Archive | 03 mars 2009

UE: le haut débit pour tous d’ici 2010

La Commission a déclaré aujourd’hui qu’il était prioritaire de raccorder à l’internet à haut débit les 30 % de la population rurale de l’UE qui en sont dépourvus afin de réaliser le «haut débit pour tous» d’ici à 2010. Une meilleure connexion à l’internet est un moyen efficace de relancer l’économie.

La Commission a décrit aujourd’hui comment elle allait utiliser ses propres programmes de soutien pour renforcer les réseaux et les services internet en zone rurale, et elle a appelé les pays de l’UE à faire de même. Une bonne connexion à l’internet peut rompre l’isolement des exploitations agricoles et des entreprises (notamment les PME) en milieu rural et améliorer leur compétitivité parce qu’elle permet d’accéder aux marchés internationaux et de travailler plus efficacement. Par ailleurs, le Parlement européen et le Conseil examinent une proposition de la Commission visant à fournir 1 milliard d’euros supplémentaires via le plan européen pour la relance économique afin de diffuser plus largement l’internet à grande vitesse dans toutes les régions d’Europe.

«Aujourd’hui, au 21e siècle, les technologies de l’information et de la communication sont devenues indispensables pour beaucoup d’entre nous au travail, et parfois même à la maison. Pourquoi les zones rurales devraient-elles se contenter d’un accès inégal à ces outils?» s’interroge Mme Mariann Fischer Boel, commissaire européenne chargée de l’agriculture et du développement rural. «Si nous voulons vraiment que nos campagnes vivent et prospèrent, nous devons aider tout le monde à profiter au mieux des technologies modernes.»

«Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour donner à tous les Européens l’accès aux technologies internet. Ces technologies représentent la moitié de la croissance de la productivité dans l’UE, et les pays européens ne peuvent pas se permettre d’en priver leurs zones rurales, à plus forte raison en cette période de crise économique», a déclaré Mme Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l’information et des médias. «L’internet à haut débit est un outil indispensable pour les entreprises en zone rurale, et en particulier pour les PME qui ont besoin d’une connexion à grande vitesse avec le reste de l’économie. J’appelle le Conseil à nous aider à faire en sorte que ces entreprises ne soient pas négligées, en donnant un signal fort en faveur du haut débit pour tous les Européens.»

Alors que 93 % des Européens, en moyenne, peuvent accéder à l’internet à haut débit, ce chiffre n’est que de 70 % dans les zones rurales, et dans certains pays (tels que la Grèce, la Pologne, la Slovaquie, la Bulgarie ou la Roumanie), le taux de couverture de la population rurale tombe à 50 % ou moins.

La Commission, dans une communication adoptée aujourd’hui, souligne les bénéfices que les entreprises et les habitants des zones rurales, notamment les exploitations agricoles et les producteurs de denrées alimentaires, peuvent tirer d’un meilleur accès aux technologies modernes de l’information et de la communication telles que l’internet.

Ainsi, 80 % des exploitations suédoises ont accès à l’internet, un tiers d’entre elles l’utilisant quotidiennement (et un tiers y ayant recours pour introduire des demandes d’aide communautaire). Toutefois, dans d’autres régions, par exemple en Toscane ou en Hongrie, les trois quarts des exploitants agricoles n’utilisent pas l’internet, ce qui rend plus difficiles la planification de la production, la commercialisation des produits et l’accès aux prix sur les marchés internationaux, la consultation des prévisions météo ou encore l’établissement d’accords de coopération avec d’autres acteurs du marché. Les exploitants agricoles ne sont pas seuls dans cette situation: dans l’ensemble de l’Europe, 22,5 % seulement de la population rurale utilise des services gouvernementaux en ligne tels que la déclaration fiscale par internet, alors que ce chiffre est de 32,9 % dans les zones urbaines.

Par conséquent, la Commission appelle les États membres, les régions et les collectivités locales à envisager d’adapter leurs programmes de développement rural afin que les technologies de l’information et de la communication et les connexions internet y occupent une place adéquate, notamment lors de l’examen à mi-parcours de leurs plans de développement rural qui aura lieu en 2010.

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Y grenoblois: penser l’alimentation de demain

Dans le cadre du cycle des conférences de l’ADAYG, l’association organise mardi 10 mars à 20h à la Maison des Agriculteurs, à Grenoble,  une soirée sur le thème des circuits courts et de la stratégie alimentaire territoriale. Cette conférence a pour but de définir et de partager les nouveaux défis et enjeux alimentaires de la région grenobloise.
Les enjeux de la thématique alimentaire répondent à de grands défis actuels : la santé publique, l’équilibre social ou environnemental, le développement économique, les politiques publiques ou encore l’aménagement du territoire.

Face à ces défis, l’agriculture locale et les acteurs de la chaîne alimentaire sont interrogés sur leur capacité à s’approprier ce débat et à y apporter des réponses. La mise en place d’une stratégie alimentaire et de sa gouvernance associant les acteurs publics et privés semble être une composante fondamentale d’un territoire durable.

Cette réflexion, engagée par les agglomérations du réseau national Terres en Villes, réseau français des acteurs locaux de l’agriculture périurbain, amène à penser qu’il s’agit aujourd’hui de dépasser les simples politiques circuits courts pour construire une véritable politique alimentaire dans les grandes agglomérations françaises à l’instar de travaux engagés par quelques métropoles européennes.
La conférence abordera certains sujets tels que, les circuits courts dans l’Y grenoblois, l’enjeu alimentaire : un défi pour les politiques territoriales, ou encore les pistes politiques pour répondre à ces nouveaux enjeux alimentaires.

Cette soirée laissera la place aux débats et donnera la parole aux acteurs locaux, élus et professionnels, aux acteurs de la société civile ainsi quà des témoins extérieurs.

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AFRAT: la Région attentive et mobilisée

Eliane Giraud, Conseillère régionale déléguée à l’agriculture, au développement rural et aux Parcs Naturels Régionaux, a rencontré vendredi 27 février à Grenoble les dirigeants de l’Association pour la Formation des Ruraux aux Activités du Tourisme (AFRAT).

Rappelons que cette association, située à Autrans (Isère) est un centre de formation professionnelle spécialisé dans le tourisme rural. En 2008, elle a bénéficié de financements de la Région Rhône-Alpes à hauteur de 487 500 € : 300 000 € au titre des marchés publics et 187 500 € au titre d’un soutien spécifique pour faire face aux difficultés rencontrées par l’association.

L’attribution de cette aide était accompagnée d’une recommandation d’évolution des champs d’intervention de l’AFRAT, en particulier en matière de développement rural.

En 2009, l’AFRAT a à nouveau concouru pour les marchés publics mais certaines de ses propositions ont été rejetées par la Commission d’Appel d’Offres (CAO), qui les a considérées comme inadaptées. En effet, la Région est soumise au Code des marchés publics pour sa politique de formation et ne peut s’y soustraire. Les nouveaux marchés pour lesquels l’AFRAT a été retenue s’élèvent à 154 000 €.

Cela vient confirmer la nécessité, déjà exprimée auprès des dirigeants de l’AFRAT par Bernadette Laclais, Vice-présidente déléguée aux formations professionnelles, de faire évoluer l’offre de formation de l’association pour s’adapter aux objectifs de la Région, et non l’inverse.

Comme l’a rappelé Eliane Giraud, « la Région est désormais dans l’obligation de respecter le Code des marchés publics, et de procéder par appel d’offres. Il n’est pas en notre pouvoir de garantir un niveau d’activité identique, d’année en année, aux organismes de formation ! Néanmoins, nous restons très attentifs à l’évolution de la situation de l’AFRAT afin de ne pas menacer la pérennité de l’association.»

Dans ce but, des propositions ont été faites à l’AFRAT pour accompagner l’évolution de ses activités, notamment vers des actions de développement en milieu rural et de tourisme.

Pour la Région, il est donc fallacieux d’évoquer un désengagement  vis-à-vis de l’AFRAT. La Région déclare rester à la disposition de l’association pour examiner ces propositions. Une réunion de travail est programmée à l’Espace Rhône-Alpes de Grenoble dans les prochains jours.

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