Archive | 12 février 2009

Un dixième parc national dans deux ans?

Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, et Chantal Jouanno, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, ont signé aujourd’hui avec l’établissement public Parcs nationaux de France le premier contrat d’objectif 2009-2011, en présence des directeurs de neuf établissements publics de parcs nationaux français (1).

Ce contrat d’objectif, dont la mise en œuvre est estimée à 12,8 millions d’euros sur les trois ans, fixe au nouvel établissement quatre grandes priorités :

- accompagner les établissements publics de parcs nationaux dans la mise en œuvre de la réforme issue de la loi du 14 avril 2006 et particulièrement pour l’élaboration de leur première charte. Ces chartes, véritables «projets de territoires» pour l’ensemble des
territoires des parcs, seront le fruit de concertations entre les établissements publics et l’ensemble des acteurs locaux ;
- assurer le rayonnement des parcs nationaux français à l’échelle nationale mais également internationale par une stratégie de communication ambitieuse ;
- améliorer la qualité de gestion des parcs nationaux en favorisant la mutualisation et la création de services communs ;
- appuyer la création et la mise en place des nouveaux parcs nationaux, que ce soit ceux de Guyane et la Réunion, créés en début 2007, ou les trois futurs parcs prévus par les engagements du Grenelle Environnement.

Le parc national méditerranéen, en projet sur le site emblématique des Calanques, fera l’objet d’une prise en considération par le Premier Ministre dans les prochaines semaines, et pourrait voir le jour fin 2010.

(1) Les parcs nationaux de la Vanoise, de Port-Cros, des Ecrins, des Pyrénées, des Cévennes, du Mercantour, de la
Guadeloupe, de la Réunion et le parc amazonien de Guyane.

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La pédagogie à la ferme fait son chemin

L’association les fermes buissonnières a été créée en 1993 par l’ADAYG et les agriculteurs de l’Y Grenoblois réalisant de l’accueil de scolaires. Les membres de l’association respectent un cahier des charges précis. Ils ont aussi pour obligation de veiller à la sécurité de l’accueil et au confort de leurs visiteurs. Leur exploitation ainsi que le respect de leur engagement sont régulièrement contrôlés.
Ces derniers sont également adhérents à la marque Terres d’ici : agriculteurs de l’Y Grenoblois.

Les agriculteurs, membres de l’association Fermes Buissonnières, ont tenu leur assemblée générale  jeudi 29 janvier  à la Maison des Agriculteurs à Grenoble.

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Un panneau vu à la ferme des Pastières, à Rives

Les fermes buissonnières regroupent aujourd’hui 11 exploitations de l’Y Grenoblois qui accueillent, sur leur ferme, un public jeune et varié afin de lui faire découvrir toutes les facettes de l’agriculture. Cette activité pédagogique répond à une demande forte de découverte de l’agriculture.

Spécialement adaptées pour l’accueil des écoles,collèges ou centres de loisirs, elles permettent aux enfants de s’initier aux activités
agricoles, au goût des produits de la ferme et les sensibilisent à l’environnement.
Les visites peuvent se dérouler à la demi-journée, à la journée voire sur plusieurs journées, au rythme des saisons et de la vie de l’exploitation. Chaque visite est préparée avec les enseignants. Les agriculteurs peuvent donc adapter le contenu de la visite au programme enseigné et à l’âge des visiteurs.
En 2008, plus de 10 100 visiteurs ont été accueillis dans les fermes. 63% des visiteurs sont des scolaires (maternelles, primaires et sixièmes), 26% des centres de loisirs, 2% des haltes garderies et 9% des groupes de personnes handicapées. 60% des personnes sont venues à la ferme pour une journée d’activités.

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MON810: la directrice de l’AFSSA réagit

Face aux réactions suscitées par l’avis de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) faisant état de l’innocuité du MON810 pour la santé humaine, Madame Pascale Briand, directrice générale de l’AFSSA , a tenu à faire une déclaration que nous vous livrons ici:

« L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments procède dans le cadre de ses missions à l’évaluation des risques potentiels de chaque OGM pour l’alimentation humaine et animale.  Elle examine systématiquement les données scientifiques qui lui sont soumises ou qui sont publiées afin d’apprécier si celles-ci modifient tout ou partie des avis antérieurs de l’Afssa. Il va de soi que ce type d’actualisation ne concerne pas seulement les OGM.

Pour le MON 810, qui est interdit en France, l’avis le plus récent de l’AFSSA est d’ores et déjà mis en ligne depuis juin 2008.

Répondant à une saisine datant de septembre dernier, l’AFSSA a procédé à l’analyse détaillée du rapport dit « Le Maho » sur son volet alimentaire. Traité en moins de trois mois, c’est-à dire-dans un délai inférieur au délai moyen de réponse aux questions ne présentant pas d’urgence sanitaire (faut-il rappeler à nouveau que ce maïs est interdit de culture en France), l’avis signé le 23 janvier dernier a suivi le circuit normal et devrait logiquement être mis en ligne vers le 20 février.
L’intérêt que semble susciter un avis, dont les conclusions ne diffèrent en rien du précédent, me conduit à le mettre en ligne dès aujourd’hui.

Je rappelle que l’AFSSA ne s’est jamais prononcée sur les risques environnementaux, lesquels ne relèvent pas de sa mission ».

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MON810: statu quo pour la clause de sauvegarde

Le ministère de l’Ecologie signale aujourd’hui, dans un communiqué, que l’avis de l’AFSSA, qui ne concerne que des sujets sanitaires, ne remet pas en cause la clause de sauvegarde, décidée par le Président de la République, sur des fondements environnementaux

Il explique que le fondement de la clause de sauvegarde, qui concerne la culture en plein champ du maïs Monsanto 810, repose sur des risques jugés sérieux pour l’environnement et non pas sur des risques sanitaires, objet de l’avis de ce jour de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), conforme à ses avis antérieurs.

Par ailleurs, le Conseil des ministres européens de l’Environnement du 20 octobre a unanimement décidé le renforcement de l’évaluation environnementale des plantes génétiquement modifiées.

Puis, le Conseil des ministres européens de l’Environnement du 4 décembre a demandé à l’unanimité à l’AESA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) de réviser avant mars 2010 l’évaluation des risques environnementaux des OGM pour y inclure
notamment une évaluation détaillée des effets à long terme.

En outre, le maïs Monsanto 810 fait l’objet d’une réévaluation décennale, en cours.

La Hongrie, l’Autriche, la Grèce ont, comme la France, pris une clause de sauvegarde.  Les clauses de sauvegarde de la Hongrie et de l’Autriche sont à l’ordre du jour du Conseil des ministres européens de l’Environnement du 2 mars. Les clauses française et grecque devraient être à l’ordre du jour d’un prochain Conseil des ministres de l’Agriculture, probablement au printemps.

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AG DES JA: dynamisme-originalité-efficacité

Les jeunes agriculteurs de l’ Isère ont tenu leur annuelle assemblée générale à Viriville. Tout un symbole, le maire de la commune, agriculteur, retraité depuis le 1er janvier, a laissé sa place à ses fils: « Place aux jeunes ». D’autre part, Viriville est située aux portes des Chambarans, massif placé sous les feux de l’actualité suite aux projets d’installation d’une décharge et du fameux Center Parc.

Les JA, cru 2009, et sans faire injure à leurs prédécesseurs, font dans le dynamisme et l’originalité tout en étant efficaces. Cela s’est vu lors de cette assemblée générale où ils ont fait passer certains messages avec le…sourire et beaucoup d’humour.

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Il faut dire que c’était une première pour la nouvelle équipe co-présidée par Céline Dervaux et Nicolas Traynard.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, Bernard Gillet, maire de Viriville, a souligné toute la ruralité de sa commune mais également son dynamisme. « On est passé de 1100 habitants à 1700 en moins de 10 ans. L ‘année prochaine, on va ouvrir une classe supplémentaire… mais également un nouveau commerce avec une boucherie traiteur. Cela permettra à nos produits agricoles locaux de trouver quelques débouchées ».

Marcel Bachasson, conseiller général du canton a souligné » la forte mobilisation et motivation des jeunes. Une exploitation agricole est devenue une véritable entreprise. Vous devez anticiper, vous adapter et malheureusement vous n’échapperez pas à la crise! »

Il a rappelé que le Conseil général mène plusieurs actions en faveur de l’installation des jeunes, de la transmission mais également en direction de la modernisation des bâtiments d’élevage, de la diversification, du respect de l’environnement, de la qualité de l’eau.

« Le Plan stratégique agricole départemental, le Psad, mis en place en 2007 est un excellent outil », dira t-il avant de s’inquiéter pour la PAC d’après 2013, pour les producteurs de lait, le financement des CUMA.
Bien entendu, le dossier Center parc a été servi. » Un formidable opportunité pour toute une région, classée en zone de revitalisation rurale, avec la création de 697 emplois. Le monde agricole profitera également de cette aubaine, à travers la valorisation des produits locaux, ainsi que la filière bois. »

Il était temps d’entrer dans le vif du sujet.

 » Sarkozy, dans ces plans de relance nous oublie, à croire que l’agriculture n’est pas en crise ».

Le décor est planté.

Les différentes actions menée par les JA, l’année écoulée, ont été passées en revue. Parmi celles-ci, le dossier installation a été privilégié. Différents stages préparatoires ont été mis en place, organisation de la journée installation, de la quinzaine régional de l’installation, du forum départemental… Au niveau de la formation, plusieurs thématiques ont été traitées: la prévention sur les exploitations, le salariat dans les exploitations agricoles, la conditionnalité, les économies d’énergie, les filières…

Les JA ont beaucoup communiqué à travers différentes actions: concours de labours, Agrivillage, foire agricole de la St Martin à Voiron….

Une communication qui ne satisfait plus  les  JA. Ceux ci ont décidé de mieux la gérer…la moderniser, la rendre interractive.

Parmi les thèmes abordés, on ne passera pas sous silence la mise en place du fameux plan de professionnalisation personnalisé, le PPP au niveau départemental. Afin de mieux faire passer le message et mieux faire comprendre à la salle les tiraillements qui ont précédé  sa mise en place, un sketch, joué par les JA eux-mêmes a été présenté. Il a largement remplacé de longs discours…

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Quand les intérêts divergent. Un sketch, joué par les Ja eux mêmes, a montré les tiraillements mettant en présence la Chambre d’agriculture, la FDSEA, les JA et l’ADASEA. Une nouvelle façon de faire passer les messages…

Yves Borel, au nom de la Chambre d’agriculture a tenté, avec la fougue qu’on lui connaît de justifier certaines prises de position.

Prenons le cas de de l’ADASEA: »On vous a proposé d’en prendre la présidence, vous ne l’avez pas voulue ». Réponse au tac au tac de Nicolas Traynard: « On n’a pas refusé, on a simplement demandé un temps de reflexion. »  Sacrée  mise au point!

Jean Robin-Brosse, président de la FDSEA précisant pour sa part: »Pour faire avancer les choses, vaut mieux se rencontrer, s’engueuler, que de ne pas se rencontrer et de ne pas échanger. »

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…qui a bien plu à la salle

David Laffont, au nom des JA Rhône-Alpes a rappelé les différentes actions que mènent les JA:

« Quand les JA poussent, c’est l’agriculture qui grandit. »

Applaudissements nourris dans la salle.

La conclusion de cette très dense matinée sera faite par Joël Clergue, administrateur national. » A nous de travailler sur le renouvellement des générations à travers de nouvelles mesures d’accompagnement. le processus a été lancé en 2006 et l’Ardèche a fait partie des départements pilotes. Il s’agit, en deux mots, de mettre en place une nouvelle façon de permettre aux jeunes de s’installer. »

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A propos du  fameux PPP:  « Il valait mieux signer un accord, même s’il ne nous convient pas totalement plutôt que pas d’accord du tout. Il s’agissait de ne pas freiner les installations et avancer en fonction de nouveaux paramètres.  Au niveau national on pense tout de même que le texte final est consensuel.

Je sais que dans certains départements sa mise en place est difficile…. »

Pour les combats futurs: »La PAC reste notre priorité. on veut aboutir à des objectifs réels. On s’opposera à tout saupoudrage ». Les tempêtes: » les agriculteurs, dont un grand nombre sont également propriétaires forestiers on beaucoup soufferts s’ils étaient situés sur la trajectoire des deux dernières tempêtes. La solidarité se met en place au niveau national. Un entr’aide entre agriculteurs est  bien réelle. »

Reste le lait: » Un accord sur le prix du lait est indispensable. On y veillera! ».

Quand on vous disait que l’AG des JA avait été dense….

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Le bilan de santé vu par FNE

Michel Barnier a réuni mardi une dizaine d’associations environnementales, dans la dernière ligne droite des négociations sur le « bilan de santé » de la Politique agricole commune (PAC). FNE salue l’effort de dialogue du Ministre de l’agriculture et rappelle ses demandes pour que les aides de la PAC soient légitimes aux yeux de la société.
Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE : « Les 10 milliards d’euros distribués chaque année aux agriculteurs français ne seront acceptés par les contribuables que s’ils favorisent la souveraineté alimentaire de l’Europe et sont cohérents avec les objectifs du Grenelle de l’environnement. »
Le Ministre de l’agriculture a annoncé qu’il souhaitait réorienter la PAC vers un soutien aux prairies et à l’agriculture biologique.
FNE se félicite de cette orientation mais demande d’aller plus loin par :
• Un soutien spécifique aux prairies permanentes, dont l’intérêt pour la biodiversité, la qualité des eaux, la lutte contre les changements climatiques n’est plus à démontrer
• Une obligation, pour chaque exploitation agricole, de consacrer au moins 5% de sa surface à la biodiversité (haies, bandes enherbées, talus, mares, etc.)
Jean-Claude Bévillard ajoute : « Nous demandons que les arbitrages en cours au plus au niveau de l’Etat prennent en compte les contraintes économiques des exploitations mais aussi l’urgence environnementale. C’est à ce prix que la PAC sera pérennisée au-delà de 2013. »

Les décisions officielles pour l’application en France du bilan de santé de la PAC doivent être annoncées « d’ici dix à quinze jours », soit probablement à l’occasion du Salon international de l’agriculture.

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Gare au virus cowpox

Le ministère de la santé et des sports et celui de l’agriculture et de la pêche font savoir que douze cas de personnes atteintes d’infections cutanées, dont cinq sont dues au virus cowpox, ont été signalés à l’Institut de veille sanitaire depuis le début de l’année 2009. Ces infections sont liées au contact avec des rats achetés en animalerie. L’état de santé de ces personnes n’est pas préoccupant et leurs lésions évoluent favorablement.

La CIRE Nord (Cellule interrégionale d’épidémiologie) et les DDSV (directions départementales des services vétérinaires) ont lancé des investigations afin de vérifier la transmission de la maladie par les rats achetés en animalerie et de préciser le circuit de distribution des animaux.
Les rats ont été achetés en France entre la mi-décembre 2008 et la mi-janvier 2009 dans six animaleries des départements de l’Oise, du Nord, du Pas-de-Calais et du Loiret dont la liste suit :

- Zooland                          60280 VENETTE
- Amiland  Englos             59320 HAUBOURDIN
- Animal Store                  62100 CALAIS
- Animal Store                  62210 LONGUENESSE
- Jardiland                        45770 SARAN
- Les Serres de Rouvroy 62320 ROUVROY

Les personnes ayant acheté un rat dans l’une de ces animaleries entre la mi-décembre 2008 et la mi-janvier 2009 sont priées de le ramener dans son animalerie d’origine.

En cas de doute sur l’état de santé du rat, il est souhaitable de consulter un vétérinaire.

Une information des hôpitaux et des professionnels de santé a également été diffusée afin de les sensibiliser à la détection d’éventuels nouveaux cas.
Le Ministère chargé de la Santé et le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche rappellent que des précautions d’hygiène doivent impérativement être prises par les propriétaires de rats. Tout animal peut être porteur de microbes. Il est donc recommandé de porter des gants pour les opérations de nettoyage des cages des animaux et de se laver les mains après avoir manipulé des animaux. Il faut éviter tout contact avec les yeux. Les griffures ou plaies doivent être nettoyées et désinfectées. En cas d’aggravation des lésions, il faut consulter un médecin.
Le virus cowpox est une zoonose et appartient à la famille des Poxviridae. Il est endémique en Europe de l’Ouest, y compris en France, où les petits rongeurs constituent le principal réservoir du virus.

Les infections à virus cowpox sont rares chez l’homme mais elles ne sont pas exceptionnelles. L’homme se contamine en manipulant des rongeurs (sauvages ou de compagnie) ou en étant griffé par un chat lui-même contaminé par un rongeur. Les symptômes apparaissent généralement entre 7 à 10 jours après la contamination. Aucune transmission interhumaine d’infection à virus cowpox n’a été décrite à ce jour.

Les infections à virus cowpox provoquent chez les personnes immunocompétentes des lésions limitées de la peau qui ont initialement un aspect inflammatoire avec rougeur et œdème. Les lésions peuvent être associées à de la fièvre, des ganglions et des douleurs musculaires. Il n’existe pas à ce jour de traitement spécifique des infections à virus cowpox. La cicatrisation apparaît dans un délai moyen d’un mois. Les personnes immunodéprimées doivent être immédiatement prises en charge en milieu spécialisé pour un traitement adapté.

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Le Pr Papagalli en chaire

Serge Papagalli fait l’artiste depuis quelques décennies (en gros), entouré la plupart du temps d’une bande de comédiens natifs du Dauphiné exclusivement. Et personne ne s’en plaint. C’est d’ailleurs pour ça qu’il remet le couvert. Régulièrement. Mais pour son dernier spectacle en date, « Manger pour ne rien dire », il a fait le choix d’être seul sur les planches.

Pas tant pour sacrifier à la mode du stand up, cette nouvelle discipline sportive  où le comédien –plutôt jeune- arpente les planches en disant ce qu’il a sur le cœur et en interpellant l’assistance, que pour se lancer un nouveau défi et y laisser à l’occasion quelques kilos.

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(photo papagalli.fr)

Il ne s’agit pas, à son âge respectable, de rivaliser avec la jeune génération. Non. Mais il ne s’avoue pas vaincu. Serge Papagalli, dont la sagesse a pris du poids,  s’offre tout simplement une chaire. Une chaire de philosophie diététique ou éventuellement d’anthropologie du goût. Avec un chouilla de musicologie, le tout délicatement arrosé  de sauce à la viande (préparée la veille).

L’homme ne part pas à l’aventure. C’est un domaine qu’il connaît sur le bout des doigts et depuis des lustres. Si on l’écoute bien, ça remonterait à l’enfance, quand sa maman, tendant le doigt en direction d’une assiette d’épinards mal dégrossis avec un œuf au milieu,  lui disait : « Tais-toi et mange !».

Pour ce one man show, Serge Papagalli, préoccupé plus que jamais par la balance qui affiche un chiffre à trois nombres, quand par mégarde  il monte dessus, a fait un véritable travail encyclopédique: il a épluché  les magazines Santé, analysé par le menu les revues de médecine par les plantes, consulté les courbes démographiques.
Pour nous, à son corps défendant, il a personnellement testé la tartiflette, le Mac Do, la saucisse de Francfort (qu’il imite à merveille, le bougre!). Et il nous livre sans détour son sentiment sur les nourritures terrestres,  la faim dans le monde, le face à face avec le miroir.  Sa conclusion est terrible et irrévocable : « On va mourir ».

C’est un point de vue que partagent un certain nombre de philosophes, même au-delà du Dauphiné. Pour sa part, Serge Papagalli argumente, cite des références, invoque des statistiques, hurle (pour les durs d’oreille fauchés du fond de la salle) qu’il y aura 12 milliards de bouches à nourrir à la fin du siècle .
Et tout bien pesé, après avoir retourné ces ingrédients épidémiologiques  dans tous les sens, le spectateur est en droit de se demander si ce n’est pas la diète que prône le Pr Papagalli du haut de sa chaire en planches. Il faut avouer qu’on a du mal à admettre cette thèse  pour la simple raison qu’il était la tête d’affiche de la fête de la truffe, récemment à Uriage. Nous avons un témoin. Et il serait candidat au jeûne et à l’ascèse ?
Que nenni ! Il ne faut voir dans ces paradoxes qu’une figure de style chère au professeur qui , d’ailleurs, oublie volontiers ses prétendues angoisses métaphysiques pour chanter à tue tête les louanges de la sauce bolognaise sur un air de Vivaldi. Lui, bégueule ? Allons ! On n’est pas des quand même, comme il l’a si judicieusement écrit  dans ses œuvres complètes.

En sortant de la salle, vous aurez un petit creux à l’estomac. Une fois attablé, les interrogations philosophiques du professeur referont surface: Comment peut-on ? Qu’y peut-on ? Mute t-on ? Où va le monde ? La qualité remplit-elle mieux le vide que la quantité ? Le silence est-il vraiment nourrissant ? Et vous direz en votre for intérieur et en reprenant des pâtes: Merci, professeur Papagalli.

Le programme de sa tournée en Nord-Isère

- Le 13 février à Saint Geoire-en-Valdaine. Renseignements et Réservations : 06 83 56 12 06
- Le 14 février au Péage-de-Roussillon. Renseignements et Réservations : 04 74 86 72 07
- Le 20 février à Voreppe
- Le 21 février à Colombe. Renseignements et Réservations : Mairie 04 76 55 81 98
- Le 27 février à La Verpillière. Renseignements et Réservations : 04 26 38 40 26
- Le 28 février à Domène

Pour infos complémentaires: papagalli.fr

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Enquête Agreste: réaction de Patrick Chion

A la suite de l’article consacré à l’exploitation de la forêt en Rhône-Alpes, écrit à partir de données fournies par Agreste, Patrick Chion, président de l’Association forêt-Trièves-Beaumont-Matheysine (AFTBM) tient à réagir, proposant des pistes pour que cette ressource soit mieux exploitée, mieux commercialisée.

« Il y a plusieurs remarques a faire sur cet article :

- 1 500 emploi perdus depuis 1990, sur ce chiffre combien de bûcherons? Combien d’E.T.F (entreprises de travaux forestiers)?

La rémunération de nos bûcherons et l’endettement des ETF est aujourd’hui un frein important dans l’avenir de cette filière et la gestion durable de nos forêts.

Peu de scieries aujourd’hui sont capables de répondre aux attentes de nos clients qui développent les Maisons à Ossature Bois, les Maisons passives, les menuiseries d’intérieur, les charpenteries à commandes numériques.
Voilà nos clients et que faisons pour répondre à leurs attentes? Les producteurs étrangers occupent le marché, tout comme les distributeurs.
Une récente étude sur le Sud Grenoblois montre que, pour 3 300 mètres cubes de bois fournis par les scieries de l’Isère, 16 300 mètres cubes sont importés d’autre pays européens.

Nos clients souhaitent  des produits de qualité stables et qualifiés, une qualité de service et que l’on réponde  à leurs besoins. Nous devons les rencontrer et savoir les écouter.
Il est à regretter que peu de scieries entrent dans cette démarche, mais pour celles qui ont franchi le pas, nous les voyons sur le chemin de la réussite.
Autre point important, les forêts faciles à exploiter deviennent de plus en plus rares en forêt publique, et pour motiver les propriétaires forestiers privés,il faudra que l’on restitue financièrement, en amont, les qualités mécaniques des bois de montagne.

En clair, il faudra arrêter de juger visuellement les qualités mécaniques des bois à l’avenir et utiliser des outils comme la triomatique, ou autres.

Je me permettrai de revenir sur l’enquête d’Agreste qui souligne que la région est la plus dotée en entreprises de travaux forestiers.

Je pense que certains enquêteurs restent un peu trop dans leurs bureaux. Nous sommes dans les Alpes et  la mécanisation n’a pas le même sens pour les pays de Loire, du Limousin ou des Landes.

C’est toujours un casse tête pour conserver des bûcherons ou des ETF de qualité et faire du bon travail en forêt. Je ne citerai pas de noms!
L’avenir et la réussite des entreprises qui réussiront seront celles qui répondront aux attentes du marché dictées par les prescripteurs ».

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