Archive | 15 novembre 2008

Plan d’urgence: la Confédération paysanne déçue

Pour la Confédération paysanne, « l’annonce faite hier d’une enveloppe de 204 millions d’euros par le Ministre de l’agriculture est très éloignée des attentes et des besoins :
- rien n’est fait pour 2008 alors que la chute prévisible du revenu agricole est évaluée de -15 à – 20% soit 1,5 milliard d’euros.
- les aides directes ovines annoncées représentent 12 €/brebis. Elles témoignent d’une prise en compte des difficultés mais les besoins sont de 35€/brebis : on est loin du compte pour maintenir les éleveurs ovins jusqu’en 2010, date du remaniement de la PAC.
- le ciblage des aides à la trésorerie est un choix intéressant à condition que les critères d’octroi qui restent à définir au niveau national soient pertinents ».

La Confédération paysanne souligne qu’aujourd’hui en France, un quart des familles d’agriculteurs vit sous le seuil de pauvreté. Les paysans veulent pouvoir vivre décemment de leur travail.
« A l’heure où les crises alimentaires, écologiques et financières éclatent à la vue de tous, il est d’une extrême urgence que les Etats européens et la France qui les préside remettent sur la table le fallacieux bilan de santé de la PAC qu’ils s’apprêtent à signer « comme si de rien n’était ». On ne peut pas poursuivre la dérégulation alors que tout le monde s’accorde du contraire aujourd’hui. Des outils de protection aux frontières sont indispensables pour protéger toutes les agricultures du monde et pour que tous les paysans puissent être rémunérés ».

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Les coopératives: un modèle d’économie qui porte ses fruits

Coop de France a tenu son premier congrès hier et avant-hier à Paris en présence de Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche. Syndicat d’entreprises, Coop de France est la représentation unifiée des entreprises coopératives agricoles, agroalimentaires et agro-industrielles.
Coop de France, ce sont 3 200 entreprises – coopératives, unions et SICA – et 12 700  CUMA (coopératives d’utilisation de matériel agricole).  Ces entreprises pilotent plus de 1 500 filiales et l’ensemble réalise un chiffre d’affaires de 80 milliards d’€uros. La coopération agricole, avec ses filiales, emploie en direct plus de 150 000 personnes et les trois quarts des agriculteurs français sont
adhérents d’au moins une coopérative.
Ces chiffres couvrent une très grande diversité de situations selon les secteurs et les régions. Céréales, lait, vin, bovins, ovins, porcs, volaille, fruits et légumes, forêt… autant de productions dans lesquelles la coopération façonne les structures agricoles de notre pays.

Se faire connaître et reconnaître

Pour le président Philippe Mangin, le temps est venu pour le mouvement coopératif de se faire connaître et reconnaître en tant que modèle économique:
« Dans la crise actuelle, crise financière mais aussi crise identitaire, crise de régime économique et remise en cause des certitudes… quand on entrevoit que tout repose sur des conventions et l’acceptation de ces conventions, il convient de réfléchir au contrat social. Et dans cette recherche de valeurs fondatrices, le mouvement coopératif, les coopératives agricoles mieux que d’autres, disposent des concepts et des outils afin de progresser et non pas de régresser.

Les coopératives agricoles, sociétés de personnes, sont centrées sur l’homme, c’est à dire les adhérents ; la gouvernance est fondée sur le principe un homme-une voix ; sur les salariés de l’entreprise et, dans une vision plus large, démontrée par une politique de développement durable, sur toutes les parties prenantes qui sont associées à la vie de la coopérative.

Les coopératives agricoles font vivre un statut fondé sur l’a-capitalisme, c’est-à-dire le principe d’une rémunération, sous forme de ristourne, liée à la participation à l’entreprise collective. Et la capacité de transmettre ces outils dans le temps, aux futures générations grâce aux réserves impartageables.

Les coopératives développent les activités et les services dans les territoires, sans risque de délocalisation.

Ce beau statut que nous a légué l’histoire ne doit pas resté figé. Il n’exonère pas les dirigeants d’un savoir-faire de bonne gestion. Mais les valeurs que je viens de rappeler résonnent fortement dans le monde actuel.

Il est temps de parler des coopératives. De communiquer sur notre modèle entrepreneurial. Les coopératives peuvent à la fois atteindre le rang de championnes de l’économie française tout en portant une identité locale, ou diffuser des technologies de pointe sous des habits qui se veulent simples, telles les Cuma avec le photovoltaïque.

Coop de France fait ainsi partie de notre patrimoine national durable par ses métiers, ses hommes, leurs valeurs et leurs comportements dans la durée, à commencer par l’attachement aux territoires.

Devenir un vrai label en France et en Europe

Philippe Mangin poursuit: « Coop de France doit devenir un vrai label pour les Français et les européens, qui symbolise un modèle économique original mais non marginal, dans une triple notion de réussite, de responsabilité et de confiance.

Coop de France a décidé de lancer un plan de communication sur trois ans, dont le message majeur consistera à nous faire connaître et reconnaître du public, des relais d’opinion, mais aussi à développer chez nous un sentiment légitime, celui de la fierté d’appartenance à notre mouvement et à Coop de France ».

Le ministre, loin de contredire ce vibrant plaidoyer en faveur du modèle coopératif, a encouragé son développement:

« Dans la tourmente financière, cette économie réelle, nous devons la consolider. C’est le sens de la communication que j’ai faite en Conseil des Ministres le 29 octobre dernier sur les IAA », a souligné Michel Barnier.  Mon ambition : que les entreprises de ce secteur, vos entreprises, ne soient pas les oubliées du plan de soutien au financement des PME. Au total, ce sont 200 millions d’€ de moyens budgétaires et 1 milliard d’€ en garantie de financement qui bénéficieront aux IAA. Et nous allons, ensemble, suivre de près sa mise en œuvre ».

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FCO: un accord signé avec l’Italie

Au cours du dernier comité de suivi FCO, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche avait fait part des démarches engagées auprès des autorités sanitaires italiennes pour faciliter la circulation des animaux à destination de ce pays.

Michel Barnier annonce qu’un protocole d’accord a été sigé entre les autorités sanitaires françaises et les autorités italiennes. Cet accord permet un assouplissement important des conditions de circulation des animaux vers l’Italie, dès la mi-décembre, c’est à dire au début de la période d’inactivité vectorielle en Italie.

A partir de cette date, il autorisera :

- l’introduction en Italie de bovins vaccinés contre les deux sérotypes 1 et 8, sans délai après la réalisation de la vaccination1. Cette disposition permet ainsi de raccourcir  de 60 jours la période actuellement requise avant le départ des animaux.
- l’introduction en Italie de bovins  non vaccinés ou vaccinés pour un seul sérotype si l’arrivée des animaux a lieu 60 jours avant la fin de la période d’inactivité vectorielle en Italie. Cela ouvre donc une période d’environ 2 à 3 semaines (entre mi-décembre et début janvier) durant laquelle des broutards non vaccinés peuvent être expédiés en Italie.
La signature de cet accord va permettre de fixer le calendrier de la campagne de vaccination massive de l’ensemble du territoire national.

La vaccination simultanée contre les sérotypes 1-8 sera obligatoire et aura lieu pendant la période hivernale l’objectif étant de vacciner l’ensemble des animaux avant le 30 avril.

Cet accord permettra de maintenir les flux traditionnels d’animaux et notamment de broutards français vers l’Italie le temps que les vaccinations soient réalisées cet hiver.

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