Archive | 19 mars 2009

Prix du livre Environnement: votez!

La Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère et sa médiathèque ont officiellement lancé le 5e Prix du Livre Environnement, co-organisé cette année avec la Fnac Grenoble. Pour connaître les 14 ouvrages sélectionnés, les temps forts de cet événement, le prix du public,  vous pouvez aller sur le site de la MNEI: www.mnei.fr
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Prix du Public : Votez !

Pour la 5e édition du Prix du Livre Environnement, les organisateurs invitent les lecteurs à voter et à choisir leur lauréat… Des urnes de votes sont à leur disposition à la Maison de l’Environnement, dans les Fnac de Grenoble, ainsi qu’à la Bibliothèque « Le Verbe être » de La Tronche.

Vous avez jusqu’au 15 mai pour lire certains ouvrages et voter pour votre Prix du Livre Environnement.

Le « Prix du public du Prix du Livre Environnement 2009 » sera révélé en mai, et l’auteur invité à l’occasion de l’événement de clôture du Prix.

Inviter les lauréats à Grenoble fait aussi parti de la philosophie du Prix du Livre Environnement, et nous savons que les lecteurs apprécient de pouvoir rencontrer les auteurs lauréats. Cette année, puisque le public est invité à voter, nous inviterons le(s) lauréat(s) des Prix du Jury et Prix du Public. Cette rencontre sera organisée à partir du mois de juin, selon la disponibilité du (ou des) auteur(s).

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Risques sanitaires: le GDS plus que jamais mobilisé

Créé en 1954, le GDS de l’Isére regroupe 95 % des éleveurs de bovins, ovins et caprins du département soit environ 5000 éleveurs.
Ceux-ci luttent ensemble contre les maladies infectieuses de leurs animaux. La FCO (maladie de la langue bleue) et la campagne de vaccination – devenue obligatoire par arrêté du ministère de l’Agriculture du 4 novembre 2008 -  a occupé une bonne partie des échanges de l’assemblée générale du Groupement de défense sanitaire du cheptel de l’Isère, ce matin à la Maison des Agriculteurs.

Il faut dire que cette épizootie pour laquelle on a recensé pas moins de 24 sérotypes dans le monde est d’autant plus inquiétante que le nombre des chercheurs spécialistes de la question est confidentiel. Les spécialistes des Culicoides, ces insectes vecteurs du virus, se comptent sur les doigts d’une main en Europe. Le président Michel Boursier regrette à ce sujet le désengagement de l’Etat vis-à-vis de la recherche. Une situation qui fait que l’on fait la chasse aux moucherons avec les moyens du bord, en posant des pièges à Culicoides chez des éleveurs, avec des résultats très aléatoires.

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Christian Nucci, qui participait aux travaux de l’AG, en tant que vice-président du Conseil général chargé de l’Agriculture, s’est félicité que « le Département ait maintenu le laboratoire vétérinaire départemental. On n’a pas le droit de jouer avec tout ce qui concerne la santé animale, a t-il souligné. Et il est bon que cela soit confié à des personnes qui n’ont aucun intérêt dans les résultats des études menées « . Précisons que ce laboratoire est un outil du Département au service de la santé publique intervenant dans le domaine de la sécurité sanitaire et alimentaire. Il ne faut donc pas confondre la Direction départementale des services vétérinaires (Etat), chargée de l’inspection et de l’application de la réglementation, représenté ce matin par Catherine Gadaud, et le laboratoire vétérinaire départemental qui effectue des analyses et du conseil. Le hic est que ce laboratoire n’a plus de directeur.

Campagne de vaccination FCO

Les éleveurs ont jusqu’au 30 avril  pour faire vacciner leur animaux (les bovins de plus de 2,5 mois et les ovins de plus de 3 mois). Et les questions ne manquaient pas, dans la salle. Le président Boursier et le directeur Michel Duprès, vétérinaire de son état, ont eu, notamment, l’occasion de rassurer les éleveurs présents sur la question des « effets indésirables du vaccin ». Le GDS 38 a recensé quatre ou cinq cas, pas plus. Deux cas, l’an dernier. Michel Boursier rappelle à ce sujet « qu’en cas de suspicion d’un effet secondaire, l’éleveur se doit d’alerter la pharmacovigilance » et que dans tous les cas « il doit se conformer au protocole, à la rigueur scientifique ».

Des témoignages d’éleveurs ont fait état de quelques initiatives peu protocolaires comme le mélange des vaccins sérotype 1/sérotype8. Une faute grave pour Michel Boursier: « Les vaccins ne sont pas faits pour être mélangés. Cela mérite des poursuites ». Michel Duprès, enfonce le clou: »On ne peut pas sortir de l’ATU. Cela engage la responsabilité du vétérinaire ».

La vaccination par l’ éleveur. Où en-est-on?

Michel Boursier rappelle que ce débat fait rage. Le GDS a toujours considéré l’éleveur comme le premier infirmier de son troupeau: « Je me suis moi-même impliqué pour que les éleveurs aient la possibilité de le faire. Pourquoi, au GDS 38, on se bagarre pour former les éleveurs si ce n’est pour ça? Il faut pourtant reconnaître qu’on a perdu. Les vétérinaires ont reculé. La prochaine stratégie de campagne vaccinale sera différente de celle-ci. D’après mes informations, on s’orienterait vers une stratégie volontaire et non plus obligatoire. Mais, dans ce cas, quid des aides euopéennes? Quid du tarif du vaccin? »

Le cas des éleveurs qui refusent de faire vacciner leurs bêtes

Selon un témoignage dans la salle, quatre éleveurs du Vercors refusent de faire vacciner leur bétail. A quoi doivent-ils s’attendre?

Michel Duprès: « Ces éleveurs s’excluent eux-mêmes de toute aide du GDS. La vaccination est obligatoire, ils sont donc en infraction par rapport à la règlementation. Ils peuvent être passibles d’un PV de 4e catégorie (750€/bovin ou ovin). La DSV peut imposer cette vaccination sans aucune aide. Je rappelle qu’il n’existe qu’une seule dérogation: elle s’applique au cas de lots de taurillons destinés à l’ abattage ».

Le cas des bêtes en estive

Michel Duprès: « Les élevages qui montent en alpage doivent être en règle avec la prophylaxie. Bref, le troupeau doit être vacciné avant de monter en estive ».

A noter que les GDS de France ont mis en place une Caisse de solidarité Santé animale pour venir en aide aux exploitations infectées par le virus de la FCO.

Par ailleurs, le rapprochement avec le Contrôle laitier (CIEL) et la Chambre d’Agriculture s’est concrétisé fin 2008. Une mutualisation des moyens qu’a saluée Christian Nucci. Isère Elevage a vu le jour, réunissant en un même lieu les services de comptabilité du GDS et du CIEL.

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La production 2008/2009 en dessous du quota

Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche reste très attentif à l’évolution du marché du lait. La situation mondiale est en effet marquée par un excès d’offre qui entraîne une dégradation des marchés. La production française devrait, quant à elle, être pour la campagne laitière 2008/2009 inférieure de 1 million de tonnes au quota autorisé de 25 millions de tonnes.

La réponse à une telle situation ne peut pas être exclusivement nationale. Dans le cadre du bilan de santé de la PAC, Michel Barnier a défendu le maintien des mécanismes d’intervention qui sont aujourd’hui nécessaires. Le plafond de 30 000 tonnes d’achat de beurre à prix fixe a été atteint le 4 mars et celui de 109 000 tonnes de la poudre de lait devrait l’être fin mars. La Commission a mis en place la procédure d’achat par adjudication pour le beurre. Michel Barnier demande que le niveau des offres soit le proche possible du prix d’intervention afin d’éviter des répercussions négatives en termes de prix sur le marché.

Par ailleurs, il a obtenu dans le cadre du « bilan de santé » deux rendez-vous sur les quotas laitiers en 2010 et en 2012. Les 27 Ministres de l’agriculture pourront alors au regard de l’évolution des marchés ajuster les quotas laitiers. Un échange de vues sur la situation du marché laitier est inscrit à l’ordre du jour du prochain conseil des ministres de l’agriculture, lundi 23 mars à Bruxelles

Dans le cadre de la gestion nationale de la campagne 2009/2010, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche poursuit les consultations. Les décisions sur la gestion de l’augmentation de 1% du quota et le niveau d’allocations provisoires seront annoncées dans les prochains jours. Les modalités techniques seront arrêtées à la fin du mois d’avril à l’occasion du premier conseil de direction de FranceAgriMer.

Enfin, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche en concertation avec le ministère de l’économie poursuit les discussions devant permettre la mise en place du nouveau cadre de suivi de marché pour le 1er avril 2009 dans le cadre interprofessionnel.

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