Archive | octobre, 2008

Nord-Isère: limiter l’impact de la ligne de fret

Le Groupe Foncier & Installation (GFI)*, regroupement d’agriculteurs et d’élus du territoire de l’Isère Rhodanienne, nous a fait parvenir un communiqué sur le Contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise. Un projet qui inquiète la population locale et, en premier lieu, les exploitants agricoles dont les terres pourraient être amputées.

« Des remous secouent actuellement le territoire isérois concernant le choix du tracé du Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise, reliant le noeud ferroviaire de Grenay à la vallée du Rhône. Sept lignes sont en cours d’étude, dont trois passeraient directement sur le Nord-Isère, dans un large zonage entre Feyzin et Roussillon.

Les réunions d’information se multiplient sur le territoire, la population locale est inquiète, et en premier lieu les agriculteurs, qui seront touchés de manière directe par cette  perte de foncier, qui va amputer leur outil de travail.
Les agriculteurs et les élus membres du GFI sont conscients de l’intérêt d’un projet de ligne de fret, qui rentre dans les objectifs de développement durable en limitant le développement routier.
Néanmoins, pour faire le choix le plus équitable possible, des arguments sont indispensables à prendre en compte :
• limiter la perte du foncier agricole pour les agriculteurs en place et garantir la pérennité de l’agriculture pour les jeunes de demain,
• éviter la déstructuration des entités agricoles cohérentes dues au travail de remembrement,
• limiter au maximum les perturbations dans les milieux écologiques sensibles (corridors écologiques, bassins versants, nappes phréatiques).

Si toutefois un aménagement de ce type s’imposait sur le territoire, il induirait une consommation importante de foncier qui fragiliserait la viabilité des exploitations agricoles.  Dans ce cas, la profession aura une position ferme sur les mesures compensatoires à appliquer  pour les agriculteurs. Le GFI rappelle que ces compensations ne serviraient pas leur intérêt financier, mais bien la défense de l’intérêt général en maintenant le potentiel agricole du territoire.

Aussi, le GFI s’associe à la mobilisation locale afin que la question du CFAL soit traitée de la manière la plus pertinente et la plus cohérente possible, en adéquation avec les critères du développement durable si cher aux politiques de développement territorial ».

* Le GFI vise à agir en faveur de la gouvernance en matière de foncier agricole et à favoriser l’installation agricole. Il fait partie intégrante du Comité de Territoire de l’Isère Rhodanienne (CT IR), association Loi 1901, qui oeuvre pour le développement local agricole et rural sur le territoire, en concertation avec la profession agricole, les élus des Collectivités Territoriales et les autres acteurs locaux. 

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Pour le droit de semer la biodiversité

Les 27 et 28 octobre, s’est déroulée à Paris l’initiative « Semons la biodiversité » contre le fichage génétique et la privatisation du vivant. L’évenement a rassemblé paysans, citoyens, élus, chercheurs, responsables associatifs au cours d’un colloque, d’une réunion publique et d’une matinée de travail interne suivi d’un semis de semences paysannes et fermières dans un jardin partagé du 20ème arrondissement de Paris. Cette mobilisation était centrée autour des thèmes de l’évaluation de l’impact des OGM, de la règlementation européenne sur les semences et des droits des paysans et jardiniers en particulier.

Le 28 octobre, une délégation du collectif « Semons la biodiversité » a remis sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris des sachets de semences fermières (semences sélectionnées par l’industrie semencière mais multipliées à la ferme) et paysannes (semences sélectionnées et reproduites à la ferme) à Denis Baupin, maire adjoint de Paris chargé du Développement Durable, de l’Environnement et du Plan-climat, et Fabienne Giboudeaux, adjointe au Maire de Paris en charge des espaces verts.

Tous les échanges de semences paysannes, même à titre gratuit, sont interdits par la législation française alors qu’ils sont indispensables à la survie de la biodiversité cultivée par les paysans. Par ailleurs, les paysans qui ont récolté dans leurs champs ces grains de blé refusent de payer des royalties à l’industrie semencière : ils sont de ce fait coupables de contrefaçon et toute personne acceptant de recevoir ces semences devient coupable de recel d’une contrefaçon.

Un projet de délibération a également été proposé à Denis Baupin et Fabienne Giboudeaux : ces derniers se sont engagés à soumettre cette délibération au vote du prochain Conseil de Paris de novembre. La veille au soir, Jacques Boutault, Maire du 2e arrondissement s’est lui aussi engagé à soumettre cette délibération lors du prochain Conseil municipal.

Vous trouverez la délibération sur:  www.semonslabiodiversite.org

Catégorie agricultureCommentaires fermés

La FNSEA prévoit une météo agitée en novembre

Dans un courrier qu’il vient d’adresser aux présidents du Sénat, de l’Assemblée Nationale et des groupes politiques du parlement, Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, attire l’attention sur les échéances à venir pour le monde agricole dans les jours prochains, prévoyant une météo agitée pour le mois de novembre . Ci-joint le contenu de cette lettre:

« Le monde agricole vit, comme vous le savez, au rythme des saisons qui parfois connaît des perturbations du fait d’un climat économique et social qui peut tourner à l’orage. Ainsi, novembre va être un mois de météo agitée. Trois dates doivent retenir notre attention :

- Le 5 novembre débute l’examen en séance publique de la partie agricole de la loi de finances

- le 7 novembre une journée de mobilisation et d’action sera engagée à l’initiative de La FNSEA et des JA

- enfin le 12 novembre, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, convoque une conférence sur le revenu des agriculteurs.

Ces trois dates sont très importantes car la situation de l’agriculture française n’est guère brillante.
Nous avons des atouts que nous devons consolider et développer mais de nombreuses filières souffrent. L’élevage ovin en est le symbole le plus criant. Les manifestations laitières en sont l’actualité la plus marquante. Une majorité de paysans doutent dans leur avenir car ils souffrent dans leur métier. Les entrepreneurs du vivant que nous sommes sont fatigués d’être dans des rapports de marché, des rapports de force qui nous sont toujours défavorables.
L’extrême volatilité des prix et le libéralisme bruxellois (encore affiché par la commission) en matière agricole n’arrangent rien.
C’est de régulation et d’initiatives d’avenir dont nous avons besoin. Nous pouvons répondre à l’urgence alimentaire mondiale. Notre secteur, s’il est conforté, pourrait donner au commerce extérieur, à l’emploi, aux besoins énergétiques et à l’environnement, une partie croissante des réponses aux attentes de nos concitoyens. Dans ce contexte, le 5 novembre nous comptons sur vous, le 7, nous comptons sur nous, et le 12 nous pouvons compter et peser, ensemble, sur l’avenir.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs ».
Jean-Michel Lemétayer

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Eaux de surface: nouvelles normes de qualité

Le Conseil de l’UE a approuvé [1] une directive qui établit des normes de qualité environnementale pour les eaux de surface de l’UE (doc. 3644/08). La directive fixe des valeurs limites pour plus de trente substances polluantes, y compris des pesticides, des métaux lourds et des biocides. Ces limites portent sur les pics de pollution ainsi que sur les valeurs moyennes annuelles. Les États membres doivent adopter les mesures nécessaires afin de se conformer à ces normes d’ici 2015, conformément aux dispositions de la directive-cadre dans le domaine d’eau (2000/60/EC).

La directive ne demande pas seulement aux États membres de surveiller la pollution des fleuves et d’en établir les tendances à long terme, mais aussi d’en analyser l’origine et de dresser un inventaire.

Le nouvel acte législatif abroge cinq directives et contribue ainsi à la simplification légale. Les États membres de l’UE sont tenus de transposer la directive dans un délai de dix-huit mois.

Le texte a été approuvé en deuxième lecture selon la procédure de codécision. La position commune du Conseil a été publiée en décembre 2007, le Parlement Européen ayant procédé à un vote en deuxième lecture en juin 2008.

[1] La décision a été prise sans débat. Selon la procédure de codécision, la directive est réputée adoptée après approbation par le Conseil de tous les amendements votés par le Parlement Européen en deuxième lecture.

Catégorie environnementCommentaires fermés

Center Parc de Roybon: les inquiétudes de la Frapna

Suite à la future implantation d’un Center Parc à Roybon, le conseil d’administration de la Frapna a voté une motion. En voici sa teneur:

Le Conseil d’Administration de la FRAPNA Isère, saisi du projet d’implantation d’un Center Parc, porté par le Groupe Pierre et Vacances, sur la forêt des Avenières à Roybon, émet des réserves et exprime ses
inquiétudes à cause  des impacts conséquents et prévisibles de ce projet sur l’hydraulique, la flore, la faune, les pollutions, les consommations énergétiques ainsi que sur la production de gaz à effet de serre et de déchets.
Est-ce que le projet de Center Parc répond à un développement touristique adapté aux particularités de l’environnement et aux ressources disponibles du territoire ?

Le conseil d’administration de la FRAPNA Isère s’interroge donc sur le gigantisme de ce projet qui a une emprise de 206 hectares et aboutirait à l’implantation de 1 000 cottages ainsi que des équipements de services et de loisirs sur un espace jusque là vierge de toute urbanisation.

« Nos inquiétudes et nos réserves concernent plus précisément les points suivants « :

- La problématique de l’eau et de l’assainissement :

Alimentation et consommation d’eau : les installations de loisirs
(notamment le complexe aquatique) présentes sur le site aboutissent à une utilisation non raisonnée de la ressource qui obérera cette dernière.
Quelle sera l’incidence de l’installation d’un Center Parc sur les ruisseaux et zones humides en aval du site ? L’imperméabilisation de grandes surfaces pour les différentes infrastructures, couplée à la canalisation des eaux pluviales de ruissellement, auront une incidence sur l’alimentation en eaux de bonne qualité des ruisseaux proches.

Assainissement : quelles sont les solutions biologiques envisagées pour le traitement des eaux usées du potentiel Center Parc ? Quel sera le milieu récepteur des eaux usées  du site ? La capacité des ruisseaux
du secteur semble insuffisante pour supporter le volume important d’eaux usées inhérent au fonctionnement d’un Center Parc.

- Le patrimoine naturel :

Un centre de vacances implique un espace clôturé : comment  garantir la continuité des corridors biologiques nécessaires au déplacement de la faune ?
Proximité d’espaces naturels protégés : à 300 mètres du projet se trouve le Site Natura 2 000, d’importance communautaire « Etangs, landes, vallons tourbeux humides et ruisseaux à écrevisses de Chambaran ».
L’écrevisse à pieds blancs est par ailleurs présente sur de nombreux autres ruisseaux des Chambaran. Son milieu de vie est protégé par la loi nationale et européenne.

- Développement des transports :

Le développement des axes routiers et du trafic de l’aéroport de St Geoirs-Isère, induit par le Center Parc, auront des conséquences sur la production de gaz à effet de serre et augmenteront les nuisances sonores
subies par le voisinage.
Par ailleurs, la facilitation de l’accès obtenu par la desserte d’un Center Parc pourrait inciter à la croissance des sports motorisés en pleine nature.

- Fonctionnement du potentiel Center Parc :

Quelles seront les dépenses énergétiques nécessaires pour alimenter l’ensemble des infrastructures (notamment un « aqua mundo » tropical à 29°) ?
Comment seront  gérés les déchets, produits en quantité importante et continue ?
Comment le projet de Center Parc s’intégrera-t-il dans l’économie locale ? Est-ce que les entreprises et commerces locaux seront intégrés au projet de Center Parc, dans un souci de développement social et écologique ?

- Mode d’urbanisation :

Quelle est la cohérence entre ce projet d’urbanisation dispersé en zone naturelle et la volonté affichée du schéma directeur de la région urbaine grenobloise (auquel Roybon vient de se rattacher) de densifier et grouper l’habitat pour préserver les zones naturelles et agricoles ?

Le Conseil d’administration de la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature, section Isère, a statué à l’unanimité de ses membres pour exprimer ses inquiétudes face au projet d’implantation d’un Center Parc.
Le CA se demande donc si ce type de tourisme s’inscrit dans un développement durable, éthique et surtout quelle en sera l’empreinte écologique ?

Contact

FRAPNA Isère, 5 place Bir-Hakeim, 38000 Grenoble, 04 76 42 64 08, frapna-isere@frapna.org

Catégorie aménagementCommentaires fermés

Michel Barnier: “Un secteur qui a besoin de régulation”

 

Question d’actualité de Yannick Favennec, député UMP de la Mayenne, au ministre de l’agriculture, à propos de la crise laitière.

« Monsieur le ministre, la filière laitière doit faire face à une crise sans précédent. Le désaccord entre producteurs et industriels du lait se creuse. Les producteurs refusent les baisses de prix annoncées par les industriels car ils ne peuvent, financièrement, les supporter.

Les industriels estiment, en effet, que les prix doivent diminuer dans un écart compris entre 40 à 70 euros pour mille litres de lait, au quatrième trimestre, soit une réduction de 12 à 20 % des prix. Elle serait suivie d’une nouvelle baisse de 100 à 120 euros au premier trimestre 2009, soit une réduction de 28 à 33 % des prix.

Un tel scénario, inacceptable, correspond à un niveau de prix de quinze ans en arrière alors que les charges ont, elles, nettement augmenté depuis et, notamment, de près de 20 % cette année. Nombreux sont ceux qui n’y résistent pas.

La Mayenne, mon département, a déjà perdu 51 producteurs de lait cette année. Les producteurs doivent faire face à une situation de dérégulation de l’ensemble du secteur laitier qui risque de s’aggraver avec la suppression des quotas laitiers d’ici 2015.

C’est pourquoi, monsieur le ministre, avec l’interprofession, que comptez-vous faire pour parvenir à un système de régulation qui permette aux producteurs de leur garantir un prix juste et équitable ? Et, au-delà des négociations sur le prix du lait, pouvez-vous rassurer les producteurs quant au projet de la Commission européenne d’augmenter les quotas laitiers à partir de 2009 ?

Le secteur laitier est un secteur stratégique et porteur, tant en matière d’installations de jeunes que de créations d’emploi. C’est pourquoi je souhaiterais que vous informiez la représentation nationale des mesures que le gouvernement est déterminé à prendre pour que la filière laitière reste l’un des moteurs de notre économie agricole. Je vous remercie ».

Michel BARNIER, ministre de l’Agriculture et de la Pêche

« Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député FAVENNEC. Oui, je pense que, le secteur laitier en particulier, mais l’économie, en général, a besoin de régulation.

Je pense que le secteur laitier, en particulier, a besoin, en plus de régulation, d’outils, de maîtrise de la production. C’est vrai pour les prix. Nous avons reconstruit, avec madame LAGARDE et monsieur CHATEL, un cadre de référence et j’ai confirmé le rôle central de l’interprofession.

C’est dans ce cadre, actuellement, que se déroulent des négociations difficiles pour la fixation du prix du lait pour le quatrième trimestre de cette année. Elles sont difficiles, pourquoi ? Parce que le marché des produits laitiers s’est retourné. C’est vrai pour la poudre de lait et c’est vrai pour le beurre.

Néanmoins, dans ce cadre, nous espérons que le juste prix sera trouvé entre producteurs et industriels, un prix qui tienne compte du marché mais un prix qui soit équitable et juste et rémunérateur, comme vous l’avez demandé, pour le travail des producteurs et des éleveurs. Régulation, c’est vrai aussi pour la production, mesdames et messieurs les députés. Voilà pourquoi on ne peut pas laisser la production augmenter inconsidérément, sinon les prix vont s’effondrer.

C’est la raison pour laquelle j’ai rappelé que les quotas individuels et les quotas départementaux devront être respectés. Enfin, puisque je parle de quotas, je veux parler de l’Europe. Nous ne sommes pas tout seuls,. Nous devons décider avec les autres.

Or, justement, les autres, une majorité d’entre eux veulent mettre fin aux quotas laitiers à partir de 2014-2015 et, même, si on en écoute certains, ils voudraient les faire sauter tout de suite. Ce que je veux vous dire,  c’est que la France n’acceptera pas le détricotage des quotas laitiers sans précautions et sans mesures d’accompagnement, notamment pour les zones fragiles et les zones de montagne.

Je ne serai pas le ministre qui acceptera, d’une manière ou d’une autre, le déménagement de l’économie laitière de notre pays. »

Catégorie lait/produits laitiersCommentaires fermés

Prix du lait: pas d’accord mais on se reverra

Comme on s’y attendait, producteurs et industriels n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur le prix du lait. Cela ne signifie pas que les négociations sont rompues.
Des avancées ont été faites et une prochaine réunion est fixée à mardi prochain, chacun ayant pris conscience de l’obligation de travailler ensemble….

Catégorie lait/produits laitiersCommentaires fermés

Tram de St Egrève: position du Groupe socialiste, communiste et gauche citoyenne

Suite à notre article intitulé  » St-Egrève, le tracé de la discorde », la rédaction de sillon38.com a reçu les commentaires du Groupe socialiste, communiste et gauche citoyenne de St Egrève.

« L’arrivée du Tram est un événement capital pour Saint-Egrève, pour les déplacements de ses habitants et de ceux qui viennent travailler dans notre commune, pour l’urbanisme futur de notre commune et aussi pour l’organisation des transports à l’échelle nord de l’agglomération de Grenoble ».

Compte tenu des éléments mis à notre disposition voici notre contribution quant au choix du futur tracé :

Tracé de référence sur la RD 1075

Ce tracé extrêmement lisible et direct a clairement notre préférence car il présente de nombreux avantages. Le tracé par l’ex RN 75 est en effet le tracé :

- le moins cher, car en supprimant la construction d’ouvrage d’arts complexes, ce sont 25 à 30 M€ qui peuvent être économisés.

- le plus simple techniquement car il évite de parcourir des rues pentues et ne nécessite aucun franchissement de la ligne de chemin de fer (sous la gare SNCF actuelle et sur le pont San Marino)

- le plus rapide, pour les usagers prenant le TRAM au terminus nord de la ligne, le temps de parcours jusqu’à l’entrée de Grenoble pouvant être ainsi réduit de 4 minutes. En maintenant l’arrêt des Bonnais la distance d’accès au TRAM pour les habitants des quartiers Barnave et de la Pinea s’en trouve également réduite.

l qui présente les moindres frais de fonctionnement, 600 000€ de moins par an par rapport à la variante par la gare (longueur de ligne plus courte, nombre de rames moins élevé)

- celui qui concerne le plus d’habitants Saint-Egrèvois, car il traverse les zones les plus densément peuplées. De plus, les possibilités d’urbanisation le long de son parcours sont encore importantes.

- celui qui assure une extension la plus facile du réseau vers Voreppe et Sassenage. En gardant un tracé rectiligne, donc rapide, on rend l’utilisation de ce transport en commun d’autant plus attractif pour les habitants de ces communes.

-  qui assure une utilisation optimale du matériel roulant, en effet, en faisant passer le TRAM dans des zones d’habitation plutôt que dans des zones commerciales ou industrielles le risque est moindre de voir des rames vides en soirée et les week-ends lorsque les entreprises seront fermées.

la variante CAP 38

Ce tracé a quant à lui 3 avantages :

- le développement de la nouvelle zone économique sur le terrain de l’ETAMAT

- une insertion aisée du centre de maintenance toujours sur la zone de l’ETAMAT.

-  à moyen terme il permet également d’envisager l’ouverture d’un véritable pôle multimodal (TRAM, BUS, cycle, train) sur la zone de Karben/CAP 38 avec la possibilité de création d’une nouvelle Gare SNCF. Ce nœud à l’échelle de l’agglomération serait ainsi idéalement placé dans l’axe du pont-barrage et de l’ex RN75.

Variante Gare

Ce tracé présente quant à lui plusieurs inconvénients :

-  Il va entrainer un surcoût de 23 millions d’euros pour sa réalisation, somme à laquelle il faudra ajouter un surcoût d’exploitation avec deux rames supplémentaires, et un machiniste en plus, sans compter l’entretien et la maintenance de 19 rames au lieu de 17 pendant de nombreuses années.

- Pour arriver au chiffre de 32 000 voyageurs par jour et assurer une meilleure rentabilité du fonctionnement du Tram E, nous savons qu’il faudra impérativement développer dans cette zone des logements et des commerces de proximité.
Or, la proximité de la cimenterie, de l’autoroute A 48 et de la voie de chemin de fer rendent cette zone très peu attractive pour la construction d’habitations.

- Il est prévu également avec ce tracé d’aménager le centre de maintenance à la Priola. La proximité d’un tel centre avec les habitations du quartier de la gare va également générer de nouvelles nuisances, notamment sonores, qui pourraient être évitées.

A moyen ou long terme :

« La mise en place d’un pôle multimodal associant les différents moyens de transport (tram, train, bus, voitures, vélos) comme c’est le cas à Gières, est un élément à prendre en compte dans la réflexion du tram E», la gare de St Egrève ne peut y répondre actuellement.

Nous pensons qu’il est préférable de déplacer, à terme, la gare actuelle vers les terrains ETAMAT (terrains militaires) pour la rapprocher du Fontanil et de Voreppe. Si nous devons imaginer l’avenir pour plusieurs générations, il faut faire preuve de plus d’envergure et de plus de réalisme.
Avec la réalisation du Pont Barrage nous avons là une opportunité de rééquilibrer des zones économiques et urbaines, mais surtout d’améliorer considérablement les déplacements de tous, ce qui permettrait une diminution considérable de la pollution dans la zone de la cluse de Voreppe et de la porte Nord de Grenoble.

En conclusion, nous estimons que tout naturellement le tracé de référence sur la route RD 1075 (ancienne route de Lyon) s’impose avec la variante fourche vers Cap 38 et qu’elle permettra de renforcer la vie locale, avec les commerces de proximité et deviendra un outil fédérateur pour St Egrève.

Au nom du Groupe Socialiste, Communiste et de la Gauche Citoyenne : Olivier Gonnard-Jeanine Saint Sulpice.

La rédaction de sillon38.com tient à publier la carte ci dessous. Pour bien comprendre les enjeux; sur cette carte des tracés, la ligne rose est le tracé de référence. Les lignes bleu et orange étant les variantes.

traces-bon.jpg

Catégorie transportCommentaires fermés

Tram ligne E: donnez votre avis

Ligne E un grand projet, à venir

L’un des gros projets transports de l’agglomération grenobloise est la future construction de la ligne de tram qui reliera Grenoble au Fontanil. Afin de mieux appréhender les problèmes locaux et d’entendre les souhaits et désirs des communes traversées et de leur population, des réunions de concertations sont organisées. L’une d’elles vient de s’achever à St-Egrève.

tram1.jpg

Mme Kamowski, maire de St Egrève, ravie de la construction de la future ligne E, tout comme Pierre Ribeaud, conseiller général. Ils ont donné leur avis et écouté attentivement les explications de Marc Baïetto, président du Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération grenobloise (à droite sur la photo). 

St-Egrève ayant la particularité de proposer des variantes dans sa traversée. Voir notre précédent article.

Pour ceux qui souhaitent prendre connaissance du projet tram ligne E, qui souhaitent s’exprimer, ils peuvent aller sur le site du SMTC, télécharger le dossier de concertation et donner leurs avis. Attention, la concertation a comme date butoir: le 7 novembre.

tram-2.jpg

Le projet interpelle les Saint-égrèvois qui se sont déplacés nombreux afin de prendre connaissance du projet. Ils ont également posé de nombreuses et pertinentes questions. Ils ont fait part de leurs attentes, craintes. Celles-ci sont consignées et seront prises en compte, a précisé le président du SMTC.

Catégorie transportCommentaires fermés

Fêtes de la Toussaint: contrôles renforcés sur la route

A l’approche des fêtes de la Toussaint, la préfecture de l’Isère rappelle la nécessité de respecter les règles du Code de la route pour des déplacements sécurisés, tout particulièrement en période de trafic dense. Des périodes de fort trafic routier sont attendues le week-end du 1er novembre.

Depuis le début de l’année 2008, les chiffres de la sécurité routière se sont dégradés dans le département de l’Isère : 691 accidents depuis le début de l’année (de janvier à septembre), soit :

·       61 tués (hausse de 2% par rapport à la même période en 2007)
·       956 blessés (baisse de 9% par rapport à la même période en 2007)

Dans ce contexte, la préfecture de l’Isère rappelle les principaux conseils de prudence pour des déplacements plus sûrs :

·       Bien s’informer avant de partir sur les conditions de trafic et de l’état des routes ;
·       Prendre le volant reposé et faire des pauses régulières ;
·       Attacher la ceinture de sécurité de tous les passagers, à l’avant comme à l’arrière
·       Respecter les limitations de vitesse ;
·       Respecter les distances de sécurité entre les véhicules et les adapter à la densité du trafic et aux conditions météorologiques ;

·       Adopter le « réflexe éthylotest » pour s’assurer d’être apte à conduire après avoir consommé de l’alcool.

Des contrôles renforcés seront menés par les forces de l’ordre tout au long du week-end à venir, jour et nuit et sur tous les types de  réseaux.

Un contrôle de sécurité routière sera notamment organisé le vendredi 31 octobre à 16h30, au niveau de la Porte de France à Grenoble.

Catégorie questions d'actualitéCommentaires fermés

Catégories

Archives

Agenda

octobre 2008
L Ma Me J V S D
« sept   nov »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+