Archive | 16 mars 2009

Déchets verts: le Grésivaudan propose le broyage à domicile

Pour  régler le problème des feux d’extérieur, le SIRTOM de Montbonnot (syndicat intercommunal de ramassage et de transport des ordures ménagères), qui regroupe les communes de Biviers, Montbonnot-Saint-Martin, Saint-Ismier, propose aux habitants un service de broyage de leurs déchets verts.

Les brûlages  à l’air libre sont interdits partout en France. C’est le cas dans les départements de la Région, en raison des émissions polluantes, en particulier de particules qu’ils provoquent. Pourtant cette interdiction est difficilement applicable. Sous la pression de certains habitants, des maires cèdent et se retournent vers les préfets qui finalement accordent des exceptions. En contradiction avec des plans de protection de l’atmosphère (PPA) qu’ils ont eux-mêmes signés.

Or, les feux de végétaux doivent être interdits. Ils génèrent en effet des polluants nombreux (benzène, dioxines, métaux) et des particules. En effet  dans les feux de végétaux,  la combustion  est très imparfaite en raison du taux important d’humidité des combustibles.

Broyage à domicile

Pour remédier à ce problème, le SIRTOM de Montbonnot, présidé par Bernard Triffe, premier adjoint au maire de Montbonnot, a décidé de lancer un service de broyage des végétaux à domicile. Bernard Triffe, a expliqué récemment lors d’une journée sur le chauffage au bois et sur la qualité de l’air, que les déchets verts représentaient une proportion importante des tonnages de déchets récupérés dans les déchetteries du SIRTOM. Les déchets verts représentent aussi à certaines périodes (ramassage des feuilles, tonte, taille) des allers et  venues, des encombrements, et parfois même des comportements peu civiques puisque des habitants se débarrassent de leurs déchets verts n’importe où.

 Le  syndicat a mis en place un service de broyage qui pour 10 euros, propose aux habitants un traitement à domicile des déchets. Une entreprise vient broyer les déchets. Les habitants s’engagent à les utiliser  sur place, pour le compostage ou pour le paillage au pied de végétaux où ils empêchent la pousse d’adventices. L’opération va commencer prochainement.

michel.deprost@enviscope.com

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Qualité de l’eau en Isère: le point avec la FRAPNA

L’UNESCO organise chaque année et tous les 22 mars, la journée mondiale de l’eau pour attirer l’attention sur la responsabilité que chacun d’entre nous a sur l’usage de l’eau. L’eau est au centre des débats et des conflits pour son rôle essentiel dans la satisfaction des besoins de notre société : besoins en eau potable pour notre santé, disponibilité en eau pour l’urbanisation, l’industrie et l’agriculture, qualité de l’eau des rivières et des lacs pour la pêche et le tourisme.

La FRAPNA souligne que, si en Isère la ressource en eau en quantité ne pose pas de problèmes, on en rencontre plus en termes de qualité (rejets d’eaux usées ou insuffisamment épurée, présence de nitrates et de pesticides). Il est toujours plus facile et moins cher de prévenir la pollution et de protéger la ressource en eau que de traiter l’eau potable ou de gérer la pénurie.

Afin d’apporter des propositions d’actions et ainsi permettre à chacun d’agir et de préserver la qualité de l’eau, de consommer moins et de réduire sa facture, la FRAPNA a édité un Guide Pratique sur l’eau potable « L’eau ne coule pas de source. » Tout ce qu’il faut connaître sur les eaux de consommation en Isère. Ce guide sera disponible en téléchargement sur le site Internet de la FRAPNA (www.frapna.org/isere) ainsi que dans les locaux de la MNEI.
Assainissement et protection de la biodiversité
En Isère, 12 collectivités ont reçu une mise en demeure de la préfecture pour défaut de stations d’épuration ou non-conformité du système d’assainissement. En cause, la directive européenne de 1991 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires. L’absence ou l’insuffisance des stations d’épuration, mais aussi l’artificialisation de nos rivières entraînent d’importants problèmes en terme de qualité de l’eau et de biodiversité. Les objectifs de bonne qualité des eaux fixés par la Directive Cadre Européenne sur l’Eau pour 2015 risquent d’être difficiles à atteindre.
Le plateau matheysin bénéficie d’une surface importante de zones humides, lacs, prairies humides, roselières, tourbières et bocages. Ces terrains encore trop souvent déconsidérés commencent à être reconnus comme de véritables réservoirs de biodiversité. Les collectivités en prennent conscience. Il est question d’un prochain aménagement d’Espace Naturel Sensible et d’arrêtés de biotopes qui préserveraient ces secteurs.

« La commune de la Mure s’est mobilisée récemment avec Drac Nature et l’ONEMA pour faire respecter la loi sur l’eau interdisant le remblaiement d’une Zone d’intérêt floristique et faunistique, souligne la FRAPNA. Néanmoins, le travail est encore long pour que chacun d’entre nous consomme l’eau comme un trésor rare ( plus de 90% des rivières sont polluées aujourd’hui), il ne s’agit donc plus uniquement de conserver ces milieux, il nous appartient de les restaurer ».

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La bataille de l’assainissement est engagée

Au 31 décembre 2008, la France a recensé 17 500 stations d’épuration sur le territoire national, dont 3083 appartiennent à des agglomérations de plus de 2000 Equivalents-habitants (Eh). Sur ces 3083 stations d’épuration, 268 (9% du total) n’étaient pas conformes en termes de traitement des matières organiques et/ou des nutriments (phosphore et/ou azote) selon les échéances initiales imposées par la directive 91/271/CEE ; elles étaient 522 installations non conformes fin 2006.
Au vu des prévisions de mise aux normes de ces 268 stations d’épuration, 4% resteront non conformes à la fin 2009, 2% à la fin 2010 et à part quelques unités la totalité sera mise aux normes à la fin 2011 comme prévu par le plan d’action lancé en septembre 2007 par Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire.

C’est pour respecter ces prévisions que Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, et Yves Jégo, secrétaire d’État chargé de l’Outre-mer, ont signé le 20 février dernier avec Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, deux conventions cadres de prêt pour la finalisation de la mise aux normes des stations d’épuration.
Le montant de ces prêts s’élève à 1,2 milliard d’euros pour la Métropole et à 300 millions d’euros pour l’Outre-mer.

En Isère, six  stations d’épuration ont été recensées comme non conformes au 31/12/2008: les communes concernées sont Izeaux, La Côte-Saint-André, La Mure, Le Pont-de-Beauvoisin, Vienne, Vinay.

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A propos du taux d’arsenic dans l’eau de boisson

M. Gérard Miquel (Lot- SOC), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 29/05/2008, interroge Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur la pertinence des normes actuellement appliquées en France en matière d’arsenic dans les eaux minérales.

L’arsenic est connu pour sa forte toxicité générant des troubles digestifs graves pouvant entraîner la mort. D’autres toxicités ont été découvertes plus récemment, notamment le risque vasculaire et le risque sur l’athérosclérose carotidienne, découverte en 2002.

Ces différentes toxicités ont conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à abaisser en 1993 la valeur guide de l’arsenic dans l’eau de boisson de 50 à 10 µg/l. Cette valeur guide de l’OMS a été reprise en droit européen (directive 98/83/CE du conseil du 3 novembre 1998) et en droit français (décret 2001-1220 du 20 décembre 2001).

Mais cette réglementation sur l’eau potable ne s’applique pas aux eaux minérales bien que certaines d’entre elles soient aussi très chargées en arsenic. Aussi, au regard des nouvelles toxicités découvertes, il souhaiterait savoir si une évolution de la réglementation concernant les eaux minérales ne serait pas souhaitable à court terme.

Réponse du Ministère de la santé et des sports publiée dans le JO Sénat du 12/03/2009

Les eaux minérales naturelles font l’objet en France d’une réglementation issue de directives européennes certes différente de celle de l’eau distribuée au robinet compte tenu de leurs spécificités, mais néanmoins très similaire quant à la protection de la santé publique. En effet, au niveau européen, la directive 2003/40/CE de la Commission du 16 mai 2003 fixe la liste des éléments qui, en cas de concentrations excessives, peuvent présenter un risque pour la santé publique.

Constituant présent à l’état naturel dans certaines eaux minérales naturelles du fait de leur origine hydrogéologique, notamment de celles provenant de terrains volcaniques, l’arsenic en fait partie.

Ces dispositions communautaires, et notamment la limite de qualité pour l’arsenic, ont été transposées en droit français dans le code de la santé publique ainsi que dans le tableau B-1 de l’annexe I de l’arrêté du 14 mars 2007 relatif aux critères de qualité des eaux conditionnées, aux traitements et mentions d’étiquetage particuliers des eaux minérales naturelles et de source conditionnées ainsi que de l’eau minérale naturelle distribuée en buvette publique.

Ce dernier fixe à 10 µg/l la limite de qualité pour les eaux minérales naturelles, ce qui correspond à celle retenue pour l’eau du robinet. Une évolution de la réglementation n’est donc pas nécessaire.

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Mercure: Chantal Jouanno lance un mini Grenelle

Après avoir pris connaissance, début février, du rapport établi par France Nature Environnement (FNE) sur l’utilisation du mercure dans l’industrie chlorière (1),  Jean-Louis Borloo a chargé Chantal Jouanno de suivre particulièrement ce dossier. Le rapport de FNE faisait notamment état de mesures inquiétantes concernant l’air ambiant autour de l’usine Arkema de Jarrie (Isère). Des résultats qui avaient été contestés par les industriels. La secrétaire d’Etat à l’Ecologie était ce matin à Grenoble pour participer, à la préfecture de l’Isère, à une réunion de travail sur la pollution au mercure, en présence des services de l’Etat, des élus (2), des associations et des industriels.

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Chantal Jouanno (ci-dessus) a confirmé qu’une une nouvelle campagne de mesures conjointe avec FNE, l’industriel et l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air de la région grenobloise (ASCOPARG), selon un protocole scientifiquement établi et agréé par les différentes parties, allait être organisée cet été:

« Nous allons refaire une campagne de mesures cet été. Il y a eu contestation sur les méthodes utilisées. L’idée, c’est d’y voir clair. En réunissant tous les acteurs autour de la table. En faisant un mini Grenelle. Les mesures de FNE étaient ponctuelles et axées sur les taux d’émission dans l’air. Nous devons nous assurer que les mesures prises ne sont pas liées à des conditions météo particulières. Il faut considérer en outre que le mercure est une pollution chronique qui peut se retrouver en bout de chaîne alimentaire, notamment dans la chair des poissons. Cette campagne de mesures sera généralisée à l’ensemble de la France. Six sites industriels sont concernés ».

Comme plusieurs autres pays européens, la France a repoussé le délai, initialement fixé à 2009, pour l’interdiction de l’utilisation des électrolyses à cathode de mercure. A la condition d’une réduction importante des émissions industrielles, le nouveau délai a été fixé au maximum à 2019. A l’issue du Grenelle, cette décision apparait pour certains comme étant en retrait par rapport aux ambitions de la France.

« Le calendrier peut être revu, souligne Chantal Jouanno. En échange, après avoir consulté le premier ministre, nous allons chercher des aides financières pour le reclassement de ces dispositifs industriels.Il est possible d’envisager une aide de l’ordre de 20% pour la conversion industrielle. Le budget pourrait être de 10 à 20 M€ par atelier ».

Un comité de pilotage a été mis en place par le préfet de l’Isère, Albert Dupuy, à la demande de Chantal Jouanno afin que cette campagne de mesures ait lieu sans attendre. Un cahier des charges est en cours d’élaboration par les acteurs concernés.

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Francis Meneu, directeur de la FRAPNA et Alain Chabrolle, porte-parole FRAPNA

Pour Alain Chabrolle, porte-parole de la FRAPNA et administrateur de FNE, « ce résultat est un motif de satisfaction pour la FRAPNA, qui joue tout son rôle dans cette affaire. La FRAPNA qui est l’un des administrateurs du réseau Atmo. Les mesures de FNE ont été faites pour tirer la sonnette d’alarme sur le volet pollution atmosphérique de l’industrie chlorière. Mais c’est une analyse plus globale qui s’impose, qui passe par les sols, les déchets, les rejets dans l’eau. Et c’est ce que nous allons faire. Le mercure est l’un des plus violents poisons neurotoxiques. Ne l’oublions pas ».
La réduction des substances toxiques est une priorité du nouveau Plan national santé environnement (PNSE2), prévu par le Grenelle Environnement, actuellement en cours de préparation. La secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie souhaite la mise en place, dans les plus brefs délais, d’un groupe de travail, avec les 5 parties du Grenelle, pour proposer des modalités concrètes permettant d’atteindre cet objectif.

Chantal Jouanno a annoncé, en outre, la mise en place d’une structure d’information relative aux Plans de prévention des risques
technologiques et naturels  (PPRT). Une initiative qui répond à la demande des industriels. Un secrétariat permanent sera effectif très prochainement, avec le concours du préfet de l’Isère. « Aux acteurs locaux d’en définir le contenu et d’en assurer l’organisation », a souligné Chantal Jouanno.

Rappelons que l’objectif des PPRT est de résoudre les situations difficiles en matière d’urbanisme, héritées du passé, et mieux encadrer l’urbanisation future. Les PPRT concernent les installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation avec servitudes (ICPE AS) qui correspondent aux établissements Seveso « seuil haut » d’où l’appellation « Seveso AS ». 423 sites sont concernés en France.

_________

1) Lire notre article sur le sujet.  FNE a constaté, sur certains sites, des pics de mercure à 20 761 nanogrammes par mètre cube d’air. Rappelons que le taux naturel de mercure dans l’air ambiant est compris entre 1 et 4 nanogrammes par mètre cube d’air. A cela s’ajoute un bruit de fond continu atteignant, sur certains sites, les 300 nanogrammes par mètre cube d’air.

2) Parmi les élus de l’agglomération présents, se trouve un spécialiste de la question de la pollution par les métaux: Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix, enseignant-chercheur à l’université Joseph-Fourier de Grenoble.

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Vous êtes priés d’élaguer vos haies et vos arbres…

 M. Hervé Maurey (Eure- UC), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 04/12/2008 ,  attire l’attention de Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur l’obligation faite aux propriétaires de haies bordant une voie ou un chemin ouvert à la circulation publique.

En application de l’article D. 161-24 du code rural, les branches et racines des arbres qui avancent sur l’emprise des chemins ruraux doivent être coupées, à la diligence des propriétaires ou exploitants, dans des conditions qui sauvegardent la sûreté et la commodité du passage ainsi que la conservation du chemin.

Face à un propriétaire récalcitrant, un maire peut, en application de l’article D. 161-24 du code rural relatif à la conservation des chemins ruraux, ordonner, après une mise en demeure infructueuse, l’exécution des travaux d’élagage par les services techniques de la commune, aux frais du propriétaire.

En revanche, il n’existe aucune disposition similaire concernant les voies communales (code de la voirie routière). Les maires sont donc dépourvus de moyens pour agir efficacement et ne peuvent que s’adresser à la justice pour obtenir d’un juge d’instance la délivrance d’une injonction de faire sous astreinte ou avec la possibilité de substitution par la commune aux frais du propriétaire négligent.

Cette différence de moyens accordés aux maires, selon la nature de la voirie, ne semble pas justifiée et ne permet pas aux maires de répondre efficacement aux demandes de leurs administrés et à la liberté de circulation.

Il lui demande donc s’il ne conviendrait pas de modifier le code de la voirie routière afin de doter les maires des mêmes pouvoirs que ceux qu’ils détiennent dans le cadre des chemins ruraux.

Réponse du Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales publiée dans le JO Sénat du 12/03/2009

Le maire peut, dans le cadre de ses pouvoirs de police qu’il détient aux termes de l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, imposer aux riverains des voies de procéder à l’élagage ou à l’abattage des arbres de leur propriété menaçant de tomber sur les voies, dès lors que cela porte atteinte à la commodité du passage.

En outre, le maire est compétent pour établir les servitudes de visibilité prévues à l’article L. 114-2 du code de la voirie routière qui peuvent comporter l’obligation de « supprimer les plantations gênantes » pour les propriétés riveraines des voies publiques.

Enfin, le maire peut aussi, sur la base de l’article R. 116-2 du code de la voirie routière, punir d’une amende prévue pour les contraventions de cinquième classe ceux qui « en l’absence d’autorisation, auront établi ou laissé croître des arbres ou haies à moins de deux mètres de la limite du domaine public routier ».

En revanche l’exécution de l’office de l’élagage des plantations privées riveraines aux frais des propriétaires défaillants n’est explicitement prévue que pour les chemins ruraux en vertu de l’article D. 161-24 du code rural. Le Conseil d’État a jugé, dans son arrêt Prébot du 23 octobre 1998, qu’étaient entachées d’illégalité des dispositions prévoyant, sans fondement législatif, qu’à défaut de leur exécution par les propriétaires riverains les frais d’exécution d’office par l’administration des opérations d’élagage des arbres seraient mis à la charge des propriétaires.

Ainsi, comme le souligne l’honorable parlementaire, pour les propriétés riveraines des voies publiques, aucune disposition législative ne prévoit l’exécution d’office de ce type de travaux, aux frais du propriétaire défaillant. Une modification du code de la voirie routière en ce sens sera donc étudiée prochainement par le Gouvernement.

Ceci étant, si en l’état actuel du droit applicable, la mise en demeure d’élaguer les arbres susceptibles d’entraver la circulation ou de mettre en péril la sécurité ne suffit pas, le maire peut saisir le juge administratif, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, pour obtenir, par voie d’urgence, une injonction, assortie éventuellement d’une astreinte. Ces dispositions apparaissent de nature à permettre une bonne gestion du domaine public considéré.

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Un lycée agricole condamné à la fermeture

M. François Rebsamen (Côte-d’Or- SOC) attire l’attention de M. le ministre de l’Agriculture et de la Pêche sur le projet de fermeture du lycée agricole de Semur-en-Auxois. A la suite d’une indiscrétion, les personnels du lycée agricole de Semur-en-Auxois ont appris le 17 novembre dernier que la fermeture du site serait effective en juin 2009, à la fin de l’année scolaire. Le nord du département de la Côte-d’Or, dont le potentiel agricole est indéniable, ne saurait subir cet état de fait. Le lycée agricole de Semur-en-Auxois participe de façon active à la pérennité mais aussi à la valorisation de ce secteur par un fort investissement des professeurs, des élèves et par un soutien actif des agriculteurs.
Cette décision unilatérale a été prononcée sans aucune concertation avec les personnels et les élus locaux alors qu’il avait demandé, dans un courrier adressé au directeur régional de l’agriculture et de la forêt le 25 octobre 2008, le redéploiement des formations et des effectifs du lycée dans les deux ans à venir, sans évoquer de fermeture.
Par ailleurs, les représentants des personnels du lycée de Semur-en-Auxois ont rencontré le directeur général de l’enseignement et de la recherche à Maisons-Alfort le 26 novembre 2008. Ce dernier a précisé que ce redéploiement devrait s’effectuer dans les trois à quatre années à venir, sans évoquer également les termes de fermeture du site.
Enfin, le projet de regrouper l’enseignement sur le seul site de La Barotte semble précipité et dangereux pour l’enseignement agricole puisque déjà, dans l’hypothèse d’une fermeture du lycée, des élèves de Semur ont souhaité réorienter leur formation sur les sites de Quetigny. La fermeture du lycée de Semur fragilisera ainsi durablement le site de La Barotte à Chatillon-sur-Seine.
C’est pourquoi, il demande, face au manque de cohérence et à la précipitation, que cette décision soit suspendue afin qu’une nouvelle analyse soit réalisée prenant en compte la réalité et les besoins locaux, ainsi que l’examen du projet pédagogique présentée par les enseignants. Il demande ainsi que soit étudiées, en concertation, toutes les solutions permettant la valorisation du projet de l’équipe pédagogique pour faire du lycée agricole de Semur-en-Auxois la référence bourguignonne en termes de formation sur le développement durable et les nouvelles énergies.

Réponse du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche publiée dans le JO Sénat du 12/03/2009

L’enseignement agricole, système d’enseignement spécifique et d’une très grande qualité est implanté au coeur de territoires ruraux. Ses résultats en termes de diplômes, d’insertion sociale et professionnelle, sont reconnus et souvent cités en exemple de ce qu’il faudrait faire pour que les jeunes réussissent mieux.

Cet enseignement qui est essentiel pour la conduite des politiques placées sous la responsabilité du ministère de l’agriculture et de la pêche doit évoluer en réaffirmant sa mission et ses priorités. C’est l’objectif du cinquième schéma prévisionnel national des formations dont l’élaboration a été engagée suite à l’évaluation du quatrième schéma conduite par un groupe de réflexion dont Mme Françoise Férat, sénatrice de la Marne, a bien voulu assurer la présidence.

La première mission de l’enseignement agricole est de contribuer à la compétitivité économique et au développement de notre agriculture ; les formations aux métiers de la production agricole et agro-alimentaire sont donc prioritaires. Il doit aussi poursuivre sa mission d’insertion culturelle, sociale et professionnelle au service des territoires ruraux, notamment dans ses classes d’enseignement général. Il doit enfin participer au développement du monde rural, sur l’ensemble du territoire national. L’enseignement agricole doit aussi contribuer à donner aux jeunes une ouverture sur l’extérieur, la connaissance d’autres réalités que celles qui leur sont familières.

Un établissement de petite taille avec une zone de recrutements très proche ne remplit manifestement plus ces objectifs. La maîtrise des dépenses publiques, rendue plus que jamais nécessaire dans le contexte économique difficile que traverse notre pays, impose de plus à tous les secteurs de l’administration des efforts. Comme les autres programmes de la mission « enseignement scolaire », l’enseignement agricole doit contribuer à cet effort, en particulier en matière d’emploi public.

Ainsi, concernant le lycée d’enseignement général et technologique agricole de Semur-Châtillon, il est envisagé de fermer à terme le site de Semur. En effet, ce site n’accueillant que 70 élèves, l’hypothèse de sa fermeture a été retenue, avec redéploiement progressif des formations sur le site de Châtillon, afin de conforter ce dernier.

Dans la première phase de ce redéploiement, à la rentrée scolaire 2009, le directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Bourgogne exerçant l’autorité académique a proposé, outre l’ouverture d’une classe de troisième au site de Châtillon, le maintien de l’actuelle classe de troisième au site de Semur. Ainsi, dans la perspective d’une fermeture à court terme, seules les classes de deuxième année du cycle d’apprentissage de collège et de la filière technologique fonctionneront à Semur en 2009-2010.

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JO: semaine capitale!

Cette semaine est capitale pour les villes candidates à l’organisation des JO d’hiver de 2018. C’est en effet ce mercredi que le Comité National Olympique et Sportif de France annoncera quelle ville sera candidate pour 2018. Charge à elle ensuite de défendre son dossier au niveau mondial.

Des indiscrétions fiables nous font dire que les candidatures d ‘Annecy et surtout Grenoble sont au dessus du lot. Un premier rapport dénoncerait  les incohérences du dossier de Nice et surtout de Pelvoux-les Ecrins.

ANNECY 2018 :

L’étape de mercredi est décisive, elle est attendue avec anxiété mais sérénité par les grenoblois…

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