Archive | 27 novembre 2008

Bilan de santé: le ministre ouvre la concertation

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a réuni le Conseil  Supérieur de l’économie agricole et agroalimentaire, qui regroupe les représentants de la profession agricole, des industries agroalimentaires, des consommateurs, des distributeurs, des associations de  protection de la nature. Il  a  présenté le bilan de la négociation communautaire sur l’évolution de la PAC ouverte il y a un an et conclue le 20 novembre dernier.
Michel Barnier a rappelé, à cette occasion, que cet accord obtenu à l’issue d’une longue négociation, consolide la PAC à court terme et prépare l’avenir. Il a pris en compte les priorités  qui avaient été définies lors des Assises : le maintien des instruments d’intervention des marchés, la mise en place d’outils de couverture des risques climatiques et sanitaires, un encadrement de l’évolution des quotas laitiers, et la réorientation des aides.
Il appartient désormais aux  Etats-membres de :
- décider des mesures à inscrire dans la politique de développement rural dont les moyens seront accrus d’ici 2013 à hauteur de 5% du montant des aides,
- revoir, s’ils le  souhaitent, les modalités d’attribution des aides directes des agriculteurs. Celles-ci peuvent être réorientées sur des modes de production durables, sur  des productions et des territoires fragiles, ou sur des outils de couverture des risques climatiques et sanitaires.
Pour préparer ces choix, Michel Barnier a annoncé qu’il engageait sans tarder la concertation et qu’il présentera des premières conclusions  au Gouvernement d’ici la fin janvier.

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Grésivaudan: un pays qui a besoin de relève

Pour maintenir une agriculture dynamique sur les balcons de Chartreuse, la vallée du Grésivaudan et le massif de Belledonne, il est nécessaire aujourd’hui de faciliter entre autres, l’installation de nouveaux agriculteurs. Il y a des places à prendre: en 2007, sur 389 exploitants, 222 avaient plus de 50 ans et ceux-ci exploitaient 4931 ha sur le Pays du Grésivaudan, soit 40% de la surface agricole. Parmi eux, 140 n’avaient pas de succession connue (étude ADASEA).

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C’est dans ce contexte riche de potentialités pour les jeunes agriculteurs qu’avait lieu aujourd’hui au lycée agricole de Saint-Ismier la première journée accueil-installation en Pays du Grésivaudan. Dans le cadre de la Quinzaine de l’installation, le Syndicat mixte du Pays du Grésivaudan, l’ADASEA, l’ADABEL, l’ADAYG et le Point Accueil Installation, organisaient ce rendez-vous pour accueillir les porteurs de projets intéressés par ce territoire, en facilitant les échanges entre eux, en leur faisant découvrir les spécificités du territoire, en leur permettant de connaître et de se faire connaître des acteurs du territoire, élus, organismes agricoles, associations.

Les caractéristiques de ce pays du Grésivaudan, jadis considéré comme « le plus beau jardin de France », Isabelle Roblès (ADABEL), les a ainsi résumés: « Un territoire proche de la ville, où la pression foncière est forte, où il y a de la pente, mais où la demande en produits agricoles locaux de qualité est réelle. Un territoire où il existe une volonté politique pour maintenir et développer les activités agricoles ».

Quelques inconvénients, donc, et pas mal d’atouts.

Vingt sept porteurs de projets participaient à cette journée,  un chiffre considéré comme élevé. Plusieurs ont dépassé la quarantaine et ne sont donc pas éligibles à la DJA. Comme cela fut souligné au cours des échanges, sur ces 27 projets, 3 seulement relèvent de l’agriculture conventionnelle. Parmi les projets présentés par les candidats, un élevage d’émeus, un projet PPAM (plantes à parfum et aromatiques) qui valorise une friche, un projet apiculture et trufficulture, un élevage ovin, un projet horticole à base de cactus, etc.

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La variété et l’originalité des projets s’inscrivent, comme l’ont montré les échanges, dans l’émergence  simultanée de nouveaux modes de production (bio, petites surfaces, gestion partagée), de nouveaux mode de distribution (vente directe, circuits courts, vente au panier par internet) et de consommation. Sur ce dernier point, la clientèle ne rechigne pas à découvrir de nouveaux légumes, à modifier ses habitudes alimentaires, à devenir partenaire du producteur. Colette Thilly qui a cédé son exploitation d’horticulture/maraîchage à ses enfants: « Beaucoup de gens découvrent des légumes qu’ils ignoraient jusqu’alors, comme la salade pain de sucre – un client m’a téléphoné pour savoir si c’était un choux chinois- et les petits pois frais ».

La table ronde, animée par Olivier Turquin (UJF Grenoble), a réuni Serge Chalier (Chambre d’Agriculture de l’Isère), un représentant de la SAFER, un banquier, une élue, Sylvia Chauvin (conseillère municipale à La Terrasse), Bernard Dupeloux (Terre de liens), Andrée Beylon (Alliance) , Georges Mermond (agriculteur cédant de Venon), Clément Drevet (jeune agriculteur en cours d’installation dans la plaine de Crolles), Christian Reymond (berger en cours d’installation à Pinsot).

Reste que, derrière cet engouement manifeste pour le développement durable et la production agricole locale, l’accession au statut d’agriculteur est toujours aussi difficile. « Un parcours du combattant », dit Olivier Turquin. « Des modalités nouvelles sont à inventer ». Les trois gros obstacles à franchir pour le candidat à l’installation sont: le foncier, le logement, les finances. Ces trois chapitres ont donc été abordés successivement.

Trouver une terre, un local, un terrain pour installer un bâtiment agricole nécessitent de longues démarches, surtout quand on est en montagne où le moindre lopin de terre plate est convoité. Bref, les candidats à l’installation ont fait part de leurs expériences et de leurs angoisses. « Qui me dit que le terrain que je convoite ne va pas me passer sous le nez et revenir à l’agriculteur déjà installé? » , interroge l’un d’eux. Réponse claire et nette de la SAFER: « Priorité à l’installation quand il y a concurrence avec un exploitant déjà installé ». Une bonne nouvelle pour les 27 porteurs de projets présents.

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Pour plus de renseignements:

Point Accueil Installation (Frédérique Fort): 04.76.20.67.01

Installation Belledonne (Isabelle Robles): 04.76.20.68.45. Lundi 1er décembre, permanence de 14h à 17h à la Maison des agriculteurs

ADASEA (Julie Plataroti): 04.76.20.67.69

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Journée technico-économique viande bovine

Jeudi 4 décembre à Misérieux (01): Journée technico-économique viande bovine biologique
Corabio (la Coordination Rhône-Alpes de l’Agriculture Biologique) et la Chambre régionale d’agriculture organisent une journée technico-économique sur le thème « Viande bovine bio, un marché en progression ». Cette journée aura lieu le jeudi 4 décembre au LEGTA Edouard Herriot, à Misérieux (dans l‘Ain) et se terminera par la visite de la ferme de Joseph Fray, à Villeneuve.

Aujourd’hui, la viande n’échappe pas à l’engouement des consommateurs pour les produits biologiques. Longtemps commercialisée dans la grande distribution, la viande bio est désormais présente dans tous les circuits de commercialisation, notamment en vente directe sous forme de caissettes et en magasins spécialisés. Elle fait aussi l’objet de demandes de la part de la restauration collective, dans le cadre de l’introduction d’aliments biologiques dans les restaurants scolaires.

Ainsi, tous les opérateurs commerciaux de cette filière sont à la recherche d’approvisionnement, il y a donc place pour de nouveaux éleveurs et c’est l’objectif de cette journée que de favoriser des installations en bio :

■ La matinée vise à présenter aux participants la diversité des circuits de commercialisation et l’évolution du marché.

■ L’après-midi sera consacré aux conditions techniques et économiques d’un passage en bio d’un élevage bovin et à la finition des animaux en bio.

■ La journée se terminera par la visite de l’élevage de Joseph Fray, éleveur de bovins viande et porcs à Villeneuve.

Cette journée professionnelle est destinée aux agriculteurs intéressés par ce mode de production ainsi qu’à tous les professionnels du secteur.

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L’inscription est indispensable, il suffit d’appeler Corabio au 04 75 61 19 35 pour obtenir un programme et un bulletin d’inscription.

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Voironnais: aménager une mare pédagogique

La commune de La Buisse, l’association Le Pic vert, ont réalisé le nettoyage de l’ancienne carrière située à proximité du Hameau du Grand Ratz le samedi 15 novembre. Plus de 30 m3 de ferraille, 30m3 de plastiques, vieux pneus et  déchets divers ont été retirés de ce site grâce au travail d’une bonne trentaine de volontaires.

Le samedi 29 novembre à partir de 9h ces mêmes partenaires vont aménager une mare pédagogique sur ce site restauré. Elle servira pour abreuver la faune du secteur, permettra l’installation de plusieurs espèces animales et végétales et sera un  lieu d’observation pour les scolaires et les promeneurs.

Toutes les personnes intéréssées sont cordialement invitées à participer à ce chantier. Le site sera balisé à partir du Hameau du Grand Ratz. On y accède par Coublevie et St-Julien-de-Ratz, en tournant à droite en haut des gorges du Bret

On peut également venir par Pommiers-La-Placette.

Prévoir vêtements chauds  de terrain, pelle, pioche, seaux, brouettes, sécateur, rateau. Une collation est offerte sur place pour les bénévoles.

Le chantier sera filmé pour une nouvelle émission d’environnement réalisée par Allain Bougrain Dubourg pour France 2.

Renseignements: Le Pic Vert 04 76 91 34 33 ou contact@lepicvert.asso.fr

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Un salon pour trouver des réponses concrètes

Nous vous rappelons que le deuxième salon de l’installation se tiendra ce vendredi 28 novembre à St Georges d’Espéranche.

Cet événement qui s’inscrit naturellement dans la Quinzaine de l’Installation de l’Isère a pour but de mettre en relation les porteurs de projet agricole et rural sur le Nord-Isère avec l’ensemble des partenaires de l’installation.

Le participant rencontrera les principaux acteurs de la création/reprise du territoire qui tiendront des stands toute la journée : Chambre des Métiers et de l’Artisanat, Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre d’Agriculture, Point Info Installation, ADASEA , SAFER, ADIE, avocats, AFRAT, le CER France Isère, banques, assurances, l’ADABIO, les Gîtes de France…

L’objectif de ce salon est de rendre le milieu rural attractif et accessible à tous types de projets, tout en pérennisant l’activité, non seulement agricole mais aussi artisanale, touristique, économique, afin de conserver un tissu dynamique.

Le salon se décline sous la forme d’un forum où les participants vont rencontrer les structures de leur choix tout au long de la journée pour trouver des réponses concrètes auprès des professionnels, faire évoluer leur projet professionnel et de vie en ciblant les structures pertinentes d’accompagnement de leur projet et en collectant des informations sur l’installation et la reprise d’activité dans le milieu rural, qu’il soit agricole ou non.

Le salon 2008 démarrera à 9h30 pour se finir à 17h; une pause déjeuner sous forme de buffet sera proposée aux participants.

Pour tout contact :
Bérengère CURTAUD, conseillère Rhône Pluriel au 04 76 06 56 63/ 06 89 95 35 56
Julie FERRAZZI, conseillère Isère Porte des Alpes au 04 74 83 25 16/ 06 89 95 35 39

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