Archive | 11 novembre 2008

Comment choisir et acheter de la viande bovine locale

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Le 3 décembre prochain, l’interprofession bovine régionale (BEVIRALP) et la Chambre régionale d’Agriculture de Rhône-Alpes organisent une formation sur l’approvisionnement local en viande bovine.
Destinée aux gestionnaires de restaurants collectifs ou sociétés de restauration, cette formation met l’accent sur comment choisir sa viande tout en faisant le choix de développer la production locale.
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A L’ATTENTION DE SYLVIE MARION

FAX : 04.72.71.06.59
ou BEVIRALP – 23 rue Jean Baldassini – 69364 LYON cedex 07

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Voiron: demain je serai paysan

Inutile d’insister sur le succès de la foire de la St Martin. Ce rendez-vous annuel, depuis 1536 à Voiron, entre forains et visiteurs a attiré cette année la grande foule. Il faut dire que lundi il a fait un temps clément et que les pluies intermittentes de ce 11 novembre n’ont pas arrêté le pèlerin!

Revenons plutôt au pôle agricole installé place St Bruno.

Celui ci, relancé il y a trois ans par les jeunes agriculteurs du canton de Rives-Voiron appuyés par l’Adayg, la jeune chambre économique, le pays voironnais et l’association au fil des saisons est devenu un point de passage obligé de la foire.

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Durant deux jours les citadins, ruraux ont pu découvrir le dynamisme de l’agriculture locale mais également sa diversité, la qualité de ses produits: fromages, charcuterie, fruits et légumes, produits transformés, vins, plus original: lamas et … noix. Celle-ci fêtant les 70 ans de l’AOC noix de Grenoble, elle ne pouvait qu’être l’invitée d’honneur cette année. Pour cet évènement, la confrérie de la noix a intronisé le maire de la ville et le président départemental des gîtes de France: Roland Revil et Thierry Blanchet.
On ne passera pas sous silence les points buvette et restauration. On a pu déguster d’excellentes huîtres de l’ami Yvon Lardat, paysan de la mer à Mèze, sur l’étang de Thau et une Vercouline. Raclette au bleu du Vercors Sassenage.

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Luc Tirard Gatel au milieu des deux vedettes du jour: Roland Revil et Thierry Blanchet.

L’un des piliers de ce pôle est Luc Tirard Gatel, jeune agriculteur installé à Charnècles, président du CCJA Rives-Voiron,  » A travers ces animations nous souhaitons avant tout communiquer et montrer notre dynamisme, la qualité de notre travail, de nos produits. Oui nous croyons en l’avenir de notre agriculture, à notre avenir d’agriculteurs. Oui, il faut poursuivre et accentuer la politique d’installation des jeunes. Oui, demain je serai paysan. »

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Les élus présents dont le président du Conseil général, André Vallini, ont bien compris le message.

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Inquiétudes quant au label européen

Dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 18/09/2008 , M. Roland Courteau (Aude-SOC) attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur les craintes suscitées par rapport à la création, à compter du 1er janvier 2009, d’un label biologique européen, moins contraignant que le label français.

Il lui indique que les agriculteurs biologiques français s’en inquiètent, puisque le cahier des charges, qui sera mis en application pourrait être plus souple que le label français d’agriculture biologique (AB) certes particulièrement exigeant, mais surtout garant de produits de qualité.

Il lui demande donc s’il est en mesure de rassurer les agriculteurs biologiques français face aux inquiétudes qu’ils expriment.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 06/11/2008

La nouvelle réglementation européenne relative à l’agriculture biologique et à l’étiquetage des produits biologiques entrera en application au 1er janvier 2009. Elle prévoit une harmonisation des règles dans tous les Etats membres, garantissant la libre circulation des produits de l’agriculture biologique.

Dès lors, la subsidiarité actuelle, qui permet aux États membres qui le désirent d’appliquer des dispositions plus strictes aux animaux d’élevage et aux produits animaux obtenus sur leur territoire, ne sera plus possible. Toutes les spécificités de l’agriculture biologique sont reprises dans le règlement du Conseil adopté le 28 juin 2007 : gestion durable, respect des équilibres naturels et de la biodiversité, produits de haute qualité dont l’obtention ne nuit pas à l’environnement, à la santé humaine, à la santé des végétaux et des animaux ou à leur bien-être.

Par ailleurs, le règlement d’application de la Commission n° 889/2008 du 5 septembre 2008 maintient un cadre rigoureux et exigeant comme c’est le cas actuellement. En effet, il reprend les dispositions de l’actuelle réglementation et garantit la production de produits biologiques de haute qualité, répondant à la demande des consommateurs.

Le logo communautaire, dont le visuel sera modifié, sera obligatoire dès le 1er juillet 2010 pour les produits d’origine européenne et facultatif pour les produits importés. Dans tous les cas où il sera utilisé, il sera systématiquement accompagné de précisions sur l’origine géographique des matières premières.

Les logos nationaux ou privés pourront continuer à être utilisés. Tel sera ainsi le cas pour la marque « AB », propriété du ministère de l’agriculture et de la pêche, bien connue des consommateurs, pour ce qui concerne tous les produits conformes à la réglementation européenne ainsi que les produits hors champ d’application de cette réglementation communautaire, mais répondant à des cahiers des charges français.

Ces logos, « AB » et communautaire, permettront toujours aux consommateurs d’identifier, avec certitude, des produits contenant au moins 95 % d’ingrédients bio. Le logo « AB » restera propriété de l’État.

Enfin, la Commission européenne a lancé le 25 juillet dernier une vaste campagne d’information et de promotion des produits biologiques, déclinée dans toutes les langues de la Communauté, comportant une boite à outils mise à disposition de tous les opérateurs de la filière biologique.

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Max Josserand: “Les vaccins FCO pas efficaces à 100%”

Lors de la foire de la St Martin, à Voiron, nous avons longuement discuté avec Max Josserand. L’ami Max fait référence quand il s’agit d’aborder l’actualité de l’élevage bovin. Il faut dire que l’éleveur négociant de St Cassien est un homme passionné de son métier qu’il exerce sans relâche et sans jamais se décourager, même en période de crise.
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A la question comment vas-tu, il répond du tac au tac: » J’ai beaucoup de boulot, mais je ne vais pas me plaindre. Par contre, je suis déçu au niveau des prix, ils sont trop bas. Imagine toi qu’il y a 25 ans une génisse était achetée 1250 euros, aujourd’hui je les vends 1150! Il y a un énorme problème.

A  cela, il faut ajouter la FCO. Elle  plombe les exportations, restreint les échanges extra communautaires et  fait chuter les prix, on perd 50 cts sur les broutards. C’est terriblement pénalisant pour nous. »

Les difficultés à exporter « sont dues à des contraintes sanitaires démesurées par rapport à la maladie. Je parlerai même de mesures négatives.

Les vaccins sont loin d’être efficaces à 100%. Selon les infos en notre possession, ils le sont à 50%; pour 20%, on ne sait pas et pour 30% ils ne le sont pas.

A cela se rajoutent les effets néfastes: les vaches vêlent de façon précoce, les laitières ont des montées de lait lentes, les taureaux sont stériles, les vaches ne reprennent pas… Ce qui est rageant est que sans la FCO, je suis persuadé que les prix seraient corrects. »

Max Josserand est d’autant plus désabusé que « l’Europe est passée en sous-production, elle n’est pas auto-suffisante, elle est obligée d’importer: un comble. »

Pour  revenir sur les prix, devant notre étonnement face à ce que paient les consommateurs, » les structures de distribution ne jouent pas le jeu. Je tiens tout de même à atténuer mon propos par le fait que les charges ont augmenté pour tout le monde.  »

Il essaie pourtant de se battre face à cette conjoncture.  » Je sers des cantines scolaires et je n’ai pa bougé mes prix depuis 3 ans. J’essaie également de maintenir les prix pour mes éleveurs, même si ce n’est pas facile. Je me creuse la tête pour trouver de nouveaux clients afin de limiter au maximum les intermédiaires. Ceci est en cours avec des restaurateurs cotés sur Grenoble qui prennent les pièces nobles. Par ce biais, on pourra valoriser notre viande locale et nos revenus… »

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Infatigable Max qui est obligé de nous laisser pour répondre à Télé Grenoble (photo en tête d’article) tout en jetant un coup d’oeil sur les bêtes qu’il a amenées.

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