Archive | mai, 2009

L’UE veut rapprocher producteurs et consommateurs

La Commission propose une série d’actions pour tirer le meilleur parti des mécanismes de commercialisation et des systèmes d’assurance-qualité des produits alimentaires.
Il est nécessaire d’agir pour améliorer la communication concernant les aspects qualitatifs des produits agricoles, le but étant de rétablir le lien entre agriculteurs et consommateurs. Il faut également accroître la lisibilité des systèmes d’étiquetage en matière d’assurance-qualité et en simplifier l’usage, les politiques européennes dans ce domaine devant quant à elles gagner en cohérence.

Ce sont là les principales recommandations figurant dans la communication de la Commission européenne sur la politique de qualité des produits agricoles, adoptée ce jour. Les agriculteurs de l’UE satisfont à des exigences de production qui comptent parmi les plus strictes au monde, notamment en matière de protection de l’environnement, de bien-être des animaux et d’utilisation de pesticides et de médicaments vétérinaires. Ils mobilisent en outre leur savoir-faire et leurs compétences pour donner à leurs produits des qualités spécifiques synonymes de valeur ajoutée. Mais les agriculteurs sont-ils récompensés à la hauteur des efforts qu’ils ont consentis? Les informations fournies aux consommateurs quant aux propriétés des produits et aux caractéristiques de production sont-elles fiables?

M me  Mariann Fischer Boel, membre de la Commission européenne chargé de l’Agriculture et du développement rural, a déclaré à ce propos: «Le secteur agro-alimentaire européen est réputé, à juste titre, pour la haute qualité de ses produits, fruit de décennies, sinon de siècles, de souci de l’excellence. Nos agriculteurs doivent maintenant s’appuyer sur cette réputation pour maintenir leur compétitivité. Il leur faut communiquer plus efficacement avec les consommateurs sur les qualités de leurs produits. L’UE ne peut qu’encourager ce type d’effort. Nous tenons là une occasion rêvée de renforcer la cohérence de nos différents systèmes d’étiquetage et de certification et de les simplifier.»
Dans sa communication, la Commission avance notamment les propositions suivantes:

- étendre les systèmes d’étiquetage permettant d’identifier le lieu de production;
- examiner s’il est possible d’introduire une mention réservée facultative pour les «produits de l’agriculture de montagne» et les «produits traditionnels»; la mention «produits traditionnels» pourrait remplacer le système actuel des «spécialités traditionnelles garanties»;
- créer un registre unique pour l’ensemble des indications géographiques (soit pour les vins, les spiritueux ainsi que les produits agricoles et denrées alimentaires) tout en préservant les spécificités de chaque système;
- améliorer les échanges au sein du marché unique pour les produits soumis à un système d’étiquetage spécifique, notamment pour les produits issus de l’agriculture biologique;
- renforcer la protection, sur le plan international, des indications géographiques, et contribuer au développement de normes internationales, en ce qui concerne, d’une part, les normes de commercialisation, et d’autre part, les produits issus de l’agriculture biologique;
- développer des lignes directrices en matière de «bonnes pratiques» dans le domaine des systèmes de certification privés afin de réduire les risques de confusion chez le consommateur, mais aussi les charges administratives des agriculteurs.

Contexte
La communication d’hier est le fruit de l’analyse des 560 contributions reçues depuis le mois d’octobre 2008 en réponse au livre vert de la Commission sur la qualité des produits agricoles et des conclusions de la conférence à haut niveau organisée par la présidence tchèque en mars 2009.

Les normes de commercialisation et les directives relatives aux produits agricoles sont essentielles, à la fois pour garantir une concurrence équitable, et pour éviter que le consommateur ne soit induit en erreur quant aux qualités des produits. Elles garantissent une définition de base de l’identité du produit (qu’entend-t-on par «beurre»?), une classification du produit (quelle est la teneur minimale en matières grasses du «lait demi-écrémé»?), ainsi qu’une définition des mentions réservées conférant de la valeur ajoutée au produit (qu’est-ce qui caractérise une huile d’olive «première pression à froid»?), et établissent des exigences en matière d’étiquetage relatif à l’origine ou au lieu de production.

Les systèmes d’indications géographiques encouragent une production agricole de qualité élevée, mettent les dénominations protégées recherchées à l’abri d’une utilisation abusive et des imitations, et aident les consommateurs en leur fournissant des informations concernant les propriétés spécifiques des produits. Quelque 3 000 noms de vins, de spiritueux, de produits agricoles et de denrées alimentaires ont été enregistrés à ce jour.

La mention STG ( spécialité traditionnelle garantie) souligne le caractère traditionnel d’un produit, soit au niveau des ingrédients qui le composent, soit du point de vue de la méthode de fabrication. Seuls 20 noms ont été enregistrés dans ce système depuis sa mise en place.

Agriculture biologique: la Commission souhaite faire tomber les barrières qui entravent le commerce de ces produits sur le marché unique, dues à l’absence d’harmonisation entre les différentes normes nationales. Le nouveau logo biologique en cours de préparation (voir IP/09/640 ), qui sera obligatoire à compter du 1 er  juillet 2010 pour tous les produits biologiques obtenus dans l’Union européenne, devrait y contribuer.

Systèmes de certification : les systèmes de certification de la qualité alimentaire , qu’ils soient privés ou nationaux, permettent de garantir que certains aspects constitutifs du produit ou que sa méthode de fabrication, définis dans un cahier des charges, ont bien été respectés. Conscientes des problèmes engendrés par ces systèmes (entre autres, mise en péril du marché unique, risques de confusion chez le consommateur, systèmes redondants), les parties prenantes se sont attelées à y remédier; la Commission n’envisageant donc pas pour le moment de légiférer en la matière.

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Balades et randos sur les hauteurs de Rhône-Alpes

Les deuxièmes Journées de la montagne en Rhône-Alpes ont lieu du 30 mai au 1er juin. Organisée par les Accompagnateurs en Montagne et par le Salon du Randonneur de Lyon, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes et l’aide de l’association Mountain Wilderness, cette manifestation propose aux Rhônalpins de découvrir ou redécouvrir les trois massifs régionaux: Jura, Massif Central et Alpes.

Organisée par les Accompagnateurs en Montagne et par le Salon du Randonneur de Lyon, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes et l’aide de l’association Mountain Wilderness, cette manifestation propose aux Rhônalpins de découvrir ou redécouvrir les trois massifs régionaux: Jura, Massif Central et Alpes.

Du 30 mai au 1er juin, les Journées de la Montagne se dérouleront dans les 8 départements de Rhône-Alpes. L’essentiel de l’offre de randonnée s’organise dans les espaces naturels protégés :parcs naturels régionaux (Pilat, Monts d’Ardèche, Bauges, Chartreuse, Vercors) et réserves naturelles (Luitel, Passy, hauts plateaux du Vercors…). L’objectif est de valoriser ces territoires d’exception et d’inciter les Rhônalpins à fréquenter plus régulièrement ces lieux préservés, adaptés aux activités de promenade.
Les Accompagnateurs en Montagne, professionnels reconnus, encadrent et animent 50 balades et randonnées adaptées à tous les niveaux physiques et techniques.

Les partenaires des Journées de la Montagne ont souhaité proposer un évènement basé sur la « mobilité douce ». Ainsi, l’ensemble des sites proposés à la découverte familiale sont accessibles en transports en commun : TER et/ou lignes régulières d’autobus. Pour faciliter l’accès aux activités de montagne, la Région Rhône-Alpes apporte un soutien financier à cette opération pour proposer une tarification très avantageuse : 9 euros par adulte et gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

En favorisant la découverte, par le plus grand nombre, du patrimoine naturel et culturel montagnard et en contribuant au développement d’un tourisme « quatre saisons », ces journées s’inscrivent en parfaite cohérence avec les 13 orientations de la stratégie régionale de la montagne et du Schéma régional de développement du tourisme et des loisirs.
Le site Internet www.randonnee.org, portail d’information des Journées de la Montagne Rhône-Alpes, permet au public de s’inscrire aux balades organisées durant ces 3 jours. Il propose également aux futurs participants de visualiser leur randonnée ainsi que les modalités d’accès en transport en commun.

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Le granulé bois rhônalpin qualité NF


L’entreprise Azur Pellets (Pontcharra) organise une opération Portes ouvertes le vendredi 26 juin après midi à l’occasion du premier anniversaire de sa création

Premiers en Rhône-Alpes, deuxième et troisième en France à obtenir cette marque, Azur Pellets à Pontcharra (38) et Natural Energie au Grand-Serre (26) sont des producteurs engagés vers la qualité et passionnés par ce mode de chauffage à la fois écologique, économique et performant. Fruits de leurs efforts, cette récompense marque aussi le tournant de toute une filière qui acquiert aujourd’hui une maturité dans son développement spectaculaire des cinq dernières années:

« Cet engagement des producteurs de granulés montre que la qualité du chauffage au pellet est maintenant garantie jusqu’à la production du combustible ! », affirme Thomas Perrissin, président de Propellet RA et directeur d’OkoFEN France. Azur Pellets et Natural Energie sont d’ailleurs tous deux membres actifs du groupement Propellet Rhône-Alpes qui œuvre pour la structuration d’une filière de qualité.

La marque NF garantit la qualité par de nombreux contrôles en usine par des laboratoires extérieurs, couplés à un protocole de suivi rigoureux et méthodique de la production en interne de manière hebdomadaire voire horaire ! Cette marque française apporte donc un signe fort de reconnaissance du pellet pour les consommateurs qui attendent des garanties et des performances avérées sur ce produit. « La qualité de notre combustible est primordiale car nous visons le marché haut de gamme des poêles et chaudières domestiques », explique Jérémy Ageron de Natural Energie. « Nous avons intégré la qualité dans notre process de production dés la conception de l’usine, par le contrôle des approvisionnements et des paramètres de production », ajoute Laurence Caustier d’Azur Pellets.

Parce qu’il contribue à la performance des poêles et des chaudières, le pellet marqué NF pourra être recommandé par les fabricants de matériel et les distributeurs de granulés. Des pellets de qualité favorisent un meilleur rendement des matériels de chauffage, moins d’entretien et moins de pollution atmosphérique.

par Christian

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La famille face au vieillissement de l’un des siens

Vous vous occupez d’un parent âgé sur les cantons de Vinay et Tullins (hors ville de Tullins). La Mutualité Sociale Agricole des Alpes du Nord vous invite à une conférence animée par Mireille Trouilloud, psychologue au Centre de Prévention des Alpes, intitulée : « La famille face au vieillissement de l’un des siens »,

Le vendredi 29 mai de 14 à 16h30, Salle des Fêtes de Vinay.

Entrée libre et gratuite, venez nombreux !

Lors de cette conférence, le résultat de l’enquête réalisée auprès des aidants familiaux du secteur sera présenté. De plus, les inscriptions seront recueillies pour participer au groupe d’information et d’échanges qui se réunira 7 à 8 fois entre  juin et décembre 2009 (concernera 15 à 20 aidants familiaux).

Action organisée par la MSA des Alpes du Nord, en partenariat avec la Coordination Territoriale à l’Autonomie du Conseil Général de l’Isère, les CCAS, les élus locaux, les services d’aide à domicile (ADMR), les services de soins infirmiers à domicile, l’hopital de Vinay, les Aînés Ruraux, les délégués de la MSA.

Présentation rapide du projet « Aide aux aidants » Sud Grésivaudan

Territoire concerné : canton de Vinay et Tullins

Population concernée : toute personne en situation d’aide à une personne âgée, quelque soit son régime de retraite (n’est pas réservé aux retraités agricoles)

But poursuivi : apporter une aide aux familles concernées par l’aide à un parent dépendant en leur offrant un lieu de rencontre pour

- être mieux informées

- partager leur vécu avec d’autres vivant la même situation

- réfléchir à leur rôle et à leurs limites

- mieux connaître les besoins de leur parent pour lui apporter une aide plus adaptée

- prendre du recul

- se projeter dans l’avenir

Calendrier :  à l’issue de la conférence,  les inscriptions seront recueillies pour participer au groupe d’information et d’échanges qui se réunira 7 à 8 fois entre  juin et décembre 2009 (concernera 15 à 20 aidants familiaux).

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PARC DES ECRINS: DANS LA CONTINUITÉ

Les 13 et 14 juin, les membres de la Route des savoir-faire et des sites culturels de Chartreuse se réunissent sur le site de la grange de la Correrie au Musée de la Grande Chartreuse afin de célébrer leur 10ème année pour une fête unique. Ils vous attendent.

Cette grange, lieu énigmatique rarement ouvert au public (situé à seulement 2 km du monastère des pères Chartreux), mérite d’être connue. C’est l’occasion ou jamais.

Christian Pichoud, conseiller général de l’Oisans, est renouvelé dans ses fonctions de président. Dans la continuité de la précédente assemblée, les commissions thématiques conservent leurs présidents.

Dans sa nouvelle configuration, mise en adéquation avec la Loi (avril 2006) et son décret (21 avril 2009), le Conseil d’administration du Parc national des Écrins s’est réuni à Gap-Charance, avec 52 administrateurs présents ou représentés sur les 55 membres du conseil. .
Pour en savoir plus : nouvelle loi, nouveau décret

Christian Pichoud, conseiller général de l’Oisans et vice-président « montagne et tourisme » du conseil général de l’Isère, a été reconduit dans ses fonctions de président.
Le premier vice-président est désormais Xavier Cret, conseiller général de La Grave et maire de Villar-d’Arêne (à droite du président sur la photo). Son prédécesseur Joël Giraud, maire de l’Argentière la Bessée, député des Hautes-Alpes et vice-président du conseil régional, ne se représentait pas à cette 1ère vice-présidence du parc, mais a confirmé son souhait de poursuivre son implication active dans les instances du parc national, pour en porter les ambitions et défendre les intérêts à l’Assemblée nationale notamment.
Le second vice-président demeure Bernard Héritier, maire de Valjouffrey et président de l’association des élus du parc (à gauche sur l’image).

Du côté des commissions thématiques, les présidents sortants sont également reconduits.
Les votes des comptes financiers 2008 et de la première décision modificative du budget 2009 ont pu avoir lieu. A cette occasion, les administrateurs ont exprimé le souhait que les moyens alloués par l’État soient maintenus, pour permettre de mener à bien les projets engagés, en particulier ceux qui concernent la requalification des maisons du parc du Valgaudemar et de la Vallouise.

La charte en priorité
Dans les 18 mois qui viennent, la mission principale du Conseil d’administration est de préparer le texte de la charte, qui sera soumis à l’adhésion des communes. « Les administrateurs sont convaincus que le parc est un bon outil de développement. La charte devra prendre en compte les activités qui font vivre les montagnards, l’agriculture et le tourisme en premier lieu, ainsi que la forêt dans certains secteurs » souligne Christian Pichoud. « La charte, c’est un contrat qui portera les ambitions que l’on veut partager avec les communes pour une durée de 15 ans. Le parc devient adulte, les communes doivent l’être aussi. Le projet exprimera la valeur de ce territoire qui est l’un des neuf joyaux reconnus par la nation ».
De l’avis de Xavier Cret, « c’est un signe fort de présenter des élus aux postes de responsabilité du parc. Nous avons une entente très forte pour œuvrer et passer beaucoup d’énergie pour avancer vers un consensus ». Une position confirmée par Bernard Héritier, qui insiste sur la force des liens qui se sont tissés entre l’établissement « parc » et les communes au cours des 35 dernières années : « plus que le besoin, aujourd’hui, on a envie de travailler ensemble ».
Pour en savoir plus : La charte en construction

Le bureau du Conseil d’administration sera constitué le 26 juin prochain.

Les trois commissions thématiques
Formées par des membres du Conseil d’administration et d’autres personnalités compétentes et désireuses de contribuer au projet de territoire porté par le parc, trois commissions thématiques doivent faire vivre la concertation avec les acteurs du territoire, organiser le débat sur les orientations à retenir et, à terme, en suivre la mise en œuvre. Chaque commission est animée par un tandem, issu des administrateurs du Parc : un élu local et une personnalité qualifiée.
- Commission « Patrimoines » : présidée par Bernard Héritier avec l’appui de Jean-Pierre Feuvrier (responsable national à la fédération française de la randonnée pédestre, il a été dans les années soixante-dix le premier directeur-adjoint du Parc national des Écrins), elle s’intéresse principalement aux patrimoines naturel (connaissance et gestion), culturel et paysager (bâti, savoir-faire, mémoire du territoire).

- Commission « Accueil, pédagogie et culture » : présidée par Xavier Crêt (maire de Villar d’Arène et conseiller général) avec l’appui de François Labande (alpiniste bien connu, administrateur au titre de personne qualifiée à compétence nationale) : elle travaille notamment sur les infrastructures d’accueil et de découverte, les animations scolaires et à destination du grand public, la politique éditoriale, le soutien à la vie culturelle.

- Commission « Développement économique » : présidée par Pierre-Yves Motte (président de la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes) avec l’appui de Pierre Bouvier (maire du Monêtier-les-Bains), elle prend en charge entre autres les questions relatives aux ressources naturelles, à l’agriculture et à la forêt (gestion de l’espace, économie…) à l’artisanat et au tourisme (mise en réseau des acteurs du tourisme, produits, promotion…).

Source: www.ecrins-parcnational.fr

par Christian

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Retraites agricoles: attendre les étrennes

M. Alain Fauconnier (Aveyron-PS), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 02/04/2009, attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur le problème posé par la revalorisation des retraites agricoles, annoncée par le Premier ministre, lors du salon Space à l’automne 2008, mais qui n’est toujours pas effective, faute de publication des décrets d’application afférents à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009.

De surcroît, il lui demande s’il entend prendre en compte, pour le calcul des retraites, la bonification par enfants et s’il compte parvenir à réaliser l’objectif annoncé de 633 euros pour les chefs d’exploitation et de 503 euros pour les conjoints.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 14/05/2009
Le Premier ministre a annoncé, le 9 septembre 2008, une mesure de revalorisation des retraites agricoles et une mesure spécifique en faveur des veuves. La mesure de revalorisation prévue par l’article 77 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 consiste à garantir un montant minimum de retraite égal, pour une carrière complète, à 633 euros par mois pour les chefs d’exploitation et pour les veuves et à 503 euros par mois pour les conjoints et s’adresse à tous ceux dont les pensions, tous régimes confondus, ne dépassent pas 750 euros par mois.

S’agissant des veuves, elles bénéficieront de la pension de réversion de la retraite complémentaire obligatoire (RCO). Cette mesure concerne les conjoints survivants d’exploitants agricoles qui ont pris leur retraite avant le 1er janvier 2003 et qui sont décédés après cette date après avoir bénéficié de la pension RCO à titre gratuit. Cette mesure prendra effet le 1er janvier 2010. Il s’agit de mesures d’équité ayant pour objectif de venir en aide aux retraités de l’agriculture dont les situations sont les plus difficiles.

Enfin, l’article 74 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 a institué une majoration des pensions de réversion applicable aux conjoints survivants âgés d’au moins soixante-cinq ans, dont le total des droits propres et dérivés est inférieur à un seuil déterminé et qui ont fait valoir la totalité de ces droits. Cette disposition traduit l’engagement présidentiel de porter de 54 % à 60 % le taux de la pension de réversion.

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Héliportages groupés

Héliportages groupés : 100 tonnes de ravitaillement, plus de 120 rotations d’hélicoptères : chaque début de saison, la Fédération des Alpages de l’Isère organise l’héliportage vers les alpages dépourvus d’accès motorisé en Chartreuse, Belledonne, Valbonnais, Oisans et Vercors. Elle organise également l’héliportage des animaux accidentés, opérations subventionnées par le Conseil général de l’Isère. Voici, par massif les dates ou se dérouleront les héliportages pour l’année 2009.

Pour en savoir plus, cliquez sur www.alpages38.org

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Le massif alpin face au changement climatique

Encore combien de temps, les neiges éternelles?  Le massif alpin présente une vulnérabilité particulière où le réchauffement pourrait affecter toutes les politiques de développement

Ca va chauffer. Ca a même bien commencé. Et les acteurs du massif alpin, massif souvent présenté comme plus vulnérable que d’autres, auraient tort de tergiverser, de gagner du temps ou de minimiser les effets de ce changement climatique planétaire. Il est temps de passer à l’action, de s’adapter, d’anticiper.
C’est l’un des enseignements que l’on peut tirer de la journée de réflexion et d’échanges qui s’est déroulée dans l’hémicycle du Conseil général de l’Isère (où la climatisation était en marche) sur le thème de «l’adaptation au changement climatique : un défi pour les acteurs du massif alpin » . Des acteurs qui étaient venus en nombre des départements concernés pour  participer à cette journée à l’initiative du Comité de massi des Alpes. L’après-midi, deux tables rondes, l’une centrée sur le témoignage d’acteurs engagés, l’autre sur les politiques publiques, a donné lieu à des débats soutenus.

Michel Bouvard, président de la Commission permanente du Comité de massif des Alpes, qui joue un rôle de veille permanente, a souligné en préambule les dangers d’une raréfaction de la ressource en eau qui se manifeste aujourd’hui, entre autres, par « des conflits d’usages de plus en plus fréquents ».

L’état des lieux fait ensuite par Marie-Antoinette Melieres, professeur à l’UJF Grenoble, graphiques à l’appui, a confirmé que l’heure n’était plus à la polémique sur la réalité du phénomène : « La terre se réchauffe,  la température a pris un degré de plus, en moyenne, entre 1900 et 2000 ». Un phénomène mondial qui apparaît comme irréversible, sans appel : « C’est terrible ce que je vous dis, mais dans les deux prochaines décennies, le réchauffement est inscrit, quel que soit le scénario ». Quant aux glaciers, on apprend que leur destin, est écrit lui aussi, et ce depuis des lustres : « Même en l’absence de gaz à effet de serre, tous les glaciers continueraient à régresser, souligne l’universitaire : ils ne sont plus à l’équilibre ».(1) « Tous les scénarios du GIEC (2), ajoute t-elle, montrent que l’on est sur la branche la plus pessimiste des effets de serre ».

De quoi nourrir quelques inquiétudes. C’est le moins que l’on puisse dire. La présentation par Emmanuelle Marcelpoil (CEMAGREF Grenoble) de l’enquête (3) réalisée auprès d’une trentaine d’acteurs, de l’aménagement et du développement du massif alpin, montre pourtant que même s’il n’y a pas de contestation du phénomène ,« des interrogations, parfois le scepticisme, demeurent sur les effets probables du changement climatique et sur les échéances. C’est d’une certaine manière un phénomène qui apparaît encore lointain dans le temps et dans l’espace ». Bref, certains essaient de gagner du temps, de se convaincre que « d’autres seront touchés avant nous ».

Les tendances de long terme peuvent être masquées par des évolutions de court terme ou des événements ponctuels: un hiver bien enneigé comme l’hiver 2008-2009 peut contribuer à semer le doute

Plus 1,4 à 5,8°C d’ici 2100

Si l’on se réfère au rapport du GIEC, il faut s’attendre à ce qu’à l’horizon 2100, l’augmentation de la température de la planète se situera entre 1,4°C et 5,8°C, selon la croissance économique, l’augmentation de la population et la partie de la planète concernée. L’enquête en question a dressé une liste des évolutions envisageables pour le territoire alpin, avec:
• Une réduction du manteau neigeux et une perte possible d’attractivité des sports d’hiver
• Une diminution sensible du nombre de jours avec neige au sol en dessous de 1500m d’altitude
• Une augmentation des risques naturels
• Une agriculture impactée par le manque d’eau, des événements extrêmes et le développement d’insectes nuisibles
• Une forêt affectée par l’accroissement de la période de végétation, la sécheresse et les incendies, le remplacement des conifères par les feuillus, le report des espèces vers le nord
• Une augmentation des précipitations en hiver et une diminution en été, des risques accrus d’inondation
• Une plus grande dépendance par rapport aux énergies émettrices de gaz à effet de serre
• Un accroissement des émissions de cO2 par les déplacements automobiles

Passer à l’action

Bref, un insupportable catalogue de calamités qui ne peut qu’inciter chacun à passer à l’action quand il est encore temps.
Des initiatives, des outils, des politiques se mettent en place à tous les échelons (Etat, Région, départements, communes, associations, etc.) témoignant d’une prise de conscience largement partagée. Citons parmi les éléments moteur la Convention alpine, la CIPRA (Commission internationale sur l’avenir des Alpes), l’ANEM (association des élus de la montagne), mais aussi l’ANMSM (association nationale des maires des stations de montagne), les PNR, la METRO et l’agglomération de Chambéry qui ont mis en œuvre des plans climat territoriaux, des associations comme Moutain Wilderness qui milite depuis toujours en faveur de pratiques respectueuses de la montagne et de l’environnement, Mountain Riders, qui s’attache notamment à sensibiliser les stations au développement durable, et beaucoup d’autres.

Reste que, dans la hiérarchie des préoccupations, certains acteurs du massif alpin interrogés dans le cadre de l’enquête mentionnée précédemment, placent le changement climatique après l’action sur le foncier et l’habitat, l’évolution des clientèles, la rareté ou le prix de l’énergie.

Tous les rapports, toutes les enquêtes vont dans le sens  de l’urgence de s’adapter, d’anticiper : « Quelle que soit l’efficacité des politiques d’atténuation, souligne Emmanuelle Marcelpoil, « une élévation de la température, de l’ordre de 2° semble inéluctable à l’horizon 2050. Il convient donc d’en anticiper les effets ». En ne se contentant pas de brancher la clim !  (c’est de l’humour !).

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(1) Une étude réalisée notamment par des chercheurs du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE, CNRS / Université Grenoble 1) montre que le réchauffement climatique a un impact fort sur les glaciers de montagne.
Elle concerne le glacier de Saint-Sorlin (Massif des grandes Rousses, 3400 m d’altitude). Une simulation de l’évolution de ce glacier au cours du XXIe siècle, réalisée dans le cadre du scénario B1 du GIEC sur les émissions futures des gaz à effet de serre, montre que, malgré un scénario climatique relativement optimiste (+1,8°C d’ici 2100), il devrait avoir pratiquement disparu en 2060, laissant augurer une destinée analogue pour l’ensemble des petits glaciers des Alpes situés à basse ou moyenne altitude.

(2) Les experts du Groupe Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont rendu public leur dernier diagnostic en février 2007à Paris : pour les scientifiques, le réchauffement climatique se dessine de plus en plus précisément et il ne fait plus guère de doute que les activités humaines en sont la cause.

(3) Etude réalisée en 2008 pour le Commissariat de massif par Emmanuelle Marcelpoil (UJF Grenoble)l, Robert Mugnier (MDP73-Le Bourget-du-Lac et Philippe Langevin (Université de la Méditerranée-Marseille) avec le concours d’Emeline Hatt, stagiaire

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Ici ont habité les premiers bergers du Vercors

La petite annonce aurait pu être rédigée ainsi :  abri sous roche typique, 80m2, au pied d’une falaise calcaire. Excellente situation : exposé plein sud, 600m d’altitude, à l’entrée des basses gorges du Furon, entre vallée et montagne. Facile d’accès. Eau à proximité. Possibilité de parquer entre 50 et 100 bêtes.

Cette occasion unique, c’est le site préhistorique de La Grande Rivoire, à Sassenage (Isère). Un site sur lequel on en sait un peu plus, après la conférence faite jeudi dernier, – dans le cadre de l’exposition Premiers bergers des Alpes (jusqu’au 30 juin)- par Régis Picavet (UMR 6636, Paléotime, Villard-de-Lans) et Pierre-Yves Nicod (archéologue, Laboratoire d’Archéologie préhistorique de l’Université de Genève) responsables des fouilles dudit site.

Pierre-Yves Nicod, lors d’une campagne de fouilles sur le site (video Musée dauphinois)

Les deux archéologues ont  fait un état des connaissances acquises au fil des campagnes. En se basant sur le bilan des recherches effectuées ces dernières années (mobilier, analyse du fumier fossile, des cendres de bois, des végétaux), l’enseignement mis en avant par les deux archéologues est le suivant : le site de la Grande Rivoire avait une fonction de bergerie, au Néolithique (de 5700 à 4800 avant notre ère). Ici, donc, ont habité les premiers bergers du Vercors.

L’investigation archéologique

Comme le dit Pierre-Yves Nicod, le site de la Grande Rivoire, c’est  « 8000 ans d’histoire humaine sur 5m d’épaisseur ».
L’analyse des sédiments fournit en effet des indices sur les différents occupants de l’endroit, de l’époque du Mésolithique (8000 ans avant notre ère) à l’époque gallo-romaine. Le site présente des occupations qui remontent à plus de 10 000 ans et qui se succèdent jusqu’à l’Antiquité. Entre le Mésolithique et le Néolithique, les niveaux d’occupation offrent  l’occasion rare d’observer le passage de l’homme-chasseur à l’homme-pasteur. Pour ce qui est de la bergerie de la Grande Rivoire, Pierre-Yves Nicod se dit surpris du fait que « l’alimentation repose davantage sur les espèces chassées (cerfs, sangliers, bouquetins) que sur les animaux domestiques (caprinés) ». Tout laisse penser que ces paysans étaient encore des chasseurs.

Petit historique

Le site  a été découvert en 1986 par un promeneur avisé qui en a informé  les chercheurs du Centre de recherches préhistorique du Vercors. Des travaux de carrière, en 1967, avaient endommagé le site.
« Quelques coups de pelles mécaniques de plus et le gisement partait à tout jamais », souligne Pierre-Yves Nicod.


Le site de La Grande Rivoire aujourd’hui

Entre 1986 et 1995, Régis Picavet a mené cinq campagnes de fouilles de sauvetage. Elles ont permis de stabiliser les sédiments et de mettre en évidence le potentiel archéologique du gisement. Le ministère de la Culture et le CG38 ont alors décidé de mettre en œuvre un projet de grande ampleur.
Les fouilles ont repris en 1999. Après des travaux de purge, de protection, d’aménagement, les conditions de fouilles ne sont vraiment optimisées que fin 2003. Elles devraient durer une bonne dizaine d’années.

Le mobilier archéologique retrouvé : des récipients en céramique, notamment quadrangulaires, des outils en silex et en os (pointes de flèches, lames de hache, etc.), des poteries, des faisselles (avec trous d’évacuation).


Parmi le mobilier archéologique découvert, des fragments de faisselles, récipients utilisés pour égoutter les fromages

Quant aux animaux recensés : des caprinés (brebis, moutons, chèvres), des chiens (sans doute utilisés pour garder le troupeau) un ours (il se peut, selon Régis Picavet, qu’un ours ait été domestiqué). On peut toujours rêver –et cela n’engage que nous- que cette petite communauté paysanne, certaines nuits de pleine lune, se distrayait en regardant danser l’ours qu’elle avait patiemment apprivoisé.

Régis Picavet, avec dans les mains, une pièce à conviction: la mâchoire de cet ours atteste en effet qu’un lien a été passé entre ses molaires. Le mammifère était sans doute utilisé pour dissuader d’éventuels prédateurs du troupeau

Plus sûrement, à travers ces travaux se dessine l’apparition des premières sociétés paysannes dans la région grenobloise et les débuts de l’exploitation pastorale des piémonts du Vercors.
Parallèlement, les recherches conduites en montagne, exposées par Régis Picavet qui a arpenté les hauts plateaux du Vercors en long et en large et sondé les lapiaz,  proposent une vision territoriale de l’espace fréquenté par les groupes humains, au rythme des saisons. Autrement dit, il n’y a pas trace d’occupation prolongée ni de transhumance, seulement de brefs séjours de chasseurs, venus du Diois ou d’ailleurs, en quête de gibier et éventuellement de silex. « Il faut attendre 100 ans AVJC, souligne Régis Picavet, pour voir les sociétés paysannes des piémonts réoccuper les espaces d’altitude, notamment pour la transhumance ».

Visites guidées à partir du 20 mai
Des visites guidées du site archéologique de La Grande Rivoire, organisées à partir du mois de mai et durant tout l’été, sont l’occasion de découvrir un site en cours de fouille, d’échanger avec les archéologues sur leurs métiers et techniques et de comprendre comment des vestiges matériels constituent autant d’indices de la vie quotidienne des populations du passé.

Les mercredis 20 mai, 24 juin, 22 juillet et 26 août à partir de 14h30. Nombre de places limité à 20 personnes.
Renseignements et inscriptions au 04 57 58 89 26.

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La SAFER peut-elle préempter mon jardin?

M. Jean Louis Masson (Moselle-NI), toujours très au contact du monde rural, attire l’attention, dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 05/03/2009, de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur les conditions parfois excessives dans lesquelles les sociétés d’aménagement foncier et de l’espace rural (SAFER) exercent un droit de préemption. Il arrive notamment que la périphérie immédiate des villages soit occupée par des vergers ou partiellement utilisée par des jardins.

A l’évidence, ces terrains ont une vocation spécifique et dissociée des exploitations céréalières ou des élevages de vaches laitières qui les entourent.
Il n’en reste pas moins que parfois, pour une surface inférieure à un demi-hectare, une SAFER exerce systématiquement son droit de préemption. De la sorte, elle empêche un retraité ou une famille du village d’acquérir une petite surface à vocation de verger ou de jardin. Il souhaiterait savoir si, à proximité des villages, il serait possible de relever les seuils de surface pour la préemption par les SAFER lorsque les terrains ont une vocation de jardin ou de verger familial.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 14/05/2009 – page 1208
Aux termes de l’article L. 143-7 du code rural, c’est aux préfets qu’il appartient de déterminer, après consultation de la commission départementale d’orientation de l’agriculture et de la chambre d’agriculture, les superficies minimales à partir desquelles peut être exercé, département par département, le droit de préemption des sociétés d’aménagement foncier et de l’espace rural (SAFER).
Ces superficies sont reprises et formalisées dans les décrets leur conférant le droit de préemption par périodes de cinq ans. Les « fonds agricoles » et « terrains à vocation agricole » sur lesquels l’article L. 143-1 du code rural institue un droit de préemption au profit des SAFER se trouvent définis à l’article R. 143-2.
Un certain nombre d’exemptions existent depuis l’origine au droit de préemption conféré aux SAFER, exemptions énumérées à l’article L. 143-4 du code rural. Au nombre de celles-ci, sont notamment prévues les acquisitions de terrains destinées à la constitution ou à la préservation de jardins familiaux, régis par les articles L. 561-1 et suivants et R. 562-1 et suivants du code rural, si elles représentent une superficie au plus égale à 1 500 mètres carrés.
En outre, à la demande des organismes de jardins familiaux, il est prévu par l’article L. 562-1 que le droit de préemption des SAFER puisse s’exercer pour acquérir des parcelles destinées à la création ou à l’aménagement de ces jardins collectifs appelés à être cultivés pour un usage exclusivement familial. Une telle exemption n’existe pas concernant les terrains à usage de loisirs que peuvent acheter des particuliers, ne présentant pas, à la différence des précédents, de caractère d’intérêt général.

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