Archive | 07 avril 2009

APAP: épauler les agriculteurs du Vercors

L’assemblée générale de l’association pour la promotion des agriculteurs du plateau du Vercors, l’APAP, a démontré que cette structure remplissait tout à fait son rôle: celui d’être une vraie force de proposition pour ceux et celles qui souhaitent évoluer dans leur activité agricole.

Une activité agricole secouée par la crise. « Certaines exploitations malmenées par une conjoncture difficile ne survivront pas », prévient Philippe Costa, secrétaire de l’association. Faut-il pour autant baisser les bras?  » Pas du tout, cette crise économique doit être une occasion pour chaque agriculteur de réfléchir et préparer au mieux son futur. Après l’orage, il y a obligatoirement le soleil et l ‘APAP peut épauler les projets via les nombreuses actions proposées ».
L’APAP a plusieurs champs d’action: agriculture et environnement, valorisation des produits et patrimoines, main d’oeuvre sur les exploitations et communication. En ce qui concerne ce dernier secteur, on retiendra que les Fermades, dixième édition, se dérouleront bien cette année:

« Des doutes subsistaient car on souffre de déficit financier chronique mais les Fermades sont attendues, tant par le public, les touristes que par les agriculteurs eux-mêmes », précise le président de l’APAP, Guy Durand.

On rappellera également que l’association sera très présente à la Fête du bleu qui se déroulera à St Nizier fin juillet. A retenir également l’initiative couronnée de succès des 51 agriculteurs signataires de la charte des fermes du Vercors ainsi que de la marque Marques produits du Parc du Vercors.

On retiendra enfin la mise en ligne du site internet: www.apapvercors.com. Vous y trouverez toutes les infos concernant l’agriculture du Vercors et en avant première l ‘avant programme des Fermades.

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Offres et demandes d’emplois en agriculture avec www.anefa.org

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Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org

Ardèche

Exploitation en élevage caprin et ovin lait recherche un agent d’élevage (H/F) pour effectuer la traite, soins aux animaux et la transformation fromagère. Expérience souhaitée. CDI tps plein.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OCA1-07.

Drôme

Service de remplacement cherche un agent d’élevage laitier (H/F). L’agent assurera la traite et les travaux liés aux activités culturales. Les compétences « conduite et entretien de matériel agricole » sont demandées. Autonomie indispensable.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL7-26.

Hte-Savoie 

Exploitation ovine + ferme auberge recherche salarié pour soins aux animaux, parcs, conduite de tracteur et aide à l’auberge (facultatif). CDI tps plein.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OOV1-74.

Isère

Exploitation recrute un agent arboricole (H/F). Vos missions seront les suivantes : la conduite de tracteur, l’ensemble des travaux liés à la production fruitière : taille, éclaircissage, récolte…. CDI tps plein.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OAR2-38.

Isère 

Exploitation cherche un salarié polyvalent (H/F). Productions : céréales, oléagineux, maïs et soja (agri. Bio) transformée et/ou vendues à des magasins, particuliers, amap et autres agriculteurs ; élevage de bovins allaitants. Missions : conduite des cultures (labour, semis, binage, fenaison), transformation, livraisons et travaux variés. CDI tps plein.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. ODI1-38.

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain

Homme cherche emploi d’agent d’élevage bovin lait. Expérimenté. Mobilité : Ain.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DEL3-01.

Ardèche 

Femme cherche emploi d’agent viticole. Expérimentée. Mobilité : Région Rhône-Alpes.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVI9-07

Isère 

Homme cherche emploi de salarié agricole. Etudie tte proposition. Expériences : maraîchage, élevage.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVB1-38

Hte-Savoie 

Homme cherche emploi de conducteurs d’engins agricoles.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DCM5-74

Rhône 

Homme cherche emploi d’agent d’élevage bovin lait. Expérimenté.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVL7-69

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Un oeil sur la faune à plumes

De  l’Antarctique au Vercors, en passant par la Chartreuse, vous pourrez découvrir à travers l’ exposition « Regards sur la nature », à la MNEI, les fabuleux clichés de faune sauvage réalisés par les photographes adhérents de la LPO Isère : Dominique Bezy, Guy Bourderionnet, Alain Gagne, Luc Mortier et Matthieu Dubois, Gérard Navizet et Jean-Yves Berthelot, Denis Simonin, Jean-Baptiste Strobel et Lionel Tassan.

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De nombreuses espèces sont au rendez-vous : chouette chevêchette, tichodrome, martinet à ventre blanc, héron cendré, damier du Cap, courvite isabelle  mais aussi tétras lyre, blaireau, circaëte Jean- le-Blanc… toutes photographiées suivant des techniques différentes et propres à chacun mais une seule éthique : ne pas déranger la faune.

Les visiteurs de tout âge pourront découvrir les richesses que nous offre la nature.

« Regards sur la nature », l’exposition des photographes de la LPO Isère du mardi 3 mars au vendredi 24 avril à la MNEI, place Bir-Hakeim à Grenoble.

Entrée libre du lundi au vendredi, 9h-12h / 14h-18h

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Rhône-Alpes: la filière chanvre trace sa route

Les agriculteurs du Vercors, membres de l’APAP, réunis vendredi à Saint-Martin-de-Clelles à l’occasion de leur assemblée générale, avaient invité Pierre-Jean Colombier, de ChanvRA, l’organe de l’ interprofession créé en février dernier, à venir faire une présentation détaillée de cette culture considérée comme riche d’avenir. Une culture qui peut avoir sa place  dans le développement durable des territoires et favoriser la création d’entreprises locales et donc d’emplois.

ChanvRA , qui a pour but de promouvoir la filière chanvre en Rhône-Alpes, s’y emploie. Cette association professionnelle regroupe des entreprises de l’Isère, du Rhône et de la Drôme. On compte aujourd’hui une vingtaine d’exploitants cultivant le chanvre en Isère. Le Vercors s’y intéresse et Guy Durand, président de l’APAP, s’est dit prêt à soutenir les projets intégrant cette culture qui revient en force après avoir disparu à la fin des années 50, début du règne de la pétrochimie.

En Isère, deux pôles chanvre:

- Bièvre-Valloire: le projet « développement du chanvre industriel en Bièvre-Valloire », porté par le syndicat mixte du Pays de Bièvre-Valloire, à été labellisé par l’État en décembre 2006  « pôle d’excellence rurale », dans la catégorie bio ressources. Un soutien de 500 000 € sera apporté par l’État. En 2009, on compte environ 50ha de culture de chanvre.

- Le Trièves: une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) a été constituée le 19 octobre 2007 à Mens. Dénommée « Avenir chanvre », elle regroupe une vingtaine d’actionnaires (agriculteurs, organismes professionnels, personnes de soutien, et les communautés de communes de Mens, Clelles et Monestier-de-Clermont). En 2002, on ne comptait que 0,5ha de culture de chanvre. On en comptait 36 ha en 2008.

La paille et le grain

La filière chanvre industriel est donc en gestation. ChanvRA défriche, procède à des essais de plantations, analyse les données agronomiques en fonction des variables, les rendements à l’hectare, développe des projets de recherche et développement avec des entreprises. Mais la structuration de la filière est complexe, multiple et le  chemin est encore long.

Pierre-Jean Colombier: « C’est une culture très proche de celle du maïs, qui peut se faire jusqu’à 1000m d’altitude. On peut cultiver la graine uniquement-comme au Canada- la paille, ou les deux, graine et paille. Sur le fond, nous avons tout intérêt à jouer la carte bio qui permet une bonne valorisation. Techniquement, les avantages de la culture de chanvre: c’est une culture qui étouffe les mauvaises herbes, qui ne nécessite ni irrigation ni traitement. Les inconvénients: sa récolte, qui demande des outils spécifiques ».

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La récolte du chanvre dont les tiges sont très résistantes, nécessite des outils spécifiques (photo Bombe verte)

Plusieurs témoignages dans la salle relatent en effet la difficulté de trouver les matériels adéquats pour la récolte de chanvre. « Avec des machines classiques, dit un agriculteur de Monestier-du-Percy , c’est impossible. On ne fait pas 20 mètres! Les lames ne tiennent pas le coup. C’est de la corne, cette plante! ».

Il faut donc importer le matériel. Comme le raconte Pierre-Jean Colombier, « une moissonneuse tchèque, qui effectue trois opérations,  a été louée pour expérimentation. D’une part, ça a coûté cher et d’autre part, la machine est arrivée avec trois semaines de retard, lorsque les graines étaient par terre!  »

Unité de défibrage: ne pas brûler les étapes

Dernier maillon de la filière amont, l’usine de défibrage représente un gros investissement. Le défibrage est l’ opération qui consiste à séparer la chénevotte de la fibre. La création de cet outil industriel (pressenti sur le territoire de La Côte-Saint-André),  figure dans l’étude de faisabilité du projet de développement du chanvre industriel du syndicat mixte de Bièvre-Valloire co-financée par le CG38.

Mais le projet, programmé pour 2009, ne verra pas le jour cette année. Pour être rentable et prétendre à une vocation régionale, celle-ci devra traiter la production d’une surface minimum de 600 hectares de chanvre. L’heure n’est pas venue. Pour ChanvRA, on ne peut brûler les étapes: « Nous avons besoin de réévaluer le projet, souligne Pierre-Jean Colombier. Un projet dont le budget est proche d’un million €. Les fonds du PER ne seront pas utilisés en 2009. Tout le monde est d’accord pour prolonger le calendrier. Il faut plutôt envisager la construction de l’usine de défibrage pour 2011″.

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Des débouchés multiples

C’est fou ce qu’on peut faire avec le chanvre industriel: de la bière, des billets de banque, des briques, du carburant, des draps, des carrosseries et des pare-chocs, etc.

paille:   la chènevotte (partie centrale de la tige) est utilisée pour le bâtiment (briques de chanvre, notamment), l’horticulture (paillage), l’élevage (litières) , etc.

fibres: le chènevis (huile et graines issues de la partie périphérique de la tige) est utilisé dans l’alimentation (produits riches en protéines et oméga3), la cosmétique, le textile, plasturgie, etc.

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Visite du Pôle bois du Haut Forez

Une équipe de la filière, guidée par le président de l’AFTBM  Patrick  Chion a visité  à Noirétable (Loire) le site du Pôle bois du Haut-Forez, en activité depuis janvier 2009. Charles Galvin, conseiller général de l’Isère en charge de la forêt et de la filière bois, faisait également partie de la délégation.

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La délégation attentive aux explications sur le fonctionnement de la plateforme de Noirétable

Une bonne odeur de bois flotte  sur Noirétable

La région bénéficie d’une ressource forestière privée de qualité importante (plus de 50% de boisement). Les sylviculteurs privés se sont associés dans un groupement qui compte déjà plus de 550 adhérents et qui ne cessent de s’accroitre.

Parmi les acteurs de la filière, on retrouve de nombreuses entreprises de travaux forestiers, plus de 10 scieries, un grand nombre d’entreprises de la seconde transformation du bois (fabricant de maisons ossature bois : Ossabois, charpentiers, menuisiers, fabricants de cercueils, négoces…).

De plus, la filière bénéficie de l’appui des collectivités territoriales et d’animateurs motivés pour le développement des territoires locaux. Le constat pour les initiateurs du projet était clair sur leur filière : en aval, elle utilise des bois homogènes, calibrés, séchés et dont la résistance mécanique est connue. Ces entreprises importaient jusqu’à la création du pôle jusqu’à 80% de leurs bois en provenance des Pays du nord de l’Europe.

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De plus les normes CE, qui restent une des motivations de la création du pôle 2 à St-Michel-les-Portes, exigeront à partir de juillet 2009 un taux d’humidité inférieur à 22 % pour les bois de charpente et une qualification mécanique de la résistance des bois. L’objectif était donc de valoriser la ressource locale forestière en favorisant le développement d’un circuit économique court : intégration de l’ensemble des acteurs locaux de la filière forestière. Le pôle bois du Haut Forez est la réponse à cette exigence : organiser la filière pour permettre à tous les acteurs de la filière de travailler ensemble autour d’un projet collectif.

Un partenariat original a donc été mis en place pour mener le projet à la réussite. D’un côté, la communauté de communes des montagnes du Haut Forez a joué un rôle de maître d’ouvrage, elle a porté les principaux investissements d’aménagement de la plate-forme. D’un autre côté, le pôle bois s’est constitué en SCIC (société coopérative d’intérêt collectif – société anonyme) pour exploité la plate-forme et dont le but et de fédérer les acteurs de la filière et bien sûr de rendre la société rentable.

Sur un plan technique, le pôle fonctionne avec une chaufferie similaire à celle installée par GEG à St-Michel-les-Portes. On retrouve des séchoirs d’une capacité totale de 15 000 m3 : 1 séchoir grande capacité basse température, 2 cellules de séchage à aire chaud climatisé et 1 cellule de séchage sous vide. L’unité de rabotage permet d’usiner 7000 m3 par an.

« Cette capacité est encore très loin des volumes de bois utilisé par les utilisateurs de la seconde transformation du bois » précise Christian De Pierrefeu, Président du Conseil d’Administration de la SCIC du Pôle bois du Haut Forez « le potentiel est donc encore très grand pour le pôle». Ces investissements représentent plus de 3,7 millions d’€. Ils sont portés en partie par la SCIC qui rassemble des investisseurs privés et publics selon le principe coopératif : une personne une voix. Toutefois, la société demeure commerciale dans son fonctionnement.

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Cette SCIC a été créée en 2007 et elle est devenue pôle d’excellence grâce à l’adhésion de tous les membres de la filière. Côté investisseurs, on retrouve plusieurs collèges : les salariés, les fondateurs, les fournisseurs, les clients, les collectivités, les chambres de la branche professionnelle.

Au total ce sont plus de 200 investisseurs qui ont participé à la constitution du capital et c’est ce qui fait la force de cette entreprise : la mobilisation de tous les acteurs de la filière à tous les niveaux. Notons notamment une forte implication des propriétaires de forêts concernés qui ont beaucoup investis eux aussi dans le projet sous l’impulsion de M. De Pierrefeu.

« Le pôle correspond très bien aux besoins du marché : les grands séchoirs donnent une flexibilité qui permet de réduire les coûts, les bois transformés sont bien valorisés et les clients sont proches ce qui réduit les frais de transport ».

Enfin les clients trouvent positif le fait de pouvoir diversifier leurs fournisseurs et notamment d’éviter de dépendre du bois importé.  Au final le projet aura mis près de 4 ans à voir le jour, le pôle fonctionne depuis janvier 2009.

Les clés de la réussite du pôle bois du  Haut Forez: il a bénéficié d’un contexte favorable  rassemblant et mobilisant tous les partenaires locaux (privés et publics) qui permet notamment de renforcer la filière bois locale et permettra de valoriser la ressource forestière.

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Filière porcine: Barnier propose un plan de soutien

Face aux difficultés rencontrées par le secteur porcin, confronté à une dégradation importante des trésoreries, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, propose un plan de soutien à la filière visant à remédier à ces difficultés en ce qui concerne les éleveurs et les entreprises les plus touchés.
Afin de répondre le plus efficacement aux différentes situations, le plan propose les mesures suivantes permettant de mobiliser 33 millions d’euros avec le soutien des banques:
- 1 million d’euros sera consacré à l’allégement de l’annuité 2009 des intérêts des emprunts des éleveurs à court, moyen et long terme.
- 3 millions d’euros permettront en concertation avec les Banques de mobiliser à un taux bonifié, 30 millions de prêts de consolidation et de trésorerie ;
- 2 millions d’euros seront disponibles auprès de FranceAgriMer pour apporter un soutien aux entreprises présentant des pertes de chiffres d’affaire.
Michel Barnier poursuit par ailleurs ses efforts auprès de la Commission pour obtenir la mise en place de restitutions à l’exportation afin de dégager le marché.

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