Archive | 09 février 2009

Lancement des corridors biologiques du Grésivaudan

Routes, barrages des rivières, lignes à haute tension… L’homme complique la vie aux animaux qui veulent se déplacer.
Les protéger c’est aussi protéger leurs déplacements, en créant, là où l’homme les a détruits, des corridors biologiques par lesquels les animaux peuvent passer.
On se rend compte aujourd’hui qu’il est essentiel de relier aussi les espaces naturels entre eux et d’assurer la libre circulation de la faune et de la flore à travers les territoires. Il s’agit donc de protéger les corridors biologiques, ces espaces utilisés par la faune et la flore pour se déplacer au cours de son cycle annuel.
 Améliorer la sécurité routière

© G Crisci

Qu’ils passent par-dessus les routes ou qu’ils soient souterrains, les corridors biologiques ont un rôle effectif dans la protection de la faune sauvage mais aussi dans la prévention des accidents.

On recense environ 1 000 collisions chaque année en Isère
entre automobilistes et gros gibiers. Cela occasionne des dégâts matériels importants, des dizaines de blessés et un mort en moyenne par an.

A cela il faut ajouter bien sûr la mort des 1 000 animaux concernés. La situation s’aggrave quand il s’agit de migrations de milliers d’amphibiens qui se font écraser début mars lorsqu’ils vont rejoindre leurs lieux de ponte. Une femelle crapaud replie d’oeufs gélatineux, aplatie sur le macadam, c’est une véritable savonnette !

Nul doute que le risque de dérapages et d’accidents est sérieusement augmenté, d’autant plus que les charognes attirent les renards, blaireaux et sangliers. Le problème lié au déplacement des insectes est moins connu mais n’en reste pas moins important.

 Le recensement des corridors biologiques

Un recensement des corridors biologiques a déjà été effectué sur l’ensemble du territoire isérois, et une étude est en cours, pour déterminer les points de conflits entre la faune et les infrastructures humaines.

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Déjà fortement transformés par une agriculture intensive, les espaces naturels sont encore réduits et fragmentés par de nombreuses infrastructures.

Lancement des corridors biologiques du Grésivaudan

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Parmi les  projets retenus en Isère, on notera celui du Grésivaudan qui vient d’être officiellement lancé par Jean-Jack Queyrane, président de la région Rhône Alpes, et par André Vallini, président du Conseil général de l’Isère.

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Certains, dont les agriculteurs qui subissent de nombreux dégâts, de sangliers par exemple, critiquent cette opération, d’autres se demandent si en cette période de crise, il est opportun de dépenser 9 millions d’euros pour une offrir une libre circulation de la faune et de la flore entre les massifs du Vercors, Chartreuse, Belledonne et des Bauges.

Le projet Grésivaudan concerne en effet ces quatre massifs.
En réponse, il a été indiqué que les corridors biologiques du Grésivaudan allaient jouer plusieurs rôles et qu’ils seraient des piliers fondamentaux dans l’équilibre durable de l’activité agricole.

Un concept aux multiples facettes: environnemental – aménagement du territoire – gestion concertée de l’espace – préservation des espaces naturels – cohabitation saine entre les hommes et la faune…

La région Rhône-Alpes et le département de l’Isère sont pionniers dans ce programme.

Pour plus d’infos: www.isere-environnement.fr

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AG des producteurs de grains

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Les médecins de montagne inquiets

M. Jean-Paul Amoudry (Haute-Savoie UC-UDF) , dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 19/07/2007 , appelle l’attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports sur les préoccupations des 350 médecins adhérents de l’association « Médecins de montagne ».

En effet, ces praticiens s’inquiètent des conséquences de la mise en œuvre de la nouvelle convention médicale, qui, selon eux, ne prendrait pas en compte le cas spécifique des médecins de montagne. Ils soulignent que la prise en charge de la formation des étudiants en médecine, désireux de se spécialiser dans la médecine de montagne, n’est pas assurée de manière satisfaisante.

Ils ajoutent qu’aucune mesure compensatrice n’est prévue pour pallier au coût très élevé de l’installation dans les stations de sports d’hiver, en raison d’une part des prix atteints par l’immobilier et, d’autre part de la nécessité de disposer d’un matériel spécifique (radiologie,…) non nécessaire pour les médecins exerçant en milieu urbain, mais indispensable en montagne.

Enfin, les intéressés soulignent, en tant que praticiens amenés à intervenir de manière très fréquente dans le traitement des urgences, que la prise en compte de celles-ci par la nouvelle nomenclature médicale apparaît insuffisante.

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les éventuelles adaptations envisagées pour remédier à ces difficultés.

Réponse du Ministère de la santé et des sports publiée dans le JO Sénat du 05/02/2009

Les médecins de montagne ont bénéficié d’un certain nombre de mesures favorables et propres à leur situation. C’est ainsi qu’à la suite du relevé de conclusions du 10 janvier 2003, les médecins de montagne ont pu cumuler à taux plein l’acte relatif à la prise en charge diagnostique et thérapeutique d’une lésion ostéo-articulaire, musculo-tendineuse ou des parties molles d’origine traumatique avec un supplément lié à la réalisation d’un examen radiologique.

Ce cumul n’a pas été modifié par la mise en oeuvre de la classification commune des actes médicaux (CCAM) fin mars 2005. Par la suite, la décision de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie du 23 août 2007 (JO du 11 septembre 2007) a inscrit dans cette CCAM treize actes qui revêtent une importance certaine pour les médecins de montagne, concernant notamment la confection d’un appareil rigide thracobrachial pour immobilisation initiale de fracture de membre supérieur (MZMP002, au tarif de 63,30€) ou la confection d’un appareil rigide d’immobilisation de la jambe, de la cheville et/ou du pied ne prenant pas le genou (NZMP003 au tarif de 25,57€).

Des études sur l’association du traitement de premier recours nécessitant des actes techniques et la présence prolongée du médecin avec certains actes de la CCAM sont en cours au sein de la commission de hiérarchisation des actes et prestations.

Par ailleurs, la convention nationale des médecins généralistes et des médecins spécialistes, approuvé par arrêté du 3 février 2005 (JO du 11 février 2005) prévoit quant à elle la mise en oeuvre du contrat de bonne pratique pour les médecins de montagne. Le médecin qui adhère à ce contrat est soumis à certaines obligations, dont le respect lui permet de bénéficier d’une indemnité de 2 000 euros par an sur trois ans, versée par l’assurance maladie.

A ce titre, l’assurance maladie a versé en 2007 un montant de 46 000 euros pour quarante-huit contrats actifs au 31 décembre 2007. Toutes les mesures décrites sont susceptibles de répondre aux préoccupations des médecins de montagne. Elles ne sont pas exclusives des mesures contenues dans la loi du 25 février 2005 relative au développement des territoires ruraux ouvrant également aux collectivités territoriales la possibilité d’allouer des aides à l’installation et des bourses d’études.

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Belledonne, territoire remarquable: un nouvel élan

Comme Sillon38 l’avait précédemment annoncé -c’était à l’occasion du comice de Theys- la candidature de l’association Espace Belledonne, que préside Jean Picchioni, a été retenue par la Région dans le cadre de l’appel à projets « Territoires remarquables de montagne ».  Ce choix s’inscrit dans le cadre de la stratégie régionale Montagne (adoptée par l’assemblée le 30 novembre 2006) qui, à travers 13 orientations précises, vise à considérer celle-ci comme un ensemble structurant, à protéger et valoriser, dans le respect des équilibres naturels.

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Aux côtés de Jean-Jack Queyranne, Eliane Giraud et François Brottes

Cette bonne nouvelle pour Belledonne  a été officialisée vendredi aux Adrets. Accueillis par Christian Hardouin, maire du village et Jean Picchioni à qui il a succédé à ce poste, Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes, Eliane Giraud, vice-présidente à l’Agriculture et aux Parcs naturels régionaux, François Brottes, député de l’Isère, ont souligné l’importance de soutenir un véritable développement durable de la montagne. A noter que François Brottes qui présida naguère l’ANEM (Association nationale des élus de la montagne) a apporté sa connaissance aiguisée des enjeux montagnards à l’élaboration de la stratégie rhônalpine dans ce domaine.

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Aux Adrets, dans la salle Pelloux-Prayer: Eliane Giraud, Jean Picchioni, Jean-Jack Queyranne et Christian Hardouin. Etaient également présents:Hélène Blanchard, Vice-présidente du Conseil régional déléguée à l’environnement et à la prévention des risques, Jean-François Duc, président de la Communauté de communes La Rochette-Val Gelon, Roger Giraud, président des sylviculteurs de Belledonne, Yves Raffin, directeur de la fédération des alpages de l’Isère.

Comme l’a rappelé Jean-Jack Queyranne, le Conseil régional, en retenant cette candidature, s’est engagé à:

- apporter une aide aux projets innovants de développement adaptés aux zones de massif en difficulté

- favoriser le renforcement des transferts de savoir-faire depuis l’un des six PNR vers des territoires de massif ne bénéficiant pas du même environnement structurel.

Ainsi, le programme expérimental retenu pour Belledonne va pouvoir se mettre en oeuvre. Il porte sur deux volets principaux:

- l’émergence d’un tourisme durable en Belledonne, avec un soutien de 44 000€ pour 2008

- la valorisation de la ressource en bois, en partenariat avec le PNR Chartreuse. Le soutien de la Région est de 13 000€ pour l’association Espace Belledonne et 10 000€ pour le PNR Chartreuse pour 2008-2009.

Ce soutien va permettre la mise en oeuvre de plusieurs initiatives à l’échelle du territoire, parmi lesquelles l’élaboration d’ un contrat de stations durables, le développement d’un véritable tourisme d’alpages, la consolidation de la filière bois.

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Offres et demandes d’emplois en agriculture avec www.anefa.org


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Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org

Drôme

Exploitant cherche un agent de culture légumière polyvalent (H/F). L’agent assurera les travaux culturaux : préparation des sols, plantation, entretien, protection des cultures et récolte. Il participera au conditionnement des légumes et sera amené à assurer la vente au détail. CDI tps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: OMA15-26

- Exploitation cherche un conducteur d’engins agricoles (H/F) pour réaliser les travaux mécanisés des champs et entretenir le matériel utilisé. Formation ou expérience indispensables. CDI temps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: OCM10-26

Isère

Exploitation en élevage caprin + transformation fromagère cherche un agent d’élevage (H/F) ayant la responsabilité du troupeau (traite, soins, entretien des parcs et clôtures). Expérience impérative. Formation bac souhaitée. CDD de 6 mois tps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. ref: OCA2-38

Rhône

Exploitation cherche deux agents d’élevage avicole (H/F). Missions : entretien, suivi de l’élevage, conditionnement des œufs. Expérience souhaitée.CDI tps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: OAV2-69

-Exploitation laitière assurant la transformation et la vente directe de ses produits recherche un salarié (H/F) pour les travaux suivants : traite, soins aux animaux, etc…. Expérience souhaitée. CDI tps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: OVL1-69

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain

Homme cherche emploi d’agent d’élevage. Titulaire d’un CAPA. Expérimenté. Mobilité : Ain.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: DEL3-01

Haute Savoie

Femme cherche emploi d’agent horticole. Titulaire d’un CAPA production florale. Mobilité : Haute Savoie, Savoie, Suisse.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: DH02-74

Loire

Femme cherche emploi en élevage laitier, de préférence élevage caprin. Titulaire d’un BTS production animale. Mobilité : région.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: DCA6-42

Rhône

Homme cherche emploi d’agent viticole. Expériences saisonnières. Titulaire d’un BPA viticulture-œnologie. Mobilité : département Rhône.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: DVI18-69

Savoie

Homme cherche emploi d’agent d’élevage laitier. Compétence spécifique : conduite de tracteur. Expérimenté.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: DVL3-73

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