Archive | novembre, 2008

Salon de l’installation: mieux appréhender le parcours

Le salon de l’installation, deuxième édition, qui s’est déroulé ce vendredi a été victime des chutes de neige qui sont tombées sur l’Isère la nuit précédente. Cela n’empêche, les personnes qui se sont rendues à St Georges d’Espéranche, en très grande majorité des porteurs de projet, ont pu mieux appréhender leur future installation.

instal-vue-densemble.jpg

Ce salon organisé par l’ADASEA de l’Isère, dans le cadre de la quinzaine de l’installation, a pour vocation de mettre en relation les candidats potentiels à une installation avec  l’ensemble des partenaires de l’installation.

Celui-ci s’est tenu à St Georges-d’Espéranche, en territoire Rhône pluriel. L’un des portes parole de cette région n’est autre que François Mouterde, président du comité territorial de l’Isère rhodanienne . Ce dernier a su mettre en  avant les atouts de ce secteur en ce qui concerne l’activité agricole:  » Un territoire situé aux portes de Lyon, c’est à dire proche d’un formidable bassin de consommateurs dits rurbains. Ceux-ci sont demandeurs de produits locaux, de qualité. On peut donc favoriser l’option des circuits courts qui sont en général peu preneurs de terrains et quand on connaît la terrible pression foncière qui règne aux portes de Lyon… »

François Mouterde, en connaisseur, a également insisté sur le fait de « ne pas la jouer en individuel. Bien au contraire, il faut jouer collectif et savoir profiter des structures et organisations mises en place. En un mot, l’organisation collective doit être un leitmotiv, cela signifie qu’il y a nécessité de se fédérer mais également de savoir se diversifier », dit-il en conclusion.

Malgré la neige, plusieurs dizaines de porteurs de projets, en très grande majorité encore scolarisés, ont pu partir à l’assaut des différentes structures qui sont toutes des passages obligés lors du parcours de l’installation. Ils sont repartis, certains confortés dans leurs convictions et d’autres avec le doute mais conscients des pièges à éviter. La langue de bois n’étant pas invitée à cette rencontre.

install-point-info.jpg

Le point info installation est le passage obligé pour tout candidat à l’installation…

install-adasea.jpg

… tout comme l’Adasea qui est pour l’occasion l’organisatrice du salon

install-cer.jpg

Au niveau de la gestion, le réseau CER France peut être un allié très efficace

install-safer.jpg

S’installer peut demander de trouver des terrains: la SAFER est là pour ça

instal-bio.jpg

Le Grenelle de l’environnement veut faire la part belle à l’agriculture bio. Le stand Adabio a connu un fort succès tout comme…

install-p-fi.jpg

…celui des producteurs fermiers où l’on pouvait déguster d’excellents fromages!

install-gites.jpg

Parmi les moyens de diversification, on peut citer l’agritourisme. La structure la mieux adaptée pour cette activité reste bien entendu les Gîtes de France.

Catégorie installationCommentaire (0)

Les autorisations d’essais accordées en 2006 annulées

La Confédération paysanne et ses échelons départementaux ou régionaux viennent de se voir notifier à la suite des recours déposés par le syndicat et d’autres intervenants [1] l’annulation par des arrêts successifs du Conseil d’Etat dans les dernières semaines de toutes les autorisations d’essais OGM accordées en 2006.

Ainsi, Biogemma, Monsanto, Pioneer et Syngenta ont semé en 2006, 2007 et pour certains en 2008 des essais aujourd’hui dépourvus de base légale.

Des faucheurs ont été l’objet de condamnations au cours de différents procès : vont-ils être indemnisés pour les contraintes et préjudices subis ou bien les décisions du Conseil d’Etat sont-elles des éléments nouveaux justifiant la remise à plat des procédures ?

La Confédération paysanne est satisfaite de la reconnaissance par le Conseil d’Etat du bien-fondé de ces recours (imprécision sur la localisation des parcelles et impossibilités de mesures les effets immédiats et/ou différés sur l’environnement).

Cependant, elle constate, en le regrettant, que la célérité des disséminations d’OGM n’est pas compatible avec les délais des procédures juridiques au fond alors que certaines juridictions locales avaient reconnu l’urgence en suspendant des essais en 2006.
La Confédération paysanne attend des gouvernants qu’ils tirent toutes les conséquences de ces dernières décisions.


[1] France Nature Environnement – Association Santé Liberté Touraine – Association Mirabel – Lorraine Nature Environnement -

Catégorie OGMCommentaire (0)

Yves Borel: sachons préserver notre AOC noix de Grenoble

Au cours de la soirée festive organisée pour fêter les 70 ans de l’AOC noix de Grenoble, le président du comité interprofessionnel de la noix de Grenoble a tout naturellement pris la parole.

Yves Borel s’est dit satisfait des différentes animations qui ont été organisées autour de « la meilleure noix du monde ».

Mais il est tout de suite entré dans le vif du sujet.

borel.jpg

 » Hélas, certains politiques sont absents ce soir, j’aurais bien aimé qu’ils entendent que nous sommes des producteurs dont chacun reconnaît la qualité de notre travail mais nous sommes également les garants de l’aménagement du territoire. Si nos paysages sont  beaux, nous y sommes pour beaucoup. Nous jouons également un rôle important dans l’économie, dans la vie locale.

Ceci pour dire qu’il faut garder un maximum de nuciculteurs dans nos campagnes. »

Yves Borel a rappelé que l’AOC noix de Grenoble représente 9000 hectares de vergers répartis sur trois départements: Drôme-Isère et Savoie. 1400 producteurs sont agréés pour produire de la noix Aoc.

« En octobre, on ne nous voit plus, on nous cherche, nous sommes dans les champs afin de récolter un fruit tout à fait exceptionnel, qui a des qualités reconnues, même au niveau de la santé. Une noix qui est appréciée, la preuve ses parts de marché s’agrandissent. »

Et d’ajouter: « Cette année, la récolte est très satisfaisante mais il ne faut pas occulter certaines zones de productions qui ont été victimes de calamités météo. Je mettrais un certain bémol: comme on dit chez nous: cette année les petites ne sont pas grosses… »

borel-2.jpg

Le président du CING a démontré le rôle très protecteur que joue l’AOC.  » Notre noix de Grenoble est un produit de qualité, reconnu, exploité selon un cahier des charges très strict. Cette AOC facilite également la tâche à nos metteurs de marché. On ne peut que remercier les initiateurs de cette démarche pour leur perspicacité.

Il faut absolument garder cette AOC et s’adapter à tous les niveaux afin de la pérenniser. »

Yves Borel, sous forme de boutade, a rappelé que la noix de Grenoble a failli s’appeler la noix de Tullins et il s’est dit fier que l’on place Vinay comme la capitale de la noix de…Grenoble.

Catégorie nucicultureCommentaire (0)

Les 70 ans de l’AOC noix de Grenoble dignement fêtés

C’est dans « sa » maison du Grand séchoir à Vinay que l’AOC noix de Grenoble a fêté son 70ème anniversaire.

Pour l’occasion, elle a mis les petits plats dans les grands en proposant un buffet à base de produits locaux, où la noix était omniprésente, de haute tenue.

Auparavant, le président du Grand séchoir, Georges Pelletier a tenu a rappeler que la noix de Grenoble vient de vivre une période très dense à travers son mois et les différentes manifestations qui ont été organisées pour l’occasion.

noix.jpg

Il a surtout mis à l’honneur « les hommes et femmes qui, depuis 70 ans, permettent à la noix de Grenoble d’être tout simplement la meilleure noix du monde, à savoir les producteurs mais également toute la filière ».
Le président Pelletier a cité les personnages clés dans cette aventure. De Robert Mazin, le fédérateur en passant par Coco Ageron, Alain Rivière, Pierre Gallin Martel, Jean Luc Revol, Robert Pinet, Jean Claude Darlet, André Uzel, Christian Noël et bien d’autres encore. » Ils ont fait la renommée de la noix de Grenoble et ont uni leurs efforts pour la valoriser dans le monde entier mais également la défendre et lui permettre de franchir les divers obstacles qui ont jonché son histoire. Une histoire qui est loin d’ en être à son dernier chapitre… »

Le Président Pelletier a rendu un hommage particulier et plein d »humour à « un descendant des néanderthaliens dont toutes les générations produisent des noix à Vinay depuis cette époque. Un homme qui a gardé la carrure de ses ancêtres et qui a une tête aussi dure qu’une coque de noix: le président actuel du comité interprofessionnel de la noix de Grenoble: Yves Borel. »

Georges Pelletier est tellement sûr de son coup qu’il a insisté pour que la presse relaie l’info…

Nous aborderons les grandes lignes de l’intervention d’Yves Borel dans un prochain article.

noix-3.jpg

La soirée s’est prolongée par des spectacles hauts en couleur, originaux comme ce sketch dit en patois et par la signature très attendue du jumelage entre le pays du sud Grésivaudan et un petit Etat issu de l’ex Urss: le Boguestan. Son drapeau étant constitué d’une noix….

noix-2.jpg

Il a été très difficile de couper le ruban qui scelle le jumelage entre le pays du sud Grésivaudan et le Boguestan!

Catégorie nucicultureCommentaire (0)

Vinay fête la noix

La fête de la noix se déroule le dernier week end de novembre tous les deux ans.

Cette année cette  manifestation aura une saveur particulière par le fait qu’elle marquera la fin des festivités organisées dans le cadre des 70 ans de l’AOC noix de Grenoble.
Pendant deux jours, ce samedi 29 et dimanche 30 novembre, la noix sera donc à l’honneur à travers différentes animations mais elle sera également entourée de nombreux et divers produits du terroir.

Le rendez-vous est fixé au gymnase de Vinay.

Catégorie foires/salonsCommentaire (0)

Pays du Grésivaudan: dissolution du syndicat mixte

Dans la perspective de la future Communauté de communes du Pays du Grésivaudan, l’assemblée départementale a approuvé hier, en préambule du débat sur les orientations budgétaires du Conseil général de l’Isère, la dissolution du syndicat mixte du Pays du Grésivaudan.

Une dissolution volontaire et anticipée, donc, la nouvelle structure intercommunale étant encore en gestation.
Les élus, conduits dans cette entreprise par François Brottes, député de l’Isère et président dudit syndicat mixte, ont depuis plusieurs mois engagé  les démarches visant à créer sur le périmètre (1) de l’actuel syndicat mixte du Pays du Grésivaudan une communauté de communes née de la fusion des communautés actuelles (La COSI, la CIAGE, les communautés de communes du Balcon de Belledonne, du Haut Grésivaudan et du Plateau des Petites Roches) et regroupant en outre les communes du SIZOV ainsi que celles actuellement hors intercommunalité.

Le premier pas vers cette communauté de communes unique a été l’arrêté pris par  le Préfet de l’Isère le 25 septembre 2008. Les communes concernées ainsi que les communautés de communes ont désormais 3 mois pour se prononcer sur cette création.
Parallèlement, les élus avaient décidé lors du comité syndical du 16 octobre dernier de lancer la procédure de dissolution volontaire et anticipée du Syndicat mixte du Pays du Grésivaudan, dans un souci de meilleure gestion, lisibilité et afin de pouvoir mettre en oeuvre dans les plus brefs délais le réseau de transports collectifs à l’échelle des 49 communes du Grésivaudan.

(1) Le périmètre administratif du Syndicat mixte du Pays du Grésivaudan regroupe 49 communes. Il fait partie de l’arrondissement de Grenoble. Il comprend 6 cantons dont certains ne sont inclus que partiellement dans le Pays et 49 communes pour une superficie de 700 km2 soit une densité moyenne d’environ 127 habitants au km2. 

Catégorie collectivitésCommentaire (0)

Envie d’aventure? Essayez la randonnée nordique

La filière nordique a besoin d’innover, de se diversifier, d’attirer des pratiquants ou de simples amateurs de paysages enneigés, et ainsi de faire vivre les territoires ruraux l’hiver. Les premières assises du nordique qui se sont déroulées il y a quelques jours à Chambéry dans le cadre du festival des métiers de montagne, l’ont clairement souligné.

Le ski de randonnée nordique, mélange de ski de fond, de ski d’alpinisme et de télémark, fait partie des pratiques susceptibles d’attirer des amateurs aimant évoluer dans des espaces vierges, libres de balisage.

Pour notre partenaire, Régis Cahn, rencontré en juin dernier à l’occasion du lancement des GTV (Grandes traversées du Vercors), « c’est un formidable outil de découverte et d’exploration pour traverser les forêts, les prairies, les lacs gelés, les plateaux et vallons enneigés… C’est un ski de raid, de grande traversée et d’aventure. Il est utilisable par le plus grand nombre car il ne requiert pas de véritable compétence technique comme par exemple le ski alpin, le ski de montagne ou encore le télémark ».

Régis Cahn parcourt les massifs français et étrangers à la découverte d’itinéraires sauvages. Adepte du bivouac hivernal et des raids nordiques, il souhaite partager sa passion et son enthousiasme ! Allez voir son site pour tout savoir sur cette pratique: www.skirandonnenordique.com

Le ski nordique n’est pas très répandu en France ; il est pratiqué par des passionnés ou des professionnels accompagnant des clients en région arctique. Le Jura et le Vercors se distinguent particulièrement pour la pratique du ski nordique, mais d’autres régions s’y prêtent également : le Massif Central, le Bugey, les Vosges, le Dévoluy, les Pyrénées, etc.

Le principe est simple : le talon est toujours libre ! La chaussure n’est pas maintenue, ni à la montée, ni à la descente.Ces dernières années, ce ski a beaucoup évolué. Au cours des années 1970, les skieurs nordiques utilisaient des skis de fond pour traverser les espaces naturels non damés.

ski_rando_nordique.jpg

(photo Régis Cahn)

A quoi reconnaît-on des skis de randonnée nordique ?

Ils sont plus larges que les skis de fond et sont munis de carres.
Ils sont plus légers et moins larges que des skis d’alpinisme.
Le talon, n’est pas maintenu et permet de réaliser des virages en « style télémark ».
Les fixations peuvent être des fixations de Télémark (norme 75 mm) ou des fixations NNN BC (fixation spéciale pour la randonné nordique).
Certains modèles sont munis de cale de montée.

Catégorie loisirs/détenteCommentaire (0)

Les professionnels à nouveau chez le ministre

Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a reçu hier l’ensemble des représentants de la viticulture française, comme il l’a déjà fait trois fois depuis son arrivée rue de Varenne. Il a fait le point sur la conjoncture, sur la mise en œuvre du « plan quinquennal de modernisation de la filière viti-vinicole française » adopté par le Gouvernement le 29 mai dernier, ainsi que sur l’entrée en vigueur de la nouvelle organisation commune de marché (OCM).

Les professionnels ont souligné la morosité de la conjoncture, et Michel Barnier a rappelé que les entreprises viticoles étaient concernées par les mesures horizontales d’allègement des charges sociales et financières annoncées dans le cadre de la conférence du 12 novembre dernier sur la situation économique des entreprises agricoles. Il s’est en outre engagé à organiser rapidement avec les assureurs et les établissements de crédit un groupe de travail sur la question spécifique du portage financier des stocks viticoles.

L’avancement du plan de modernisation a fait l’objet d’un examen détaillé au travers de chacune de ses 27 mesures. Celles-ci sont mises en œuvre sans retard, avec déjà plusieurs résultats concrets : aboutissement des discussions sur la question de l’autorisation du média internet, décret constitutif des nouveaux Conseils de bassin. Michel Barnier a notamment rappelé l’importance d’aboutir rapidement sur la mise en place d’un cadre interprofessionnel national pour la gestion des vins de cépage sans indication géographique.

En ce qui concerne la mise en œuvre de la nouvelle OCM, Michel Barnier a développé deux sujets particuliers :
- la Commission vient de préciser les conditions d’articulation entre les aides aux investissements financées dans le cadre de la nouvelle OCM et celles financées dans le cadre du FEADER (au travers des programmes régionaux de développement rural). Cela permettra l’aboutissement rapide de la définition avec les différentes Régions concernées d’une ligne de partage claire entre les deux sources de financement, permettant une utilisation optimale des crédits et une prise en compte de tous les types d’entreprise.
- les demandes déposées dans les différents pays de l’Union européenne au titre de la première année du programme d’arrachage excédant largement l’enveloppe prévue, seules les demandes répondant aux deux critères de priorité communautaire (arrachage total d’une part, producteurs âgés de + de 55 ans d’autre part) pourront être traitées en 2009 (soit 10.500 ha environ, sur les 22.695 ha demandés). Pour répondre aux autres demandes, dont la réglementation communautaire exclut le financement par des fonds nationaux, Michel Barnier, dans la suite de la démarche déjà engagée, va examiner avec la Commissaire chargée de l’agriculture et avec ses collègues, notamment espagnols et italiens, si les conditions sont réunies pour revenir sur les modalités prévues dans l’OCM pour la campagne d’arrachage 2009/2010.

Toutefois, le Ministre a souligné que beaucoup de demandes d’arrachage partiel émanent de viticulteurs contraints à rechercher de la trésorerie en décapitalisant : ceci doit inciter à rechercher de meilleurs outils pour répondre à ces situations. Il a ainsi demandé aux professionnels de lui faire dès la semaine prochaine, dans le cadre du Conseil spécialisé « vins » de VINIFLHOR, des propositions de mise en œuvre d’un dispositif de restructuration progressive, avec arrachage temporaire suivi de plantations, après indemnisation des pertes de récolte.

Michel Barnier poursuivra sa collaboration avec les professionnels afin de redonner des perspectives positives à la viticulture française.

Catégorie viticultureCommentaire (0)

Le plan d’urgence prêt à fonctionner

Le Gouvernement vient d’arrêter sous l’autorité du Premier Ministre, François Fillon, un plan d’urgence pour l’agriculture. Ce plan accompagne, en période de crise, la consolidation d’un secteur productif auquel l’Etat est profondément attaché. Le Préfet de l’Isère a réuni hier les représentants du monde agricole afin de présenter les mesures de ce plan, préparé par Michel Barnier, Ministre de l’agriculture et de la pêche.

Un comité départemental est constitué, composé du Trésor Payeur général, du Directeur départemental de l’agriculture et de la forêt, du Directeur des services fiscaux, du Directeur de la Banque de France, de la Caisse de mutualité sociale agricole, des établissements bancaires et des organisations professionnelles agricoles.

Ce comité est chargé d’examiner les possibilités d’exonération partielle ou totale de taxe sur le foncier non bâti pour les entreprises les plus en difficulté.

Ce plan prévoit différentes mesures concrètes :

- la compensation des dommages économiques liés aux mesures de lutte sanitaire contre les épizooties pour les éleveurs d’ovins,

- des prêts de trésorerie pour les exploitants les plus en difficulté,

- des allégements ou des reports d’annuités de prêts bonifiés ou non bonifiés sur examen du comité départemental,

- une prise en charge partielle ou totale des cotisations sociales,

Une attention particulière sera portée aux dossiers des jeunes agriculteurs.

Pour toute information, les entreprises agricoles peuvent s’adresser à la DDAF : http://ddaf.isere.agriculture.gouv.fr

Catégorie agricultureCommentaire (0)

Les SAFER: un rôle moteur

Le congrès de la fédération nationale des SAFER  s’est tenu les 25 et 26 novembre à Lille sur le thème de l’installation agricole et rurale.  Comme le souligne  le rapport d’orientation de la FN SAFER, présidée par André Thévenot, l’installation constitue, en effet, une compétence originelle des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, au sens d’établissement à la terre et donc d’installation ou de réinstallation. Un thème que Sillon38 aborde régulièrement (voir nos articles) mais plus particulièrement ces jours-ci, dans le cadre de la Quinzaine de l’installation.

Michel Dantin, conseiller spécial au nom de Michel Barnier Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a rappelé dans son discours de clôture, l’intérêt accordé à l’installation dans la politique mise en oeuvre par le gouvernement. L’ensemble des crédits publics consacré à l’installation des jeunes agriculteurs s’élève à un peu plus de 350 millions d’euros par an (Etat, collectivités territoriales et Union européenne).

« Le choix de ce thème d’actualité mérite attention et parce qu’il engage l’avenir fait preuve de courage. 2008 devrait rester une année où la politique d’installation a été non seulement consolidée mais renouvelée.
Consolidée, nous avons sauvegardé le financement de l’installation alors que l’argent devient plus cher et plus rare. La partie n’était pas gagnée : certains auraient bien voulu profiter de cette occasion pour supprimer la bonification. Malgré des contraintes budgétaires très fortes, en 2007, nous aurons mobilisé sur les prêts bonifiés 2 fois plus de crédits qu’en 2006. En 2008, la même enveloppe de 130 millions d’euros sera disponible.
Les difficultés sur les prêts accordés selon les anciennes conditions ont été levées grâce à des mesures de gestion. Une question se posait encore en zone de montagne : celle du plafond européen d’aide aux investissements que pouvait percevoir un jeune agriculteur, fixée à 55 000 euros. Nous demandions son relèvement, mais la décision est communautaire. Le Parlement européen avait fait sienne cette demande. Comme Michel Barnier s’y était engagé, elle vient d’être réglée dans le cadre du bilan de santé.
Cette politique de l’installation non seulement nous l’avons consolidée dans son financement, mais nous l’avons également renouvelée. Les engagements pris à Laguiole en février sur l’accompagnement de l’installation seront tenus. Les moyens en 2009 seront maintenus.

Les textes mettant en œuvre le nouveau parcours d’installation sont finalisés et pourront être publiés dès que le décret rénovant l’attribution de la DJA sera lui-même publié au Journal officiel. Ces textes sont diffusés, en ce moment même, aux Directeurs départementaux de l’agriculture et de la forêt et aux Directeurs régionaux de l’agriculture et de la forêt. Le PPP pourra alors être mis en œuvre et un parcours plus individualisé devrait permettre à court terme d’aider 1 000 à 1 500 jeunes supplémentaires à s’installer.

Un point d’information sur l’installation sera officialisé dans chaque département : il devra répondre au cahier des charges national et sera désigné par la CDOA.
Comme les Jeunes agriculteurs le souhaitaient, l’accès au dispositif d’accompagnement à l’installation sera ouvert à un plus grand nombre de candidats grâce à un élargissement de la liste des diplômes. Vous connaissez la volonté du Ministre de rassembler tous les partenaires, et, notamment, les Conseils régionaux sur l’installation. Ils doivent avoir toute leur place dans le dispositif.

L’installation: une priorité nationale?

Michel Dantin n’a pas ignoré les obstacles que le porteur de projet agricole et rural trouve sur son parcours:

« Il s’avère cependant, comme vous l’avez rappelé, qu’aujourd’hui cette installation s’avère souvent une opération bien difficile. Les obstacles sont en effet divers, parfois structurels comme ceux liés à la démographie. Ils sont aussi conjoncturels avec les comportements des banques qui veulent limiter leurs risques quand bien même, comme vous l’avez à juste titre rappelé, Monsieur le Président, la quasi-totalité des installations agricoles qui se réalisent sont des réussites dans la durée. 90 % des jeunes installés avec la DJA sont toujours exploitants agricoles dix ans plus tard, ce chiffre fait des envieux, nous le savons bien.
Cela dit, et j’évoquais à l’instant la politique des structures dans son ensemble, il n’y a pas que cela dans les difficultés à l’installation, il y a également, et vous l’avez bien évoqué Monsieur le Président, le souci puissant et permanent de beaucoup d’agriculteurs en place de s’agrandir sans cesse. La pression à l’agrandissement constitue bien le facteur le plus fort qui joue contre l’installation.

Je cite votre excellent rapport car c’est très brutal mais très vrai: « Il y a d’ailleurs un certain paradoxe [pour les professionnels] à prôner l’installation comme priorité nationale et à agir au quotidien pour l’agrandissement ».

Je dirai donc que, par voie de conséquence, l’action des SAFER en matière d’installation, est essentielle pour pouvoir prendre en compte des projets spécifiques (acquisitions par propriété hors cadre familial) et parfois atypiques ou novateurs (cf cheval, productions bio…).
Cela étant, Monsieur le Président, comme vous l’avez bien dit, pour réaliser toutes ces choses qui, encore une fois, constituent un élément central de la mission de service public des SAFER, il faut pouvoir disposer des moyens financiers correspondants ».

On suppose que la salle a applaudi à l’écoute de ces paroles. Mais c’est une autre histoire…

Catégorie installationCommentaire (0)

Catégories

Archives

Agenda

novembre 2008
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+