Archive | 26 novembre 2008

Le très glamour calendrier 2009 des from’girls est dispo!

Pourtant bien enracinées dans la culture française, les valeurs d’art de vivre, de plaisir, de raffinement et de beauté, laissent progressivement place à une alimentation déshumanisée et triste. Face au développement galopant de l’uniformisation du goût, du diktat du marketing nutritionnel, des produits allégés et aseptisés, et de tout ce que la société de consommation voudrait nous faire avaler, le Calendrier des From’Girls réveille nos yeux et nos papilles pour nous rappeler que manger de bons fromages de terroirs est le plus court chemin vers le bonheur…

Glamour et Terroir…

Dans un registre pop’art rappelant les dessins de Mel Ramos dans les années 60, mesdemoiselles Clara Chaource, Solène de Selles-sur-Cher, Elsa de la Fourme d’Ambert, Marinette de Saint Marcellin, Maïtena d’Ossau Iraty , Adeline Camembert, Estelle Livarot, Adèle Pont L’Evêque, Emma de la Tomme de Savoie, Live de Sainte-Maure, Jeanne Gruyère… prennent la pose pour mettre en appétit les amateurs de bons fromages.

En associant deux images opposées, celle d’une femme sexy et sensuelle qui aime la vie, avec celle du fromage plutôt agricole, traditionnelle et masculine, l’objectif est de réconcilier fromage au lait cru et art de vivre, dans une optique esthétique et moderne, montrant aux consommateurs des produits vivants qui racontent l’histoire de notre terroir. Préserver les petites productions et les pratiques locales, encourager les PME à développer des fromages authentiques, former le palais des jeunes générations pour qu’ils sachent reconnaître un vrai fromage d’une copie de laboratoire,.. sont autant de missions qui relèvent d’une logique de développement durable. Parce que maintenir une production locale, c’est préserver la beauté d’un paysage et maintenir un lien social.

Financement du calendrier

Soutenu par des PME locales et souvent familiales, le Calendrier des From’Girls est une initiative indépendante. 40 % du budget est couvert par le soutien de fabricants et les 60% restants, par les ventes qui s’effectuent, d’une part, par le biais d’Internet sur www.fromages-de-terroirs.com au prix public de 15 euros, et, d’autre part, par le réseau des détaillants fromagers (la liste est disponible sur le site Internet). Les bénéfices vont à l’association pour lui permettre de mener des actions militantes comme la Journée Nationale du Fromage. La société Fromagère du Livradois pour la fourme d’Ambert, la Fromagerie P. Jacquin & Fils pour le Selles sur Cher, la Fromagerie Lincet pour le Chaource, la fromagerie Haxaire pour le munster, la fromagerie Graindorge pour le livarot, et le pont l’Evêque, la fromagerie Gillot pour le camembert, la fromagerie Jura Gruyère pour le gruyère AOC … fabriquent toutes leurs produits dans le respect de la tradition.

A noter que dans ce calendrier la Savoie et le St Marcellin sont à l’honneur!!!

Imprimé à 4 000 exemplaires, le calendrier est vendu 15 euros sur le site Internet www.fromages-de-terroirs.com et les bénéfices sont entièrement reversés à l’association pour mener des actions militantes.

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La saga Lardat-Déjean

Sur sillon38.com, on vous parle souvent des Lardat, ostréiculteurs à Mèze et très présents en Isère, sur les marchés, foires et salons.

Ces paysans de la mer le sont depuis plusieurs générations.

Il a fallu un petit coup de pouce du destin pour qu’ils viennent, une première fois vendre leurs huîtres en Isère: au salon de la gastronomie à Saint-Jean-de-Moirans, salon organisé par le club de rugby local.

Autre coup du hasard, des amis m’avaient invité à ce salon, histoire de boire un coup, le feeling est tout de suite passé. Nous étions en 1990.  Les Lardat, Yvon, son épouse Claudie, sa soeur Odette et son beau frère René, ont réussi à se faire adopter en Isère et se sont entourés d’une foule d’amis, de copains, de connaissances…

lardat.jpg

Nous sommes à la foire de Beaucroissant…

Ensemble, on a fait des foires et…la foire: Sassenage, Voiron,Vif , Beaucroissant…en sont les principales. Que de souvenirs, d’anecdotes, de crises de rires et parfois de galères…

Les marchés de L’Estacade, de la place St André à Grenoble tous les week-end, et de Pont-de-Claix le dimanche, du mois de septembre à fin avril complètent leur activité iséroise.

Hélas, il a fallu un sacré coup du destin pour complètement dérégler cette organisation bien huilée: le décès accidentel de l’épouse d’Yvon: Claudie, en Janvier 2005.

C’est alors que le neveu d’Yvon entre dans le circuit.

nicolas.jpg

Nicolas ici à Sassenage lors de la fête des fromages et des produits du terroir.

Nicolas Déjean se dit prêt à s’associer avec son oncle. Banco dira ce dernier. Les choses ne seront pas simples administrativement mais la gnac de Nicolas l’emportera et un Gaec sera constitué.

Nicolas aura l’intelligence d’apprendre le métier de producteur mais également celui de vendeur. Il ne rechignera pas à faire les marchés, les foires, il saura se faire apprécier, et aujourd’hui il arrive presque à faire oublier son oncle sur la place de Grenoble et au marché de Pont-de-Claix, le dimanche: pas une mince affaire!

Voila résumé en quelque lignes la fameuse saga de l’association d’un oncle et de son neveu.

Pour les rencontrer:

le samedi: place St André et l’Estacade à Grenoble et le dimanche: l’Estacade et le marché de Pont de Claix. Alors si vous aimez huîtres, moules, coquillages et produits de la mer, sans occulter l’ambiance: n’hésitez pas à leur rendre visite…Surtout que les fêtes de fin d’année approchent à grands pas.

Vous pouvez également les retrouver au salon vins et gastronomie de Vif les 29 et 30 novembre.

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Les surfaces de pâturage ont augmenté

Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche signale que les dossiers surfaces déposés par les agriculteurs au titre de la campagne 2008 montrent que les surfaces déclarées en pâturage permanent ont augmenté d’environ 30 000 hectares entre 2005 et 2008.

Dans le cadre de la conditionnalité des aides directes et compte tenu de la progression des surfaces en pâturages permanents entre 2005 et 2008, aucune mesure particulière de gestion concernant les prairies permanentes ne s’impose aux agriculteurs français pour 2009.

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Débardage à cheval: difficile en Chartreuse

Dans les commentaires reçus à la rédaction de sillon38.com, celui concernant le débardage à cheval nous a interpellé.

A l’heure où l’ on parle économies en tous genres, il est certain que le retour à des méthodes de travail plus traditionnelles peuvent se révéler payantes. Parmi celles-ci, il y a bien entendu les possibilités de faire appel à la force animale.

Pour en revenir au sujet qui nous concerne, Pierre Basso, propriétaire forestier et président du groupement des sylviculteurs de Chartreuse Isère nous apporte son éclairage.

« Mon avis sur le sujet n’est applicable que dans les forêts de CHARTREUSE;
ayant pratiqué le traînage manuel  dans des parcelles pentues, majoritaires sur le massif, je vois mal un cheval intervenir en toute sécurité, même avec des petites charges, la glisse incontrôlable des bois se produit, et alors gare devant..

Les boeufs et même les vaches ont été utilisées dans nos  montagnes pour sortir du bois avec l’aide de matériel roulant spécifique, le travail était était dangereux et pénible tant pour  les bêtes que pour les hommes, avec de longues heures de travail.

Qui est prêt de nos jours à passer autant de temps pour exploiter son bois, dans des conditions de sécurité très précaires?

Voila  mon humble avis, sans opposition à cette activité où le cheval travaille et bien agréable a voir évoluer. »

Un avis très éclairé qui en appelle d’autres!

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Joyeux anniversaire Franquette, Mayette et Parisienne !

Un anniversaire de stars avec la Compagnie « Les Improstars »

Pour fêter les 70 ans de l’AOC Noix de Grenoble dans le cadre de la manifestation « Le Mois de la noix », le Grand Séchoir vous convie à une soirée festive et gourmande !

Pas de grande conférence sur l’histoire de la noix  (si vous ne la connaissez pas encore, la visite du musée s’impose ! ) mais une ambiance conviviale et chaleureuse en compagnie des « Improstars », qui nous ferons vivre un moment comme ils les aiment….surprenant et animé, où vous deviendrez vous aussi acteur de la soirée !

A l’heure de l’apéritif, laissez-vous tenter par la dégustation de la noix nouvelle et des produits du terroir tout en sirotant un petit vin de noix ou une bière à la noix, et venez admirer la toute première robe en noix réalisée par la plasticienne Maud Bonnet !!!

Vendredi 28 novembre 2008 à 19h00. Entrée libre
Le Grand Séchoir / Vinay
Renseignements : 04.76.36.36.10

Pour poursuivre les festivités du Mois de la noix, rendez-vous à la fête de la noix samedi 29 et dimanche 30 novembre au gymnase municipal : concours de gâteaux et vins de noix, mondée et pressée d’huile, expositions, animations musicales… Entrée gratuite de 9h30 à 19h




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L’agroforesterie: une diversification agricole

Une journée technique ayant pour thème « L’agroforesterie: une diversification agricole » est organisée le 3 décembre, de 9h à 17h à Voreppe.

La diversification des assolements en grandes cultures représente un enjeu environnemental mais également économique important pour les agriculteurs du Voironnais. Le Pays Voironnais et l’ADAYG vous proposent donc de participer à différentes réunions ou visites en lien avec cette problématique au cours du mois de décembre.

Premier rendez-vous le 3 décembre.

Peuplier, merisier, noyer, châtaignier, cornouiller… On considère en général que la production de bois ne passe que par l’exploitation des forêts ou le boisement de terres agricoles.
Les nuciculteurs, dont certains connaissent déjà l’intérêt du noyer double fin (fruit et bois), sont en général réticents à l’idée de maintenir au-delà de 5-6 ans une culture intercalaire entre les lignes d’arbres. Le bassin nucicole de la plaine de l’Isère était pourtant, jusqu’il y a peu, une zone traditionnelle de production agroforestière.
En élevage, le pâturage sous verger reste une pratique très répandue, mais qui peut aussi être adaptée à une production de bois d’oeuvre (arbres fruitiers ou bois).
La production d’un bois d’oeuvre de haute valeur peut pourtant se faire au milieu des cultures ou des animaux. Les avantages environnementaux de telles plantations sont reconnus.
Depuis une vingtaine d’années, des organismes de recherche dont l’INRA de Montpellier ont développé des types d’associations arbres-cultures et arbres-élevage permettant d’améliorer la rentabilité à la parcelle et à l’échelle de l’exploitation, et dont les services environnementaux associés intéressent de plus en plus de collectivités (limitation des lixiviations d’azote et des ruissellements, haie coupe-vent, abri pour la faune auxiliaire, intérêt paysager, etc…). Ces «nouveaux» systèmes, compatibles avec la mécanisation, se développent dans d’autres régions.

Objectif et déroulement de la journée :

Matinée (9h-12h30) : Conduite technique d’une parcelle agroforestière
Présentation des techniques modernes d’agroforesterie : aspects techniques pour l’implantation et la conduite d’une parcelle agroforestière (profondeur de sol, travail du sol, traitements, taille des arbres).
Après-midi (13h30-17h) : Rentabilité et cadre réglementaire pour un nouveau projet
Rentabilité à la parcelle et à l’exploitation ; cadre réglementaire et éligibilité aux aides agricoles et à la plantation
Lieu : dans le bâtiment du Service Economique du Pays Voironnais, Centr’Alp -347, rue Aristide Bergès, 38340 Voreppe
Intervenant : Fabien Liagre, directeur du bureau d’étude Agroof Développement spécialisé en agroforesterie, partenaire de l’INRA et de l’APCA pour différents programmes de recherche-développement.
Journée gratuite, repas à la charge des participants
Contact : ADAYG -Thomas Borrell, animateur local – 04 76 20 68 31

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Dernier délai pour enregistrer vos substances chimiques

REACH, règlement européen relatif à l’enregistrement, l’évaluation, l’autorisation et les restrictions des substances chimiques est entré en vigueur le 1er juin 2007. Ce règlement doit permettre de construire un véritable système d’information sur les substances chimiques pour en améliorer la connaissance et la maîtrise des risques sanitaires et environnementaux. Il prévoit une phase de pré-enregistrement indispensable par les entreprises utilisant des substances chimiques avant le 1er décembre 2008.

Or, les derniers chiffres fournis par l’Agence européenne des produits chimiques sur le nombre de pré-enregistrements en application du règlement Reach, montrent un retard pour les entreprises françaises. En effet, la France ne représente seulement que 6% du nombre total de pré-enregistrements effectués alors que l’Allemagne est à plus de 30% et le Royaume-Uni à plus de 20%. En région Rhône-Alpes, au début du mois d’octobre, seules 93 entreprises avaient effectué cette démarche avec des disparités importantes suivant les départements (de 29 ou 23 dans l’Isère et le Rhône à 2 dans l’Ain).

Tous les fabricants et importateurs publics ou privés de certaines substances, à plus d’une tonne par an, telles quelles ou contenues dans des préparations ou des articles, ont la possibilité de les pré-enregistrer jusqu’au 1er décembre 2008. A cette date, toutes les substances non pré-enregistrées devront être immédiatement, soit enregistrées avec l’ensemble des informations prévues, soit retirées du marché.

Ne ratez pas cette phase de pré-enregistrement !
Elle permet de bénéficier, pour certaines substances, d’un délai pour l’étape d’enregistrement obligatoire pour toutes les substances depuis le 1er juin 2008.

Si vous n’êtes qu’utilisateur de produits chimiques, assurez-vous auprès de vos fournisseurs que ceux-ci effectuent bien les démarches nécessaires, afin de prévenir tout risque de rupture d’approvisionnement.

Le pré-enregistrement est simple et gratuit. Il suffit de déposer sur le site internet de l’Agence européenne : http://www.echa.europa.eu/ des informations notamment sur votre identité légale, la substance à pré-enregistrer, le délai envisagé pour son enregistrement et les quantités annuelles produites ou importées de cette substance.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le service d’assistance réglementaire sur le site www.reach-info.fr . Vous y trouverez notamment le guide pratique « 30 réponses pour être en conformité avec REACH ».

Suite au pré-enregistrement, le déclarant sera membre d’un forum d’échange d’informations sur les substances, dans le but de faciliter la constitution des dossiers d’enregistrement et de limiter les coûts, ainsi que les tests sur les animaux.

L’application de Reach va permettre de recueillir un grand nombre d’information sur 30 000 substances chimiques et de mieux connaître les risques liés à leur utilisation, et donc à terme, de mettre en place une véritable gestion de responsable de ces substances. Reach est un règlement dans l’intérêt de tous.

Pour plus d’informations :
www.reach-info.fr (numéro indigo : 0820 20 18 16, ouvert de 9 à 12 heures les jours ouvrables)
http://www.developpement-durable.gouv.fr/
Contact : DRIRE-RHONE-ALPES@industrie.gouv.fr

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90 heures par semaine pour moins que le smic

A découvrir sur www.ledauphine.com, le témoignage d’un éleveur bovins de Belledonne. Georges Mermond, 58 ans, a son exploitation à Venon et est spécialisé en viande de boucherie. 25 vaches allaitantes, 20 veaux et deux taureaux constituent son cheptel. Il annonce travailler entre 11 et 14 heures en moyenne par jour, soit entre 70 et 90 heures par semaine. Une étude réalisée auprès de cinq éleveurs de Belledonne, dont lui même démontre que le salaire mensuel de chacun est compris ente 200 et 850 euros mois.

Pour en expliquer les raisons, il prend un exemple:

« Le broutard (ndlr : veau mâle vendu à un négociant) rapportait 2,40 € le kilo, vif, l’année dernière. Aujourd’hui, il est à 2 € le kilo. « On a perdu environ 100 € par bête, précise Georges Mermond. Actuellement, dans l’élevage, on est mal, on est vraiment mal ».

A noter que l’éleveur, proche de la retraite cherche un repreneur…

Lire la suite sur le site: www.ledauphine.com

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Quinzaine de l’installation: rendez-vous en Grésivaudan

Nous vous rappelons que dans le cadre de la quinzaine de l’installation, une journée de rencontre est programmée ce jeudi  27 novembre à St Ismier

Pour maintenir une agriculture dynamique sur les balcons de Chartreuse, la vallée du Grésivaudan et le massif de Belledonne, il est nécessaire aujourd’hui de faciliter entre autres, l’installation de nouveaux agriculteurs.

En 2007 (étude ADASEA), sur 389 exploitants, 222 avaient plus de 50 ans et ceux-ci exploitaient 4931 ha sur le Pays du Grésivaudan, soit 40% de la surface agricole. Parmi eux, 140 n’avaient pas de succession connue.

Dans le cadre de la Quinzaine de l’installation, le Syndicat mixte du Pays du Grésivaudan, l’ADASEA, l’ADABEL, l’ADAYG et le Point Accueil Installation, organisent la:

Première journée accueil – installation en Pays du Grésivaudan
le jeudi 27 novembre, de 9h à 16h30
au lycée agricole de St Ismier

Cette journée a pour but d’accueillir les porteurs de projets intéressés par ce territoire, en facilitant les échanges entre eux, en leur faisant découvrir les spécificités du territoire, en leur permettant de connaître et de se faire connaître des acteurs du territoire.

Elus et structures socio-professionnelles seront là pour les accueillir et échanger avec eux sur leurs motivations, leurs projets et leurs attentes. Ce sera aussi l’occasion pour eux de réfléchir aux démarches à mettre en oeuvre pour réunir les conditions nécessaires à  l’aboutissement des projets d’installation sur le territoire du Grésivaudan.

Programme

9h: accueil
9h30: présentation du territoire et de la démarche installation sur le territoire
10h: table ronde autour de 4 thématiques: foncier/planification urbaine; bâtiment/logement ; financement du projet d’installation ; les projets en lien avec le territoire
14h à 16h30: visite d’exploitation au choix: une exploitation en maraîchage  (vallée du Grésivaudan) ou une exploitation en porcs fermiers – petits fruits (Belledonne)

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Taux alarmants de pesticides dans les raisins

Enquête sur les raisins de table au sein de l’UE : des ONG détectent des pesticides, parfois interdits, souvent préoccupants et en grand nombre dans des raisins de certains supermarchés !

 

raisins.jpg Une grande enquête a été menée par 5 ONG , dont le MDRGF(mouvement pour le droit et le respect des générations futures) pour la France, dans 5 pays européens ( Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont préoccupants :

 

Résultats globaux.

> 99,2% des raisins analysés contenaient des résidus de pesticides! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides.

> 0.65mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.

> 20% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides différents.

> 4,8% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu’on ne doit pas dépasser !

> 3 échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production.

> Un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë de l’Organisation mondiale de la santé! Le dépassement de cette dose de référence, même une seule fois, peut endommager la santé humaine, en particulier la santé des enfants.

> Et parmi tous ces pesticides de nombreuses matières actives présentaient des risques potentiels pour la santé. On a trouvé des pesticides neurotoxiques, suspectés d’être cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal.

Et pour la France ?

> 100% des 25 échantillons testés étaient contaminés.

> 0,73mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.

> 44% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides. 51 pesticides différents ont été détectés au total.

> 8,5 pesticides par échantillon en moyenne! Le record pour l’enquête : 16 pesticides dans un échantillon de raisin acheté!

> 16% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu’on ne doit pas dépasser !

 

> Cerise sur le gâteau, des pesticides interdits d’usage dans toute l’UE ou dans le pays de production ont été retrouvés ! En effet, 2 échantillons de raisins italiens contenaient de l’endosulfan, un pesticide interdit dans toute l’UE. Comme le DDT, l’endosulfan est un polluant organique persistant (POPs) qui provoque des dommages à long terme pour l’environnement. De plus, un autre échantillon de raisin italien contenait l’insecticide bromopropylate qui n’est plus autorisé en Italie depuis fin 2007  !

 

« Cette situation est inacceptable. La contamination des raisins par des substances préoccupantes est massive. » déclare F. Veillerette, Président du MDRGF et administrateur du réseau PAN-Europe. « Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités par rapport aux situations d’illégalité que nous avons mises en lumière. Nous demandons au gouvernement français de soutenir la  position de la Commission Environnement du Parlement européen qui appelle  à l’exclusion des substances classées CMR ou perturbatrices endocriniennes afin que le consommateur ne les retrouve plus dans ses aliments.

 Nous appelons également les chaînes de supermarché à tout mettre en œuvre pour baisser les niveaux de résidus de pesticides dans leurs produits en appliquant des standards plus exigeants à leurs fournisseurs que ceux prévus par la loi » ajoute-t-il.

 

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