Archive | 26 février 2009

FCO: le point sur la situation en Isère

Au cours de son point presse, qui s’est déroulé ce jeudi matin, le préfet de l’Isère a fait le point sur la FCO dans notre département.


Quelques rappels 

La FCO est connue depuis longtemps dans divers pays du monde, en Afrique et sur le pourtour méditerranéen notamment. Bien qu’elle soit à l’origine une maladie des pays chauds, la FCO est apparue en août 2006 aux Pays-Bas, puis s’est rapidement étendue aux états voisins et au nord-est de la France (sérotype 8).

Au cours des années 2007 et 2008, le nombre de foyers a augmenté de façon exponentielle dans les pays déjà touchés, notamment en France, et la maladie a gagné d’autres états européens.

Un autre sérotype de FCO, le sérotype 1, remontant d’Espagne, a atteint l’extrême sud-ouest de la France fin 2007 et s’est propagé à tout le quart sud-ouest du pays au cours de l’année 2008.

La maladie 

La FCO est due à un virus dont on connaît 24 sérotypes. Elle ne touche que les ruminants, se transmettant d’un animal à l’autre par l’intermédiaire d’insectes piqueurs, les Culicoïdes.
C’est donc une maladie transmissible, mais pas contagieuse.

La diffusion de la maladie est fortement influencée par l’activité du vecteur, et donc connaît une pause hivernale et une reprise au printemps.
Les symptômes de la FCO sont les suivants :
fièvre, perte d’appétit
jetage nasal (ulcérations)
ulcères dans la cavité buccale chez les bovins
langue gonflée et parfois cyanosée (langue bleue)
œdème de la tête et des membres chez les bovins
boiterie chez les ovins
avortements, mortinatalité, baisse de la production laitière.

Dans les cas graves, l’évolution peut aller jusqu’à la mort en une huitaine de jours (le taux de mortalité peut atteindre 30%).

Rappelons que la FCO ne représente aucun danger pour l’homme, ni en cas de contact avec un ruminant contaminé, ni par la consommation de denrées animales.

Mesures de lutte contre la maladie

La FCO fait partie des maladies considérées comme majeures par les autorités vétérinaires internationales (OIE) et européennes en raison des problèmes sanitaires qu’elle provoque et de leurs conséquences économiques ; des mesures de police sanitaire sont donc imposées lors de l’apparition de foyers de FCO dans un pays ainsi que des restrictions concernant les échanges internationaux de ruminants.

La stratégie européenne vise à limiter l’extension des zones touchées actuellement, à préserver les régions d’élevage encore indemnes, et à prévenir la circulation de nouveaux sérotypes de virus.

Les mouvements d’animaux d’une zone atteinte (zone réglementée) à une zone indemne, que ce soit sur notre territoire ou vers d’autres pays, sont soumis à un certain nombre de conditions (désinsectisation, test sérologique ou virologique, vaccination…); des allègements sont possibles pendant la période d’inactivité vectorielle.

La vaccination contre la FCO constitue le principal rempart contre la maladie dans les zones où elle est installée, mais aussi contre son extension.

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Dans les exploitations bovines iséroises touchées, le taux de morbidité (animaux malades) est de 4%, et le taux de mortalité de 3% ; en ce qui concerne les élevages ovins, ces taux sont respectivement de 8 et 7 %.

Vaccination FCO (France et Isère)

Le vaccin contre le sérotype 8 qui sévit actuellement dans le nord de l’Europe, et sur tout le territoire français métropolitain, a été mis sur le marché en mars 2008 ; la vaccination  est restée facultative dans un premier temps (sauf dans le cas des bovins destinés aux échanges intercommunautaires avec l’Italie où la vaccination était obligatoire) : 30 % du cheptel bovin et 55 % du cheptel ovin isérois ont ainsi été vaccinés entre le printemps et la fin de l’automne 2008.

La nouvelle campagne de vaccination, qui a débuté mi-décembre et qui doit se poursuivre jusqu’au printemps 2009, revêt un caractère obligatoire pour tous les cheptels bovins et ovins, et pour les deux sérotypes 8 et 1 (même si l’Isère n’est actuellement touchée que par le sérotype 8).

En ce qui concerne le département de l’Isère, ont été vaccinés à ce jour 69 500 bovins pour un nombre total de bovins soumis à vaccination cette année de 155 000 (soit environ 45%). Seront aussi vaccinés 55 000 ovins et 12 000 caprins.

Le facteur limitant, pour ce début de campagne, était le manque de disponibilité du vaccin contre le sérotype 1.

La production de ce vaccin par les laboratoires devrait désormais être suffisante pour satisfaire l’ensemble des besoins des cabinets vétérinaires et des éleveurs concernés à compter de début mars, et parvenir ainsi à la vaccination de l’ensemble des cheptels isérois d’ici la fin du mois de mai.

Tous les acteurs de cette prophylaxie, vétérinaires sanitaires, éleveurs et groupement de défense sanitaire (G.D.S.), services de l’Etat (D.D.S.V.) se mobilisent fortement pour atteindre cet objectif.

L’Etat participe au financement de la campagne de vaccination (à hauteur de près de 50%) ; en outre, des indemnités ont été attribuées aux élevages touchés par la FCO (lors de mortalité ou d’euthanasie d’animaux), et des aides versées aux éleveurs ou opérateurs ayant subi des pertes économiques compte-tenu des restrictions de commercialisation.

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CER France Isère: choisissez votre menu…

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Dense assemblée générale que celle de CER France Isère.

Celle-ci s’est déroulée à Voiron, ville centre d’un pays très dynamique. Au niveau agricole, par exemple, la communauté du pays voironnais s’est dotée de la première charte agricole intercommunale, en 1994, afin d’assurer les emplois et exploitations agricoles. Celle-ci, actualisée en 2001 s’est enrichie d’un volet laitier et forestier. Malgré l’emprise foncière très forte, l’agriculture constitue donc un secteur économique à part entière. Près de 500 familles pour plus de 1000 emplois en vivent.

CER France Isère,réseau de conseil en gestion d’entreprises agricoles, « a su aborder la réforme de la profession comptable et su initier ce changement dans le cadre d’un projet d’entreprise avec la volonté de satisfaire au mieux l’adhérent » dira le président Jean Louis Didier en préambule.
« Nous sommes tenus à présent de respecter la déontologie de l’ordre des experts comptables, on a les mêmes droits et devoirs ».

CER France doit donc se différencier. Le réseau le fait à travers l’organisation d’une assemblée générale, la recherche de connaissance des préoccupations des adhérents, pour la plupart agriculteurs, par la volonté de ne pas mettre le résultat comme une fin en soi, même si la rentabilité est nécessaire. Voilà pourquoi a été mise en place l’offre de produits services.

Après une longue réflexion, diverses enquêtes, cette offre a vu le jour avec comme principes de base de

- Se mettre dans une démarche de relation transparente et équitable avec l’adhérent/client

-Mettre l’adhérent/client au coeur de l’organisation et des perspectives

- Développer de nouveaux services et notamment l’activité conseil

- Se concentrer sur les activités du monde agricole et rural.

Pour ce trois menus sont proposés, à la carte:

Le menu sillage, le client gère et le réseau CER France répond en toute sécurité aux obligations comptables, fiscales et règlementaires.

Le menu éclairage, CER France accompagne les actions mises en oeuvre et aide le client à maîtriser ses prélèvements sociaux et fiscaux.

Le menu pilotage, permet de piloter son entreprise grâce entre autres à un accompagnement dans l’anticipation et la prise de décision.

Bien entendu chaque client/adhérent est maître de son choix.

Pour Jean Louis Didier, « ces menus sont une réponse efficace, adaptée à tous les niveaux et apportent des réponses claires et précises aux questions que se posent les clients/adhérents de CER France ».

Pour contacter CER France Isère:

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 site national: www.cerfrance.fr

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