Archive | 03 février 2009

CEPPP: appel à candidature

En application du décret N° 2009-28 du 9 janvier 2009, le Préfet lance un appel à candidature pour la labellisation du Centre d’Elaboration du Plan de Professionalisation Personnalisé (CEPPP) et du Point Info Installation (PII).

Le CEPPP doit être un organisme de formation déclaré à la Direction Régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ou à une structure ayant une convention avec un organisme de formation. Il doit répondre au cahier des charges ci joint :
« cahier des charges CEPPP ».

Le PII peut être confié à une structure existante quelle qu’en soit la forme juridique. Il doit répondre au cahier des charges ci joint : « cahier des charges point info ».

 

 

Les candidatures doivent être adressées avant le 5 mars 2009 à l’adresse suivante :

Direction Départementales de l’Agriculture et de la Forêt
42, avenue Marcelin Berthelot
BP 31
38040 Grenoble cedex 9

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L’Isère fait bloc pour préserver ses abeilles

Depuis une dizaine d’années, le taux de mortalité de colonies d’abeilles inquiète non seulement les apiculteurs mais aussi  les collectivités locales et territoriales, soucieuses de développement durable (lire nos articles précédents).

Christian Nucci, vice-président du Conseil général chargé de l’Agriculture et de l’Equipement des territoires, qui attache une attention particulière au sort de ces indispensables insectes pollinisateurs, est à l’origine du contrat Apiculture durable passé le 25 juin 2007 avec huit partenaires: la Chambre d’Agriculture, le GDS section apicole, le syndicat apicole dauphinois, les Apiculteurs viennois, l’Abeille dauphinoise, le fédération des chasseurs de l’Isère, le syndicat des apiculeurs rhône-Alpes, l’ADARA (association pour le développement de l’apiculture en Rhône-Alpes). Un partenariat qui fait la fierté de l’Isère , seul département, souligne Christian Nucci, à en avoir eu l’initiative. « Un partenariat imposé par la nature et ses lois », ajoute t-il.

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Autour de Christian Nucci, Vincent Clair, représentant de l’ADARA, Association pour le développement de l’apiculture rhônalpine, Claude Merle, président de l’abeille dauphinoise, Michel Leblanc, président des apiculteurs viennois, Michel Effantin, représentant du groupement de défense sanitaire section apicole, Roger Baboud-Besse, président de la Fédération départementale des chasseurs de l’Isère, Jean-Paul Prud’homme, réprésentant  la Chambre d’Agriculture

La réunion organisée aujourd’hui au Conseil général de l’Isère avait pour but de faire un  bilan d’étape du contrat d’objectifs passé il y a un an et demi. Tous les partenaires mentionnés ci-dessus étaient présents (cf photo). Comme c’est l’usage, Albert Einstein avait été également convoqué. Christian Nucci se chargea de rappeler la célèbre mise en garde du savant: « Sans l’abeille, l’homme n’aurait plus que quatre ans à vivre ». On passe sur les équations du douzième degré qui vont avec.

Le CG38  qui tient à accorder à ses concitoyens un avenir durable, relève donc le défi. Il  s’engage à  préserver les abeilles et l’apiculture dans l’intérêt du bien-être collectif. Le point sur les objectifs du contrat 2007 :

- l’observatoire mis en place surveille 4 zones test : une zone arboricole (Pact), une zone de grandes cultures (Saint-Siméon-de-Bressieux), une zone de montagne (Miribel-les-Echelles), une zone périurbaine (Seyssins). Chaque territoire possède un rucher d’observation de 10 colonies. Trois ans d’observation supplémentaires sont nécessaires pour tirer des des enseignements pertinents de cette première année de recueil de données (analyse des cires et des abeilles, caractérisation de l’occupation des sols et des pratiques, identification des pollens récoltés)

- les jachères polliniques et faune sauvage: les divergences apparues entre chasseurs et agriculteurs sont, semble t-il, dépassées. La Chambre d’Agriculture estime « que l’on a transformé un essai » avec les jachères fleuries

- les documents de sensibilisation ont été largement diffusés: dépliants sur les pesticides (destinés aux jardiniers amateurs), panneaux jachères, plaquette et fiche technique jachères (destinés aux mairies), etc.

- le rucher installé sur les toits de l’Hôtel du Département (à 20m de haut) se porte bien : il s’agit d’une action symbolique mais surveillée de près (une visite/mois) par Erik Burdet, apiculteur amateur et DirCom du CG38 et Richard Cavana, adhérent de l’Abeille dauphinoise. Dès la première année, les deux colonies ont produit une trentaine de kilos de miel, offerts lors de manifestations du Département

Christian Nucci a d’autres idées à mettre en oeuvre: parmi celles-ci, une cartographie précise des ruches, et l’incitation à la plantation de haies.

« On a réalisé une carte de l’Isère avec les lieux d’implantation des ruches. De la dentelle!  Je tiens à cette cartographie qui nous aidera à nous mettre en alerte quand des traitements sont indispensables. Nous devons travailler en amont le plus possible. Et nous devons, par exemple, sensibiliser les maires à intégrer l’apiculture durable dans les décisions touchant à l’aménagement. La plantation de haies, par exemple, permettrait de préserver l’abeille ».

Tous les partenaires de ce véritable plan de bataille pour sauver l’abeille sur les territoires isérois, sont favorables à ces dispositifs à condition qu’ils s’inscrivent dans la durée. « C’est un travail quasi permanent », souligne Vincent Clair, de l’ADARA. D’autant plus que le GDS annonce l’arrivée du frelon asiatique, tueur d’abeilles, dans deux ans en Isère!

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Le sauvetage des ovins reste à faire

M. Michel Teston (Ardèche – SOC) dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 23/10/2008 , appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la situation de l’élevage ovin français et notamment en Ardèche.
En effet, s’il est généralement reconnu que l’élevage ovin joue un rôle économique, environnemental et territorial essentiel et qu’il permet de maintenir une activité agricole dans beaucoup de zones fragiles comme l’Ardèche, la situation des éleveurs ovins est loin de refléter cette reconnaissance.

Avec un revenu en chute de près de 32 % entre 2006 et 2007, de fortes diminutions du nombre d’éleveurs et du cheptel (environ 250 éleveurs et 20 000 brebis de moins en Ardèche depuis 2000) et une concurrence extra-européenne qui bénéficie de coûts et de normes de production très inférieurs à ceux de la France, la filière ovine est aujourd’hui en grande difficulté.

Aussi, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur ce dossier et notamment les perspectives envisagées dans le cadre de la réorientation de la PAC, pour apporter une aide aux éleveurs ovins français, particulièrement inquiets sur le devenir de leur filière.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 29/01/2009 -

L’élevage ovin traverse une crise grave, avec un cheptel en diminution constante, due principalement à la faiblesse des revenus perçus par les éleveurs. Cette situation touche l’ensemble de notre territoire national, ainsi que de nombreux autres pays européens. Parallèlement, les importations sont en baisse ainsi que la consommation.

L’élevage ovin joue un rôle économique, environnemental et territorial essentiel. Il permet de maintenir une activité agricole dans beaucoup de zones fragiles.

C’est pourquoi le Gouvernement a mobilisé tous les moyens possibles pour le préserver et le soutenir. Dès le 30 août 2007, le ministère de l’agriculture et de la pêche a annoncé un plan d’urgence de 15 millions d’euros afin de soutenir les éleveurs d’ovins allaitants les plus en difficulté. Le paiement des aides s’est achevé en mai 2008.

Face à la situation économique toujours difficile, avec notamment l’augmentation du prix des matières premières, le plan d’urgence a été reconduit en 2008, avec une enveloppe budgétaire portée à 17 millions d’euros et des critères d’accès aux aides de l’office de l’élevage assouplis.

Au-delà de ces mesures d’urgence, il faut également redonner durablement espoir aux éleveurs ovins. Cela nécessite de revoir notamment les soutiens économiques à cette filière. Le bilan de santé de la politique agricole commune est le cadre dans lequel la nouvelle politique de soutien de l’élevage ovin doit être raisonnée. Un rééquilibrage est indispensable pour pérenniser l’élevage dans les territoires européens.

L’accord conclu le 20 novembre 2008 à l’issue d’une longue négociation consolide la PAC à court terme et prépare l’avenir. Il a pris en compte les priorités qui avaient été définies : le maintien des instruments de marché, la mise en place de couverture des risques climatiques et sanitaires, un encadrement de l’évolution des quotas laitiers et la réorientation des aides vers les modes de production durable, notamment l’élevage ovin et l’élevage sur herbe.

Ce rééquilibrage ne pourra cependant pas intervenir avant 2010 avec la mise en application du bilan de santé de la PAC. En attendant cette évolution de la PAC, il convient d’aider les éleveurs à passer le cap de 2009. Lors de la conférence sur la situation économique de l’agriculture organisée le 12 novembre 2008, le ministre de l’agriculture et de la pêche a annoncé un plan général d’allègement des charges financières et sociales visant les agriculteurs les plus en difficulté, y compris les éleveurs ovins. Il a par ailleurs confirmé la mise en place d’un plan spécifique de 50 millions d’euros pour le secteur ovin.

Ce plan prévoit la mobilisation de 25 millions d’euros de droits au paiement unique (DPU) dormants pour réévaluer les dotations des éleveurs d’ovins allaitants, ainsi qu’une mesure exceptionnelle de 25 millions d’euros destinée à indemniser les pertes économiques liées à l’épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO) dans les cheptels ovins à orientation bouchère.

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AG des Jeunes Agriculteurs de l’Isère

A noter sur vos tablettes, la future assemblée générale des Jeunes Agriculteurs de l’Isère. Elle se tiendra mercredi 11 février à la salle des fêtes du Pont Neuf, à Viriville. Les JA de Roybon sont en première ligne pour l’organisation de ce rendez-vous départemental. L’un des thèmes de cette AG sera la communication, auprès du grand public d’une part mais également au sein même du réseau JA. Un thème plus que jamais d’actualité: la FNSEA vient en effet de lancer une grande campagne de communication.

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Contacts :

Jérôme COLLET – Président JA du canton de Roybon
Port : 06 32 15 42 58

Amandine GENERE – Animatrice JA38
Port : 06 83 44 18 13

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En 2009, souscrivez des contrats jachères !

Pour améliorer les habitats de la faune sauvage, la Fédération départementale des chasseurs de l’Isère, la Chambre d’agriculture et la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt ont été à l’initiative, en 2006, du dispositif “jachères environnement et faune sauvage”.

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En 2008, le Conseil général de l’Isère et les apiculteurs isérois* ont souhaité étendre cette formule avec des jachères apicoles pour les insectes pollinisateurs.

Le Conseil général prend en charge une partie du coût financier du dispositif dans le cadre d’une nouvelle convention à signer en janvier 2009 avec la Fédération départementale des chasseurs de l’Isère, la Chambre d’agriculture et la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt. Les agriculteurs volontaires signent un contratqui les engage à respecter un cahier des charges spécifique pour implanter soit:
1. des jachères “environnement et faune sauvage”annuelles ou pluriannuelles avec retard de broyage
2. des jachères fleuries à vocation apicole.

*Syndicat apicole dauphinois (SAD), Abeille dauphinoise, Apiculteurs viennois, Association pour le développement de l’apiculture en Rhône-Alpes (ADARA), Syndicat des apiculteurs de Rhône-Alpes (SAPRA), Section apicole du groupement de défense sanitaire (GDSA).

Pour participer à cette opération aller sur le site de la fédération départementale des chasseurs de l’Isère ou vous aurez toutes les infos aisi que la possibilité de télécharger les dossiers.

 www.chasse38.com

ATTENTION !
Merci de retourner les contrats avant le 14 février 2009.
Passer ce délai, votre demande ne pourra être prise en compte…

Pour tous renseignements complémentaires, veuillez contacter :
Sébastien BLANCHARD, technicien FDCI au 04 76 62 61 30

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