Archive | 10 mars 2009

Plateforme de St-Michel-les-Portes: passer à la vitesse supérieure

Importante pour ne pas dire primordiale après-midi pour l’avenir de la plateforme de St-Michel-les-Portes.

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On reconnaît au premier rang, de gauche à droite: Charles Galvin, Erwann Binet, Patrick Chion et Jean Bernard Bellier

Avec le président de l’AFTBM, Patrick Chion comme guide, Erwann Binet, vice président du conseil Général en charge du développement  économique et son homologue Charles Galvin en charge de la forêt ont tenu à visiter cette fameuse  structure.

Il faut dire que cette plateforme, novatrice sur de nombreux points, est à la croisée des chemins. Elle fonctionne depuis près d’un an et cet outil, s’ il est performant, personne ne le conteste, doit passer à la vitesse supérieure.

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Les deux conseillers généraux ont été impressionnés par la qualité de service rendue par le séchoir

Cela implique des investissements nouveaux, une autre dynamique afin de répondre favorablement aux attentes de l’ensemble de la filière. » On doit s’adapter aux besoins des utilisateurs » résumera le maire de St-Michel, Jean-Bernard Bellier. Ce dernier se dit prêt à se lancer dans la deuxième tranche de travaux, « à condition que tout soit organisé… »

Il a obtenu le soutien inconditionnel des deux conseillers généraux.

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… ou rien n’est laissé au hasard, grâce à des machines de dernière génération

Charles Galvin: »Cette plateforme est un formidable atout pour notre filière locale. Comment accepter que la deuxième transformation ( maisons à ossature bois, menuisiers, menuiseries d’intérieur….)  s’approvisionne en bois en provenance d’Allemagne parce que l’on ne peut lui en fournir.

Si nous savons nous organiser, on peut répondre à leurs attentes et par delà créer des emplois non…délocalisables. Chacun doit garder en mémoire que 300 m3 travaillés correspondent à un emploi.

Je crois en l’avenir de cette plateforme mais il faut que tout le monde se mobilise. Voilà pourquoi je vais, sans tarder organiser une table ronde, avec tous les partenaires de la filière pour que chacun puisse s’exprimer et  que l’on définisse ensemble les objectifs à tenir. »

Charles Galvin croit dur comme…bois en ce concept: « Il devait se développer sur chaque massif de notre département ».

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Erwann Binet, très attentif aux explications fournies par Patrick Chion…

Erwann  Binet, élu citadin découvre ce monde de la forêt.

Il a été impressionné par la structure, son fonctionnement et il est persuadé de sa réussite. « La crise touche tous les secteurs, sauf peut-être celui du tourisme ou de la nanotechnologie. Le Conseil Général s’est donné comme mission d’aider toutes les filières…dont celle du bois.

Cette réalisation entre parfaitement dans le cadre défini lors des dernières assises, à savoir celui de structurer la filière, de travailler l’amont mais également l’aval. Des réalisations comme celle-là apportent une vie dans des zones rurales ou les grosses entreprises ne viendront sans doute jamais. Utiliser le bois local, le valoriser, faire de la plus-value et la redistribuer sur place, voila les clés de la réussite »

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Patrick Chion explique, à l’aide de plans, ce que sera l’extension de la plateforme

Patrick Chion a rappelé que la plateforme travaille en parfaite osmose avec celle de Noirétable. »Nous sommes complémentaires d’autant plus que l’on ne travaille pas les mêmes essences. Dans la Loire, ils travaillent essentiellement le Douglas, ici le mélèze, l’épicéa. »

Le problème de la tempête qui a secoué la forêt landaise a été abordé. Patrick Chion: »Michel Barnier a été clair envers les propriétaires forestiers: retournez vous vers vos compagnies d’assurances. Les propriétaires ont réagi de la façon suivante: on laisse les arbres en l’état et on verra!

Jean Bernard, président de l’UGDFI: « Cette tempête a eu des effets néfastes sur le marché du bois d’emballage qui est sinistré. On doit donc jouer sur la qualité, le marché étant dorénavant mondial, il faut respecter les normes, répondre aux attentes des acteurs de la filière, jouer gagnant-gagnant avec les charpentiers, scieurs… »

Quatre étudiants de L’IUP Pierre Mendès France de Grenoble, se sont penchés sur l’opportunité d’améliorer le service offert par la plateforme.

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Trois d’entre eux se sont déplacés pour exposer le fruit de leur travail. Ils ont même proposé un plan d’attaque très apprécié par les personnes présentes.

Celles-ci attendent avec impatience la table ronde que va organiser Charles Galvin.

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Quand le Crédit Mutuel donne un coup de pouce…

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Le Crédit Mutuel a organisé, au niveau national, une opération intitulée « un coup de pouce du Crédit Mutuel pour faire germer vos projets ».

Il s’agissait, pour les élèves scolarisés dans les établissements agricoles de présenter un projet réalisé dans le cadre de leurs études.

Les projets retenus devant entrer dans le cadre suivant: étude, chantier, voyage d’étude ou autres actions pédagogiques ayant un caractère éducatif, scientifique, technique, humanitaire ou culturel et s’inscrivant dans les domaines agricole ou viticole.

Cette opération menée par le Crédit Mutuel, au niveau national étant régionalisée.
Pour notre région Rhône-Alpes, 25 dossiers ont étés constitués et 6 d’entre eux ont été sélectionnés.

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Ceux-ci, et c’est une première ont été défendus par les élèves, eux mêmes.
Ils avaient donc rendez-vous à la caisse locale du Crédit Mutuel de l’Arbresle  pour visionner  et défendre leur projet devant le jury.

Celui-ci  évaluant le dossier en fonction de critères bien précis:

- l’intérêt du projet

- le caractère novateur et concret

- la motivation des candidats.

 » La délibération a été compliquée car les projets présentés méritaient tous la première place », dira Laurent Coulon, agriculteur, administrateur du Crédit Mutuel et membre du jury.
Il fallait cependant un gagnant et c’est l’institut Sandar, lycée d’enseignement Général et d’Agrotechnologie situé à Limonest qui empoche les 1000 euros réservés au projet vainqueur.

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Un projet intitulé KADABIO et mené par deux jeunes filles:  Faustine Chilliet et Sylvie Clappier, classe de BTSA Gestion et maîtrise de l’eau 2 ème année.

Voici résumé leur projet.

L’hygiène à portée de tous : Intervention dans un village sénégalais, Kabadio
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« Dans le cadre du Projet d’Information et de Communication (PIC) à réaliser en deuxième année de BTS Agricole en Gestion et Maîtrise de l’eau, nous sommes deux étudiantes à nous être intéressées à la demande émanant de l’école du village de Kabadio en Casamance, au Sénégal : sensibiliser des jeunes élèves aux problèmes d’hygiène liés à l’eau et aux différentes maladies transmissibles par cette dernière. Ce projet, nous l’avons élaboré avec l’association IEFR (Il Etait une Fois une Rencontre) basée à Villefranche-sur-Saône.

Pour ce faire, nous partageons nos connaissances sur l’eau avec des jeunes qui s’interrogent sur cet élément vital.

De plus après nous être intéressées à la partie théorique de ce projet, nous avons pris l’initiative de concrétiser notre action en installant deux systèmes d’épuration d’eau (Miniwata) destinés à l’hygiène quotidienne, l’un pour l’école, l’autre pour la maternité.
Ainsi notre projet se réalise dans le village de Kabadio.

Ce projet reste néanmoins une opportunité de partager le quotidien d’un village culturellement si loin du nôtre et qui a, nous en sommes sûres, tant à nous apprendre sur les autres et sur nous même. »

Voici la suite du classement:

2ème: CFPPA de La Côte St André: voyage d’étude au Sénégal

3ème: lycée agricole privé de Ressins: amitiés Maraba Ressins

4ème: LEGTA Yssingeaux: Le Puy 4615 morts un jour il faudra réagir pourquoi pas aujourd’hui

5ème: Lycée agricole les Sardières: une vache pour la Banque alimentaire

6ème: Lycée de Bel Air Journée technique sur la viticulture biologique.

Laurent Coulon, agriculteur en productions céréales, légumes, viticulture avec vente directe a rappelé le rôle que joue le Crédit Mutuel auprès des agriculteurs. « Il aide les futurs agriculteurs à travers des actions comme ce fameux « coup de pouce », il aide également les jeunes en phase d’installation ou nouvellement installés  mais il accompagne surtout TOUS les agriculteurs.
Que ceux-ci sachent qu’en cette période de crise, le Crédit Mutuel met tout en oeuvre pour que les exploitations agricoles, qui sont des entreprises à part entière, la traversent sans trop de dommages. »

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Prix et marges: le comité de pilotage au travail

Le Comité de pilotage, annoncé en novembre 2008 par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche dans le cadre de l’Observatoire des prix et des marges instauré par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, Porte-parole du Gouvernement, pour contribuer à une meilleure transparence des prix et des marges dans les différentes filières agroalimentaires, a tenu sa deuxième réunion le 6 mars.
La rencontre qui s’est tenue, sous la co-présidence de Pascal Viné, Directeur général des politiques agricole, agroalimentaire et des territoires (DGPAAT) et de Bruno Parent, Directeur général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a été consacrée à la situation du secteur porcin. La présentation des différentes analyses existant sur la formation des prix dans ce secteur a mis en évidence la diversité des conclusions qui peuvent en être tirées.
Dans ce contexte, le Comité de pilotage a conclu sur la nécessité de construire collectivement un outil de suivi des prix et des marges spécifique pour ce secteur qui soit le plus pertinent possible, notamment en terme d’indicateurs de prix, de période de référence, de comparaison internationale.

Un groupe de travail piloté par les deux administrations et qui tiendra  sa première réunion dans les quinze prochains jours est chargé de présenter des propositions au Comité de pilotage.
La même démarche sera ensuite déclinée dans les secteurs du lait et des fruits et légumes.

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Performance énergétique: deux appels à projets

Dans le cadre du plan de performance énergétique des entreprises agricoles présenté le 3 février par Michel Barnier et Patrick Devedjian et mis en oeuvre par l’arrêté interministériel du 4 février, deux appels à candidatures nationaux sont lancés par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche.

Ces appels concernent les projets d’investissement suivants :
- Développement des unités de méthanisation agricole
- Acquisition de bancs d’essais moteurs d’engins agricoles.

Le cahier des charges et les formulaires nationaux de demande d’aide sont disponibles sur le site Internet du ministère de l’agriculture et de la pêche, auprès des directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF), des directions départementales de l’agriculture et de la forêt (DDAF) – directions départementales de l’équipement et de l’agriculture (DDEA).
Les dossiers devront être déposés entre le 9 mars 2009 et le 15 avril 2009 auprès de la DRAAF siège du domicile du porteur de projet.
Ce volet national est doté de 10 millions d’euros pour la méthanisation, et de 5 millions d’euros pour les bancs d’essai moteur.
Cette enveloppe de 15 millions d’euros relève du plan de relance de l’économie du Gouvernement, qui dote de 30 M¤ la mesure « agriculture durable ». Ces montants peuvent être complétés par d’autres financeurs, notamment l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et les collectivités territoriales.
Ces appels à candidatures nationaux complètent le dispositif régional du plan de performance énergétique d’ores et déjà mis en place depuis le 04 février 2009.
http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr

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Déchets: 522 kg par européen en 2007

Dans l’UE27, 522 kg de déchets municipaux ont été générés, en moyenne, par personne en 2007. Les déchets municipaux peuvent être traités de différentes manières: mise en décharge, incinération, recyclage ou compostage. En 2007, dans l’UE27, 42% des déchets municipaux traités ont été mis en décharge, 20% incinérés, 22% recyclés et 17% compostés.

Le volume de déchets municipaux générés a varié de 294 kg par personne en République tchèque à 801 kg au Danemark. La France se situe au 10e rang du classement établi avec 541 kg (dont 34% mis en décharge, 36% incinérés, 16% recyclés et 1% composté). Ces informations sont publiées par Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes.

Le volume de déchets municipaux générés varie considérablement d’un État membre à l’autre. En 2007, plus de 750 kg de déchets ont été générés par personne au Danemark, en Irlande et à Chypre. Le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas ont affiché des volumes compris entre 600 et 750 kg par personne. L’Autriche, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, la France, l’Estonie, la Suède et la Finlande ont enregistré des volumes variant entre 500 et 600 kg. Le groupe suivant incluait la Belgique, le Portugal, la Bulgarie, la Hongrie, la Grèce, la Slovénie et la Lituanie avec des volumes compris entre 400 et 500 kg de déchets municipaux par personne. Les volumes les plus bas, inférieurs à 400 kg par personne, ont été relevés en Roumanie, en Lettonie, en Pologne, en Slovaquie et en République tchèque.

Plus fortes proportions de déchets municipaux recyclés en Allemagne, en Belgique et en Suède

Les méthodes de traitement diffèrent sensiblement entre les États membres. En 2007, les États membres présentant les parts les plus importantes de déchets municipaux mis en décharge ont été la Bulgarie (100% des déchets traités), la Roumanie (99%), la Lituanie (96%), Malte (93%) et la Pologne (90%).

Les pourcentages les plus élevés de déchets municipaux incinérés ont été observés au Danemark (53%), au Luxembourg et en Suède (47% chacun), aux Pays-Bas (38%), en France (36%), en Allemagne (35%) et en Belgique (34%). Onze États membres n’ont pas du tout recouru à l’incinération.

Les États membres présentant les plus fortes proportions de déchets municipaux recyclés ont été l’Allemagne (46%), la Belgique (39%), la Suède (37%), l’Estonie et l’Irlande (34% chacun).

C’est en Autriche (38%), en Italie (33%) ainsi qu’au Luxembourg et aux Pays-Bas (28% chacun) que le compostage des déchets municipaux a été le plus fréquent, alors qu’il n’a pas du tout été pratiqué en Bulgarie, à Chypre et en Roumanie.

Le compostage et le recyclage ont représenté plus de 50% du traitement des déchets municipaux en Allemagne (64%), en Belgique (62%), aux Pays-Bas (60%) et en Autriche (59%).

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