Archive | avril, 2009

A la découverte du Maroc oriental

Après avoir laissée Lichen à ses moutons, la délégation de la Fédération des alpages de l’Isère, menée par son directeur Yves Raffin a visité l’Oriental marocain.
Sa ville principale Oujda, 1 million d’habitants est une agglomération en pleins travaux.

Oujda vue depuis la chambre d’hôtel

Longtemps délaissée, la capitale du Maroc Oriental est entrain de retrouver toutes ses lettres de noblesse. Il faut dire qu’ elle occupe une place stratégique à la croisée des chemins reliant le sahara à la côte méditerranéenne et le Maroc à l’Algérie dont elle est distante d’une quarantaine de kilomètres.

Si les frontières est de la région sont constituées par la frontière algéro-marocaine, le nord l’est par la mer Méditerranée.

Saidia, 14 kilomètres de plages de sable fin, en pleine rénovation. Sa capacité d’hébergement va être portée à 30000 lits!

Une station balnéaire est entrain d’exploser avec sa rénovation totale: Saidia appelée la « perle bleue ».

Des chantiers gigantesques vont permettre à Saidia de devenir un véritable centre de vacances avec  30000 lits à disposition des touristes.

Les Monts Benni Snassen

En avançant vers le continent,  on trouve le massif montagneux des Béni Snassen dont le plus haut sommet avoisine 1500 m d’altitude. Une montagne très verdoyante ou on découvre que l’eau ne manque pas. Monts qui dominent la plaine de Berkane reconnue par ses cultures de fruits et légumes.

Quand tradition et modernité se côtoient: ici les tentes nomades et la centrale thermo solaire la plus importante d’Afrique

Encore plus au sud, place aux hauts plateaux qui présentent un paysage plat ou les moutons sont les rois.
Près de Ain Benni Mathar nous avons vu la plus importante centrale thermo solaire du Maroc et même d’Afrique. D’un coût de 469 millions d’euros et d’une capacité de 470 Mégawatts. Le projet prévoit également l’installation de capteurs solaires sur l’équivalent de cinq stades de football. Un projet colossal…

Oui, vraiment le Maroc oriental a de nombreux atouts à faire valoir. On n’oubliera surtout pas la simplicité de ses habitants et l’esprit d’hospitalité naturelle qui les habite. C’est vraiment phénoménal!

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La foire internationale agricole du Maroc en images

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La délégation guidée par Malika Taghi et Abderahmane Benjoubi devant l’entrée de l’espace du Maroc oriental

Le pôle élevage a réuni plusieurs centaines de bêtes, bovins, ovins et même..

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chameaux

Le concours d’élevage est, comme en France, très prisé.

Au niveau des slogans, les Marocains n’ont rien à envier à personne..

Au stand de l’Anoc, le directeur de l’association, Said Fagouri, découvre le travail de Lichen sur ordinateur. A ses côtés, Jean Marie Davoine, son éleveur et Abderahmane Benjoubi, le nouveau maître de la chienne.

La forêt joue un rôle important au Maroc. A lire un article qui lui est consacré sur foret38.com

Rencontre avec Mohmed  El Haddadi, président de la chambre agricole d’Oujda.

Le matériel agricole très présent lors de ce salon.

<SIAM - SALON INTERNATIONAL DE L’AGRICULTURE AU MAROC> http://www.salon-agriculture.ma/

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FCO: vaccination obligatoire avant le 30 juin

La préfecture de l’Isère rappelle que les éleveurs ont jusqu’au 30 juin pour faire réaliser la vaccination FCO de leurs animaux par leur vétérinaire sanitaire. Cela implique la réalisation de la première injection de primo-vaccination avant le 7 juin prochain. Les animaux qui partent en transhumance devront en tout état de cause être vaccinés avant le départ.

Aucune dérogation à l’obligation de vaccination ne peut être accordée, excepté pour les animaux destinés à l’abattage avant l’âge de 10 mois ou maintenus en bâtiments fermés jusqu’à l’abattage. Afin de lutter efficacement contre la progression et la transmission du virus, il importe que cette campagne de vaccination soit réalisée de façon massive et notamment contre le sérotype 1 qui n’a pas encore touché l’Isère.

La fièvre catarrhale ovine (FCO), qui a atteint l’Isère fin 2007, s’est étendue sur tout le département en 2008 et ce sont à l’heure actuelle plus de 350 exploitations qui ont été infectées.

Cette maladie virale touche les ruminants mais n’affecte pas l’homme. Elle est redoutée en raison de ses conséquences sanitaires et économiques : elle entraîne différents symptômes dont des baisses de production et de fertilité, des avortements, ainsi que des mortalités. La maladie fragilise également sérieusement les circuits d’exportation des animaux.

Le virus de la FCO comporte plusieurs sérotypes. Seuls deux sérotypes se développent sur le territoire métropolitain :

-          le sérotype 8 est présent sur l’ensemble des départements,
-          le sérotype 1 progresse sur le territoire depuis l’Espagne et le sud-ouest de la France mais n’a pas encore atteint les départements rhône-alpins.

La vaccination est le seul moyen reconnu par les experts pour protéger efficacement le cheptel contre cette maladie. Elle est désormais obligatoire contre le sérotype 8 et contre le sérotype 1, dans tous les cheptels bovins et ovins sans exception.

La préfecture de l’Isère rappelle que es éleveurs ont jusqu’au 30 juin pour faire réaliser la vaccination de leurs animaux par leur vétérinaire sanitaire. Cela implique la réalisation de la première injection de primo-vaccination avant le 7 juin prochain.
Les animaux qui partent en transhumance devront en tout état de cause être vaccinés avant le départ.

Aucune dérogation à l’obligation de vaccination ne peut être accordée, excepté pour les animaux destinés à l’abattage avant l’âge de 10 mois ou maintenus en bâtiments fermés jusqu’à l’abattage. Afin de lutter efficacement contre la progression et la transmission du virus, il importe que cette campagne de vaccination soit réalisée de façon massive et notamment contre le sérotype 1 qui n’a pas encore touché l’Isère.

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Pour une école numérique rurale

Parmi les différentes actions engagées dans le cadre de la réforme de l’école primaire, le Ministère de l’Education Nationale souhaite soutenir activement les maires des communes rurales dans leur démarches d’installation des outils numériques au service des élèves et des enseignants du premier degré.
Cette action s’inscrit dans le cadre d’un plan de relance en faveur de l’équipement numérique des écoles rurales afin de donner à chaque élève, partout sur le territoire, les mêmes chances de maîtriser les compétences liées à l’usage des technologies de l’information et de la communication, inscrites désormais dans les programmes d’enseignement par le biais du brevet informatique et internet ainsi que dans le socle commun des connaissances et des compétences.
Ce programme doté d’un budget de 50 millions d’euros, prévoit l’équipement de 5000 écoles situées dans les communes rurales de moins de 2000 habitants. L’équipement prévu dans le cadre de ce programme est décrit dans un cahier des charges défini par le ministère :
- Une classe mobile (un lot d’ordinateurs portables),
- Un tableau blanc interactif,
- Des accès internet haut débit,
- Une mise en réseau des équipements,
- Une sécurisation des accès internet,
- Des ressources numériques reconnues dans qualité pédagogiques.
Chaque projet validé pourra être soutenu par une subvention à la hauteur de 80% du coût du projet, jusqu’à un montant de 9000 € par école. En outre, chaque école bénéficiera d’un droit de tirage de 1000 euros pour l’acquisition de ressources numériques éducatives, mises à disposition par le ministère.

Comment faire ?
Les maires sont invités à une réunion d’information sur l’ensemble du programme le mercredi 6 mai à 18h au lycée Pierre Beghin à Moirans.
Les écoles doivent se rapprocher du maire de la commune, pour une première étude.
Un dossier complet de candidature est disponible sur le site Educnet : http://www.educnet.education.fr/primaire/ecole-numerique-rurale
Sur le site de l’IA, il est possible de trouver les renseignements nécessaires à l’établissement du dossier : http://ia38ac-grenoble.fr puis accès rapide puis école numérique rurale.
L’acte de candidature devra être retourné à l’IEN de la circonscription avant le 15 mai 2009 pour une première vague d’attribution. Passé ce délai les demandes seront traitées au
fur et à mesure de leur arrivée et dans la limité de l’enveloppe financière attribuée.
Mise en place des financements dès le mois de juin, de manière à envisager une installation des matériels à la rentrée prochaine et à contribuer pleinement au plan de relance économique.
par Christian

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Sauver les forêts alluviales

A l’occasion du Festival international du film Nature et Environnement , qui vient de s’achever et dont le thème central était l’eau, Serge Revel, vice-président du CG38 chargé de l’environnement et Francis Meneu, président de la FRAPNA Isère, ont souligné l’urgence de sauvegarder les dernières forêts alluviales et ripisylves (1), de l’Isère. Environ un tiers de ces boisements a disparu en 25 ans, entre 1967 et 1991 en Isère.

Il faut dire que ces boisements composés à la fois de bois tendre (saules blancs, aulnes blancs) et de bois dur (frênes, chênes) liés à un cours d’eau,passent inaperçus pour  des non-naturalistes et leur intérêt ne tombe pas sous le sens. Pourtant, ces boisements qui, dans leur grande majorité, appartiennent à des personnes privées, jouent un rôle  important, sur le plan écologique mais aussi socio-économique : ce sont des corridors biologiques, des réserves de biodiversité, mais également des instruments de régulation des crues et d’épuration des eaux.
« Chaque boisement assure le maintien d’une faune et d’une flore insoupçonnée », remarque Serge Revel. On y découvre des espèces remarquables menacées, uniques en France. Le CG38 s’implique pour travailler à la connaissance et la reconnaissance de ces forêts alluviales, à sensibiliser les communes pour qu’elles soient prises en compte dans les PLU ».
Ce travail se fait en concertation avec l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise, le CRPF, l’ONF, l’association AVENIR et l’Université.

Ajoutons que cette forêt qui vagabonde au fil de l’eau, a une fonction paysagère indéniable appréciée par les pêcheurs, les promeneurs, les cyclistes empruntant la voie sur berge jusqu’à Saint-Gervais. C’est en outre un habitat naturel qui permet de voir de beaux spécimens de la faune sauvage.

A la FRAPNA Isère où des militants tels que Marcel Macaire observent depuis très longtemps, en canoë notamment , l’évolution de ces boisements dans le lit ou les méandres de l’Isère (2), le sujet n’est pas nouveau et les données accumulées sont solides.
Francis Meneu, président de la FRAPNA Isère estime que la protection de ces forêts riveraines n’est pas suffisamment prise en compte dans les documents d’urbanisme et d’aménagement : « Il n’y a pas de SAGE (schéma d’aménagement et de gestion des eaux) pour l’Isère. C’est l’une des dernières rivières à ne pas en bénéficier. Et c’est regrettable. Quoiqu’il en soit, la FRAPNA milite depuis 2005 pour préserver la forêt alluviale des Sablons, dernier maillon de verdure préservé de l’urbanisation. C’est d’ailleurs un élément qui s’intègre dans le schéma de protection contre les crues ».

Robert Veyret, conseiller général et président du SYMBHI (syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère), abonde dans le sens de la protection de ces boisements : « La restauration de la rivière a toute sa place dans le projet Isère Amont. Nous avons trouvé une rivière dégradée avec des bras morts, des gravières abandonnées. Nous l’avons restaurée sur près de 16km de long parallèlement à la construction de  28km de digues. Si une crue centennale comme celle de 1859 se reproduisait, la facture serait de l’ordre de 500 M€ ».

Dans le cadre de ce vaste projet Isère Amont (3 tranches de travaux sont programmées dont la première est en cours) le CG38, au titre des Espaces naturels sensibles, a pris la décision de préserver 300ha de forêts le long de l’Isère, partie Grésivaudan.
Pour Serge Revel, en plus de ces actions concrètes, un effort constant d’information et de sensibilisation est nécessaire. La plaquette « Protégons les forêts alluviales et ripisylves de l’Isère », réalisée par le CG38 avec la FRAPNA Isère, répond à ce besoin : « C’est un véritable outil de travail qui servira en particulier de support aux réunions sur le terrain avec les forestiers privés dont les pratiques ne favorisent pas toujours la biodiversité. Des réponses sur mesure seront apportées par le CRPF et l’ONF sur ce sujet ».

A la découverte de la boucle des Moïles

Dimanche 17 mai, à l’occasion de la Fête de la Nature, AVENIR, le conservatoire des espaces naturels de l’Isère, vous invite à découvrir en famille le patrimoine naturel de la Boucle des Moïles à Tullins. Une randonnée découverte est proposée à partir de 10h et jusqu’à 16h le long de cette boucle (5km) qui abrite des forêts alluviales.

Les animations sont gratuites. Pour tout renseignement, vous pouvez contacter le conservatoire: avenir.38@wanadoo.fr ou 04 76 48 24 49

Pour plus d’informations sur les rendez-vous partout en France: www.fetedelanature.com

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(1) Des définitions s’imposent : une forêt alluviale est un groupement végétal ligneux lié à un cours d’eau. Une forêt ripisylve est une formation ligneuse linéaire de berge.
(2) En 1998, Marcel Macaire a édité à la FRAPNA un ouvrage intitulé « Forêts riveraines de l’Isère dans le Grésivaudan : une richesse naturelle à protéger ».

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« Le pastoralisme doit être préservé »

Alors que la prochaine transhumance approche, le Plan Loup 2009 du Ministère de l’Ecologie et du Ministère de l’Agriculture, en cours de finalisation, est insuffisant et surtout inéquitable pour les éleveurs. Tel est l’avis des JA et de la FNSEA. Ils l’explicitent dans un communiqué:

« Tout d’abord, la suppression du « forfait éleveur-berger » va diminuer le niveau d’accompagnement des éleveurs qui ont des troupeaux trop petits pour l’embauche d’un berger salarié. Cette mesure met en péril la diversité des tailles de troupeaux transhumants, qui sont les garants de la vitalité de tous les espaces d’estive.

Ensuite, comme la population de prédateurs augmente et que le territoire du loup s’étend, il est plus que jamais nécessaire que la population de loup soit gérée, de façon raisonnée et effective, tout au long de l’année. Le pastoralisme doit être préservé !

Le pastoralisme est une activité agricole indispensable à nos montagnes. Au-delà du tissu économique et social qu’il maintient sur les territoires, il est aussi le gardien de la préservation de nos paysages ».

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Lichen au travail: extraordinaire!

Le beau temps est revenu sur les hauts plateaux du Maroc Oriental. Tout est prêt pour que Lichen et Ahmed Fadra, le berger apprennent à travailler ensemble.

Lichen, son berger apprivoisent le troupeau.

Les 200 brebis et quelques caprins sont dans un enclos fermé. Le berger et Lichen font encore plus ample connaissance.

Il la mène tenue en laisse et la chienne avance, sans souci. Il donne des ordres, en français à Lichen qui les exécute sans hésiter.

Bien entendu, les brebis, de race benni guil, se posent des questions…. Mais très vite elles comprennent que Lichen est là pour les diriger.

Ce n’est pas la même chose en ce qui concerne les caprins. Un bélier chargera à plusieurs reprises. C’est peine perdue. Lichen le ramènera à la raison.

Lichen sera ensuite détachée et impressionnera tout son monde: humain et animal… « Elle fait un boulot extraordinaire » , dira Abdérahmane Mejdoubi

Pendant de longues minutes, le troupeau sera amené dans les quatre coins de l’enclos, au bon vouloir du berger.

La leçon se passe bien et il est inutile de la poursuivre davantage ce matin.

Et maintenant ?

C’est avec un petit pincement au coeur qu’on laisse Lichen à ses occupations. Pendant plusieurs jours, le berger, qui sera rejoint par un autre berger qui parle français, et Lichen continueront à travailler ensemble, dans l’enclos. Ensuite, l’ apprentissage se poursuivra, de façon progressive, à l’extérieur, avant que la chienne et les bergers mènent le troupeau naturellement.

Jean-Marie Davoine est confiant: « Le berger est de bonne volonté. Lichen est une chienne docile, intelligente. Elle sera suivie par un docteur vétérinaire, tout a été mis en oeuvre pour que cette première expérience soit une réussite. Nous aurons souvent des nouvelles de Lichen et si souci il y a, on a vite fait de traverser la Méditerranée… »

Des nouvelles que nous vous donnerons régulièrement sur sillon38.com

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Travail saisonnier: la Région à l’écoute

En novembre dernier, la Région Rhône-Alpes lançait un service d’information unique en France dédié aux saisonniers du tourisme et à leurs employeurs : « questionSaison ».

Grâce à un portail Internet : www.questionsaison.fr et à un numéro azur* (08 10 69 00 50), ce service permet d’identifier leurs besoins sur les problématiques liées à l’activité touristique
saisonnière, et de les orienter vers les bons interlocuteurs.

Depuis la mise en ligne du site internet, près de 10 000 personnes ou entreprises ont bénéficié de ce nouveau service, permettant de faciliter les démarches pour le travail en saison.  L’emploi saisonnier, le logement et le droit du travail sont les principaux thèmes des questions posées et des visites effectuées depuis l’ouverture du service. L’objectif est également de sensibiliser les saisonniers à d’autres sujets, tels que la santé et la formation.

Coordonné par la Région Rhône-Alpes depuis 2007, ce projet est le fruit d’une large concertation avec l’ensemble des acteurs de la saisonnalité (services de l’Etat, partenaires sociaux, collectivités territoriales, acteurs locaux et espaces saisonniers rhônalpins).  Plus de 50 partenaires sont mobilisés pour construire et alimenter tout au long de l’année une base de connaissance régionale unique à partir de leur expérience du terrain.

Représentant plus d’un quart des emplois, la saisonnalité est une réalité de l’activité touristique en Rhône-Alpes. Or, il existe dans ce secteur de véritables difficultés, notamment en matière de conditions de vie et de travail. L’accès à une information de qualité est souvent compliqué pour les saisonniers qui font face à des obstacles récurrents dans leurs démarches : couverture sociale, accès aux soins, parcours professionnel, pluri-activité … « questionSaison » a été crée, dans le cadre du Plan régional de la Saisonnalité dans le Tourisme, pour répondre à cette problématique.

Avec « questionSaison », la Région Rhône-Alpes et ses partenaires décloisonnent l’accès à l’information des saisonniers et de leurs employeurs, relevant le défi d’une saison touristique réussie !

* Ouvert du lundi au samedi de 8h à 20h, prix d’un appel local

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Manger du porc ne présente aucun risque

Le ministère de l’Agriculture rappelle que la France n’importe pas de porcs vivants ni de viandes depuis le Mexique. La grippe qui sévit actuellement au Mexique, bien que d’origine porcine, n’est pas une maladie d’élevage. La consommation de viande de porc est sans risque. En revanche face au risque de pandémie et de transmission d’homme à homme, les pouvoirs publics se concentrent sur les mesures de santé publique.
La mobilisation justifiée ces dernières 48 heures autour de la grippe mexicaine qui a provoqué la mort de plusieurs dizaines de personnes à Mexico et dans sa région ne doit pas induire en erreur sur la nature purement humaine de cette maladie.

Le phénomène qui sévit actuellement au Mexique et aux Etats-Unis a été improprement appelé « grippe porcine ». La grippe porcine classique est une maladie bénigne qui circule largement dans la population porcine mondiale, sans provoquer de problème de santé animale, ni humaine. Dans le cas de la grippe mexicaine, il s’agit d’un nouveau virus qui contient des gènes de grippe aviaire et de grippe humaine qui lui donne de nouvelles caractéristiques de contagiosité et de dangerosité pour l’homme. On ne le retrouve pas dans les élevages, ni en France, ni d’ailleurs au Mexique.
Le consommateur français ne court aucun risque. La grippe ne s’attrape pas en mangeant de la viande mais par voie aérienne, d’homme à homme. Il n’y a donc aucun risque à consommer de la viande de porc ou à être au contact des élevages français. Par ailleurs, la France n’importe pas de porcs vivants, ni de viande porcine du Mexique.

La France fait partie des pays les mieux préparés à une pandémie grippale grâce à son dispositif de lutte contre la grippe aviaire en constante amélioration depuis 2006. Elle dispose de stocks conséquents de matériels et de médicaments et d’infrastructures préparés à ce type d’évènements.
La vigilance reste toutefois de mise. Il faut s’attendre dans les jours qui viennent à de nombreuses suspicions de grippe porcine en cas de troubles présentés par des personnes qui sont allées au Mexique ou dans une autre zone concernée.

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Lichen, la Marocaine: première approche réussie mais…

Après une bonne nuit de repos, Malika Taghi, la vétérinaire qui aura en charge le suivi de Lichen récupère ses papiers et nous voilà partis à 110 kilomètres au sud d’Oujda, à la ferme d’Abderahmane Mejdoubi.

L’exploitant possède 38000 oliviers mais surtout un troupeau d’ovins, de race Benni Guil. Une race rustique réputée pour sa viande, mais très véloce. Quelques  caprins complètent le cheptel.

A l’arrivée sur l’exploitation, connaissance est faite avec différents responsables de l’ANOC. Hélas, le mauvais temps n’a pas cédé de terrain, bien au contraire. Un vent violent et une forte pluie font partie des festivités…

Malika Taghi prend possession des papiers de Lichen. Cette dernière et Abderahmane Mejdoubi continuent de faire connaissance…

Dans le courant de l’après midi, le troupeau mené par son berger entre au bercail. Il est temps pour Lichen, dirigée par son éleveur, Jean-Marie Davoine, d’entrer en action. Les brebis, surprises se laissent mener sans encombre jusqu’à leur enclos.

Pour la venue de Lichen, les hautes autorités de l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins sont venus en nombre. Au centre, en habit traditionnel, tout sourire on reconnait Bachir Labied, président de l’union des coopératives Benni Guil et membre de l’ANOC

Lichen obéit parfaitement aux ordres de son maître. Les spectateurs d’un jour,trempés, frigorifiés apprécient.
Jean-Marie Davoine jubile: «Ca s’est très bien passé. Le premier contact a été bon, les brebis n’ont pas eu peur. De plus, le terrain où vont paître les brebis est très plat, donc très facile à travailler. Reste maintenant à Lichen et au berger à faire connaissance et à ce dernier à savoir commander Lichen. Un sacré défi d’autant plus que le berger ne parle pas un mot de français. Mais je suis confiant car il est plein de bonne volonté. La réussite d’une telle entreprise passe par la complicité entre l’homme et l’animal ».

Lichen découvre son futur univers…

Effectivement pendant un long moment l’homme et l’animal feront connaissance. Le berger apprendra les ordres essentiels : stop, amène, viens…
Une accalmie au niveau de la pluie permettra de passer aux travaux pratiques.

Première approche pour Lichen…et pour le berger.

Tout le monde était confiant mais on a vite du se rendre compte que nous travaillons avec des être vivants.  Les brebis déboussolées, le berger également, la chienne ne pourra pas dompter le troupeau qui va se réfugier …chez le voisin, quelques centaines de mètres plus loin.
« Ce n’est pas un échec », rassure Jean Marie, « l’effet de surprise passé, les brebis se sont méfiées et ont fui. Il faut à présent que tout ce petit monde apprenne à cohabiter, à vivre ensemble, cela va également demander au berger de travailler de façon  totalement différente».
Cela prouve aussi que mener un troupeau avec des chiens dressés, ne se fait pas comme ça, en claquant des doigts, c’est un vrai travail de professionnels, qui ne s’improvise pas.
Le lendemain sera un grand jour pour Lichen et le berger. En effet il est prévu que ceux-ci travaillent ensemble dans un parc fermé. Et le beau temps est annoncé !

…et le troupeau mené par le berger, Ahmed Fadra

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