Catégorie | pastoralismes du monde

Lichen, la Marocaine: première approche réussie mais…

Après une bonne nuit de repos, Malika Taghi, la vétérinaire qui aura en charge le suivi de Lichen récupère ses papiers et nous voilà partis à 110 kilomètres au sud d’Oujda, à la ferme d’Abderahmane Mejdoubi.

L’exploitant possède 38000 oliviers mais surtout un troupeau d’ovins, de race Benni Guil. Une race rustique réputée pour sa viande, mais très véloce. Quelques  caprins complètent le cheptel.

A l’arrivée sur l’exploitation, connaissance est faite avec différents responsables de l’ANOC. Hélas, le mauvais temps n’a pas cédé de terrain, bien au contraire. Un vent violent et une forte pluie font partie des festivités…

Malika Taghi prend possession des papiers de Lichen. Cette dernière et Abderahmane Mejdoubi continuent de faire connaissance…

Dans le courant de l’après midi, le troupeau mené par son berger entre au bercail. Il est temps pour Lichen, dirigée par son éleveur, Jean-Marie Davoine, d’entrer en action. Les brebis, surprises se laissent mener sans encombre jusqu’à leur enclos.

Pour la venue de Lichen, les hautes autorités de l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins sont venus en nombre. Au centre, en habit traditionnel, tout sourire on reconnait Bachir Labied, président de l’union des coopératives Benni Guil et membre de l’ANOC

Lichen obéit parfaitement aux ordres de son maître. Les spectateurs d’un jour,trempés, frigorifiés apprécient.
Jean-Marie Davoine jubile: «Ca s’est très bien passé. Le premier contact a été bon, les brebis n’ont pas eu peur. De plus, le terrain où vont paître les brebis est très plat, donc très facile à travailler. Reste maintenant à Lichen et au berger à faire connaissance et à ce dernier à savoir commander Lichen. Un sacré défi d’autant plus que le berger ne parle pas un mot de français. Mais je suis confiant car il est plein de bonne volonté. La réussite d’une telle entreprise passe par la complicité entre l’homme et l’animal ».

Lichen découvre son futur univers…

Effectivement pendant un long moment l’homme et l’animal feront connaissance. Le berger apprendra les ordres essentiels : stop, amène, viens…
Une accalmie au niveau de la pluie permettra de passer aux travaux pratiques.

Première approche pour Lichen…et pour le berger.

Tout le monde était confiant mais on a vite du se rendre compte que nous travaillons avec des être vivants.  Les brebis déboussolées, le berger également, la chienne ne pourra pas dompter le troupeau qui va se réfugier …chez le voisin, quelques centaines de mètres plus loin.
« Ce n’est pas un échec », rassure Jean Marie, « l’effet de surprise passé, les brebis se sont méfiées et ont fui. Il faut à présent que tout ce petit monde apprenne à cohabiter, à vivre ensemble, cela va également demander au berger de travailler de façon  totalement différente».
Cela prouve aussi que mener un troupeau avec des chiens dressés, ne se fait pas comme ça, en claquant des doigts, c’est un vrai travail de professionnels, qui ne s’improvise pas.
Le lendemain sera un grand jour pour Lichen et le berger. En effet il est prévu que ceux-ci travaillent ensemble dans un parc fermé. Et le beau temps est annoncé !

…et le troupeau mené par le berger, Ahmed Fadra

Cet article a été écrit par:

Gilbert - qui a écrit 8453 articles sur Sillon 38 – Le journal du monde rural – (38) Isère.


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