Archive | 19 novembre 2008

Vaccination FCO: début le 15 décembre

A la suite d’une concertation avec les professionnels, Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, annonce que la campagne de vaccination massive contre la fièvre catarrhale ovine de l’ensemble du territoire national débutera le 15 décembre prochain.

La vaccination simultanée contre les sérotypes 1 et 8, qui concerne les ruminants, sera obligatoire et aura lieu pendant la période hivernale, l’objectif étant de vacciner l’ensemble des animaux avant le 30 avril.

Le protocole d’accord signé la semaine dernière avec l’Italie, permet de garantir le maintien dans des conditions satisfaisantes des flux traditionnels d’animaux français vers l’Italie, le temps que les vaccinations soient réalisées cet hiver. Les évolutions communautaires et les négociations en cours avec l’Espagne seront finalisées dans les prochains jours.

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Négociations difficiles, locaux envahis, futurs blocages…

Le lait est en pleine crise. Alors que les négociations sur son prix sont très difficiles, la coopération demande que celles-ci reprennent et qu’enfin un accord soit trouvé « même si les marges de manoeuvre sont étroites ».

En même temps, une trentaine de producteurs placés sous la bannière de la Coordination rurale  ont envahi  les locaux du Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL) à Paris. Ils veulent que leur syndicat ait la possibilité d’y être représenté car  » nous payons des cotisations comme tous les éleveurs de lait et nous n’avons pas le droit de siéger au Cniel.  La Maison du lait  est aussi notre maison », clament leurs représentants.

Quant à la fédération nationale des producteurs de lait, elle annonce que les laiteries seront bloquées mardi 25 et mercredi 26 novembre prochain.

Nous sommes dans l’impasse totale et nul ne sait comment on va sortir de cette crise profonde qui laissera obligatoirement des traces.

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Blocage d’abattoirs: coup bas contre l’industrie de la viande

Plusieurs abattoirs situés au nord de la Loire sont bloqués par les éleveurs  de viande bovine. Ceux-ci réclament une revalorisation des cours qui chutent alors qu’ à l’étal les prix ne cessent d’augmenter.
Le syndicat national de l’industrie des viande dénonce ces blocages et réagit via un communiqué intitulé:

Coup bas contre l’industrie de la viande

« Depuis 48 heures, les principaux abattoirs industriels sont pris en otage par des groupes d’éleveurs. Des accusations graves -le « non-respect » des règles d’abattage et la baisse des prix d’achat- sont portées contre nos entreprises. Nous voulons y apporter des réponses mais aussi nous interroger sur le sens de telles actions. Que veulent vraiment les manifestants ?

Les manifestants qui bloquent nos abattoirs ne disent rien d’autre que ce que les industriels ne cessent d’affirmer depuis des années : la machine à classer ne remplit pas sa fonction d’harmonisation du classement des carcasses. Ce constat doit donc être acté pour trouver de vraies solutions.

Plusieurs éléments techniques restent non réglés. L’équation retenue pour cette machine contribue à surclasser certaines catégories d’animaux. Conséquence : un même animal ne sera pas classé de la même façon selon qu’il est abattu dans un abattoir avec machine ou sans machine. Plus étonnant, les problèmes d’étalonnage sont tels que deux abattoirs équipés de machines ne classent pas de la même façon.
Alors, faut-il parler de « transparence » ou dire la vérité ?

- La vérité c’est que cette machine est insuffisante pour évaluer la conformation des carcasses et incompétente en matière d’état d’engraissement qui est pourtant le 2ème critère pour fixer le prix payé aux éleveurs.
- La vérité c’est que 4,5 M€ sont dépensés à fonds perdus chaque année par Normabev, soit plus de 22 M€ (150 millions de F) depuis sa création il y a 5 ans. Et toujours pas de réponses à de vrais problèmes.

- Il faut d’urgence désigner un organisme réellement paritaire et lui donner l’indépendance qui le mettra à l’abri de toutes les pressions. Cela et cela seulement permettra de trouver des vraies réponses à l’objectif recherché tant par les éleveurs que par les industriels : un classement impartial et harmonisé sur tout le territoire.

Nous assistons aujourd’hui à une baisse des prix payés aux éleveurs, plus particulièrement en ce qui concerne les vaches. Cette baisse est due au déstockage des vaches laitières de réforme que les éleveurs avaient gardées l’an dernier en raison des prix élevés du lait. Ce surplus d’offre fait face, comme le souligne l’Institut de l’Elevage, à une demande en net repli. La consommation de viande bovine accuse une forte baisse depuis plusieurs mois et celle-ci s’accentue depuis la rentrée.
Nous comprenons les difficultés et le désarroi des éleveurs bovins. Mais face à de vrais problèmes, il convient de rechercher les vraies solutions.

- Nos abattoirs : si les comptes des éleveurs sont dans le rouge, la situation des abatteurs n’est pas meilleure. Nos entreprises, malgré nos investissements et la restructuration engagée, dégagent la marge la plus faible de toute l’industrie agro-alimentaire mais elles assurent un débouché solvable à la production de milliers d’éleveurs français. Si demain nos abattoirs ferment, qui achètera la production alors que les linéaires des magasins seront remplis de viandes d’importation moins chères ?

- Notre produit viande : il est attaqué de tous côtés. Alors faut-il en rajouter ? En dégradant l’image de notre industrie, les manifestants dégradent aussi l’image de la viande française et donc celle de la production des éleveurs.
La priorité n’est-elle pas d’améliorer la compétitivité de notre produit en réduisant les coûts de « non qualité » ? Ce qui permettrait d’améliorer la rentabilité des éleveurs bovins français, c’est :

- l’adaptation du poids des carcasses à la demande du marché
- l’optimisation de l’état d’engraissement (carcasses moins grasses en races à viande et mieux finies en vaches laitières)
- la propreté des cuirs : comment comprendre la contestation, par les manifestants, de cette exigence face à l’enjeu de sécurité alimentaire ?
- la réduction de la mortalité des petits veaux
- le développement de la spécialisation en élevage bovin
- la véritable responsabilisation des éleveurs de bovins pour réduire le coût exorbitant du service de l’équarrissage supporté par toute la filière et qui crée une vraie distorsion de concurrence sur le marché européen.

Nous
attendons de la Fédération Nationale Bovine et de l’interprofession qu’elles traitent ces vrais sujets. Il y a là probablement plus d’avenir pour nos éleveurs et notre filière bovine française qu’en affaiblissant l’industrie de la viande. »
Le Sniv

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Fruits et légumes frais pour les écoliers à la rentrée

La Commission européenne se félicite de l’accord politique intervenu aujourd’hui au sein du Conseil «Agriculture» sur sa proposition relative à un programme à l’échelle de l’Union européenne en vue de la distribution de fruits et légumes aux écoliers. Les fonds européens, d’un montant de 90 millions € par an, permettront d’acheter et de distribuer des fruits et légumes frais dans les écoles et seront complétés par des fonds nationaux et privés dans les États membres qui ont choisi de participer au programme.

Le programme en faveur de la consommation de fruits à l’école vise à encourager les bonnes habitudes alimentaires chez les jeunes, qui selon les études, restent ensuite généralement acquises. Outre la distribution de fruits et légumes à un groupe cible d’écoliers, le programme exigera de la part des États membres participants l’élaboration de stratégies, y compris des initiatives en matière d’éducation et de sensibilisation et le partage des meilleures pratiques.

Selon les estimations, 22 millions d’enfants dans l’Union européenne présentent une surcharge pondérale. Plus de 5 millions d’entre eux sont obèses, et ce chiffre devrait augmenter de 400 000 chaque année. Une meilleure alimentation peut jouer un rôle important dans la lutte contre ce problème. Le programme démarrera au début de l’année scolaire 2009-2010.

La Commission met donc sur la table 90 millions € par an pour la distribution de fruits et légumes dans les écoles. Les gouvernements auront le choix de participer ou non. Les programmes seront cofinancés à raison de 50 %, ou de 75 % dans les régions dites «de convergence», où le PIB par habitant est particulièrement faible, et dans les régions ultrapériphériques.

Les États membres peuvent, s’ils le souhaitent, imposer une contribution obligatoire des parents. Cet argent ne pourra pas servir à remplacer le financement national existant, mais permettra d’encourager des activités supplémentaires, en relation avec les programmes existants, ou totalement nouvelles. Les États membres pourront bien entendu ajouter des fonds supplémentaires s’ils le souhaitent.

Les autorités nationales seront tenues d’élaborer une stratégie, en liaison avec les autorités publiques chargées de la santé et de l’éducation et en association avec l’industrie et les parties intéressées, stratégie qui sera bien entendu adaptée aux préférences nationales.

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Fred Blanchard: année difficile en élevage caprin

Frédéric Blanchard que nous avons rencontré dans le cadre de l’opération Nouveaux Producteurs .com ( voir article par ailleurs) a fait le point sur l’actualité. Il faut dire dire que l’éleveur de Chozeau est président du syndicat caprin de l’Isère et vice président de la Fédération Nationale des Eleveurs Caprins.

 » Nous sommes en période difficile à cause des fortes hausses des prix en ce qui concerne les matières premières. Il ne faut pas perdre de vue que les éleveurs caprins, en très grande majorité achètent ces matières premières pour nourrir leurs animaux.

Reconnaissons le, nous ne sommes pas mécontents que le prix des céréales tend à la baisse. C’est une véritable bouffée d’oxygène quand on sait que le poste alimentation représente 30% de nos charges. Bon nombre de producteurs n’ont pas voulu ou osé répercuter cette hausse sur leurs prix. A cela il faut rajouter deux années pas terribles au niveau météo. Cela a eu pour conséquence de fournir des fourrages de moins bonne qualité. Vous comprendrez que l’année 2008 sera classée en année difficile ».

Et le prix du lait?

En 2007 le  prix du lait de vache a bien augmenté, celui du lait de chèvre également mais en proportion bien moindre. En 2008, notre lait devait augmenter, selon les accords, entre 50 et 60 euros la tonne, il a augmenté partout sauf en Rhône-Alpes…Maintenant que le prix du lait de vaches baisse, il est hors de question d’accepter que celui de chèvre baisse aussi. »
Pour Fred Blanchard, le salut des producteurs passe par la transformation et la vente directe. » Il y a encore de la place pour installer des jeunes en élevage caprin à condition de ne pas faire n’importe quoi. Il s’agit de réussir un bon maillage du terrain afin d’éviter une trop forte concurrence et les éleveurs doivent s’engager à faire des produits de qualité. C’est ce que demandent les consommateurs. »

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Le parlement européen au secours des abeilles

L’apiculture est pratiquée en Europe depuis des siècles et appartient à son héritage culturel. Durant des millénaires, les abeilles n’ont fait que produire du miel et favorisé la pollinisation de nos champs. Mais aujourd’hui, l’agriculture moderne et les changements environnementaux menacent leur survie. C’est pourquoi les députés européens demandent à la Commission européenne d’agir d’urgence afin de sauver les abeilles.

« Si les abeilles venaient à disparaître, l’espèce humaine suivra peu après », a déclaré un jour Albert Einstein. Plus de 50 ans après sa mort, c’est au tour de M. Neil Parish (Britannique, membre du Groupe du Parti populaire européen et des Démocrates européens- PPE-DE), président de la commission de l’agriculture du Parlement européen, de citer le célèbre physicien afin d’insister sur le caractère urgent de la situation. « Si nous négligeons la population apicole mondiale cela aura des conséquences dramatiques sur nos ressources alimentaires mondiales déjà largement entamées », a-t-il expliqué.

La chaîne alimentaire menacée

Winnie l’Ourson avait pour habitude de dire que « la seule raison d’être d’une abeille est de produire du miel. Et la seule raison de faire du miel est pour que je puisse en manger. » Aujourd’hui, la gravité est de mise: l’extinction des abeilles ne suppose pas uniquement la mise en péril de la production de miel. La diminution du nombre d’abeilles dans le monde entier, mais surtout en Europe, constitue une menace envers la pollinisation des plantes et, par conséquent, envers la production alimentaire.

Les scientifiques estiment que 76% de notre production alimentaire dépend de l’apiculture et 84% des variétés de légumes produites en Europe dépendent de la pollinisation. Les abeilles sont donc indispensables afin de garantir la biodiversité du royaume floral. S’il n’y a plus d’abeilles, c’est toute la chaîne alimentaire qui sera interrompue.

Pourquoi les abeilles disparaissent-elles?

La réduction significative du pollen et du nectar, notamment à cause de l’extension de la monoculture agricole sur de vastes zones, est l’une des causes principales de l’extinction des abeilles. Celles-ci ne trouvent plus suffisamment de  nectar, une des bases de leur alimentation. Sans ressources alimentaires adéquates, les abeilles deviennent vulnérables face aux parasites, virus et autres maladies.
Parmi les autres responsables on retrouve le changement climatique, l’utilisation de pesticides et même les champs électromagnétiques que dégagent les pylônes d’électricité et les téléphones portables.

Que peut-on faire?

« Nous devons investir davantage dans la recherche apicole afin d’établir les causes exactes de la diminution du nombre d’abeilles et pour mettre urgemment en place des mesures afin de combattre leur extinction », a déclaré M. Parish.
Afin de lutter contre la malnutrition des abeilles, les députés européens proposent de créer des « zones de régénération écologique » en particulier dans les grandes régions de culture arable.  Les zones où poussent des plantes riches en nectar pourraient être créées dans ces champs difficiles à cultiver. C’est en tout cas la solution proposée par la commission parlementaire de l’agriculture.

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FCO: transmission et transport des animaux

L’EFSA , autorité européenne de sécurité des aliments, évalue les risques associés à la transmission de la fièvre catarrhale lors du transport des animaux.

La Commission européenne a demandé au groupe scientifique sur la santé et le bien-être des animaux (groupe AHAW) de l’EFSA d’évaluer le risque de transmission du virus de la fièvre catarrhale (VFC) lors du transport des animaux provenant de zones de restriction identifiées par les États membres de l’UE ou transitant par ces zones. L’EFSA a également été chargée d’étudier l’impact de différentes mesures de contrôle dans la réduction de la propagation du VFC.

En étudiant des facteurs tels que l’utilisation d’insecticides et de répulsifs, ainsi que la période durant laquelle les animaux sont transportés (par exemple, les périodes pendant lesquelles l’activité du vecteur de la maladie est limitée), le groupe scientifique a pu estimer le risque relatif de transmission du VFC au cours du transport des animaux. Cependant, les données actuellement disponibles n’ont pas permis d’estimer précisément le risque absolu posé par le transport d’un seul animal.

Le groupe scientifique est parti du principe que le VFC peut être transmis par des moucherons Culicoïdes infectieux présents sur des animaux étant transportés dans des zones non-infectées à des animaux prédisposés au sein de ces zones. Le groupe scientifique a également confirmé que l’infection peut se transmettre d’animaux infectés transportés à des moucherons Culicoïdes dans des zones indemnes.

Compte tenu de l’insuffisance des données, il n’a pas été possible de quantifier le risque précis de ces formes de transmission du VFC, mais le groupe scientifique a constaté que le traitement des animaux et des véhicules avec des insecticides ou des répulsifs avant leur chargement pourrait contribuer à réduire le risque. Le groupe scientifique a donc recommandé de réaliser de nouvelles études pour évaluer l’impact de ces traitements sur les vecteurs du VFC.

Le groupe scientifique a également considéré que le risque de transmission du VFC lors du transport des animaux pendant la période durant laquelle le risque de transmission est généralement bas (janvier à juillet) était significativement plus bas que le risque induit durant le transport des animaux au cours d’autres périodes (d’août à décembre). Cependant, les données fournies par les États membres n’ont pas été suffisantes pour permettre au groupe scientifique d’évaluer avec précision l’effet du transport des animaux au cours de la «période saisonnièrement indemne de vecteurs» sur la transmission du VFC.

Enfin, en ce qui concerne la sélection des animaux devant être transportés, les données disponibles indiquent que la vaccination pourrait être plus efficace pour la réduction du risque de transmission du VFC pendant le transport que le dépistage des animaux avant leur transport.

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Festival d’Autrans: fait pour durer

A l’approche de la 25e édition (26-30 novembre), les acteurs et partenaires de cet événement cinématographique consacré à la montagne, ont eu l’occasion de dire hier à Grenoble, au cinéma Le Club, que loin de baisser les bras face à l’absence de lieu digne de ce nom pour abriter ce festival,  ou face à la  concurrence de manifestations de même nature, leur volonté était de monter d’un cran pour, au bout de la course, sortir par le haut. La course continue, donc. La cordée est déterminée.

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Jean Faure, sénateur, ex maire d’Autrans, président du Festival: »Le projet de création d’un  Centre culturel européen de la montagne à Autrans (voir notre article sur ce sujet), nous amène à monter en pression ».

Gabriel Tatin, maire d’Autrans: » Ni les Autranais ni l’association qui l’anime, ni sa directrice ni les partenaires qui la soutiennent ne pourraient imaginer une remise en cause de son existence. D’ailleurs, le festival est très sollicité, titillé de tous bords ».

Mireille Chiocca, directrice du Festival: »Nous avons reçu 150 films documentaires de grande qualité pour une sélection de 40 films seulement. C’est dire… ».

C’est certain que le festival, grâce à un partenariat fidèle et à un bénévolat actif, a acquis en 25 ans ses lettres de noblesse. C’est  une référence pour les réalisateurs. Et en 25 ans,  à raison d’une copie conservée par film inscrit à la sélection, le festival a acquis un fonds cinématographique appréciable qui devrait déboucher sur la création d’une cinémathèque des films de montagne. Une soirée de lancement de ce projet est prévue le 27 novembre, en présence de Thiery Frémaux, directeur de l’Institut Lumière et de Claude Lelouch dont on pourra voir « Treize jours en France » tourné, caméra à l’épaule, à l’occasion des JO de Grenoble en 1968.

Deux rendez-vous à noter en marge du festival:

- une soirée-débat organisée par l’ANCEF (association nationale des centres et foyers de ski de fond et de montagne) vendredi 28 novembre au centre AFRAT, de 18h à 21h30. Un café débat qui fait suite aux premières Assises nationales du nordiques qui ont lieu les 20 et 21 novembre à Chambéry dans le cadre du Festival des métiers de montagne. Au centre du débat, le rôle de la filière nordique dans les territoires ruraux de moyenne montagne.

- samedi 30 novembre, de 14 à 17h, au Village olympique, présentation de la Convention alpine. Mal connue, la Convention alpine a été signée en 1991 par les ministères de l’Environnement des huit pays de l’Arc alpin (France, Italie, Suisse, Allemagne, Liechtenstein, Autriche, Slovénie, Monaco) auxquels s’ajoute l’Union européenne. La France en est présidente jusqu’en mars 2009. La Convention alpine est un cadre juridique et politique en faveur du développement durable dans l’Arc alpin.

programme complet sur  www.festival-autrans.com

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Avec nouveaux producteurs.com, découvrez la ferme du chêne

Dans le cadre de notre partenariat avec les Nouveaux Producteurs.com, nous poursuivons nos visites chez les producteurs qui ont adhéré à ce projet novateur. Nous nous sommes rendus à Chozeau, à la ferme du chêne, chez Frédéric Blanchard, éleveur caprin.
Frédéric Blanchard s’est installé en 1993, en élevage caprin. Son cheptel est composé de 90 chèvres, des alpines chamoisées et leur suite. Le lait, environ 120 000 litres est entièrement transformé en fromages.

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Les animaux sont nourris au foin de la ferme et aux aliments achetés à l’extérieur. « Ceux-ci ont un taux d’OGM inférieur ou égal à 1%. Les chèvres ont un espace intérieur important et ont un accès vers l’extérieur « qui leur permet de se balader, de prendre l’air à leur guise ». L’élevage n’est pas classé en bio. » On fait de l’agriculture raisonnée et le bio demande trop de contraintes. Je prends l’exemple d’un animal malade. Je préfère le soigner correctement aux antibiotiques si nécessaire. Je trouve que le bio est trop arbitraire face à la maladie. »

La gamme de fromages présentée est large, « une quinzaine de références ». Ce qui est étonnant, c’ est qu’à côté des tommes classiques, on trouve du gruyère, camembert, bleu persillé… »Il s’agit de la même technologie qu’avec le lait de vache mais on utilise notre lait de chèvres. »

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A propos de la vente, un tiers des volumes part en vente directe. »On a la chance d’être dans un secteur prisé des Lyonnais. Ceux-ci viennent se ressourcer, se promener dans notre campagne, ils en profitent pour acheter nos produits qu’ils apprécient beaucoup. »

La grosse partie de la vente se fait avec les grandes surfaces. « Mais je traite avec elles en direct, je ne passe pas par les centrales d’achats. En un mot, chaque magasin est un client particulier. Honnêtement, tout se passe bien à tous les niveaux. »

Reste les nouveaux producteurs.com.

 » Nous sommes tombés sur leur site, un peu par hasard. Le concept est novateur. Il nous a plu, on les a contactés. Ce qui nous a séduit est l’organisation. On reçoit une commande par mail, ils viennent la chercher et assument la livraison: le top! Je suis d’autant plus satisfait que les volumes augmentent. Cela prouve qu’ils sont dans le vrai. »

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Dégustez les fromages de la ferme du chêne en passant commande auprès de

Nouveaux Producteurs.com


Frédéric Blanchard  est président du syndicat caprin de l’Isère et vice président au niveau national. Il oeuvre pour la réhabilitation des fromages au lait cru qui constituent l’essentiel de sa gamme.

« On entend tout et n’importe quoi sur le fromage au lait cru. Nous, on explique à qui veut l’entendre que consommer du fromage au lait cru ne présente aucun danger. Il n’est pas plus dangereux que le lait pasteurisé, il aide à lutter contre les allergies, il apporte de vitamines naturelles, favorise l’équilibre de la flore intestinale et avec lui se perpétue nos traditions gastronomiques. »

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Manifestation à Bruxelles

La profession se mobilise à l’heure même où les ministres de l’Agriculture de l’Union européenne font un bilan d’étape de la Politique agricole commune (Pac), en vigueur jusqu’en 2013. Elle a décidé de manifester aujourd’hui dans les rues de Bruxelles avec comme point de rencontre : le Conseil Européen.

Les raisons de la colère: à partir de 2010, les tabaculteurs européens pourraient voir l’intégralité des aides dont ils bénéficient découplées de la production. Cela signifie que ce « découplage total » est un encouragement à ne plus produire tout en bénéficiant de primes jusqu’en 2013. En France, 40 % des aides européennes ne sont déjà plus liées à la production.

L’Union européenne souhaite  réduire  les subventions de l’agriculture. La décision prise pour le tabac pourrait avoir des conséquences graves pour la profession. On parle même de sa disparition en France.

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