Archive | 11 mars 2009

Le bio en Rhône-Alpes

La plaquette 2009 des chiffres de l’agriculture bio en Rhône-Alpes qui vient de paraître est téléchargeable.

Depuis 2003, Corabio Rhône-Alpes, la Coordination Rhône-Alpes de l’agriculture biologique , s’est dotée d’un outil informatique permettant de caractériser les exploitations agricoles biologiques de la région, aussi bien au niveau des productions que des circuits de commercialisation. Les données qui figurent dans ce document sont issues de cet observatoire.


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Fin 2007, l’Agence Bio dénombrait quant à elle 1407 exploitations certifiées en agriculture biologique pour 50 473 hectares, ce qui la plaçait au premier rang des régions françaises pour le nombre de
fermes et au troisième rang pour les surfaces après Pays de la Loire et Midi-Pyrénées.

La région Rhône-Alpes représentait à elle seule près de 12 % des exploitations en bio et en conversion et 9 % des surfaces. 29 % des exploitations bio de Rhône-Alpes sont mixtes, c’est à dire qu’elles continuent à produire une partie de leurs pro- ductions animales ou végétales en conventionnel.

La Drôme, l’Ardèche et l’Isère, départements phares de la production bio en Rhône-Alpes
La Drôme, avec plus de 10 % de sa surface agricole utile en bio, arrive en tête des départements avec 37 % des fermes bio de la région et 46 % des surfaces. Elle est suivie par l’Ardèche (320 fermes,
13 % des surfaces) et l’Isère (191 fermes, 14 % des surfaces).
Que ce soit pour les productions animales ou végétales, ce sont les départements les plus diversifiés.

Voici le sommaire de la plaquette 

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Paris-Nice: étape 100% ardéchoise

Le Paris-Nice cycliste, la course au soleil, est très rarement passé par l’Isère, pour ne pas dire jamais. Pour cette édition, ce sont nos amis Ardéchois qui vont être gâtés. Ce 12 mars, pour la 5ème étape, l’épreuve traversera ce département du nord au sud, d’Annonay à Vallon-Pont-d’ Arc. Une étape longue de 204 kilomètres.

Annonay n’a pas reçu la visite de Paris-Nice depuis plus d’un demi-siècle. C’était en 1952, victoire de Louison Bobet qui s’adjugeait aussi la victoire finale.
Les difficultés commencent avec, dès le km 16, le col de Juvenet classé en 2e cat.
Juste après à Saint-Félicien, un petit coucou aux organisateurs de la fameuse cyclosportive « l’Ardéchoise ».
Après une succession de col de 3e et 2e cat., les coureurs escaladeront le 1er gros morceau de Paris-Nice à la sortie de Privas, le col du Bénas au km 113 classé en 1re cat.(10,7 km à 4,8 %).
Ensuite, c’est plus roulant avant la descente dans les magnifiques décors des Gorges de l’Ardèche pour rejoindre Vallon Pont d’Arc, nouvelle ville étape dans l’histoire de Paris-Nice.

le parcours et les horaires de passage

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Le lendemain les coureurs partiront de St-Paul-Trois-Chateaux pour arriver au sommet de la montagne de Lure.

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Les plantes de demain devront résister à la chaleur et à la sécheresse

Les plantes de demain devront résister à la sécheresse et à la chaleur tout en exprimant davantage leur potentiel.

C’est ce qui ressort d’un échange animé hier matin à BioVision par Joan Negrutiu, professeur de biologie à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon.

Il faudra encore améliorer les plantes, comme cela a été fait depuis des siècles, par sélection notamment, pour répondre à la demande mondiale en alimentation.  Il faudra en particulier adapter les plantes au changement climatique déjà avéré.

Marion Guillon, président de l’institut National de recherche Agronomique (France) a montré que sauf pour le maïs, les rendements de plusieurs  céréales ou plantes de grandes cultures plafonnent depuis quelques années. Ni les méthodes de culture, ni les modifications génétiques, n’expliquent ce plafond. La seule explication, selon une étude récente de chercheurs de l’INRA tient au réchauffement.

Les plantes de demain devront donc être adaptées à des sols, respecter la diversité,  leur environnement, mais elles devront aussi  être adaptées à des périodes de sécheresse et parfois à de hautes températures. 

C’est pourquoi l’INRA travaille, pour le maïs, sur 300 génotypes, qui en 2010, devront être sélectionnés, testés, évalués in silico, pour voir s’ils répondent à ces critères. Des travaux du même type vont être menés sur le sorgho, pour la production de bio-énergie en Afrique.

Ces recherches sont nécessaires car la biomasse va continuer à fournir une énorme quantité de matériaux. Willy de Greef, d’Europabio, association européenne des entreprises de biotechs  peut facilement rappeler que les animaux de traits ont été des moteurs fonctionnant aux biocarburants, et que la forêt a toujours été la première source de combustible.

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Le défi, demain, ce sera de produire davantage, dans des conditions difficiles à prévoir. «Il faut prendre en compte le potentiel des plantes; aux USA, on produit 280 millions de tonnes de maïs sur 30 000 millions d’hectares, et sur la même surface en Afrique, seulement 50 millions de tonnes ».

Michel Van Lookeren Campagne, responsable de la recherche chez Bayer Crop Science, confirme la possibilité d’accroitre le rendement des plantes.  « Entre le rendement moyen et les rendement maximum, sans modifier les plantes, il existe un potentiel de gain de 65%.La lutte contre les maladies peut à elle seule accroître les rendements et améliorer les revenus des agriculteurs ».

Pour une agriculture moins impactante

Face à ces données, Janet Cotter, responsable scientifique de Greenpeace (Royaume Uni) confirme la contrainte sur les sols, sur l’eau. Mais elle rappelle que les performances de l’agriculture ont été atteintes en externalisant les coûts. «  Avec les fertilisants, avec les pesticides, il y a un coût environnemental.

On ne peut pas continuer, nous devons repenser ce que nous voulons. Il n’y a pas que la science qui a un rôle  jouer, il y a aussi la société, l’accès aux marchés, le commerce, les gouvernements. Il faut que l’agriculture biologique ne soit pas une production pour les consommateurs riches des pays riches. C’est le rôle de la science que d’adapter les plantes résilientes, pour une agriculture ayant un impact faible. »

Pour arriver à adapter les plantes, plusieurs solutions sont envisagées. La transgenèse ( implantation d’un gène d’une espèce dans une autre espèce) permet d’obtenir des plantes Génétiquement Modifiées. Une autre voie est l’exploration du génome de chaque espèce.  Le champ à explorer est immense et il faudrait créer un fonds mondial pour l’exploration de la biodiversité, pour  conserver des plantes dans des banques.

Le travail est en route. Il est immense.

michel.deprost@enviscope.com

Pour en savoir plus sur BioVision www.biovision.org

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Le tourisme pastoral fait son chemin

La fédération des alpages de l’Isère (FAI) s’emploie depuis 2007 à organiser un tourisme original  qui propose à la clientèle estivale des rencontres avec les bergers, des projections de documentaires sur le pastoralisme (des films qui ont fait partie de la sélection du Festival « Pastoralismes et grands espaces » des 7 Laux), enfin des voyages en alpage. Une nouveauté vient s’ajouter à cette offre, à savoir la rencontre musicale en alpage.

Pour faire valoir cette offre d’évasion, qui sort des sentiers battus, auprès de la clientèle des citadins, une antenne Tourisme vert a été ouverte en octobre 2008 à la Maison du tourisme de Grenoble, fruit d’un partenariat entre Gites de France Isère-FAI-Chambre d’Agriculture-Conseil général-CDT. La FAI a, dans la foulée, créé un nouvel outil de communication, le site www.alpages38.org/ , sur lequel on peut consulter ce qui est proposé cet été en matière de tourisme pastoral.

Ce tourisme vert, qui n’en est qu’à ses débuts, ne demande qu’à décoller. C’est un tourisme qui peut contribuer à faire vivre durablement les territoires ruraux de l’Isère, pour peu qu’on lui donne les moyens de se structurer et de se faire connaître. Que ce soit en Oisans, en Belledonne, en Chartreuse, dans le Vercors ou en Matheysine, les alpages méritent vraiment le détour pour qui aime la marche, la nature et le grand air.  C’est un monde à part, paisible et accueillant, où il existe un rapport comme nulle part ailleurs entre l’herbe, l’animal et l’homme. Les éleveurs, dans la plupart des cas, sont favorables à cette ouverture au tourisme. Les gardiens de gîtes d’alpages et de refuges également.

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La commission Tourisme-Patrimoine-Culture de la FAI, présidée par Pierre Ostian, a réuni hier, à la mairie de Grenoble,  différents acteurs du tourisme rural (1) afin de faire un bilan des actions engagées et étudier les pistes permettant de donner de l’élan à ce tourisme pastoral.

La Maison des alpages de Besse-en-Oisans, créée en 2002, et qui est une sorte de vitrine de la vie pastorale, en même temps qu’un outil professionnel, souffre d’un manque cruel de financement, comme l’a souligné Jean-Rémy Ougier, le maire de Besse-en-Oisans, qui en est l’actuel président (par interim). Le petit musée  aménagé à l’intérieur et pour la visite duquel le touriste estival doit acquitter un droit d’entrée, rencontre la concurrence des musées gratuits créés dans les stations de sports d’hiver alentour. Yves Raffin fait remarquer que la Maison des alpages de Besse « à laquelle la FAI est très attachée, a fait l’effort de mettre en valeur le patrimoine du pays et qu’à ce titre, elle devrait pouvoir prétendre à quelques subsides ».

Quelques interrogations glanées au fil des échanges:

- Faut-il fédérer les différents acteurs du milieu rural – alpagistes, agriculteurs, forestiers- pour structurer le tourisme vert?

- Comment trouver des financements? Faut-il une ingénierie commune à la filière?

- Peut-on ressusciter l’ADAM, association dauphinoise pour l’aménagement de la montagne, en sommeil depuis quelque temps?

- Faut-il inclure les ENS (espaces naturels sensibles) dans l’offre de tourisme vert?

Les alpages comptent parmi les richesses de l’Isère. Et la FAI n’est pas étrangère à cela. A l’occasion de cette réunion de travail (avant l’AG du 31 mars), chacun se dit  persuadé que le tourisme pastoral a sa place en Isère, un tourisme qui est en phase avec le développement durable et qui s’accorde également avec la promotion des produits agricoles isérois. Ce tourisme, comme l’ont dit les intervenants, ne demande qu’à décoller. En l’état actuel de la situation, c’est le carburant qui fait défaut. Les idées abondent:

Parmi les projets la FAI:

- travailler à la réalisation d’un « Tour des alpages de Belledonne » (le projet est encore en gestation).

- relancer les visites touristiques de l’alpage du Sénépi, le plus grand de l’Isère, en soutenant le Groupement pastoral (le Sénépi a accueilli pendant des années des groupes de scolaires).

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- créer des chambres d’hôtes en alpages, offrir la possibilité de bivouac en alpage (nuit à la belle étoile)

- accroître le nombre de projections de films dans les villages de montagne

- organiser, cet été, une  « Rencontre avec les bergers » avec le partenariat de « Nature et découvertes ».

___________________
(1) Participaient à la réunion: Yves Raffin (FAI), Pierre Ostian (FAI), Roger Giraud, président des sylviculteurs de Belledonne, Dominique Zupan (AFRAT), Jean-Marie Hézard, gardien du refuge Jean Collet (Belledonne), Vincent Charrière, berger de l’alpage de La Molière et gardien du gîte  (Vercors), Joseph Nier (Groupement pastoral du Sénépi), Guy Durand (APAP), Jean-Rémy Ougier, maire de Besse-en-Oisans, René Bouchet-Bert-Peillard, gardien du gîte d’alpage de La Ferrière (Belledonne), Sylvie Galanopoulo (Gîtes de France Isère),Claire Berthollon (FAI).

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Haute savoie: encore le loup

Lu sur le dauphine.com un article intitulé:

LOUP
La grogne monte chez les éleveurs et les agriculteurs

En un mot, les agriculteurs de Haute Savoie demandent que des mesures efficaces soient prises immédiatement suite à l’augmentation sensible de la population de loups sur le département. « Nous voulons une gestion annuelle du loup et non plus sur une période hivernale », insiste le président de la FDSEA 74: Christophe Léger.

Pour lire l’intégralité de l’article cliquer sur www.ledauphine.com

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