sont de :

- Promouvoir et valoriser les Pastoralismes modernes,

- Développer et conforter les échanges avec les pays du Sud,

- Faire partager des créations cinématographiques sur le thème du pastoralisme et illustrer les particularités du monde pastoral.

 

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Les coopératives dans l’attente d’une décision de Bruxelles

Dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 10/07/2008 , M. Roland Courteau (Aude- SOC) expose à M. le ministre de l’agriculture et de la pêche que les coopératives agricoles, viticoles, agroalimentaires contribuent de façon déterminante à l’économie régionale et jouent également un rôle irremplaçable dans l’aménagement du territoire.

Pourtant, ces entreprises sont menacées dans leur existence à travers une plainte déposée à Bruxelles puis instruite par la Commission Européenne.

Il lui rappelle que le régime fiscal dont bénéficient les coopérateurs a permis depuis 100 ans, la promotion des producteurs, la valorisation des produits agricoles. Il présente, par ailleurs, aujourd’hui, un caractère de modernité, car une entreprise coopérative est, de fait, non « OPAble » et non délocalisable.

Il tient également à lui préciser que le régime fiscal spécifique des coopératives agricole en France n’est pas constitutif d’une aide illégale mais constitue une reconnaissance proportionnée de leurs contraintes.

En effet, les coopératives agricoles en France, sociétés de personnes et non de capitaux, sont régies par un régime juridique strict assorti de nombreuses limitations de leur activité économique : ces limites sont destinées à garantir que la coopérative est au service de ses adhérents.

Il lui indique donc que les responsables de la coopération agricole souhaitent une prise en compte et une reconnaissance par la Commission européenne de leur rôle et de leurs spécificités et que l’exonération partielle d’impôts sur les sociétés, pour les opérations réalisées avec les membres, a pour but de soutenir le renforcement des fonds propres des coopératives qui ne peuvent faire appel aux marchés financiers, et est subordonnée au caractère impartageable des réserves.

Enfin, il tient à rappeler que les régimes adaptés en matière d’imposition locale permettent aux coopératives d’assurer le maintien d’activités agricoles et un développement économique en zone rurale.

Ainsi, il lui demande de lui faire connaître son sentiment sur le problème évoqué et s’il entend soutenir auprès des instances européennes, la coopération agricole et plus particulièrement leur régime fiscal actuel.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 25/09/2008

Le ministre de l’agriculture et de la pêche attache une grande importance au maintien du statut fiscal particulier des coopératives. Celui-ci constitue en effet un élément de contrepartie aux obligations spécifiques auxquelles ces structures doivent répondre.

Bien qu’aucune procédure n’ait pour l’instant été officiellement engagée par la Commission européenne à l’encontre de la France, il convient de rester très attentif à l’évolution des dossiers similaires actuellement analysés par la Commission et concernant l’Espagne et l’Italie.

Le ministre de l’agriculture et de la pêche a d’ores et déjà sensibilisé à ce propos Mme Fischer-Boël, commissaire européenne à l’agriculture ainsi que le commissaire français chargé de la justice, la liberté et la sécurité, M. Barrot. Le Gouvernement est également intervenu dans le cadre de la question préjudicielle posée à ce sujet par l’Italie à la Cour de justice de la Communauté européenne.

Ce dossier est suivi avec une attention particulière par le ministre de l’agriculture et de la pêche et fait régulièrement l’objet d’interventions au niveau communautaire.

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Desserte forestière: la dynamique est lancée

Il n’y a pas si longtemps que cela, un schéma départemental évaluait pour la forêt publique de Chartreuse un besoin de 140km de routes forestières et de 300km de pistes! La situation est encore plus préoccupante en ce qui concerne la forêt privée où le morcellement et le manque de concertation entre propriétaires (on en recense 11 500!) constituent des freins à la création de ces infrastructures.

La Chartreuse, qui a plus que jamais besoin de mobiliser ses bois,  rattrape lentement son retard: 30km de desserte supplémentaires créés en 8 ans. C’est toujours une entreprise de longue haleine, compte tenu du morcellement, compte tenu des précautions environnementales à prendre, d’ouvrir une route (circulation de grumiers de 40 à 50t) ou une piste (tracteurs forestiers). Réflexion et concertation sont de rigueur.

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Sylvain Ougier et Charles Galvin lors d’une visite d’une route forestière fraîchement ouverte

« On recense 11 500 propriétaires en Chartreuse, disposant en moyenne 5 à 6 ha pour 5 à 6 parcelles, explique Sylvain Ougier, technicien CRPF et animateur pôle bois du PNR Chartreuse. Il arrive que pour un projet de desserte, nous ayons 72 propriétaires à contacter. Il suffit qu’un d’entre eux s’oppose au tracé pour faire capoter le projet ».

C’est ce qui a décidé le PNR a créer un poste d’animateur spécialement chargé de la desserte. Un poste stratégique qui s’imposait pour le PNR et les forestiers de Chartreuse, freinés dans leur activité d’exploitation .

Les projets collectifs de desserte peuvent être financés à près de 80% par des subventions. Ceux qui s’accompagnent de la création d’une association syndicale autorisée (Asa) sont prioritaires pour l’accès aux financements publics. C’est le cas en Chartreuse où la création d’une Asa et la rédaction d’une charte forestière ont  permis d’aller de l’avant. En forgeant leurs propres outils de développement, les forestiers ont  pris en main leur destinée.

« Nous ne pouvons pas tout attendre de l’administration, il faut qu’une volonté émane de la base des forestiers, » note Michel Roche, propriétaire de 5 ha sur Proveyzieux.

Président de l’Asa « forêt de Chartreuse », il a oeuvré pour la construction de la route forestière des Marcellières, longue de 5 km et pouvant desservir plus de 60 propriétaires sur la commune de Proveyzieux. Une route qui a été inaugurée cet été, le 18 juillet.

C’est à cette occasion qu’a été signée, par tous les partenaires (Etat, Conseils généraux, interprofessions du bois) une charte forestière de territoire qui fixe pour les prochaines années les orientations pour le développement de la forêt et de la filière bois à travers ses différents aspects (économiques, environnementaux et sociaux). Cette charte forestière de territoire de Chartreuse est une déclinaison locale de la Charte Forestière de Territoire du Département de l’Isère.

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Une route forestière qui pourrait faire une belle piste de ski de fond!

La constitution de l’Asa a poussé les acteurs de la forêt à s’organiser. Le Parc de Chartreuse et le CRPF ont apportés un soutien logistique avec leur technicien forestier, Sylvain Ougier, omniprésent. La commune de Proveyzieux, partie prenante, a adhéré à l’Asa. La coopérative Cofalp a travaillé sur la commercialisation des bois. Une dynamique a vu le jour.

« Une autre route a été lancée par une section de l’Asa sur St-Pierre-d’Entremont en partenariat avec l’ONF. Tout le monde travaille ensemble », souligne Michel Roche.

L’Asa « forêt de Chartreuse » regroupe actuellement 110 adhérents sur les 2 sections. Elle peut être mise à contribution pour réaliser de nouvelles dessertes sur l’ensemble des cantons du massif, un périmètre plus grand que le Parc.

Mais les objectifs d’exploitation des forestiers ne réduisent pas pour autant à néant la dimension écologique, notamment celle qui concerne la protection des paysages.

« La forêt en Chartreuse, c’est d’abord la beauté du site. Avec l’aide du Parc, un bureau d’étude a épaulé l’Asa sur l’aspect paysager » remarque Michel Roche, bien conscient de la difficulté de l’exercice. « Il n’est pas possible de faire uniquement du maintien de paysage et laisser dépérir la forêt. Elle a besoin de rajeunir pour vivre. Les spécialistes de l’environnement et ceux qui connaissent l’intérêt de la forêt peuvent trouver leur compte dans un juste équilibre. »

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