Archive | 29 avril 2009

Pour une école numérique rurale

Parmi les différentes actions engagées dans le cadre de la réforme de l’école primaire, le Ministère de l’Education Nationale souhaite soutenir activement les maires des communes rurales dans leur démarches d’installation des outils numériques au service des élèves et des enseignants du premier degré.
Cette action s’inscrit dans le cadre d’un plan de relance en faveur de l’équipement numérique des écoles rurales afin de donner à chaque élève, partout sur le territoire, les mêmes chances de maîtriser les compétences liées à l’usage des technologies de l’information et de la communication, inscrites désormais dans les programmes d’enseignement par le biais du brevet informatique et internet ainsi que dans le socle commun des connaissances et des compétences.
Ce programme doté d’un budget de 50 millions d’euros, prévoit l’équipement de 5000 écoles situées dans les communes rurales de moins de 2000 habitants. L’équipement prévu dans le cadre de ce programme est décrit dans un cahier des charges défini par le ministère :
- Une classe mobile (un lot d’ordinateurs portables),
- Un tableau blanc interactif,
- Des accès internet haut débit,
- Une mise en réseau des équipements,
- Une sécurisation des accès internet,
- Des ressources numériques reconnues dans qualité pédagogiques.
Chaque projet validé pourra être soutenu par une subvention à la hauteur de 80% du coût du projet, jusqu’à un montant de 9000 € par école. En outre, chaque école bénéficiera d’un droit de tirage de 1000 euros pour l’acquisition de ressources numériques éducatives, mises à disposition par le ministère.

Comment faire ?
Les maires sont invités à une réunion d’information sur l’ensemble du programme le mercredi 6 mai à 18h au lycée Pierre Beghin à Moirans.
Les écoles doivent se rapprocher du maire de la commune, pour une première étude.
Un dossier complet de candidature est disponible sur le site Educnet : http://www.educnet.education.fr/primaire/ecole-numerique-rurale
Sur le site de l’IA, il est possible de trouver les renseignements nécessaires à l’établissement du dossier : http://ia38ac-grenoble.fr puis accès rapide puis école numérique rurale.
L’acte de candidature devra être retourné à l’IEN de la circonscription avant le 15 mai 2009 pour une première vague d’attribution. Passé ce délai les demandes seront traitées au
fur et à mesure de leur arrivée et dans la limité de l’enveloppe financière attribuée.
Mise en place des financements dès le mois de juin, de manière à envisager une installation des matériels à la rentrée prochaine et à contribuer pleinement au plan de relance économique.
par Christian

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Sauver les forêts alluviales

A l’occasion du Festival international du film Nature et Environnement , qui vient de s’achever et dont le thème central était l’eau, Serge Revel, vice-président du CG38 chargé de l’environnement et Francis Meneu, président de la FRAPNA Isère, ont souligné l’urgence de sauvegarder les dernières forêts alluviales et ripisylves (1), de l’Isère. Environ un tiers de ces boisements a disparu en 25 ans, entre 1967 et 1991 en Isère.

Il faut dire que ces boisements composés à la fois de bois tendre (saules blancs, aulnes blancs) et de bois dur (frênes, chênes) liés à un cours d’eau,passent inaperçus pour  des non-naturalistes et leur intérêt ne tombe pas sous le sens. Pourtant, ces boisements qui, dans leur grande majorité, appartiennent à des personnes privées, jouent un rôle  important, sur le plan écologique mais aussi socio-économique : ce sont des corridors biologiques, des réserves de biodiversité, mais également des instruments de régulation des crues et d’épuration des eaux.
« Chaque boisement assure le maintien d’une faune et d’une flore insoupçonnée », remarque Serge Revel. On y découvre des espèces remarquables menacées, uniques en France. Le CG38 s’implique pour travailler à la connaissance et la reconnaissance de ces forêts alluviales, à sensibiliser les communes pour qu’elles soient prises en compte dans les PLU ».
Ce travail se fait en concertation avec l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise, le CRPF, l’ONF, l’association AVENIR et l’Université.

Ajoutons que cette forêt qui vagabonde au fil de l’eau, a une fonction paysagère indéniable appréciée par les pêcheurs, les promeneurs, les cyclistes empruntant la voie sur berge jusqu’à Saint-Gervais. C’est en outre un habitat naturel qui permet de voir de beaux spécimens de la faune sauvage.

A la FRAPNA Isère où des militants tels que Marcel Macaire observent depuis très longtemps, en canoë notamment , l’évolution de ces boisements dans le lit ou les méandres de l’Isère (2), le sujet n’est pas nouveau et les données accumulées sont solides.
Francis Meneu, président de la FRAPNA Isère estime que la protection de ces forêts riveraines n’est pas suffisamment prise en compte dans les documents d’urbanisme et d’aménagement : « Il n’y a pas de SAGE (schéma d’aménagement et de gestion des eaux) pour l’Isère. C’est l’une des dernières rivières à ne pas en bénéficier. Et c’est regrettable. Quoiqu’il en soit, la FRAPNA milite depuis 2005 pour préserver la forêt alluviale des Sablons, dernier maillon de verdure préservé de l’urbanisation. C’est d’ailleurs un élément qui s’intègre dans le schéma de protection contre les crues ».

Robert Veyret, conseiller général et président du SYMBHI (syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère), abonde dans le sens de la protection de ces boisements : « La restauration de la rivière a toute sa place dans le projet Isère Amont. Nous avons trouvé une rivière dégradée avec des bras morts, des gravières abandonnées. Nous l’avons restaurée sur près de 16km de long parallèlement à la construction de  28km de digues. Si une crue centennale comme celle de 1859 se reproduisait, la facture serait de l’ordre de 500 M€ ».

Dans le cadre de ce vaste projet Isère Amont (3 tranches de travaux sont programmées dont la première est en cours) le CG38, au titre des Espaces naturels sensibles, a pris la décision de préserver 300ha de forêts le long de l’Isère, partie Grésivaudan.
Pour Serge Revel, en plus de ces actions concrètes, un effort constant d’information et de sensibilisation est nécessaire. La plaquette « Protégons les forêts alluviales et ripisylves de l’Isère », réalisée par le CG38 avec la FRAPNA Isère, répond à ce besoin : « C’est un véritable outil de travail qui servira en particulier de support aux réunions sur le terrain avec les forestiers privés dont les pratiques ne favorisent pas toujours la biodiversité. Des réponses sur mesure seront apportées par le CRPF et l’ONF sur ce sujet ».

A la découverte de la boucle des Moïles

Dimanche 17 mai, à l’occasion de la Fête de la Nature, AVENIR, le conservatoire des espaces naturels de l’Isère, vous invite à découvrir en famille le patrimoine naturel de la Boucle des Moïles à Tullins. Une randonnée découverte est proposée à partir de 10h et jusqu’à 16h le long de cette boucle (5km) qui abrite des forêts alluviales.

Les animations sont gratuites. Pour tout renseignement, vous pouvez contacter le conservatoire: avenir.38@wanadoo.fr ou 04 76 48 24 49

Pour plus d’informations sur les rendez-vous partout en France: www.fetedelanature.com

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(1) Des définitions s’imposent : une forêt alluviale est un groupement végétal ligneux lié à un cours d’eau. Une forêt ripisylve est une formation ligneuse linéaire de berge.
(2) En 1998, Marcel Macaire a édité à la FRAPNA un ouvrage intitulé « Forêts riveraines de l’Isère dans le Grésivaudan : une richesse naturelle à protéger ».

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