Archive | juin, 2009

Tout savoir sur les grands prédateurs en Isère

Le département de l’Isère accueille deux espèces de grands carnivores, le loup et le lynx, espèces protégées par la convention de Berne du 19 septembre 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe et par la directive européenne dite Habitat du 21 mai 1992 relative à la conservation des habitats naturels ainsi que de la flore et de la faune sauvages.

La présence du lynx a été affirmée en Chartreuse au cours de l’hiver 1989-90. Le retour du loup a quant à lui été mis en évidence au cours de l’été 1998 dans le département de l’Isère, d’abord dans les massifs de Belledonne et du Vercors puis celui du Taillefer. Il s’accompagne depuis 2004 d’un plan d’action national.

Ce plan fait le point sur la situation biologique de l’espèce, sur les interactions avec le pastoralisme, la chasse et le tourisme et fixe les objectifs consistant en particulier d’une part à réduire l’impact du prédateur en accompagnant les éleveurs, d’autre part à gérer les populations et assurer le suivi biologique.

Réseau de suivi

Dans chaque département, des correspondants issus de divers milieux professionnels ou associatifs ont été formés à la reconnaissance des indices de présence des deux espèces. La récolte de ces informations est indispensable pour mieux appréhender la situation et apporter une aide aux éleveurs.

Votre témoignage nous intéresse. Contactez-nous au 04 76 33 45 81 en laissant éventuellement vos coordonnées sur le répondeur afin que l’on puisse vous rappeler.

Pour en savoir plus sur le suivi, cliquer sur loup ou lynx.

Protection des troupeaux

Un dispositif d’aide à la protection des troupeaux financé par l’Etat et l’Europe (mesure 323 C du Plan de Développement Rural Hexagonal) permet de prendre en charge une partie des dépenses relatives au gardiennage renforcé, au regroupement nocturne des troupeaux et à l’utilisation de chiens de protection.

Tous les éleveurs ovins ou caprins possédant au moins 50 animaux dans le cas général et les faisant pâturer plus d’un mois en zone d’éligibilité de la mesure (cercles 1 et 2 – voir la carte), peuvent avoir accès à cette aide qui se décline par catégorie de taille du troupeau.

Contact : Jérôme PATROUILLER – 04 76 33 45 72.

Constats de dommages

Un éleveur victime d’une attaque sur son cheptel peut demander une expertise par un agent assermenté.

Consultez la procédure d’alerte

Si la responsabilité du prédateur ne peut être écartée en zone de présence avérée de l’espèce, une indemnisation peut être versée selon application d’un barème national prenant en compte la valeur vénale des animaux expertisés, augmentée d’un forfait pour les animaux disparus et les pertes indirectes.

Protocole d’intervention

Des dérogations à l’interdiction de capture ou de destruction peuvent être accordées pour prévenir des dommages importants, à condition qu’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas au maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable.

L’arrêté ministériel du 3 juin 2009 fixe le cadre des interventions pour 2009-2010.

Statistiques

Consultez l’évolution départementale des constats de dommages et du montant des aides.

Voir aussi :
- Site « spécial loup » du ministère de l’écologie
- Evaluation des actions menées par l’Etat dans le cadre du plan d’action sur le loup 2004-2008 (mars 2008)
- Cartes de l’Observatoire des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers de l’Isère

Contact : Laurent BLIN

Source DDAF de l’Isère

Catégorie loupCommentaires fermés

Feu vert pour le concombre courbe

La rigueur normative de l’UE n’est plus ce qu’elle était! Le concombre courbe fait en effet son retour sur les étals: les fruits et légumes «hors normes» de nouveau en vente à compter du 1 er juillet. Les normes de l’Union européenne relatives à la taille et à la forme de nombreux fruits et légumes cesseront de s’appliquer demain, date de l’abrogation des normes de commercialisation applicables à 26 types de fruits et légumes.

L’initiative de la Commission visant à éliminer lesdites normes constitue un élément majeur dans ses efforts de rationalisation et de simplification des règles de l’UE ainsi que de réduction des lourdeurs administratives. Pour dix types de fruits et légumes, notamment pour les pommes, les fraises et les tomates, les normes de commercialisation seront maintenues.

Mais même pour ces dix fruits et légumes, les États membres pourront autoriser la vente au détail des spécimens ne correspondant pas aux normes, pour autant qu’ils soient étiquetés de manière à les distinguer des produits relevant des catégories «Extra», «I» et «II» . En d’autres termes, en vertu des nouvelles règles, les autorités nationales seront autorisées à permettre la vente au détail de tous les fruits et légumes, indépendamment de leur taille et de leur forme.

«Le 1 er juillet marque le retour sur nos étals des concombres courbes et des carottes noueuses» a déclaré à ce propos Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural. «Plus sérieusement, cette initiative concrétise notre volonté de réduire les lourdeurs administratives inutiles. Nous n’avons pas besoin de légiférer sur ces questions au niveau de l’UE. Il est de loin préférable de laisser cela à l’appréciation des opérateurs économiques concernés. Grâce à ces changements, les consommateurs auront également la possibilité de choisir parmi une gamme de produits la plus large possible. Il est absurde de jeter des produits parfaitement comestibles au simple motif qu’ils sont de taille et de forme irrégulières».

Lors des négociations menées en 2007 dans le cadre de la réforme de l’organisation commune des marchés dans le secteur des fruits et légumes, la Commission s’était engagée à réduire les lourdeurs administratives inutiles en supprimant une série de normes de commercialisation applicables aux fruits et légumes. Le changement qui entrera en vigueur demain aura pour conséquence d’abroger les normes de commercialisation applicables à 26 produits: abricots, artichauts, asperges, aubergines, avocats, haricots, choux de Bruxelles, carottes, choux-fleurs, cerises, courgettes, concombres, champignons de couche, aulx, noisettes en coque, choux pommés, poireaux, melons, oignons, pois, prunes, céleris à côtes, épinards, noix en coque, pastèques et chicorées Witloof.

Des normes de commercialisation spécifiques seront maintenues pour dix produits qui représentent à eux seuls 75 % de la valeur des échanges de l’Union européenne: pommes, agrumes, kiwis, laitues, pêches et nectarines, poires, fraises, poivrons, raisins de table et tomates. Toutefois, les États membres pourront exempter lesdits produits de l’application des normes s’ils sont commercialisés avec une étiquette spéciale. Concrètement, cela signifie qu’une pomme qui n’est pas conforme à la norme pourra être vendue dans le commerce de détail, pour autant qu’elle soit pourvue d’une étiquette portant la mention «produit destiné à la transformation» ou une mention équivalente.

Catégorie fruits-légumesCommentaires fermés

Insectes et autres petites bêtes des Ecrins

Le Parc national des Ecrins vient de réaliser un guide de découverte des insectes et autres petites bêtes de montagne, publié aux Éditions Glénat.

Après le succès des ouvrages sur les fleurs des Alpes et sur tous les arbres et arbustes de montagne, toute l’équipe du Parc national des Écrins s’est relancée dans cette aventure collective en assurant de façon originale l’écriture, la photographie et l’illustration d’un guide organisé autour des paysages et des milieux naturels et présentant quelque 330 espèces sur les 40 000 que compte le monde formidablement complexe des invertébrés en montagne.

Mais le livre c’est beaucoup plus encore, c’est toute la variété des présentations par plus de 60 rédacteurs, tous agents du Parc qui ont aussi assuré tout le travail photographique, la recherche documentaire et l’interview de témoins par delà les notations de leurs observations de terrain.
Le résulat, c’est ce guide totalement nouveau dans le concept et riche d’une infinité de trouvailles pour intéresser et accompagner tous les publics dans le mondes des petites bêtes, qu’on les admire ou les redoute.

Catégorie bibliothèqueCommentaires fermés

L’ Isère veut sécuriser les productions agricoles

Le Département de l’Isère, plutôt bien doté avec ces châteaux d’eau naturels que sont les montagnes, n’en est pas pour autant à l’abri d’une raréfaction de la ressource qui pourrait  affecter l’économie (l’industrie utilise 60% de l’eau, l’agriculture entre 13 et 15%) et la consommation d’eau potable. Le recul quasi généralisé des glaciers, l’enneigement désormais irrégulier, la hausse  significative des températures, sont autant d’indicateurs (étudiés par le Centre National de Recherche Météorologique -CNRM)  qui annoncent des changements à venir dans la répartition des ressources en eau du massif alpin.

Les années 2003, 2004, 2005, 2006 ont montré que les périodes de canicule pouvaient avoir des conséquences non négligeables dans certains secteurs du département et générer des conflits d’usages. Ces aléas climatiques persistants ont conduit le Département , à l’initiative de Christian Nucci -qui vient d’être fait Chevalier dans l’Ordre du Mérite agricole- à s’ engager en 2005 dans un Schéma directeur départemental d’irrigation (SDDI). Le Conseil général de l’Isère mobilise en moyenne 8M€ par an pour l’eau.
Ce document qui fait le constat des besoins et des ressources, met en avant les secteurs en déséquilibre et propose des solutions pour le court, moyen et long terme (horizon 2020), dans une logique de protection de la ressource.
Le schéma départemental d’irrigation a donc vocation à sécuriser les productions agricoles en période de sécheresse en tenant  compte de quatre objectifs :
- La gestion raisonnée de l’eau
- La priorité aux besoins en eau potable
- Un débit minimal des cours d’eau pour protéger la faune et la flore
- La préservation de la qualité de l’eau grâce à des pratiques agricoles respectueuses de la nature.
Une enquête datant de 2007 du CG38 sur la récupération des coûts de l’eau en Isère fait état d‘un volume de 56 millions de m3 utilisés pour l’irrigation en Isère, soit 13% des prélèvements en eau du département. Le coût de l’irrigation est d’environ 300€/ha pour l’irrigation collective en ASA soit 0,14€/m3 d’eau, avec des frais financiers représentant 2/3 du prix environ. L’étude chiffre les différents types d’irrigation. L’irrigation en réseaux gravitaires est la moins chère. Mais elle ne concerne que 285 ha (sur environ 23 000ha irrigués).
Le poids des investissements est cependant important : ils représentent environ 24% du chiffre d’affaires des agriculteurs interrogés.
Quant aux avantages :  l’irrigation permet non seulement de se prémunir en partie des aléas climatiques mais d’avoir des rendements plus élevés, plus stables et des produits de qualité plus homogène.

L’irrigation en territoire AOC Noix de Grenoble : un exemple à suivre

A l’occasion de l’inauguration du réseau collectif Izeron/Saint-Pierre-de-Chérennes (c’était jeudi 25 juin), Eliane Giraud a rappelé tout l’intérêt pour l’agriculture de ce schéma départemental d’irrigation initié par Christian Nucci : « Les dossiers d’irrigation étaient toujours extrêmement conflictuels, souligne Eliane Giraud. Ce schéma a permis de modifier la donne et il a fait école. A l’échelle de la Région, tous les départements se sont mis à travailler sur ce modèle qui permet d’avoir l’unanimité. C’est un bon exemple de politique intelligente, menée collectivement ».

Le réseau d’irrigation collective de l’ASA dessert 136 ha sur Izeron, 73ha sur Saint-Pierre-de-Chérennes et 29ha sur Cognin-les-Gorges

Le réseau d’irrigation collectif –desservant 3 communes (St Pierre-de-Chérennes, Izeron et Cognin-les-Gorges) mis en œuvre par l’association syndicale autorisée d’irrigation (ASA) démontre que ce type de projet, naguère considéré comme une folie, fait partie des choses possibles, y compris en rive gauche de l’Isère, comme le soulignait Jean Bith qui a piloté ce projet de main de maître, en tant que président de l’ASA,comme chaque orateur a tenu à le rappeler. On notera au passage la petite allusion aux rivalités de l’une et l’autre rive de l’Isère. Mais c’est de bonne guerre. Qu’on soit de l’un ou l’autre bord, la nuciculture est un trait d’union solide. Quant à l’Isère, sur laquelle flottent bon nombre de coquilles de noix, dans ce secteur, elle permet d’irriguer aussi bien la rive gauche que la droite.

« C’est après la sécheresse de 2003 que l’on a commencé à discuter sérieusement d’un réseau d’irrigation », relate Jean Bith. Les collectivités locales et territoriales ont suivi (Région, CG38, Communauté de communes de la Bourne Isère), l’ASA a vu le jour en novembre 2007, les travaux se sont achevés en avril 2009. Un dossier qui n’a pas suscité de conflits majeurs (un quart des propriétaires n’ont pas adhéré au projet) et qui a été mené dans une démarche de développement durable. « Avant, poursuit Jean Bith, on prélevait la ressource dans les petits ruisseaux. Maintenant, c’est dans l’Isère ».

85% des périmètres irrigués sont des vergers de noyers
le reste concerne des cultures de : tabac, maïs, framboisiers

Le directeur départemental de l’Agriculture et de la Forêt,  M.Lestoille, a souligné l’exemplarité de cette démarche, non seulement parce qu’elle est collective mais aussi parce qu’elle a contribué à la préservation du foncier agricole en créant une ZAP (zone agricole prioritaire).

Hier, lors de la visite du réseau, sur les hauteurs de Saint-Pierre-de-Chérennes, à 142m au-dessus de la station de production d’Izeron

Quant à André Vallini, qui ne se sent jamais aussi bien qu’en territoire AOC Noix de Grenoble,  sa terre natale (et sa circonscription), il est convaincu « que l’avenir de la noyeraie est dans l’irrigation ». Il ne manque d’ailleurs jamais une occasion d’affirmer haut et fort « qu’il faut produire plus et qu’il faut planter ». Ce qu’il fit à Izeron. Personne ne l’a contredit sur ce point, comme on l’imagine.

Il est vrai que la noix de Grenoble, dont l’AOC remonte à 1938 (André Vallini est né 18 ans plus tard), fait sans aucun doute partie des plus beaux fleurons de l’Isère et que sa réputation mérite, elle aussi, d’avoir un rayon d’action plus large.  Le CING, par la voix de son président Yves Borel,qui avait accepté de changer de rive pour l’occasion, a d’ailleurs  annoncé que l’interprofession allait mener à l’automne une campagne de communication visant à différencier ce fruit de sa concurrente périgourdine (qui lui mène la vie dure), à regagner des consommateurs et, au bout du compte des parts de marché. Bref, tout ou presque vise le superlatif :  production, plantation, notoriété.

Les prélèvements d’eau agricoles en Isère

Selon la base de données MISE38, année 2007, le département de l’Isère compte 1 606 exploitations équipées pour l’irrigation, ce qui représente un total de 28 299 ha irrigables (par aspersion). Sur ce nombre d’exploitations potentiellement irrigantes, seules 1 555 irriguent réellement, représentant ainsi une surface de 23 506 ha irrigués sur le territoire isérois.

60% des surfaces irriguées concernent le maïs (photo Frédérick Pattou)
Sur les 1 555 exploitations « irrigantes » du département, 669 irriguent à partir de prélèvements individuels et 886 à partir d’un réseau collectif. Le département compte 56 réseaux collectifs d’irrigation (.36 Associations Syndicales Autorisées (ASA) ou Association Syndicale Libre (ASL), 2 structures communales ou intercommunales, 16 CUMA.
L’ensemble des prélèvements représente un total de 1 654 points de prélèvements :

- 652 en eau souterraine

-1 000 en eau superficielle dont 371 sur Rhône, Isère, Drac.

.60% des surfaces irriguées concernent le maïs ; La très grosse majorité des prélèvements se fait sur la partie Nord-Ouest du département avec des zones très concentrées en irrigation sur la Plaine de Bièvre, les 4 Vallées, le Haut-Rhône, la Vallée de l’Isère et la Vallée du Rhône. Quelques prélèvements plus parsemés s’observent dans la zone de Montagne (Beaumont, Trièves, Matheysine) et dans le Voironnais.

- besoins effectifs en eau pour une culture de maïs : 1 700 m3/ha en année moyenne et 2 600 m3/ha en année quinquennale sèche
- besoins effectifs en eau pour une culture de vergers : 2 000 m3/ha en année moyenne et 2 900 m3/ha en année quinquennale sèche

Les études de 2000 ont révélé que 15 sous-bassins versants étaient jugés sensibles et faisaient l’objet de préconisations particulières. Pour ces petits cours d’eau, il était nécessaire de mettre en place une surveillance accrue, de développer le pilotage de l’irrigation et de définir des calendriers de pompage permettant d’échelonner les prélèvements dans le temps et dans l’espace. Ces actions permettraient de réduire la pression de prélèvement instantanée.

Les 15 sites sensibles identifiés :
Haut-Rhône : Save-Braille (partie ruisseau de Valencet), Catelan, Chogne
4 vallées : Véga amont, Gervonde-Bielle, Ambalon
Bas-Rhône : Varèze, Sanne
Bièvre-Liers-Valloire : Rival amont
Montagne : Ebron
Chambaran : Vézy, Lèze, Galaure, Joyeuse
_________________________________________

site à consulter: ode38.fr

Catégorie irrigationCommentaires fermés

La filière avicole face aux importations de préparations

Dans sa question écrite n° 08689, publiée dans le JO Sénat du 14/05/2009,M. Bruno Retailleau (Vendée-NI) attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur un problème auquel la filière avicole est nouvellement confrontée. Elle se trouve actuellement face à un développement incontrôlé des importations de préparations contenant en poids de 25 % à 57 % de viandes de volailles. Les statistiques européennes font état d’une envolée des importations de ces produits, et les producteurs de son département lui ont fait part de leurs inquiétudes.

Il rappelle que ces produits du chapitre douanier 16 02 32 30 ont un taux de douane de 10.9 % ad valorem, alors que les préparations contenant plus de 57 % de viandes de volailles ont un droit fixe de 86.7 € /100 kg.

Il s’agit là d’une manière de contourner le tarif douanier qui permet de bénéficier d’un avantage tarifaire de 500 € par tonne environ, au détriment de la qualité du produit. Surtout, cette augmentation brutale met à mal notre filière avicole qui lutte, elle, pour assurer la qualité des produits fournis aux consommateurs, alors même que, sous la présidence française de l’Union européenne, la France s’est attachée à promouvoir et renforcer un modèle de politique agricole de la qualité, garantissant la lisibilité et la sécurité alimentaire pour le consommateur.

Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin de lutter contre ces détournements et de protéger la qualité de notre filière avicole.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 25/06/2009
Les importations européennes de préparations contenant en poids entre 25 à 57 % de viandes de volailles se sont fortement développées en 2008. Ces préparations bénéficient de droits de douane réduits.

Le ministère de l’agriculture et de la pêche, attaché à une protection douanière efficace de la filière volaille, est conscient des conséquences que ces importations de préparations de volailles pourraient causer à la filière avicole. C’est pourquoi, en comité de gestion, le 11 décembre 2008, la France a interrogé la Commission sur la forte hausse des importations de préparations contenant de 25 à 57 % de viandes de volailles, alors que les importations de préparations contenant plus de 57 % de viandes de volailles, qui font l’objet d’un droit de douane fixe beaucoup plus élevé, sont restées stables.

La Commission a pris connaissance du problème et a demandé à ses services douaniers un renforcement des contrôles afin d’identifier s’il s’agit ou non d’une fraude. Si tel était le cas, il faudrait bien évidemment y mettre fin au plus vite. Sinon, une solution permettant d’éviter un afflux d’importations devra être étudiée et proposée le plus rapidement possible.

Catégorie élevageCommentaires fermés

Nouvelle opération de nettoyage du Mercantour

Fort du succès des opérations conjointes avec Mountain Wilderness depuis 8 ans, le Parc national du Mercantour organise une 10 ème action de nettoyage, de très grande envergure, avec l’appui des communes de Valdeblore et Isola, des magasins Satoriz, la DIACT et les Régions PACA et Rhône-Alpes.

« C’est véritablement au dernier « gros point noir paysager » de tout le coeur du Parc national du Mercantour que l’on s’attaque en 2009. Ensuite, si la centaine de bénévoles y parviennent et que le temps est avec nous, le secteur de Haute Vésubie sera entièrement débarrassé des lignes barbelés », précise l’association.

Nettoyer la montagne de ses aménagements abandonnés (généralement d’origine militaire, héritages d’une histoire mouvementée dans le secteur frontalier avec l’Italie) est une opération à but non seulement
esthétique et sécuritaire mais aussi naturaliste : au-delà d’une virginité retrouvée, les cols et vallons sont ainsi rendus inoffensifs pour les randonneurs mais aussi pour l’abondante faune sauvage qui y séjourne.

Cette opération, qui entre parfaitement dans les missions d’un parc national, est le coeur de métier de l’association Mountain Wilderness, qui oeuvre depuis maintenant 9 années dans tous les milieux montagnards pour rendre leur naturalité aux sites. Demander et aider au démontage d’aménagements abandonnés est l’une des actions que mène l’association nationale de protection de la montagne, reconnue d’utilité publique.

Plus d’informations sur www.mountainwilderness.fr

Catégorie montagneCommentaires fermés

Coopénoix: la vieille dame est en pleine « bourre »

Nous sommes en 1929, les cultivateurs du Bas Grésivaudan réunis au sein de syndicats de producteurs de noix de Grenoble fondent la coopérative de la fédération des syndicats des producteurs de noix de Grenoble. Celle-ci récupère une usine de préparation des noix située à Tullins. L’aïeule de Coopénoix est née. Ce samedi 27 juin, on a fêté les 80 ans de la vieille dame qui est d’un dynamisme hors du commun.

A tel point que Coopénoix se présente comme le leader de la noix européenne.

La coopérative a vécu une journée bien chargée en ce samedi 27 juin. On peut même parler de journée historique: ce n’est pas tous les jours que l’on fête ses 80 printemps!

Cet anniversaire s’est passé en deux parties bien distinctes: le matin, plus studieux avec l’AG de la coopérative, un débat sur le thème du rôle des coopératives et les discours officiels. L’après-midi étant plus festif avec diverses animations grand public, jeux pour enfants, visite de l’établissement, intronisations sans oublier plusieurs conférences sur les stands présents autour de la coop.

A sa création, l’usine est située à Tullins. Elle prospère rapidement, compte de plus en plus de coopérateurs. En 1938, la noix de Grenoble obtient l’AOC. Le nombre d’adhérents atteint son paroxisme dans les années 50 avec plus de 600 producteurs. Aujourd’hui le nombre se stabilise autour des 450 adhérents.

Un tournant dans la vie de la coop sera pris, par obligation, en 1977. en pleine récolte, l’usine de Tullins brûle entièrement. En 1978, une autre usine sera construite à Vinay. Une usine plus fonctionnelle, moderne qui, au fil des années et afin de répondre à la demande verra ses outils évoluer.

Coopenoix comme l’ensemble de la filière a connu des heures difficiles, des années noires dues à des accidents climatiques. Les anciens se rappeleront de 1928: gel, 1946: secheresse, 1949: gel, 1954 et 1956: gel; 1976: secheresse, 1982: tempête, 1985: gel, 2003: secheresse, 2008: grêle et tempête. Malgré ces aléas climatiques, la filière a toujours su se relever, prospérer même.

En 1932, Coopenoix traite 900 tonnes de noix, en 1990:1600 tonnes, en 2000: 3300 tonnes et en 2008 la coopérative a collecté 6000 tonnes. Une production qui est exportée à 75% vers essentiellement l’Alemagne, l’Italie, l’Espagne, la Suisse et les pays scandinaves. Cela se traduit par le fait que « Coopenoix est le leader européen de la noix française.

Pierre Gallin-Martel, président de Coopenoix a souligné l’importance que joue la qualité au sein de la structure: « La coopérative s’est engagée dans une démarche qualité à tous les niveaux. La certification IFS obtenue en 2007 et 2008 couronne cette démarche. Nos outils sont performants et nous avons des projets pour encore aller plus loin. nous essayons d’être créatifs dans les domaines de la promotion, communication et commercialisation. nous sommes également des porteurs de projets sur des sujets comme la campagne de plantation, l’irrigation. On essaie également de garder l’esprit coopératif et notre objectif pour les prochaines années et que Coopenoix reste jeune dynamique. »

Coopenoix commercialise sous le nom d’Alp’noix

Eliane Giraud, vice présidente du Conseil régional estime que la noix de Grenoble est un « emblème » et que « cet anniversaire doit être l’anniversaire de toute la filière noix ». Elle a rappelé que la Région se veut  proche du monde agricole car « l’agriculture représente une force économique, sociale, environnementale, forte. »

Yves Borel, président du Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble a tenu à remercier Robert Pinet, ancien président qui a su maintenir une filière alors qu’elle était en pleine déroute. Il a rappelé que l’avenir des entreprises comme Coopenoix passe obligatoirement par l »installation des jeunes: « Pas de coopérateurs, pas de coopératives ». Il a également abordé les campagnes de replantation et d’irrigation qui sont « d’actualité » et il s’est enfin félicité que « l’interpro ait pu se mettre d’accord à propos de l’organisation de défense et de gestion de l’AOC noix de Grenoble. »

André Vallini, président du Conseil général mais « surtout député de la circonscription de la noix de Grenoble » a confirmé que la noix de Grenoble est déficitaire en production. « Je maintiens mon idée de ne pas s’endormir sur les cerneaux. Cela veut dire qu »il faut être efficaces dans les domaines de l’installation, replantation, irrigation, promotion…..Et de parler de PIC: Planter-Irriguer- Communiquer. Voilà par ou passe l’avenir de la noix de Grenoble. »

Des centaines de personnes ont visité les locaux de Coopenoix lors de la journée anniversaire

par Gilbert

Catégorie nucicultureCommentaires fermés

Marchés fermiers de Belledonne: ça continue!

Un marché fermier, qu’est-ce que c’est ? C’est la convivialité d’un marché de producteurs, le plaisir de trouver des produits du terroir de qualité, tout en découvrant une ferme du massif.
En fonction des saisons, vous pouvez y retrouver ou découvrir les produits des fermes de Belledonne : viandes et charcuteries, huile de noix, miel et pain d’épices, fromages, confitures et coulis, fruits et
légumes de saison, pain, plantes vivaces, etc …, autant de produits qui ne demandent qu’à composer vos menus ou agrémenter votre jardin tout au long de l’année.
Après les éditions réussies du début de saison, les producteurs de Belledonne vous invitent à leur prochain marché fermier qui aura lieu :

le dimanche 5 juillet , à Saint-Martin d’Uriage – Ferme de Loutas, de 10 à 16h.

Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 13 septembre, 18 octobre et 13 décembre : Ferme de Loutas, St Martin d’Uriage
- les dimanche 27 septembre, 25 octobre et 13 décembre à Venon
- le dimanche 9 août : Ferme de la Boutière de Francis et Dominique Truc-Vallet à Laval,

Les agriculteurs de Belledonne vous attendent sur leurs fermes!

Catégorie Y grenobloisCommentaires fermés

Christian Nucci, chevalier dans l’ordre du Mérite agricole

A midi pile, dans les locaux du CG38, en présence du préfet, des conseillers généraux, des représentants des organismes agricoles et de ses collaborateurs et amis, Christian Nucci, vice-président du CG38 chargé de l’agriculture, du développement rural et des territoires, a reçu des mains d’André Vallini l’insigne de chevalier dans l’ordre du Mérite agricole.

C’est bien lui sur la photo, mais du temps où il était prof de collège à Beaurepaire (photo Assemblée nationale). Un petit retour sur le passé s’imposait.

Sans nous attarder sur sa carrière politique (député, vice-président de l’Assemblée nationale, Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, ministre de la Coopération), nous préférons laisser la parole au maire de Beaurepaire (1977-2008) évoquant avec émotion sa géographie sentimentale, l’amour de la terre et de ses fruits :
« De ma région d’origine, je garde le goût des choses simples et le merveilleux de l’odeur de la terre et de la campagne :
- l’odeur du raisin pressé pour le vin des côteaux de Tlemcen et ici, celui des vins de Saint-Savin, Chapareillan, Saint-Chef
- le goût du croûton frotté à l’ail et trempé dans l’huile d’olive qui finit sa pression et, bien sûr, l’huile du nuciculteur (avec un seul C, contrairement à ce qui était écrit dans un rapport en 2002. Me serais-je identifié à la noix de Grenoble ?)
- l’odeur et le goût mêlés de la clémentine du Maroc oriental –et non la mandarine- et la saveur de la framboise, de la fraise et autres fruits du Rhône
- la prière du fellah face à la sécheresse qui s’aggrave et les larmes du producteur de noix devant son outil de travail agonisant, et bien sûr l’espoir de l’irrigation
- cette montagne aride où mon père, ouvrier pipier, m’amenait pour rechercher la bruyère, et l’alpage où se confectionne le lait de nos massifs
- le miel qui embaume les desserts de l’ami Younès et accompagne le thé à la menthe, et l’abeille que l’on veut, à tout prix, sauver de l’hécatombe
- le goût prononcé du poivron et de la tomate dans la salade juive de la mère Paul et la fraîcheur de la Grenobloise apprêtée à l’huile de chanvre.
Cette odeur de la terre et de la campagne, je continue de la ressentir tous les matins très tôt sur mon vélo dans la région de Bièvre-Valloire. Et c’est une joie immense qui me porte ».

Christian Nucci est né le 31 octobre à Turenne (Algérie). Il a été instituteur à Oujda (Maroc) de 1963 à 1971 avant d’enseigner au collège de Beaurepaire (1971-1978).

Christian Nucci tel qu’il était samedi, au moment de recevoir l’insigne des mains d’André Vallini (photo Frédérick Pattou)

Catégorie zoomCommentaires fermés

25/26 JUILLET FÊTE DU BLEU

2006

En 2001, les producteurs de lait, détenteurs passionnés de l’AOC Bleu du Vercors-Sassenage, font part au Président du Parc Naturel Régional du Vercors, Yves Pillet, de leur envie de promouvoir leur fromage afin de lui donner une notoriété à sa dimension. Yves Pillet leur propose de créer « une fête » : un événement festif alliant le culturel aux richesses agricoles du Vercors. Les producteurs s’emparent de l’idée avec ardeur et détermination.
La première édition, un week-end d’août à Villard de Lans est une réussite. On y dénombre 10 000 visiteurs, et pas moins de 841 kg de bleu du Vercors-Sassenage sont vendus en deux jours.
Le succès impulse l’envie de recommencer. On opte pour une fête itinérante, qui se déroulera en alternance dans l’Isère et dans la Drôme, pour représenter toute la zone AOC. Le village de Saint Martin en Vercors propose d’accueillir la nouvelle édition. Les Habitants y mettent tant de coeur que l’enthousiasme semble protéger la fête de la pluie battante ce week-end là. Les visiteurs se déplacent, aiment, apprécient, en redemande…

Ainsi depuis huit ans, la manifestation se promène sur le Vercors, pour se poser l’espace de 48 heures dans un village en effervescence, fier de mettre son plus bel apparat pour accueillir 18 000 visiteurs.

Marc Veyrat: un sacré parrain!

marc veyrat

Marc Veyrat, éminent alchimiste de la cuisine française, honore de son parrainage l’édition 2009 de la fête du bleu. Les animations déclinées autour de la thématique définie par les habitants de St Nizier : « Du pré à l’assiette » devraient attirer le regard de cet amoureux de la nature qui conjugue l’environnement, la modernité, le produit et le métissage pour offrir du PLAISIR.
Les jeunes de St Nizier se sont attelés à la réalisation d’un jardin potager où déjà germent les semences de carottes et de salades, s’épanouissent les plants de thym citronnier, sauge et autres plantes aromatiques. Les associations, structures, professionnels et autres amoureux dela cuisine vont magnifier les produits du Vercors dans des petits plats à déguster sans modération. Les enfants dotés de toques et de cuillères vont apprendre à se passionner dans l’art de fabriquer des gourmandises.
Le produit est l’aboutissement d’une chaîne de respect ou chaque acteur est engagé. L’éleveur en respectant son outil de travail au sein de son environnement peut offrir au consommateur un produit de qualité. Le Parc Naturel Régional du Vercors soutient ces démarches qualitatives et animera ce week-end d’échanges de compétences et d’expériences auprès du public.

Du plaisir au programme

bleu

C’est la fête de tout un parc : un territoire vous ouvre ses portes sur ses savoir-faire riches et variés. Dans ce temps de vacances, sereins et disponibles à la surprise, les visiteurs se promèneront à travers différents pôles, dont chacun retiendra une attention particulière :
- des éleveurs fiers de leurs animaux,
- des animations, des jeux et des spectacles réservés aux enfants,
- des produits, colorés et savoureux,
- de l’artisanat d’art, produit sur le Vercors loin des regards,
- des activités de pleine nature à découvrir, essayer, voire adopter,
- et le forum du Parc ….
Un programme ponctué de spectacles pour enfants, de concerts de rue et de soirées en musique. Des moments de gaîté, rythmés et portés par l’accueil préparé par les habitants de St Nizier en Moucherotte.

st nizier 2009

Catégorie bleu du Vercors SassenageCommentaires fermés

Catégories

Archives

Agenda

juin 2009
L Ma Me J V S D
« mai   juil »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+