Archive | 26 avril 2009

Lichen, la Marocaine!

Lors d’une visite dans nos alpages, en particulier lors du festival du film pastoralismes et grand espaces, la délégation marocaine emmenée par Mejdoubi Abderahmane, vice président de l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins (ANOC) du pays a découvert le travail des chiens de berger.

Très vite, les membres de cette délégation ont compris que le chien de berger pouvait leur faciliter la tâche et être une réponse à leur problème de main d’oeuvre.

En effet le Maroc, comme bien d’autres pays souffre d’un manque de main d’oeuvre rurale. » Les jeunes préfèrent être chômeurs en ville plutôt que d’avoir un emploi en campagne. » précise Jean-Marie Davoine. « Aujourd’hui, on compte au Maroc un berger pour 300 brebis, bientôt on passera à un berger pour 600. Il faut donc trouver des solutions ».

La fédération des alpages de l’Isère, son directeur Yves Raffin et Jean-Marie Davoine, spécialisé en élevage de chiens de troupeau ont reçu le message 5 sur 5. Ils ont pris l’initiative d’élever un chien et de le mettre à disposition des membres de l’ANOC.

Lichen, chienne Border Collie a deux ans. Depuis son plus jeune âge, elle est éduquée pour mener les troupeaux

Au niveau de la préparation propre à sa mission marocaine, « on a juste renforcé ses coussinets aux pattes car on ne connaît pas la nature des terrains des hauts plateaux du sud du maroc oriental ou elle sera amenée à travailler. Sinon, elle obéit aux ordres dits en français mais elle est très intelligente et apprendra très vite la langue arabe », se plaît à dire Jean-Marie Davoine.
Pour le voyage en lui même, l’éleveur n’a aucune appréhension: « Elle est habituée à faire de longs trajets en voiture et l’avion ne la stressera pas du tout car elle est bien dans sa tête ».
Au Maroc, ou elle est attendue comme le messie, elle sera bien entendue très bien soignée. Le berger a été sélectionné et elle sera suivie par Malika Taghi,docteur vétérinaire marocaine qui connaît bien la France.

Pour les Marocains, cette opération est novatrice, bien évidemment, et chacun attend avec curiosité la réaction des brebis: c’est la première fois qu’elles seront aux ordres d’un chien… » mais ça devrait bien se passer. »

Pendant trois jours, matin et soir, Jean-Marie Davoine travaillera au côté du berger marocain et de Lichen: » Trois jours, c’est largement suffisant pour que la chienne comprenne son nouveau rôle et pour que le berger découvre les avantages de travailler avec elle. »

5 ans pour réussir

Chacun comprendra que l’expérience tentée avec Lichen aura une suite d’autant plus que logiquement elle devrait être pleine. La relève est donc assurée. Le but de cette opération étant que très vite plusieurs bergers soient accompagnés de chiens. Cela suppose des formations en direction des bergers et des éleveurs. »Cela va prendre du temps, environ cinq ans, mais franchement le jeu en vaut la chandelle. »

Reste à savoir si la séparation ne va pas être trop difficile: » Je l’ai élevée en sachant qu’un jour elle partirait  au Maroc, quant à Lichen, elle est plus attachée au troupeau qu’à son maître…Je ne suis pas inquiet car je sais que l’on aura souvent de ses nouvelles. »

Jean-Marie Davoine est  fier d’être un élément moteur de cette opération.

Samedi 18 avril la délégation s’envolera, avec Lichen, de Marseille pour Oujda.

On vous racontera au jour le jour, sur sillon38.com, les premiers pas de Lichen dans son nouveau pays.

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Défaut de gilet +triangle= 135€ d’amende

M. Roland Courteau (Aude-SOC), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 20/11/2008 – page 2306, expose à M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire que l’amende qui sanctionne le défaut de gilet fluorescent ainsi que de triangle de présignalisation, dont le conducteur du véhicule doit être en possession, s’élève à 135 euros (90 euros pour l’amende minorée).

Il souhaite lui faire remarquer que cette amende est du même montant que celle infligée à un conducteur qui commettrait une faute grave susceptible de mettre en danger la vie d’autrui comme, par exemple, l’action de « griller » délibérément un feu rouge.

S’il reconnaît que l’obligation d’être en possession d’un gilet fluorescent et d’un triangle de présignalisation est une bonne mesure en matière de sécurité routière, il lui demande cependant s’il ne considère pas que l’amende qui sanctionne leur absence dans un véhicule n’est pas quelque peu disproportionnée par rapport à la sanction infligée à certaines fautes de conduite, autrement plus graves pour la vie d’autrui.

Réponse du Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire publiée dans le JO Sénat du 23/04/2009 -

Le montant de l’amende minorée de 90 euros, sanctionnant une contravention de quatrième classe, est proportionné à la protection que le Gouvernement a voulu apporter aux automobilistes qui sortent de leur véhicule en cas de panne ou d’accident et qui sont très exposés, car peu visibles. Ils deviennent des piétons, usagers très vulnérables. C’est la protection de la vie de ces usagers vulnérables qui est en jeu autant que celle d’autrui.

L’absence du gilet de haute visibilité et du triangle de pré-signalisation à bord des véhicules carrossés et, en conséquence, l’impossibilité d’utiliser ces équipements personnels en cas de panne ou d’accident représentent un risque important, qui peut occasionner des conséquences dramatiques et malheureusement très lourdes. En outre, un accident mal signalé peut provoquer d’autres accidents, en chaîne. La nécessité de garantir une visibilité optimale en cas de panne ou d’accident est donc un enjeu majeur.

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Voiron: une passerelle pour les écureuils

De nombreux écureuils se faisaient écraser sur la route de l’Agnelas à Voiron (38). A la demande des services techniques de la mairie et de Mr Eric  Dedonder, adjoint au maire, l’association  de protection de la nature le Pic Vert a installé une passerelle à écureuils le 11 avril  entre deux grands arbres à 7 m  au dessus de la voirie. Ne vous étonnez pas, donc, si vous avez  cru voir des écureuils au-dessus de vos têtes, en circulant sur cette portion de route. Vous ne rêvez pas.

Une vingtaine de volontaires ont tressé de vieilles cordes de spéléologie et d’escalade périmées, ainsi recyclées pour permettre aux écureuils de traverser sans risques. L’association dispose d’un stock de cordages gratuits disponibles pour d’autres chantiers de ce genre.

Contact 04 76 91 34 33 ou www.lepicvert.asso.fr

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L’innocuité du Cruiser en question

M. Yves Daudigny (Aisne-SOC), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 22/01/2009, attire l’attention de M. le ministre de l’Agriculture et de la Pêche sur la récente décision de renouveler l’autorisation de mise en vente de l’insecticide systémique Cruiser sur le maïs. En voici le contenu:


« La dangerosité sur les colonies d’abeilles et les pollinisateurs des insecticides neurotoxiques à base d’imidaclopride, de fipronil, de thiametoxam et de clothianidine en traitement des semences est parfaitement établie. Et c’est d’ailleurs pourquoi le ministre italien de l’agriculture en a interdit l’usage. De même les autorités allemandes ont suspendu leur autorisation de mise sur le marché.
Il est par ailleurs également établi que la destruction des colonies d’abeilles est d’ores et déjà telle qu’elle nécessite un plan d’urgence.
Or le rapport de suivi post-homologation du Cruiser fait apparaître que des poussières chargées de fortes concentrations de thiametoxam sont dispersées dans l’atmosphère lors des semis, tandis que les organisations agricoles et environnementales participant au comité de pilotage du suivi se sont vu refuser la consultation de scientifiques spécialistes.
La décision de renouveler l’autorisation de mise sur le marché vient donc jeter un doute certain sur la sincérité des déclarations et des engagements environnementaux du Gouvernement : elle est à l’encontre de l’analyse des responsables des pays limitrophes ; elle contredit le plan Éco-phyto 2008-2018 de réduction de l’emploi des pesticides ; elle fait fi du principe fondamental de précaution.
Il est au surplus peu rassurant de constater que cette décision de renouvellement est assortie de plus de mesures, présumées limiter les risques que présente l’utilisation du Cruiser, que l’autorisation précédente ». C’est pourquoi il lui demande s’il est en mesure de garantir l’innocuité du Cruiser dont il vient d’autoriser à nouveau l’usage.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 09/04/2009

Le 14 novembre 2008, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a rendu un avis favorable au renouvellement de l’autorisation de la préparation insecticide Cruiser. Conscient toutefois des inquiétudes exprimées par certains apiculteurs face à ce produit, le ministre de l’agriculture et de la pêche a souhaité, avant de prendre une décision, rencontrer les différentes parties concernées : associations de protection de l’environnement, représentants de la profession apicole, organisations professionnelles agricoles, afin de recueillir leurs points de vue sur le dispositif de l’année écoulée.

Dans le prolongement de ces rencontres et sur le fondement de l’avis rendu par l’AFSSA, il a décidé le 17 décembre 2008 de renouveler l’autorisation pour 2009 de la préparation Cruiser. Cette autorisation est assortie de conditions restrictives et d’un renforcement du suivi de son utilisation. Les conditions d’enrobage et d’utilisation sont strictement encadrées. Un arrêté ministériel précisera les contrôles à opérer vis-à-vis du processus d’enrobage des semences (dit « plan poussière »).

L’utilisation des semences enrobées avec cette préparation n’est possible sur une même parcelle uniquement qu’une année sur trois. L’autorisation est limitée aux semences de maïs ensilage, grain et porte-graine femelle. Les agriculteurs sont tenus de mettre en place de déflecteurs sur les semoirs afin de limiter les émissions de poussières lors des semis. Les semis des semences enrobées de Cruiser doivent être effectués au plus tard le 15 mai 2009.

En tenant compte de l’expérience de 2008, le protocole de suivi de l’autorisation est également renforcé. Le plan de surveillance est étendu à six régions au lieu de trois en 2008. Les ruchers faisant l’objet d’un suivi dans le cadre de ce plan seront installés plus précocement et leur nombre sera augmenté. Le nombre des mesures des poussières émises par extraction d’air suivant le procédé ORAMIP sera également augmenté et la traçabilité des parcelles améliorée. Ce protocole de suivi est une innovation en termes de suivi des effets non intentionnels sur l’environnement d’un produit phytosanitaire. Il s’inscrit dans la logique du plan « Ecophyto 2018 » qui prévoit la détection et l’identification des éventuelles conséquences de l’utilisation des phytosanitaires sur l’environnement. Le pilotage du plan de surveillance est assuré par un comité placé auprès du cabinet du ministre de l’agriculture et de la pêche, associant toutes les associations qui le souhaite dans le cadre d’un suivi régulier et transparent.

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Peut-on installer librement une remontée mécanique sur son terrain?

M. Jean Louis Masson (Moselle-NI) , dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 09/10/2008 ,  demande à Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales si un particulier disposant en zone de montagne d’un vaste terrain peut librement installer sur celui-ci deux remontées mécaniques ou si ce projet est assujetti au régime de la délégation de service public.

Réponse du Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales publiée dans le JO Sénat du 09/04/2009 -

Le caractère de service public des remontées mécaniques en montagne, affirmé en 1959 par la jurisprudence (CE section, 23 janvier 1959 commune d’Huez) a été consacré par la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne dont les dispositions ont été reprises au code du tourisme.

Il résulte des articles L. 342-9 à L. 342-11 de ce code que ce service relève de la compétence des communes et de leurs groupements ou des départements qui l’ont organisé avant le 10 janvier 1985. En application de l’article L. 342-13 du même code, l’exécution de ce service public est assurée soit directement par la personne publique, soit par une entreprise ayant passé à cette fin une convention avec la personne publique.

Dans ce cas, si la rémunération du cocontractant est substantiellement assurée par les résultats de l’exploitation, la convention est une délégation de service public.

S’agissant d’un équipement privé installé sur une propriété privée, un particulier ne dispose d’aucun droit à faire fonctionner une installation de remontées mécaniques sur ses propres terrains en l’absence de toute convention, dès lors que ce service relève de la seule compétence légale des communes, de leurs groupements ou des départements en application des articles L. 342-9 et suivants du code du tourisme.

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