Archive | 21 novembre 2008

La gamme paysanne poursuit la fête

Nous vous rappelons que la gamme paysanne fête ses 20 ans. Depuis deux jours, plusieurs animations se sont déroulées au magasin de vente directe situé à La Frette. Celles-ci se poursuivront tout le week end par des portes ouvertes avec dégustation des produits, en présence des producteurs. En voici la liste:

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La noix de Grenoble à…Grenoble

Ce samedi 22 novembre ce sera la fête de la noix de Grenoble à Grenoble. En effet dès 16 heures, la place aux Herbes, bien connue des Grenoblois qui y viennent en nombre afin de faire leur marché,  se mettra au diapason de la noix de Grenoble. Celle-ci venant fêter dignement le 70ème anniversaire de son AOC.

Diverses animations sont prévues au cours de cette après midi: marché de producteurs, diverses dégustations, mondée, jeux pour petits et grands, le tout dans une ambiance musicale et conviviale.
En espérant que la météo soit clémente…

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Pour le développement de l’aquaculture

L’aquaculture est un secteur stratégique pour répondre aux besoins alimentaires de l’UE, son développement doit être encouragé.
Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche a reçu hier Mme Tanguy, maire du Guilvinec et conseiller régional de Bretagne qui lui a remis son rapport sur le développement de l’aquaculture en présence d’un représentant du cabinet de Jean-Louis Borloo, Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire.
Mme Tanguy a été chargée par les deux ministres, en octobre 2007, de réaliser une mission sur le développement de l’aquaculture en France avec l’appui de M. Ferlin, Ingénieur Général du Génie Rural des Eaux et Forêts et de M. Suche, Administrateur Général des Affaires Maritimes. Au cours de cette mission, Mme Tanguy a rencontré de nombreux acteurs de la filière conchylicole et de la filière piscicole française mais aussi de pays de l’Union européenne et de la Norvège.

Le rapport de Mme Tanguy présente pour la première fois un diagnostic de la filière aquacole française, en analyse les forces et les faiblesses et identifie les freins à son développement. Ce rapport met en avant les difficultés de certaines activités du secteur et l’urgence à agir.

Pour favoriser la croissance de la production aquacole française, Mme Tanguy propose donc un certain nombre de recommandations, en particulier :
- l’élaboration d’un document stratégique pour le développement de l’aquaculture durable avant juin 2009
- l’obligation de généraliser une aquaculture durable et de qualité qui apporte une visibilité et une attractivité au secteur.

- le besoin d’un fort investissement dans la recherche et le développement et d’un renforcement de l’appui technique au secteur.
- l’attention particulière à apporter aux potentialités du secteur offertes par l’outre-mer
- une sensibilisation appuyée par des actions de communication pour mieux faire connaître ce secteur et la qualité de ses produits.

Michel Barnier a rappelé qu’il a d’ores et déjà engagé plusieurs initiatives au niveau communautaire pour développer l’aquaculture française et européenne :
- d’une part, un mémorandum sur le développement de l’aquaculture en Europe a été élaboré à l’initiative de la France et signé en juin dernier par 18  États membres.
- d’autre part, un débat a eu lieu sur ce thème lors du Conseil des ministres de l’agriculture et de la pêche du 19 novembre. Ce débat a montré la volonté de très nombreux États membres de promouvoir le développement de l’aquaculture en Europe. La Commission européenne doit présenter début 2009 une communication sur l’aquaculture durable, qui devrait permettre d’impulser une stratégie de développement au niveau communautaire.
Jean-Louis Borloo et Michel Barnier et annonceront très prochainement les suites qu’ils comptent donner à ce travail dont ils soulignent l’intérêt.

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Rhônalpénergie-Environnement: un rôle précurseur

Rhônalpénergie-Environnement célébrait hier ses 30 ans d’existence. « Notre Région a très tôt anticipé sur le besoin d’agir sur son territoire dans le domaine des économies d’énergies et des énergies renouvelables. Rhône-Alpes a été précurseur » a rappelé Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes lors de la rétrospective de ces 30 ans.

Née en 1978 à la suite du premier choc pétrolier, l’agence Rhônalpénergie a été créé par la Région Rhône-Alpes pour répondre aux besoins d’information, de conseil et d’assistance des collectivités locales en matière d’énergie. Association régionale regroupant 40 membres, le budget global de l’agence est de 1,8 M€, subventionné à hauteur de 50% par la Région Rhône-Alpes.

Cette célébration a été l’occasion de faire un point d’étape sur toutes les avancées en matière de développement durable en soulignant quelques réalisations pionnières qui ont pu aboutir :
- les actions d’économie d’énergie via la campagne « 1000 diagnostics » cofinancées par l’AFME : 20% d’énergie économisée…
- une expérience de stockage d’énergie solaire d’été dans le Lycée de la Plaine de l’Ain ;
- un premier champ d’éoliennes à Donzère, première réalisation en métropole de l’appel à projet Eole 2005
- le premier Agenda 21 en Rhône-Alpes à Romans sur Isère
- l’Observatoire Régional de l’énergie et des gaz à effet de serre (OREGES)
- le travail mené autour des Huiles Végétales Pures et autres carburants alternatifs…

Reconnue région leader en France pour l’énergie solaire, tant par le nombre des installations que par l’activité de recherche et développement et le dynamisme des entreprises, Rhône-Alpes aspire à encore plus de performances dans ce secteur comme dans d’autres. Car, dans ce contexte de crise, il y a là des ressources de croissance qui peuvent être mobilisées : « La croissance « verte » n’est pas un objectif utopique » a souligné Jean-Jack Queyranne.

En mettant le développement durable au coeur de toutes ses politiques et en favorisant les « industries vertes », les transports collectifs comme les déplacements doux, l’agriculture de qualité économe, la Région Rhône-Alpes se place dans une situation d’anticipation et trouve en Rhônalpénergie-Environnement un appui indispensable pour promouvoir un nouveau modèle de
développement.

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Le département le moins endetté de France

Le débat d’orientations budgétaires qui va avoir lieu dans quelques jours (le 28 novembre) au sein de l’assemblée départementale, s’inscrit dans un contexte de crise qui va rendre l’exercice plus que difficile. Le budget 2009 de l’Isère, qui devrait osciller entre 1,3 et 1,4 milliard €, nécessitera notamment un travail de recherche des économies potentielles de fonctionnement. Le budget 2009 devrait être définitivement arrêté lors de la session de janvier, du 22 au 26.

André Vallini, président du Conseil général de l’Isère, l’a clairement souligné ce matin, lors d’une conférence de presse: « C’est un budget anti-crise que nous préparons. Les Départements subissent un effet de ciseaux entre leurs recettes qui diminuent et leurs dépenses qui augmentent. Il va falloir se recentrer sur nos compétences ».

Mais il existe malgré tout un point extrêmement positif dans cette situation économique et financière proche de la récession: le département de l’Isère n’est pas lesté par son endettement. Mieux que ça, sa dette se résume à un nombre: zéro. C’est le département le moins endetté de France, comme l’a confirmé  Louis Chenal, directeur des finances du Conseil général de l’Isère, interrogé sur ce point par le président Vallini qui, manifestement, n’en espérait pas tant.

« J’ai hérité en 2001 d’un département peu endetté et depuis, j’ai même amélioré la situation. Certains, d’ailleurs me le reprochent. Je leur réponds que nous avons de grands projets pour les années qui viennent, lesquels  vont mobiliser de lourds emprunts. En attendant, pour faire face à la crise, nous allons maintenir notre niveau d’investissement en 2009, sans toucher aux impôts. Il n’y aura pas d’augmentation de la fiscalité départementale ».

Une bonne nouvelle, donc, pour les contribuables isérois qui ont vu leurs charges s’alourdir en même temps que se réduisait leur pouvoir d’achat. Le fameux « effet de ciseaux » ne les a pas épargnés.

En résumé, le Département contre-attaque. C’est un plan anti-crise qui va se mettre en place en Isère, lequel se traduit par un niveau d’investissement inchangé visant notamment à soutenir l’activité BTP: « Nous allons lancer un programme exceptionnel de travaux, ajoute André Vallini, prêts à démarrer dès le premier semestre 2009. Des travaux concernant des collèges, le réseau routier, le logement, des opérations dans les communes des 13 territoires de l’Isère ».

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Bilan de santé: la commission opte pour un compromis

La Commission européenne se réjouit de l’accord politique sur le bilan de santé de la politique agricole commune conclu par les ministres européens de l’agriculture. Le bilan de santé modernisera, simplifiera et rationalisera la PAC et éliminera les contraintes imposées aux agriculteurs, ce qui leur permettra de mieux réagir aux signaux du marché et de relever de nouveaux défis. Parmi l’éventail de mesures adoptées, l’accord prévoit la suppression des jachères obligatoires et l’augmentation progressive des quotas laitiers, avant leur disparition en 2015, et fait de l’intervention sur les marchés un véritable filet de sécurité.

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Mariann Fischer Boel, commissaire européenne, et Michel Barnier, président du Conseil, ont salué l’accord obtenu le 20 novembre sur le bilan de santé de la PAC

Les ministres ont également décidé d’augmenter la modulation, mécanisme qui consiste à réduire les paiements directs en faveur des agriculteurs pour affecter les fonds correspondants au budget du développement rural. Grâce à cette adaptation, il sera possible de mieux répondre aux nouveaux défis et opportunités auxquels l’agriculture européenne doit faire face, y compris le changement climatique, la nécessité d’une meilleure gestion de l’eau, la protection de la biodiversité et la production d’énergie verte. Les États membres pourront aussi aider les producteurs laitiers installés dans les régions sensibles à s’adapter aux nouvelles conditions de marché.

Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission européenne chargé de l’agriculture et du développement rural, a déclaré: «Je me réjouis que nous soyons parvenus à trouver un compromis qui préserve tous les principes de notre proposition initiale. L’objectif du bilan de santé est avant tout de donner à nos agriculteurs les moyens de faire face aux problèmes qu’ils rencontreront dans les années à venir, comme le changement climatique, et de leur permettre de prendre en compte les signaux du marché. Le transfert de fonds supplémentaires vers le budget du développement rural nous offre l’occasion de trouver des solutions sur mesure aux problèmes régionaux spécifiques. Les changements adoptés constituent une avancée majeure pour la PAC.»

Suppression progressive des quotas laitiers: étant donné que les quotas laitiers auront entièrement disparu en avril 2015, l’augmentation des quotas de un pour cent chaque année entre les campagnes 2009/2010 et 2013/2014 garantit un «atterrissage en douceur». Pour l’Italie, l’augmentation de 5 % sera introduite dès la campagne 2009/2010. Pendant les campagnes 2009/2010 et 2010/2011, les agriculteurs qui dépasseront leurs quotas laitiers de plus de 6 % devront payer un prélèvement de 50 % supérieur à la pénalité normale.

Découplage des aides: la réforme de la PAC a introduit le «découplage» des paiements directs aux agriculteurs, soit, en d’autres termes, la suppression du lien entre ces paiements et une production particulière. Néanmoins, plusieurs États membres ont choisi de maintenir certains paiements «couplés», c’est-à-dire liés à la production. Ces derniers paiements couplés seront supprimés et intégrés dans le régime de paiement unique (RPU), à l’exception de la prime à la vache allaitante ainsi que des primes aux ovins et aux caprins, que les États membres pourront maintenir couplées à leur niveau actuel.

Aide aux secteurs rencontrant des problèmes spécifiques (mesures dites de l’article 68): à l’heure actuelle, les États membres peuvent conserver, par secteur, 10 % de leur enveloppe budgétaire nationale destinée aux paiements directs et affecter cette somme, dans le secteur concerné, en faveur de mesures environnementales ou d’actions visant à améliorer la qualité des produits et leur commercialisation. Cette possibilité deviendra plus souple. Ainsi, ces fonds ne devront plus obligatoirement être utilisés dans le secteur dont ils proviennent. Ils pourront servir à soutenir les producteurs laitiers ainsi que les producteurs de viandes bovine, ovine et caprine et de riz dans les régions défavorisées, ou les types d’activités agricoles vulnérables. Ils pourront aussi servir à promouvoir des mesures de gestion des risques, comme les systèmes d’assurance contre les catastrophes naturelles ou les fonds de mutualisation en cas de maladies animales. Enfin, les pays appliquant le RPUS pourront également recourir à ce mécanisme.

Prolongation du RPUS: les États membres de l’UE appliquant le régime simplifié de paiement unique à la surface pourront continuer à le faire jusqu’en 2013 et ne seront plus contraints d’appliquer le régime de paiement unique d’ici à 2010.

Financement supplémentaire pour les agriculteurs des 12 nouveaux États membres de l’UE: 90 millions € seront alloués aux 12 nouveaux États membres de l’UE pour qu’ils puissent appliquer plus facilement l’article 68 jusqu’à ce que les paiements directs en faveur de leurs agriculteurs soient intégralement mis en place.

Utilisation des fonds actuellement non dépensés: les États membres appliquant le régime de paiement unique pourront soit utiliser les fonds actuellement non dépensés provenant de leur enveloppe nationale pour les mesures de l’article 68, soit les affecter au budget du développement rural.

Transfert de fonds entre le budget des aides directes et celui du développement rural: aujourd’hui, tous les agriculteurs qui reçoivent des aides directes d’un montant supérieur à 5 000 € voient ces paiements réduits de 5 %, les fonds correspondants étant transférés au budget du développement rural. Ce taux sera porté à 10 % d’ici à 2012. Une réduction supplémentaire de 4 % sera appliquée pour les paiements supérieurs à 300 000 € par an. Les fonds provenant de l’application de ce mécanisme pourront être utilisés par les États membres pour renforcer les programmes concernant le changement climatique, les énergies renouvelables, la gestion de l’eau, la biodiversité et l’innovation liée aux quatre thèmes précédents, ainsi que pour des mesures d’accompagnement dans le secteur laitier. Ces fonds transférés seront cofinancés par l’UE à hauteur de 75 % et de 90 % dans les régions de convergence, où le PIB moyen est particulièrement faible.

Aides à l’investissement pour les jeunes agriculteurs: l’aide à l’investissement pour les jeunes agriculteurs au titre du développement rural sera portée de 55 000 € à 70 000 €.

Suppression des jachères obligatoires: l’obligation faite aux exploitants de terres arables de maintenir 10 % de leurs terres en jachère est supprimée. Cette mesure leur permettra de maximaliser leur potentiel de production.

Conditionnalité: l’aide aux agriculteurs est subordonnée au respect de normes dans les domaines de l’environnement, du bien-être animal et de la qualité des aliments. Les agriculteurs qui ne se conforment pas aux règles s’exposent à une réduction des aides dont ils bénéficient. Ce système, appelé «conditionnalité», sera simplifié; les normes jugées non adaptées seront supprimées, de même que celles qui ne relèvent pas de la responsabilité des agriculteurs. De nouvelles exigences seront ajoutées, destinées à préserver les avantages environnementaux des jachères et à améliorer la gestion de l’eau.

Mécanismes d’intervention: il ne faut pas que les mesures relatives à l’approvisionnement du marché freinent la capacité des agriculteurs à réagir aux signaux du marché. L’intervention sera supprimée pour la viande de porc et fixée à zéro pour l’orge et le sorgho. Pour le blé, les achats à l’intervention seront possibles durant la période d’intervention au prix de 101,31 €/tonne jusqu’à 3 millions de tonnes, volume au-delà duquel il faudra avoir recours à des adjudications. Pour le beurre et le lait écrémé en poudre, les limites seront fixées respectivement à 30 000 tonnes et 109 000 tonnes, niveaux au-delà desquels l’intervention se fera par voie d’adjudication.

Autres mesures: une série de petits régimes de soutien seront découplés et intégrés dans le RPU à compter de 2012. La prime aux cultures énergétiques sera supprimée.

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Bilan de santé: réaction de la Confédération paysanne

« Le compromis passé cette nuit est tel que prévu : scandaleux, injuste et dangereux. L’ensemble du monde subit de plein fouet les effets des crises financière, alimentaire et écologique. Malgré cela, les gouvernements européens choisissent d’accentuer la dérégulation des marchés et donc l’instabilité des prix et des revenus agricoles pour les paysans : aujourd’hui en France, un quart des familles d’agriculteurs vit sous le seuil de pauvreté. La situation sera pire demain.

La suppression des quotas laitiers en 2015, après leur relèvement de 1% par an dès maintenant, arrive au moment même où les laiteries baissent leur prix d’achat aux paysans pour cause de surproduction.
Le soutien aux productions ovines, au lait de montagne, à l’agriculture biologique, aux fruits et légumes, sera réduit à peau de chagrin : l’article 68 initialement prévu pour les financer servira quasi exclusivement à financer l’assurance récolte des seuls agriculteurs qui auront la possibilité d’y souscrire.

Même les taux de modulation sont revus à la baisse ! Les avantages acquis sont ainsi bien protégés et le financement des nouveaux défis encore amoindri : changement climatique, énergie renouvelable, gestion de l’eau, biodiversité, secteur laitier. Le secteur laitier que l’on désorganise définitivement dans ce compromis rentre étonnamment dans la liste de ces nouveaux défis.

Vu l’orientation de ce compromis, on ne peut même pas être sûr aujourd’hui que la France utilisera les marges de manœuvre qui existent cependant dans ce canevas européen pour assurer « moins mal » le maintien des paysans et des productions. La France peut et doit remettre en cause les références historiques dans l’attribution des DPU.

Toute la question des mois à venir sera celle du courage politique du gouvernement français à assumer une autre répartition des soutiens à l’agriculture en France. Sans courage politique rien ne sera possible ».

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Bilan de santé: le point de vue de la Coordination rurale

La Coordination Rurale regrette qu’à travers le compromis sans ambition proposé par la France, les ministres de l’Agriculture européens aient privilégié des aménagements à la marge qui ne suffiront pas à garantir l’avenir de l’agriculture en Europe.

En effet, la grave dépendance en protéines n’est pas évoquée et la dérégulation de la production et dumarché, en particulier du lait, avance à grands pas.

Le découplage total pour les grandes cultures en 2010va bien dans le sens souhaité de la simplification. Mais celui des aides animales prévu d’ici 2012, même s’il ne touche pas les vaches allaitantes, risque d’avoir de graves conséquences pour l’élevage dans les zones difficiles et donc pour notre approvisionnement en viande bovine.

L’Union Européenne persiste dans l’erreur à propos du développement rural qui ne suffira pas à maintenir une agriculture européenne compétitive et de qualité. L’augmentation de la modulation, certes de moindre ampleur que prévu initialement, va gravement affecter le revenu des agriculteurs. Dans un contexte de forte volatilité des cours et de prix à la production qui ne couvrent pas les coûts de revient, le revenu des agriculteurs est en effet constitué totalement d’aides directes. La situation déplorable qui a conduit Michel Barnier à prendre des mesures d’urgence la semaine dernière va donc encore empirer.

Les décideurs européens n’ont pas saisi l’occasion qui leur était offerte de donner une nouvelle direction à la PAC à travers un renforcement de l’organisation des productions et des marchés, pour garantir la sécurité alimentaire des Européens et préserver tout un pan de notre économie. C’est un échec pour la France qui vient de faire à Bruxelles ce que le Président Sarkozy avait dit qu’il ne faudrait plus jamais faire (discours de Rennes – septembre 2007).

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Bilan de santé: réaction de la FNSEA

« La crise financière est omniprésente, la crise de l’économie dîte réelle devient prégnante et la crise alimentaire semble permanente. Dans ce contexte, au bout de 14 heures de négociations, les ministres européens de l’agriculture ont abouti à un accord. On aurait pu penser que celui-ci soit inspiré des bouleversements mondiaux actuels, mais il n’en est rien !

Cet accord symbolise la fin de la régulation des marchés. Il finit de destructurer les outils de gestion de ces mêmes marchés. Le rouleau compresseur de la Commission qui n’a qu’une stratégie : «  Le marché, rien que le marché, tout pour le marché  » peut alors avoir des conséquences graves pour les producteurs et les consommateurs. Le conseil n’a tenu aucun compte du contexte européen et mondial. A titre d’exemple, l’augmentation des quotas laitiers est une ineptie au moment où partout en Europe les producteurs subissent des baisses de prix importantes. De même, 5 % de modulation supplémentaire interpelle au moment où les charges augmentent et les cours des céréales vacillent. Il y a contradiction entre cette augmentation et une politique agricole qui se doit d’être une politique économique.

Malgré quelques points de détails, la France qui préside l’Union Européenne et qui souhaitait redonner des perspectives et des orientations politiques pour la PAC fait chou blanc. En effet, cette volonté politique ne se traduit pas dans cet accord où ce qui est qualifié positivement de filet de sécurité n’est en fait qu’un grand saut dans la précarité, dans l’instabilité c’est-à-dire un grand saut dans l’inconnu ».

La FNSEA dénonce le double langage d’hommes politiques qui en France et en Europe n’ont qu’un mot à la bouche «  régulation  » et détruisent cependant la seule politique régulée : la PAC.

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Coupe: samedi, Pont-de-Cheruy-Selongey

La région de Pont de Cheruy est en ébullition et la pression monte. C’est en effet ce samedi 22 novembre que le club de foot local affronte le SC Selongey, pensionnaire de la CFA2 pour le compte du 7ème tour de la coupe de France.

La rencontre se déroulera au stade Grammont à Pont de Cheruy à partir de 18 heures. En cas de victoire, le club nord isérois pourrait rencontrer, pour le compte des 32 èmes de finale un club de ligue 1 et pourquoi pas le GF38…

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