Archive | 24 mars 2009

Les éleveurs ne comprennent pas la position des FDSEA

Face à la problématique du loup, les éleveurs ne comprennent pas les décisions prises par les FDSEA de la région Rhône-Alpes. Ils le font savoir par un communiqué dont  voici la teneur.

Quand les FDSEA des Alpes seront-elles cohérentes et solidaires ?

Nous ne pouvons que déplorer le comportement anarchique d’un certain nombre de structures agricoles des Alpes face à la problématique des grands prédateurs notamment le loup et ses incidences sur la nature,  l’environnement humain, social et écologique c’est-à-dire le développement durable des territoires de montagne.

Nous savons, selon plusieurs sources, que dans le Parc du Mercantour 20 à 50 % des animaux prédatés par les loups sont des animaux de rente (ovins, bovins, caprins…). Une situation similaire se profile pour la Haute-Savoie. Pour le soutien à l’élevage et à la vie en montagne, il paraîtrait logique, voire nécessaire de soutenir tous ceux (automobilistes, éleveurs, chasseurs….) qui volontairement ou non détruisent un loup pour la sauvegarde de leur patrimoine et ainsi maintenir une activité humaine existante dans ces montagnes depuis de nombreux siècles.

C’est cette activité qui permet d’entretenir les paysages et leur diversité, la biodiversité des pelouses alpines, la biodiversité ordinaire à partir des races d’élevage, le tissu et le lien social des vallées et une subsistance économique indispensable pour nourrir tout le monde avec des produits de qualité dans un espace préservé.

Il est surprenant et choquant d’apprendre par les échos des vallées haut-savoyardes que le Président de la FDSEA 74, Christophe Léger, n’apporterait pas son soutien et celui de sa fédération à l’organisation d’une manifestation sur les problèmes du plateau des Glières où la surpopulation de loups, la dégringolade du cheptel cynégétique et le soutien a Frank Michel qui a abattu un loup en février alors que près de 15 000 signatures ont été recueillies.

Il est à espérer que tout cela rentrera dans l’ordre au plus tard jeudi et que le bureau de la FDSEA 74 suivra sa base qui était déjà très présente lors de la création de l’association « Vivre sans le loup ».

Il serait inconcevable que la FDSEA 74, par la voix de son président ne se rallie pas aux associations et à la fédération départementale des chasseurs pour que la manifestation puisse avoir lieu le samedi 4 avril 2009 dans la circonscription du député Lionel Tardy qui a su prendre courageusement position contre le développement de ce prédateur dans le département en affichant sans équivoque son soutien aux éleveurs.

Nous en appelons à chacun d’aider pour que l’unité soit réalisée tant en Haute-Savoie pour le 4 avril que sur l’ensemble du massif alpin, de Genève à Nice.

Un groupe d’éleveurs en colère.

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Un plan particules est dans l’air

Alors que l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail a rendu hier  son avis sur la question, le Gouvernement réaffirme son objectif de réduire de 30% les concentrations moyennes en particules fines (PM 2,5 et PM10) dans l’air ambiant d’ici 2015. Il annonce par ailleurs la création d’un « plan particules » qui sera inclus dans le deuxième plan national santé-environnement. Avec deux priorités : réduire des pollutions à la source et cibler les mesures sur les populations sensibles (écoles, crèches…).

La surveillance de la qualité de l’air extérieur, réalisée par l’Etat avec le concours d’associations agréées, comprend la mesure des particules fines – particules inhalables PM10 et PM2,5 – depuis la loi sur l’Air (LAURE) votée en 1996. Comme pour les autres polluants atmosphériques, l’impact sanitaire des particules dans l’air est à appréhender sous deux dimensions :
- l’effet de la pollution moyenne tout au long de l’année

-l’ impact de pics de pollution où les concentrations peuvent atteindre des niveaux élevés.
Dès 2007, la direction générale de la Santé et la direction générale de la Prévention des Risques décident de mettre en place un mode de gestion des pics de pollution aux particules à travers des seuils d’information, de recommandation et d’alerte vis-à-vis des populations. Elles saisissent également l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET), pour expertiser les liens entre des niveaux élevés de pollution de courte durée mesurés dans l’air et la santé de l’homme.

Un facteur aggravant de mortalité
L’ avis de l’AFSSET souligne que :
- l’impact sanitaire des particules dans l’air existe dès des niveaux moyens de pollution ;
- l’exposition dans le temps de la population semble davantage déterminante que l’exposition pendant une durée courte à des concentrations élevées ;
- il n’y aurait pas de seuil de pollution en-dessous duquel il n’y a pas d’impact sanitaire.
D’autre part, l’AFSSET rappelle les divers travaux montrant que les particules fines seraient un facteur aggravant de mortalité, de l’ordre de 30 000 personnes par an en France, essentiellement des personnes déjà fragilisées.
Le Gouvernement s’est donné pour objectif de réduire de 30% les concentrations moyennes en particules fines (PM 2,5 et PM10) dans l’air ambiant d’ici 2015. Une valeur limite de 15 mg/m3 de PM2,5 a été fixée. Cette mesure étant plus sévère que celle fixée par la Directive européenne du 21 mai 2008 sur l’air ambiant.
Cet objectif, conforme aux conclusions du Grenelle de l’environnement, est un impératif de santé environnementale. C’est pourquoi Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, Roselyne Bachelot-Naquin, ministre de la Santé et des Sports, et Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’Écologie ont demandé qu’un « plan particules » soit inclus dans le deuxième plan national santé-environnement dès sa sortie en avril 2009.

La priorité doit être donnée à la réduction des pollutions à la source : le plan engagera donc des mesures visant à la réduction des émissions, tout particulièrement celles liées aux installations anciennes de combustion du bois et aux transports. Il sera décliné par région.
Deuxième priorité, voulue par les ministres : résoudre les inégalités environnementales et cibler les mesures sur les populations sensibles. Un plan spécifique sera mis en place pour surveiller la qualité de l’air dans les crèches et les écoles au dernier trimestre 2009.

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Denrées alimentaires: à quel prix?

Malgré une des agricultures les plus efficaces au monde, les denrées alimentaires européennes voient leurs prix, déjà élevé, continuer à grimper. Comment cela se fait-il ? Les économistes évoquent le décalage croissant entre les prix d’achat au producteur et les prix de vente au consommateur. Il pourrait être dû à une longue chaîne d’intermédiaires. Les députés européens se sont saisi de la question ce lundi 23 mars.

Faudrait-il court-circuiter un certain nombre d’intermédiaires ? Toujours est-il que si le consommateur paye 100 euros, seulement 20 euros vont à l’agriculteur (moyenne européenne). De plus, de fortes disparités existent au sein même de l’Union européenne. En France, l’agriculteur toucherait 18 euros, et seulement 7 euros au Royaume-Uni…

Il y a 50 ans, la moitié du prix d’achat revenait à l’agriculteur. Comment expliquer cette évolution, qui pose problème tant au début qu’à la fin de la chaîne ? Les ménages modestes, dont la majeure partie des dépenses sont alimentaires, voient les prix augmenter, tandis que les agriculteurs voient leurs revenus diminuer.

Abus de position dominante et intermédiaires

Le fossé croissant entre prix d’achat au producteur et prix de vente au consommateur s’observe principalement dans les pays où les entreprises sont particulièrement importantes. Par exemple, les grandes chaînes de supermarchés peuvent abuser de leur position dominante, forçant leurs fournisseurs à baisser les prix à des niveaux non soutenables.

Avec l’augmentation du nombre d’intermédiaires entre producteur et consommateur, augmentent aussi les marges dégagées par chaque maillon de la chaîne. Et le prix final s’en ressent.

Les députés européens pour une meilleure régulation du système

Un rapport rédigé par Katerina Batzeli (Grecque, membre du Parti socialiste européen) se saisit de ce problème. Il a été présenté hier en session plénière.

Il s’oppose notamment :
- au marketing agressif (vente à perte par exemple). Il suggère des mesures européennes pour le combattre.
- au niveau élevé de spéculation avec les produits alimentaires. Il demande à la Commission européenne de lancer une enquête dans ce domaine.

De même, le rapport appelle à :
- une plus grande transparence, une meilleure régulation et un meilleur système de contrôle des coûts et des prix
- la suppression des intermédiaires, permettant au consommateur un choix plus large et des prix plus compétitifs.

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Familles rurales dénonce une “médecine à deux vitesses”

La Cour d’appel de Paris a annulé mercredi 18 mars 2009, la décision du Conseil de la concurrence datée du 2 avril 20081. Le Conseil avait donné raison à Familles Rurales en indiquant que la diffusion, par un syndicat médical, de consignes collectives recommandant de recourir au droit aux dépassements exceptionnels d’honoraires, dans le but d’augmenter artificiellement les honoraires, était constitutive d’une entente sur les prix. Les syndicats de médecins avaient alors été condamnés à une amende de 814 000 euros.

Familles Rurales déplore l’arrêt de la Cour d’appel de Paris qui estime que « l’activité professionnelle (des médecins conventionnés) échappe à toute concurrence » et que « les comportements reprochés aux syndicats ne peuvent être qualifiés d’anticoncurrentiels ». Face à cette décision, plusieurs questions se posent : Qui sanctionne les dépassements d’honoraires, qui n’ont plus rien d’exceptionnel, pratiqués par les médecins ? La santé est-elle une activité où les tarifs peuvent être fixés de façon prohibitive sans aucun contrôle ?

Familles Rurales regrette que les patients soient pris en otage et que les pratiques médicales – notamment tarifaires – se situent dans une zone de non droit. Les dépassements exceptionnels d’honoraires ne font l’objet d’aucun remboursement par la Caisse primaire d’assurance maladie. Les patients, qui sont peu ou pas couverts par une mutuelle, doivent payer ces suppléments. En revanche, les médecins de secteur I voient une partie importante de leurs cotisations sociales payées par les assurés sociaux.

Pour le Mouvement, il ne revient, en aucun cas, aux patients de compenser l’absence de revalorisation du tarif conventionnel. Pour Familles Rurales, l’accès aux soins doit rester universel : chaque patient doit pouvoir se faire soigner, quelles que soient ses ressources financières. L’arrêt de la Cour d’appel ne fait que confirmer qu’une médecine à deux vitesses existe déjà.

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Vercors: recrute animateur charte forestière

Dans le cadre du suivi de sa charte forestière la Communauté de Communes du Massif du Vercors recrute un animateur(trice).

Pour connaître le profil du poste:www.vercors.org

Dépôt de candidatures :
Adresser une lettre de motivation manuscrite et un curriculum vitae + photo avant le 20 avril  2009  à :
Monsieur le Président de la Communauté de Communes du Massif du Vercors
135a rue de la République – BP 16 – 38250  VILLARD-DE-LANS

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Offres et demandes d’emplois en agriculture avec www.anefa.org

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Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org

Drôme 

Exploitant cherche un second (H/F) pour assurer la conduite technique de l’unité de production plantes aromatiques : développer et gérer les activités culturales, conduire et entretenir le matériel agricole. Posséder le permis poids lourd serait un plus. Qualités requises : être capable de s’organiser et de travailler en autonomie. CDD tps complet 8 mois. Possibilité logement.

Contact: 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: ODI6-26.

Hte-Savoie

Exploitation bovin lait, (4 associés), recherche salarié polyvalent (H/F) pour réaliser toutes opérations d’élevage et de conduite de matériel. CAPA demandé et expérience souhaitée. CDI tps complet.

Contact: 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: OVL18-74.

Rhône

GAEC, production bovin lait, recrute un salarié (H/F). Vos missions : soins aux animaux, traite, travaux des cultures. BAC demandé et expérience souhaitée.

Contact: 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref OVL2-69.

Rhône 

Soc. de négoce de bétail cherche un chauffeur (H/F) titulaire du permis PL, à temps complet ou quelques jours par semaine. Conditions de travail à déterminer avec le candidat retenu. Nécessité de connaître le monde agricole. CDI. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OD13-69

Isère 

Groupement pastoral cherche un vacher d’alpage (H/F) pour gérer un troupeau de 300 génisses de début juin à début octobre 2009. Vos missions : surveillances, soins aux animaux, gestion des points d’eau, pose et entretien ponctuelles de clôtures. Logement sur place. Qualité nécessaire : autonomie. Expérience impérative.

Contact: 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: OEL1-38

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain

Homme cherche emploi d’agent viticole. Expérimenté. Mobilité : Ain, Saône et Loire.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DVI13-01.

Ardèche 

Femme cherche emploi d’agent viticole. Expérimentée. Mobilité : Région Rhône-Alpes.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DVI9-07

Drôme

Homme cherche emploi d’agent de chai. Expérimenté. Mobilité : Drôme, Ardèche, Rhône.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DVI41-26

Loire 

Femme cherche emploi d’agent en cultures maraîchères en Région Rhône-Alpes.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DMA3-42

Savoie 

Homme cherche emploi d’agent d’élevage laitier. Compétence spécifique : conduite de tracteur. Expérimenté.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DVL3-73

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