Archive | 13 janvier 2009

“L’Etat réaffirme enfin sa mission de service public”

La Confédération paysanne se félicite que la mise en œuvre du nouveau dispositif d’accompagnement à l’installation en agriculture soit finalement sous l’autorité du Préfet.

Comme la Confédération paysanne l’a toujours revendiqué, l’installation est l’affaire de tous et ne peut pas être mis entre les mains d’un seul syndicat. C’est chose faite à la lecture du décret et de l’arrêté publiés le 10 janvier 2009 et rendant opérationnel le PPP [1].

Avec la mise en place du Comité Départemental à l’Installation (CDI) qui proposera à la CDOA [2] les orientations d’organisation du PPP, c’est bien le préfet qui sera le référent sur le terrain. Sa « composition et les modalités d’organisation et de fonctionnement de ce comité sont fixées par arrêté du préfet de département. Il comprend notamment un représentant de la région et un représentant du département ».

Si la démocratie a repris ses droits, ce décret nous interpelle cependant car :

- la Commission Régionale Installation, élément-clé garantissant la cohésion et le dynamisme de l’installation dans les territoires, a disparu des textes,

- de nombreux points restent flous ou à l’appréciation du seul préfet.
Il faudra s’assurer que Le CDI respecte la neutralité et la pluralité conformément aux engagements du Ministre de l’agriculture lui-même et comme cela est réaffirmé dans les différents cahiers des charges. Ainsi il faudra que tous les acteurs de l’installation soient représentés équitablement au CDI.

La Confédération paysanne restera vigilante et active pour que cette première étape de respect du pluralisme et des acteurs impliqués soit déclinée du niveau national au niveau départemental.

[1] Plan de Professionnalisation Personnalisé
[2] Commission Départementale d’Orientation de l’Agriculture

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La Foulée des seniors au cœur de la nature et du bien-être

Pour les plus de 50 ans qui aiment le ski de fond. Depuis 15 ans, « La foulée des seniors » organisée à Autrans dans le cadre de la Foulée blanche est leur rendez-vous sportif incontournable de la saison.

Ils affectionnent particulièrement cet évènement car le programme permet selon sa forme et son ambition de gagner, d’allier parcours sportif, découverte nature, halte gourmande. Jeudi 15 janvier,  plus de 1500 seniors vont se retrouver sur la ligne de départ.

« La Foulée des seniors » est une épreuve qui permet de disputer un parcours de 5, 10 ou 15 km en trèfle. Comme les difficultés sont progressives, au cours de l’épreuve, selon sa forme, chaque concurrent peut parcourir les premiers 5km ou tenter d’aller plus loin. Le stade de départ comporte deux zones : l’une pour le skating et l’autre pour les inconditionnels de l’alternatif.

Pour les mordus de raquettes à neige deux parcours sont proposés : l’un qui associe orientation et initiation au tir biathlon et au tir à l’arc, l’autre baptisé « patrimoine et gourmandises » pour découvrir toutes les richesses du Vercors : la Faune et la Flore, des produits variés et savoureux, l’échange avec les gens du terroir. A chacun de choisir son ambiance : sportive ou plus conviviale et festive pour ceux qui sont là, simplement pour le plaisir.

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Autrans est situé dans un site exceptionnel, au coeur du Parc Naturel Régional du Vercors ce qui permet une véritable harmonie avec la nature. Cette année la station d’Autrans et la Foulée Blanche propose un « Séjour douceur nordique » jusqu’au 18 janvier  pour les inconditionnels de cet événement. Chacun y trouvera son bonheur : Inscription aux Foulées, pass de ski, cours de ski avec l’ESF, ballades à ski ou raquette, aquagym, séance de sophrologie,  stretching…découverte de  la gastronomie du Vercors et soirées festives.

Et pour cette 15 EME FOULEE DES SENIORS, les organisateurs et les participants veulent relever le défi d’une Journée Zéro Déchet. Les adeptes de ski de fond sont des citoyens attentifs à la protection de l’environnement, à la nature protégée. Tous les efforts seront mis en œuvre pour que ce rassemblement sportif, soit un exemple d’attentions à l’environnement.

Pour en savoir plus sur la foulée blanche:www.lafouleeblanche.com

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Agir pour une agriculture durable

Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche placera sa participation au Salon international de l’agriculture 2009 sous le signe de l’agriculture durable. Rendez-vous Hall 4 allée E stand 9.

Ce rendez-vous privilégié entre les Français et les agriculteurs sera l’occasion pour le ministère d’informer le public sur les nouvelles orientations d’une agriculture et d’une pêche durables, innovantes, responsables et créatrices d’emploi, conciliant performance écologique et efficacité économique.

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Les visiteurs seront invités sur le stand du ministère à parcourir un territoire évoquant la diversité des paysages agricoles (champs, mer, montagne, forêt) et des pratiques durables, à travers des exemples concrets.
Le ministre remettra, notamment, sur le stand, les Trophées de l’agriculture durable saluant une démarche individuelle et une démarche collective. Ce concours a été lancé en septembre dernier  pour encourager les acteurs d’une agriculture productive et respectueuse de l’environnement.
Le deuxième thème de communication du ministère est l’éducation des publics jeunes à l’alimentation. Le stand proposera des parcours pédagogiques et des animations ludiques. Des messages forts seront déclinés à destination de la cible 6/13 ans : équilibre alimentaire, origine agricole des produits, saisonnalité, cuisine…
Débats, interventions du ministre et d’experts, seront autant d’événements qui ponctueront la vie du stand au quotidien.

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Pesticides: de nouvelles règles se précisent

Les négociateurs du Parlement européen sont parvenus aujourd’hui à un compromis avec le Conseil, au stade de la deuxième lecture, au sujet de la future législation européenne sur les pesticides. Les compromis sur un règlement et une directive ont été adoptés par les députés à une large majorité : désormais, de nouvelles substances seront interdites et les Etats membres seront invités à adopter des plans d’action encourageant une utilisation « raisonnée » des pesticides.

Le compromis largement approuvé par les députés porte sur deux textes législatifs : le règlement sur la production et l’autorisation des pesticides et la directive relative à l’utilisation durable de ces produits.
Ci-dessous, les éléments clés du règlement, sur la production et l’autorisation des produits phytosanitaires, tel qu’ils apparaissent dans le compromis.

- Une liste positive de « substances actives » (les ingrédients chimiques des pesticides) sera établie à l’échelle de l’UE. Les pesticides seront ensuite autorisés au niveau national sur la base de cette liste.

- Certaines substances hautement toxiques (notamment celles qui sont génotoxiques, carcinogènes ou toxiques pour la reproduction) seront interdites à moins que leurs effets soient négligeables en pratique. Les substances ayant des effets neurotoxiques pendant la croissance, immunotoxiques ou perturbatrices du système endocrinien, seront interdites si elles sont considérées comme posant un risque significatif.

- Si une substance est nécessaire pour combattre une menace sérieuse à la santé des plantes, elle pourra être approuvée pour une période de 5 ans même si elle ne remplit pas les critères de sécurité.

- Les produits contenant des substances dangereuses ( »dont on envisage la substitution ») devront être remplacés si des alternatives plus sûres existent. Les députés ont obtenu un délai plus court pour leur remplacement, soit trois ans au lieu de cinq.

Les Etats membres pourront autoriser des produits phytosanitaires au niveau national ou via la reconnaissance mutuelle. L’UE sera divisée en trois zones (nord, centre et sud), la reconnaissance mutuelle étant la règle de base dans chacune de ces zones. Ceci rendra plus facile pour les fabricants de voir leurs produits autorisés par-delà les frontières et ainsi, de rendre plus de pesticides plus rapidement disponibles pour les utilisateurs. Toutefois, sous la pression des députés, les Etats membres pourront être autorisés à interdire un produit sur leur territoire, notamment pour des circonstances environnementales ou agricoles spécifiques.

Les délais d’autorisation des produits seront raccourcis, comme les Etats membres devront décider de la reconnaissance mutuelle dans un délai de 120 jours. Auparavant, il n’existait aucune date limite

La nouvelle réglementation remplacera progressivement la législation européenne actuelle. Les pesticides mis sur le marché selon les règles en vigueur pourront continuer à être utilisés jusqu’à l’expiration de la validité de leur autorisation en cours. Il n’y aura donc pas de retrait soudain et massif de produits qui sont sur le marché.

Hiltrud Breyer (Verts/ALE, DE), rapporteur du Parlement sur ce règlement, a déclaré: « Cet accord est « gagnant-gagnant », non seulement pour l’environnement, la santé publique et la protection des consommateurs, mais aussi pour l’économie européenne, par le fait qu’il va susciter davantage  d’innovation et placera l’Europe en position de leader dans ce domaine ».

Réduire les quantités de pesticides utilisées

Un autre texte, la directive sur l’utilisation durable des pesticides, a fait l’objet  d’un accord entre le Parlement et le Conseil.

D’après ce projet de directive, les Etats membres devront adopter des Plans nationaux d’action avec des objectifs quantitatifs, des mesures et des calendriers en vue de « réduire les risques et conséquences de l’utilisation des pesticides » pour la santé humaine et l’environnement ainsi que des mesures destinées à promouvoir une gestion intégrée de la lutte contre les parasites et des méthodes alternatives de contrôle. De plus, des calendriers et des objectifs pour une utilisation réduite seront fixés sur la base d’indicateurs. Les députés, soucieux de faciliter la conclusion d’un compromis avec le Conseil, ont renoncé à demander un objectif de réduction de 50%.

La pulvérisation aérienne des cultures sera interdite de manière générale, moyennant des dérogations soumises à l’approbation des autorités. Les demandes de recours à une pulvérisation aérienne devront être présentées en temps voulu aux autorités. Si ces dernières ne répondent pas dans un délai fixé à une demande soumise conformément à un plan d’application approuvé à l’avance, la demande sera réputée acceptée.

Les États membres devront veiller à ce que les mesures appropriées soient prises pour protéger l’environnement aquatique et les captages d’eau potable des conséquences des pesticides. Ces mesures incluront des zones tampons pour la protection des organismes aquatiques et des zones de protection des eaux de surface et des eaux souterraines utilisées pour l’approvisionnement en eau potable, zones où il sera interdit d’utiliser ou de stocker des pesticides. Il devra aussi y avoir des zones protégées le long des routes et autoroutes.

Enfin, le Parlement et le Conseil se sont mis d’accord pour interdire l’utilisation de pesticides ou pour la maintenir à un niveau minimum dans des zones particulières utilisées par le grand public ou des groupes vulnérables tels que les parcs, les jardins publics, les terrains de sport, les cours de récréation, les enceintes scolaires et les terrains de jeux, ainsi qu’à proximité d’infrastructures de santé publique.

La directive devra être mise en œuvre par les Etats membres au début de 2011. Christa Klaß (PPE-DE, DE), rapporteur du Parlement pour la deuxième lecture de cette directive, a déclaré : « cette directive est un pas en direction de la protection de l’environnement et des consommateurs européens. L’objectif est d’utiliser le moins possible de pesticides, et au bon moment et avec le bon dosage. » Elle a souligné que « la gestion du risque en est la clé, via la formation d’utilisateurs professionnels et l’information adéquate des utilisateurs privés. »

Après cette approbation en session plénière, les deux textes devront ensuite être adoptés formellement par le Conseil pour que la nouvelle législation entre en vigueur.

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2009: prendre de la hauteur

Ci-joint la carte de voeux que nous a envoyée Roberto Neumiller, photographe professionnel grenoblois qui a rejoint la capitale il y a quelques lustres. Comme nous, Roberto aime le plancher des vaches, dans toutes ses dimensions, même les plus surprenantes.

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Roberto Neumiller, c’est 30 ans de passion photographique. « Une tendresse constante pour les gens que je rencontre et la beauté des lieux que je parcours, m’ont amené à ce regard singulier. Ma démarche est à la fois réaliste et poétique », écrit-il.

Ses oeuvres ont été distinguées. Parmi ses trophées:

Prix des amis du musée des champs pour le livre  » Vaches, je vous aime « .

Prix du club de la presse de Grenoble pour  » Le livre du Vercors « .

Lauréat de la Fondation Nationale de la Photographie pour  » Carnet de Bistrots « .

Parmi ses toutes dernières publications, un reportage de 12 pages  publié dans Géo, réalisé l’été dernier sur les lieux historiques de la Résistance dans le massif du Vercors. Aussi, quelques images prises lors d’un voyage avec Marc Riboud. Un retour sur son passé de résistant au village martyr de Valchevrière. Actuellement en kiosque.

Jetez un coup d’oeil sur son site: www.robertoneumiller.com/ 

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Chanas: mobilisation européenne des producteurs de lait

Depuis quelques mois, le prix du lait baisse de manière importante (-25 à -55 euros sur les deux derniers trimestres). Les producteurs de lait ne peuvent accepter de telles baisses sans mettre en péril la survie de leur exploitation.

L’EMB réunit ces producteurs afin de déterminer avec eux comment procéder pour enfin obtenir un prix rémunérateur du lait.

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 Prix du lait :
un retour aux négociations, mais pour quel résultat ! 

C’est une baisse de 25 euros aux 1 000 litres pour les deux derniers mois de 2008, une baisse de 45 euros sur janvier et février et coup de couteau supplémentaire, une diminution de 55 euros au 1 000 litres en mars 2009, par rapport aux mêmes mois de l’année précédente.
Le quota annuel moyen des producteurs français est de 260 000 litres de lait. En l’espace de 6 mois, l’éleveur voit son chiffre d’affaires diminuer de 5 600 euros, alors même que les charges ont explosé ces derniers mois.
Ce mois-ci, décembre 2008, le litre de lait payé au producteur sera au mieux à 31 centimes d’euros, soit un prix ramené à celui de 1992 !

Par les actions menées ces dernières semaines, les producteurs ont pourtant exprimé fermement leur refus de toute baisse de prix. Apparemment, les responsables parisiens ont bien du mal à entendre la détresse des éleveurs.
Aux producteurs laitiers maintenant de juger de l’efficacité du seul syndicat présent à la table des négociations et de la pertinence de cet accord.

Jean-Louis Naveau, Président de l’OPL 

 L’« European Milk Board » (EMB)

L’« European Milk Board » (EMB) est un regroupement d’organisations européennes  de producteurs de lait et d’organisations syndicales agricoles. Il a été fondé dans le but d’unir les forces pour arriver à un prix à la production couvrant les coûts.
Cette structuration de la coopération européenne des producteurs de lait est la conséquence directe de deux facteurs :
1. Les prix aux producteurs continuent de baisser dans tous les pays européens depuis 2001 et certains intérêts politiques et économiques veulent imposer le maintien de cette tendance à la baisse. Cette situation provoque chaque année l’arrêt de milliers d’exploitations laitières en Europe et met en danger l’avenir des exploitations qui subsistent.
2. La politique de prix des laiteries et des chaînes de distribution ainsi que la politique agricole commune se déterminent au niveau européen. Dès lors, il  n’est plus possible de limiter la défense des intérêts des producteurs de lait au niveau national.
Pour ces raisons, les organisations membres de l’EMB ont décidé de coordonner leurs activités et de planifier leurs actions au niveau européen. Le but principal est d’aboutir à un prix couvrant les frais de production : 40 cents d’euro par litre de lait, dès aujourd’hui. Pour arriver à ce but, et afin de le consolider dans la durée, il y a trois étapes d’importance à mettre en œuvre successivement :
• regroupement des producteurs de lait
• négociations / arrêt de livraison de lait (grève) comme moyen de pression
ultime
• régulation des quantités de lait

Contacts

Rhône Alpes 
Fabienne CHARDES
06 84 72 71 79

OPL
:Nicolas Coudray
06 84 92 17 62

EMB
BP 590
32022 AUCH Cedex 9
E-mail : o.p.l@wanadoo.fr
http://europeanmilkboard.eu

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Pas de répit pour les premiers prix

 

En ce début d’année 2009, Familles Rurales s’inquiète de la hausse continue des produits achetés par les familles les plus modestes (produits MDD et 1er prix) depuis 2006. Le Mouvement s’interroge sur l’efficacité de la réforme de la négociabilité des tarifs dans la mesure où elle ne concerne que les produits de grandes marques.

Depuis janvier 2006, Familles Rurales a créé son propre Observatoire des prix. 47 « veilleurs consommation » issus de 23 départements relèvent, tous les deux mois, les prix de 34 produits de consommation courante. Quatre types de magasin sont visités (hypermarché, supermarché, commerce de proximité et hard-discount) et les veilleurs distinguent les prix des produits grandes marques, marques de distributeurs et premier prix.

Quelques résultats significatifs sont ressortis de cette étude :

  • Une augmentation limitée des prix en 2008 (+0.46%) avec des différences selon les produits : les grandes marques baissent alors que les marques de distributeurs et les 1er prix augmentent,

  • Depuis trois ans, l’Observatoire des prix a montré une hausse continue des produits premier prix (+ 12%) ainsi que ceux des marques de distributeurs (+7%) alors même que ces produits prennent une part de plus en plus importante dans la consommation des familles. Les plus modestes d’entre elles sont directement touchées quand elles font le choix d’acheter dans les hard-discounts, les produits premier prix y étant plus chers que dans les hypers et supermarchés (8% plus cher),

  • La baisse des prix des matières premières n’est pas répercutée sur les prix à la vente : le prix de la baguette poursuit son augmentation de même que celui des pâtes,

  • Des écarts au sein d’enseignes identiques expliqués par une concurrence hétérogène selon les départements.

 

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Les voeux de la Chambre: bilan et perspectives

La cérémonie de voeux de la Chambre d’Agriculture a réuni hier, autour du président Gérard Seigle-Vatte et du bureau, les élus du département et de la Région, les administrations (DDAF, DSV), la FDSEA, les salariés de la Chambre, les anciens. Un rendez-vous traditionnel et convivial où l’on fait rapidement le bilan de l’année écoulée et où l’on évoque les perspectives avant de goûter à la galette. Paix et solidarité sont les mots clés de cette réunion, dans un contexte national et international marqué par la crise.

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L’agriculture, c’est peu de le dire, a connu en 2008 des hauts et des bas. Côté moins, le président souligne « les cours en yoyo, les difficultés de trésorerie sur les exploitations, la volatilité des prix,  la PAC ». Côté plus, « l’agriculture retrouve ses lettres de noblesse face au défi de nourrir la population. Dans cette perspective, il est indispensable de garantir la pérennité du foncier agricole. Mille hectares qui disparaissent chaque année en Isère, c’est beaucoup trop. Il faut corriger le cap, messieurs les élus ».

Foncier agricole, installation, gestion de la forêt, informatisation des exploitants, assurance récolte obligatoire, figurent parmi  les priorités du président de la Chambre pour l’année en cours. Une Chambre qui pense toujours à son déménagement, aux marges de l’agglomération, afin de se rapprocher des agriculteurs. Mais ce serait plutôt à l’horizon 2012.

On notera au passage ce petit échange, sur le ton de l’ironie,  entre Gérard Seigle-Vatte et Christian Nucci:

Gérard Seigle-Vatte: « Avez-vous l’intention de faire une Chambre d’agriculture bis au Conseil général de l’Isère? Je le dis sur le ton de la boutade mais je m’interroge ».

Christian Nucci: « Alors, il paraît qu’on pique du personnel à la Chambre d’Agriculture? Si nous avons effectivement recruté quelqu’un sur ses compétences, il ne faut pas pour autant vous inquiéter.  Compte tenu des problèmes que connaît la Chambre, vous devriez même nous verser une subvention pour nos efforts en vue de réduire la précarité des salariés au sein de votre établissement. »

Pan sur le bec! Plus fondamentalement, Christian Nucci, a exprimé sa satisfaction d’avoir fait aboutir deux dossiers délicats, celui de l’abattage public (avec le choix de l’abattoir du Fontanil) et celui de l’aménagement d’Isère Amont (Symbhi). Sur ce dernier dossier, très lourd pour les services du Département, le conseiller général exprime clairement son énervement: »Je souhaite que l’Etat, qui nous a refilé le bébé, reprenne au plus vite ses compétences, dans le domaine de la sécurité des personnes et des biens ».

Quant au dossier des abattoirs: »Nous avons fait un choix politique, au sens noble du terme. Nous avons sauvé l’abattage public en Isère. Reste à organiser la filière ».

Eliane Giraud, vice-présidente du Conseil régional à l’Agriculture et aux Parcs naturels,  a regretté pour sa part, que le dossier des Abattoirs n’ait pas fait l’objet  d’une concertation régionale. Elle conserve l’espoir d’un tel rendez-vous: »Il y a derrière ce dossier la question des plateformes alimentaires, une question stratégique pour Rhône-Alpes qui mérite un débat de fond ».

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