Archive | 18 janvier 2009

Agri conjoncture de décembre 2008

Dans le numéro d’ Agri conjoncture Isère de décembre 2008 vous découvrirez plusieurs articles.
en voici le sommaire.

-Météo: fin de mois hivernale

- Grandes cultures: rendements exceptionnels en maïs

- fourrages: des foins de qualité

- bilans fruits et production laitière

-Dossier: un plan d’urgence  pour l’agriculture.

Pour prendre connaissance de l’ensemble de ces articles cliquez sur

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6 février: séminaire produits de montagne

ISARA-Lyon organise le 6 février un séminaire ayant pour thème les produits de montagne.

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Ce séminaire se déroulera à Lyon  Agrapole aura pour fil conducteur  » les produits agricoles et agro-alimentaires de montagne: un nouveau cadre de référence européen, pour quels marchés? »

Un thème qui revêt une importance particulière car d’actualité. il entre en efet dans le contexte de la préparation par la communauté européenne du « livre vert sur la qualité des produits agricoles: normes de commercialisation, exigences de production et systèmes de qualité » dont la publication est prévue pour ce mois de mai.

L’objectif de ce séminaire est donc de rappeler le cadre réglementaire actuel et ses évolutions possibles pour 2010.

Télécharger le programme complet et précis ainsi que le bulletin d’inscription( à renvoyer avant le 30 janvier) en cliquant sur

Télécharger le document

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Télé: un documentaire sur les biocarburants

Dans un contexte où les réserves de pétrole s’épuisent et que les besoins sont croissants, notamment en Chine et en Inde, comment réduire notre dépendance énergétique et nos émissions de CO² ?

Les pays industrialisés se sont lancés dans la fabrication de biocarburants (carburants d’origine végétale issus de plantes : colza, tournesol, soja, huile de palme, canne à sucre, betterave… Aujourd’hui, on parle de  » ruée vers l’or … vert  » dans un contexte où de nombreux pays (Etats-Unis, Brésil, Afrique, Asie, Europe) souhaitent utiliser ces biocarburants végétaux pour faire rouler les voitures.

Le documentaire montre l’exemple sur le terrain, de l’Indonésie, notamment Bornéo et Sumatra, où de grandes compagnies déforestent la jungle pour y mettre des plantations de palmiers à huile destinées à l’alimentation et au bio-diesel, entraînant l’érosion des sols, la disparition des tourbières et l’extinction de nombreuses espèces animales et végétales. La forêt originelle a été détruite à plus de 90%. L’huile de palme serait-elle donc le produit miracle qui sauverait le monde de pénurie de carburant automobile ?

Les premières victimes en sont les paysans indonésiens chassés de leurs terres et dans l’impossibilité de subvenir à leurs besoins.

.Le Programme TV de France 5 Dimanche 18 janvier 21h30

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Le Thor: un nouvel arrêté en gestation

La commune de Le Thor (7835 habitants) peut être fière de son panneau « Commune sans OGM ». C’est en effet la seule à en posséder un, affichant ainsi la couleur -vert comme le maire- à l’entrée de la ville. Ce panneau est encore plus solidement ancré dans le sol vauclusien depuis le début de l’année.

Le tribunal administratif de Nîmes a en effet rejeté le 5 décembre 2008 le déféré du préfet de Vaucluse qui demandait l’annulation de la délibération du 20 mai 2008 par laquelle le conseil municipal de la commune de Le Thor (Vaucluse) déclare s’opposer à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées sur son territoire. Ce qui pouvait passer pour un acte de résistance est donc devenu du même coup une initiative légitime.

Cette décision du tribunal administratif a été reçue le 2 janvier dernier par le premier magistrat de la ville, qui a apprécié l’étrenne à sa juste valeur: « Nous sommes très satisfaits de ce jugement qui marque une étape dans notre lutte pour une agriculture de qualité sans OGM et pour la biodiversité », déclare Jacques Olivier, fils d’agriculteurs, qui prendra prochainement un nouvel arrêté pour l’année 2009. Reste à voir quelle sera la réaction de l’Etat vis-à-vis de ce nouvel arrêté municipal.

Ce panneau va t-il faire des petits?

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C’était le 4 octobre 2008: le maire de Le Thor, Jacques Olivier, dévoile le panneau « Commune sans OGM » installé à l’ entrée de ville, sur la route de l’Isle-sur-la-Sorgue

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Le bio au menu des restaurants de l’administration

Dans le prolongement du dispositif lancé en mai 2008 par la préfecture de région, qui visait à promouvoir l’utilisation de la production agricole locale et de produits issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective, deux Restaurants Inter Administrations de l’Isère, l’AGRIAD, située dans les locaux de la DDE, et le RIA «DODE» ont travaillé à la mise en place d’une procédure permettant de répondre à ces objectifs.

Ce travail s’est effectué avec l’aide de trois associations : l’ ADAYG (association pour le Développement de l’Agriculture dans l’«Y» Grenoblois), l’ADABIO (association pour le Développement de l’Agriculture Biologique) et «Manger Bio Isère», qui ont permis notamment d’établir les contacts entre les producteurs et les restaurateurs et de favoriser l’adéquation des propositions aux besoins.

L’association gérante de l’AGRIAD a initié sa démarche dès début 2008 en introduisant dans son cahier des charges cette notion de produits issus de l’agriculture biologique avec mise en application de l’option «produits bio» au sein du restaurant à compter de janvier 2009, eu
égard aux différents travaux à mener pour mettre en place correctement le dispositif :
- connaissance des producteurs, référencent auprès de la société de restauration (EUREST pour les deux restaurants),
- obtention de l’agrément pour certains abattoirs, négociations des tarifs avec les producteurs…etc.

L’objectif pour l’AGRIAD est d’introduire quotidiennement des laitages et fruits de saison, une fois par semaine un plat (viande et accompagnement), et ponctuellement des hors d’œuvres.

Un suivi du dispositif sera effectué par le biais d’une re-programmation de la caisse enregistreuse (nombre de produits passés quotidiennement) et permettra de valoriser ou d’ajuster le choix des produits.

S’agissant du RIA de la cité administrative, la démarche a été initié au dernier trimestre 2008, avec pour même objectif d’introduire ce type de produit des début 2009 ; l’ambition, plus modeste, est de proposer  quotidiennement  des laitages et du pain «bio». l’extension à d’autres produits pourra ensuite se faire progressivement.

Ainsi, la semaine régionale du développement durable constitue l’occasion idéale pour assurer le lancement de ces opérations dans chacun des deux restaurants : les agents des services de l’Etat pourront donc avoir sur leur plateau un produit issu de la production
agricole locale et même un produit labellisé «bio» à compter du 19 janvier pour le restaurant Dode, et du 20 janvier pour l’AGRIAD. Durant toute cette semaine, des animations et expositions seront également mise en place pour sensibiliser les utilisateurs de ces restaurants (avec l’aide des associations). Des affichettes seront remises à l’entrée des restaurants pour informer les agents sur cette démarche, ainsi que sur la nature et l’origine des produits qui sera mis à leur disposition.

LES ASSOCIATIONS QUI COLLABORENT AU PROJET :

ADAYG : crée en 2004, l’association soutien l’agriculture de l’ «Y» grenoblois ; elle permet aux sociétés de planifier leurs besoins et les mets en relation avec les producteurs, et permet également d’apporter des réponses faces à certaines difficultés rencontrées dans le cadre de ce type de démarches (absence de structuration de l’offre, problème de coûts de certains produits…).

ADABIO : outil de développement de la production agricole biologique et de valorisation des produits , tout en privilégiant les filières courtes l’association favorise  les échanges entre les producteurs, l’organisation d’approvisionnements groupés, et apporte un d’appui technique aux agriculteurs ; elle intervient également dans la restauration collective notamment par un accompagnement dans l’élaboration de repas bios et l’approvisionnement des restaurants collectifs, dans le cadre d’un volet éducatif.

Manger Bio Isère : association qui regroupe une vingtaine de producteurs, répartis sur tout le département et dont l’objectif est de faciliter et d’organiser l’approvisionnement de la restauration collective en produits bio et locaux. Née de la volonté de rendre les produits bio,
de qualité, accessibles à tous, l’association travaille à la mise en place de partenariats locaux entre les agriculteurs et les établissements d’un même territoire.

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L’enseignement agricole public manque de moyens

Mme Annie David (Isère- CRC), dan sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 06/11/2008 attire l’attention de M. le ministre de l’Agriculture et de la Pêche sur la dégradation programmée des conditions d’enseignement et de scolarisation de l’enseignement agricole public.

En effet, depuis cinq ans les différents arbitrages budgétaires du Gouvernement se sont traduits par une réduction constante des moyens accordés à l’enseignement agricole public. Depuis 2005, les horaires d’enseignement obligatoire ont été réduits et son ministère impose aux seuls établissements publics un plafonnement des effectifs par classe. Des dédoublements et des heures de soutien ont été supprimés. L’offre d’enseignement facultatif a été contractée, des regroupements d’élèves de différents niveaux ou de différentes filières de formation ont été opérés sans tenir compte des contraintes pédagogiques.

Deux cents fermetures de classes sont intervenues entre 2002 et 2007 auxquelles il convient d’ajouter trente fermetures supplémentaires depuis la rentrée 2008. Dans le même temps, les possibilités de formation continue pour le personnel ont régressé.

Par ailleurs, elle souhaite relayer l’inquiétude des personnels sur la suppression de la classe de niveau V sans contrepartie.

Elle tient à souligner que ces différentes mesures sont incohérentes dans la mesure où l’enseignement agricole public accueille des élèves du niveau VI au niveau III avec des taux de réussite aux examens supérieurs à 80 % et des taux d’insertion professionnelle qui évoluent entre 65 % et 95 % selon les niveaux. Il permet de recevoir des jeunes qui ont connu par le passé des difficultés scolaires pour retrouver en son sein confiance et motivation, ce qui leur permet au terme de leurs cursus d’obtenir une qualification.

Elle lui rappelle par ailleurs que l’État a des obligations à l’égard de l’enseignement public qui découlent de la loi, plus particulièrement le 13ème alinéa du préambule de la Constitution de 1946 réaffirmé en 1958.

En conséquence, elle lui demande de revoir ses arbitrages budgétaires afin de donner des moyens à l’enseignement agricole public en vue d’accomplir ses missions et ainsi être en conformité avec les devoirs de l’État.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 15/01/2009 -

L’enseignement agricole, système d’enseignement spécifique et d’une très grande qualité, est implanté au coeur de territoires ruraux. Ses résultats en termes de diplômes, d’insertion sociale et professionnelle, sont reconnus et souvent cités en exemple de ce qu’il faudrait faire pour que les jeunes réussissent mieux. Cet enseignement qui est essentiel pour la conduite des politiques placées sous la responsabilité du ministère de l’agriculture et de la pêche doit évoluer en réaffirmant sa mission et ses priorités.

C’est l’objectif du cinquième schéma prévisionnel national des formations dont l’élaboration a été engagée suite à l’évaluation du quatrième schéma conduite par un groupe de réflexion dont Mme Françoise Férat, sénatrice de la Marne, a bien voulu assurer la présidence.

La première mission de l’enseignement agricole est de contribuer à la compétitivité économique et au développement de notre agriculture ; les formations aux métiers de la production agricole et agroalimentaire sont donc prioritaires. Il doit aussi poursuivre sa mission d’insertion culturelle, sociale et professionnelle au service des territoires ruraux, notamment dans ses classes d’enseignement général, et plus particulièrement les classes de 4e et 3e. Il doit enfin participer au développement du monde rural, sur l’ensemble du territoire national.

Toutefois, la maîtrise des dépenses publiques, rendue plus que jamais nécessaire dans le contexte économique difficile que traverse notre pays, impose à tous les secteurs de l’administration des efforts. Comme les autres programmes de la mission « Enseignement scolaire », l’enseignement agricole doit contribuer à cet effort, en particulier en matière d’emploi public.

Le budget élaboré par le ministère de l’agriculture et de la pêche pour 2009 est en augmentation, en crédits de paiement, de 0,63 %. Il présente plusieurs points très positifs. Les crédits consacrés aux assistants d’éducation sont en progression de 8 % par rapport à 2008, ce qui permet d’assurer une surveillance des internats dans les lycées publics conforme aux besoins.

Un effort est consenti dans l’enseignement public en faveur des remplacements de courte durée de personnels enseignants (création de 50 postes). Un second effort (7 M€) a pu être également consenti afin de financer la part employeur des frais de pension des emplois gagés des centres de formations d’apprentis (CFA) et des centres de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA). Cette mesure permet d’aider les CFA et CFPPA dans une nécessaire démarche de restructuration. Le report de charge constaté ces dernières années sur la ligne « aides aux familles » est apuré.

Par ailleurs, le projet de budget traduit financièrement l’accord négocié avec les maisons familiales rurales sur la revalorisation du coût du formateur. Le financement de la revalorisation du coût de l’élève dans l’enseignement privé « temps plein » fait l’objet d’une couverture en autorisation d’engagement, compte tenu du coût d’ensemble de la mesure. Le financement effectif de l’opération en crédits de paiement ne débutera qu’en 2010. Le programme 143 « Enseignement technique agricole » subit, comme les autres programmes de la mission interministérielle, des suppressions d’emplois. À ce titre, 159 postes d’enseignants et 64 postes de personnels non enseignants seront supprimés à la rentrée scolaire 2009.

Il faut souligner que le secteur de l’enseignement agricole a été moins touché que les autres secteurs d’activité du ministère de l’agriculture et de la pêche. S’agissant des personnels non enseignants, le ministère de l’agriculture et de la pêche a engagé un plan de réorganisation de la formation administrative dans les établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricole qui se traduira par des mesures de simplification et de mutualisation entre établissements, comme au niveau régional.

La répartition des non-remplacements de postes d’enseignants sera effectuée entre région, en tenant compte des tendances démographiques, du nombre d’heures dispensées par élève et de la part des formations des secteurs « production » et « transformation ». La méthodologie retenue doit permettre de conserver une véritable dynamique régionale. En outre, le Parlement a décidé, à l’initiative de Mme Françoise Férat, sénatrice de la Marne, d’abonder le programme 143 « Enseignement technique agricole » de 38 M€. La répartition de ces crédits supplémentaires est faite dans un souci d’équilibre entre les trois familles d’enseignement agricole.

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Tram Saint-Egrève: tout droit

Comme vous le savez, la future liaison entre le Fontanil et Grenoble se fera par le tram. Plusieurs variantes étaient à l’étude avec comme véritable noeud les variantes de St Egrève. Un projet consistait à aller tout droit et un autre à faire un crochet via la gare et les centre commerciaux de cap 38 et de Carrefour.

Dur le site Réussir en semble ST Egrève nous lisons:

 » La consultation préalable de la population sur les différentes variantes du TRAM E est maintenant terminée. Le bilan de cette étude a permis au SMTC de tirer ses conclusions et ainsi d’éliminer les variantes les moins crédibles.

Nous tenons à saluer cette démarche participative exemplaire où chacun à pu s’exprimer, faire connaître ses craintes, ses attentes ou demander des éclaircissements. Ainsi lors des réunions publiques organisées par le SMTC, plus de 900 personnes se sont déplacées avec notamment une très forte affluence à Saint-Egrève, plus de 200 avis écrits – émanant d’habitants ou d’associations – ont été recensés sur les registres tenus en mairie et enfin, une pétition initiée par un habitant de la commune a récolté plus de 400 signatures.

Cette mobilisation exceptionnelle traduit l’intérêt et l’attente que suscite ce TRAM. Grâce à cette participation remarquable, le SMTC a pu prendre position conforme à la majorité des avis exprimés.

Pour ce qui concerne notre commune, la variante abandonnée a été celle dite « de la gare ». Voici la conclusion issue de la consultation : « pour une majorité, cette variante (variante de la gare) propose un détour compliqué et cher, présentant trop d’inconvénients, des difficultés d’insertion et de profil. »

Ces tracés et leurs variantes ont été un vrai débat politique. Le tracé tout droit étant soutenu par la gauche alors que la variante gare a les faveurs de la municipalité de droite et des élus écologistes.

Il reste à régler deux variantes: la variante de référence sur la RD1075 et la variante fourche CAP38… avant d’attaquer les travaux!

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