Archive | 08 juin 2009

Le petit train dans la montagne

Belle invitation au voyage que le sujet du dossier de l’été de « L’Alpe », qui vient de paraître. « L’Alpe » est une revue trimestrielle faite à Grenoble, qui, à partir d’une thématique principale,  porte un regard inédit, scientifique, documenté, sur le monde alpin dans toutes ses composantes. Ce n°45 s’intéresse donc aux « petits trains », à leur histoire, à leur avenir. Comme l’écrit Dominique Vulliamy, dans son édito, « n’y a-t-il pas quelque chose de magique dans le petit train qui grimpe à flanc de montagne ? Un pur plaisir qui ramène à l’enfance, à l’univers fascinant des modèles réduits ? »

Le rail montagnard est abordé dans ses différentes dimensions, technique, économique, touristique.

« Si la traversée des Alpes par le « cheval de fer » fut une grandiose épopée (voir les numéros 2 et 29 de L’Alpe), l’invention de la crémaillère, l’équipement des belvédères alpins puis l’irrigation des vallées par de petites lignes ferroviaires émaillées d’époustouflants ouvrages d’art est une aventure, technique et humaine, qui mérite d’être contée », écrit Dominique Vulliamy. Comme mérite d’être posée la question de l’utilisation actuelle de ces lignes de vie, de leur survie et même de leur développement potentiel en territoire de montagne. Le train comme alternative à l’automobile ? Une préoccupation qui se situe au cœur de l’enquête de ce numéro ».

Le sommaire du numéro 45 de L’Alpe qui vient de paraître est en ligne sur le site  www.lalpe.com/

Catégorie tourismeCommentaires fermés

SDCC: un leader régional de la construction bois

Programmée depuis longtemps par Créabois, la visite de SDCC (société dauphinoise charpente couverture), à Varces, s’est déroulée jeudi dernier. Conduite par Patrick Lambouroux, la délégation comptait plusieurs représentants de la filière bois iséroise ainsi que deux conseillers généraux, Charles Galvin, délégué à la forêt, filière bois et montagne et  Denis Pinot, vice-président Commission des finances de l’administration générale et de la coopération décentralisée.

Jean-Claude Mattio (ci-dessus), PDG de SDCC, a exposé, au cours d’un petit déjeuner, l’historique de son entreprise, sa philosophie, ses réalisations, en présence de David Bosc, directeur général.
Charpentier de formation (CAP et BP), Jean-Claude Mattio, au terme de 3 ans de chantier et 7 ans de BE, a créé sa société il y a 26 ans, avec la passion du bois pour moteur, l’esprit d’entreprise et quelques idées forces:
« Je me suis entouré très vite d’un bureau d’études, explique t-il, convaincu qu’une entreprise de construction se doit de maîtriser par ses propres moyens les différentes phases d’un ouvrage : la partie étude, la fabrication et la pose. C’est sans doute un peu à contre-courant, aujourd’hui où ces différentes tâches sont effectuées séparément. C’est pourtant la force de SDCC ».
SDCC, forte d’une cinquantaine de salariés (dont plus de 20% dans l’encadrement) développe une triple compétence :la charpente et l’ossature bois, la couverture, la vêture.

Elle a ajouté à sa palette, depuis quelques années, la couverture à joints debout en zinc, cuivre, alu, inox.
SDCC à qui il arrive de conduire 8 à 10 chantiers en même temps, occupe une place de leader régional dans la construction bois. Les marchés publics représentent 80% de sa clientèle.
Quelques exemples de réalisations de SDCC en Isère : la salle des sports de Gières, le Pont des Fayettes à Valbonnais, le collège Fernand-Léger à Saint-Martin-d’Hères, le Pôle Santé de La Tronche, la piste du Vélodrome de Grenoble, l’école du Touvet, le lycée de Villard-Bonnot. Parmi les plus récents : le collège d’Allevard, qui ouvre à la rentrée prochaine, la crèche Philippeville (ci-dessous), à Grenoble, inaugurée prochainement.

Plus de la moitié du bois utilisé vient de la région

Evidemment, la passion du bois constitue le ciment de cette entreprise, sa culture. « Elle s’exprime, dit Jean-Claude Mattio, à travers chacune de nos réalisations ».
C’est la noblesse du matériau bois que met en avant l’entreprise de Jean-Claude Mattio, depuis le premier jour. Il suffit de s’attarder un peu sur ses réalisations pour s’en convaincre. De quoi encourager les vocations. La construction bois a de l’avenir dans notre région, parce qu’elle contribue à développer l’économie des territoires en préservant l’environnement. Particulièrement en Isère où le bois est largement disponible et de qualité.
« 55 à 60% des bois que nous utilisons proviennent de la région, souligne Jean-Claude Mattio. C’est non seulement un gain de temps appréciable pour l’entrepreneur mais un gain pour tous ».

SDCC utilise chaque année de 2 à 3000 m3 de bois massif. Ce bois provient majoritairement de l’Isère, de la Drôme et des départements limitrophes.
Le bois lamellé utilisé est essentiellement de fabrication française.
Les principales essences utilisées : le sapin, l’épicéa et le douglas pour les structures. Le mélèze, le douglas, le sapin, le red cedar, le pin sylvestre et parfois le chêne et le châtaignier pour les vêtures.

Le développement d’outils de haute technologie répond à l’ exigence de qualité et de précision souhaitée par Jean-Claude Mattio. Le bureau d’études où travaillent six personnes, calcule, dimensionne, conceptualise tous les projets. Comme le souligne David Bosc, « nous nous efforçons d’intégrer en amont tous les paramètres. Ainsi les réservations pour l’électricité, la plomberie, le chauffage, la ventilation, sont anticipées dans les éléments de charpente ou de façade ». Idem pour les engins de levage dont la place est réservée au centimètre près.
C’est donc un concept sur mesure qui est à l’œuvre, garantissant une coordination efficace et donc un gain de temps dans la construction.

La visite de l’usine a permis de vérifier que toute pièce usinée dans les ateliers est numérotée et étiquetée. « Cette numérotation des pièces nous permet d’avoir une parfaite traçabilité depuis la phase conception et plans (la numérotation des pièces réalisée au niveau du BET est intégrée à nos plans de pose) jusqu’à la mise en oeuvre définitive sur le chantier en passant par le  colisage  par paquets et la livraison des pièces sur chantier ».

SDCC prospère et est en passe de s’agrandir, se trouvant à l’étroit dans ses ateliers.  Jean-Claude Mattio envisage lui aussi de prendre le large. L’heure de la transmission de l’entreprise approche, comme il l’a lui-même annoncé. Un tournant pour SDCC mais qui ne pose, apparemment, pas de problèmes. La passion du bois est déjà transmise. La relève semble assurée.L’édifice est solide et les hommes de SDCC déterminés.

Catégorie - filière boisCommentaires fermés

Le robinet, le canon, la CLE (II)

La production de neige de culture a t-elle un impact sur la ressource en eau et sur l’environnement? La commission locale de l’eau (CLE) Drac Romanche, qui a enquêté  dans les stations de sports d’hiver du sillon alpin, se lance dans une mission délicate visant à trouver un modus vivendi entre la production de neige de culture, en pleine expansion, l’alimentation en eau potable, l’irrigation, la préservation des milieux naturels.
Deuxième volet de notre enquête. Etat des lieux. Ce qu’en pensent les environnementalistes et les exploitants de domaines skiables.

Les chutes de neige étant en diminution depuis une quarantaine d’années, nombreuses sont les stations françaises qui se sont équipées d’enneigeurs, pour sécuriser la durée de leur saison. La neige de culture est  devenue à la fois un enjeu stratégique et un argument commercial, les deux étant liés. C’est l’activité économique des stations de sports d’hiver et des vallées qui est en jeu. Grâce à cette neige, des milliers d’emplois  directs sont sécurisés chez les opérateurs de domaines skiables mais aussi dans le secteur de l’hébergement, de la restauration et des commerces des stations. Un nombre au moins aussi important d’emplois indirects est également lié au fonctionnement des stations. Nous verrons que les défenseurs de l’environnement, conscients de ces réalités économiques, s’opposent néanmoins à la course au suréquipement.
Il y a, comme on peut le supposer, un affrontement assez marqué entre la défense des intérêts économiques et la défense des intérêts écologiques. Le schéma de conciliation engagé par la CLE Drac-Romanche, dans le cadre du SAGE  (schéma  d’aménagement et de gestion des eaux) adopté le 27 mars 2008,  n’en est que plus intéressant à suivre. Cette mission pilote s’est donné dix à douze mois pour convaincre .

Où pompe t-on l’eau ?

L’eau utilisée est directement prélevée dans le milieu naturel dans 30% des cas (torrents et lacs, plus rarement nappes souterraines), ou provient du réseau d’eau potable (20%) ou de  retenues d’altitude (50%) qui sont elles-mêmes alimentées soit par prélèvement en cours d’eau soit depuis le réseau d’eau potable. Ces dernières présentent l’avantage de décaler
dans le temps le prélèvement et l’utilisation de la ressource, et ainsi de limiter les prélèvements d’eau destinée à la neige de culture, en période de faibles débits d’étiage.

Les défenseurs de l’environnement : « Arrêter la course au suréquipement »

La Fédération nationale de l’environnement (FNE) souligne, dans sa publication de juin 2004,  les conséquences que peuvent induire les quantités d’eau prélevées pour l’alimentation des enneigeurs :
- le risque pour la faune et la flore lorsque le débit des rivières et torrents de montagne devient trop bas,
- la dégradation des paysages induite par les bassins de rétention artificiels,
- la pression sur les zones humides et le recours aux réserves d’eau destinées à l’alimentation en eau potable.
Elle rappelle aussi les nuisances sonores pour les résidents comme pour la faune locale, les perturbations du cycle naturel de la végétation et la pollution potentielle des sols, notamment avec l’utilisation d’additifs.
Soucieuse des conséquences sur l’hydrologie à l’aval des zones de montagne et des conflits d’usage qui pourraient se généraliser, la FNE appelle les autorités compétentes à arrêter la course au suréquipement.
Le réchauffement du climat pose aussi la question de la pertinence des équipements en dessous d’une certaine altitude.

Vincent Neyrinck (Mountain Wilderness) écrivait fin 2002 dans la bulletin 54 de l’association : « L’alimentation des canons à neige nécessite énormément d’eau, au point que cela peut amener à poser des problèmes d’approvisionnement en eau potable : en hiver, l’eau, prisonnière du gel, est rare en montagne. Paradoxalement, c’est dans ces périodes de déficit de la ressource que l’eau est sollicitée pour les canons à neige. Début 2002, on est passé très près de la pénurie dans les Hautes-Alpes, la station des Orres se faisant même taper sur les doigts pour avoir puisé dans sa réserve d’eau potable… »

CIPRA France, la FFCAM, la FRAPNA et Mountain Wilderness France demandent que les principes suivants devant régir l’enneigement artificiel soient retenus :
- intégrer le programme d’enneigement artificiel à chaque demande d’Unité Touristique Nouvelle (UTN), que ce soit au niveau Massif ou départements.
- soumettre les équipements « canons à neige » aux commissions UTN avec des seuils (techniques, financiers) à définir (exemple : surface de pistes terrassées ne devant pas dépasser une certaine proportion de la surface totale de pistes ; limite du volume des retenues).
- interdire les constructions de retenues sur des zones à intérêt naturel, les zones de ZNIEFF, et notamment les zones humides, conformément aux mesures réglementaires de la loi sur l’eau pour protéger ces milieux sensibles.
- conditionner l’autorisation de création de réserves collinaires à leur parfaite intégration au site.
- mettre à l’étude un SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) dès que le projet de retenue atteint 100 000m3.
- interdire le prélèvement direct sur le réseau d’eau potable à l’échéance 2012.
- interdire définitivement l’utilisation d’adjuvants dans l’eau.
- interdire le prélèvement d’eau sur torrent dès que le débit naturel passe en dessous d’un seuil calculé à partir du débit d’étiage.
- rechercher l’économie des ressources en eau et en énergie sur l’ensemble du fonctionnement de la station.
La réglementation spécifique que nous demandons devra s’appliquer aux stations déjà équipées qui devront élaborer un programme pluriannuel de retour à un état environnemental plus satisfaisant
et au respect des règles.

Le SNTF : deux fois moins d’eau pour les canons que pour les piscines

Le SNTF (syndicat national des téléphériques de France) qui est  la chambre syndicale des opérateurs de domaines skiables, fait valoir de son côté que les quantités d’eau prélevées sont de l’ordre de 15 millions de m3, soit deux fois moins que l’eau utilisée dans les piscines privées et que cette eau est restituée, intacte et sans aucune pollution, au milieu naturel au printemps (aucun additif n’est utilisé en France).

Le SNTF qui, lors de la saison 2008-2009, a lancé une campagne d’information grand public « afin de rétablir la vérité sur la fabrication et l’utilisation de la neige de culture ainsi que sur  ses effets vertueux à l’échelle de la montagne », souligne également que concernant les prélèvements sur les réseaux d’eau potable, environ 15% de l’eau prélevée pour la neige de culture en provient mais elle est dans sa grande majorité prélevée au niveau des trop-pleins de réservoirs ce qui rend le prélèvement sans incidence sur le potentiel d’eau potable à destination des populations.

Le SNTF considère que la problématique du réchauffement climatique, pourrait être sensible à l’échelle du siècle, mais souligne que le retour sur investissement d’un réseau d’enneigement étant de l’ordre de 12 ans, il est sans rapport avec un phénomène planétaire. Il souligne en revanche que « ces investissements permettent de garantir plus de 100.000 emplois directs en zone de montagne et au moins autant d’emplois indirects. C’est donc une partie importante de la présence humaine dans les zones de montagne qui est directement concernée. Il y a là un enjeu majeur de développement durable ».

Dix millions de m3 consommés pour la saison 1999-2000

Selon Elise Dugleux (Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse) à Lyon, le ratio de consommation « théorique » considéré dans l’activité de production de neige de culture est de 1 m3 d’eau pour 2 m3 de neige fabriquée.
La consommation d’eau observée sur la saison 1999-2000, pour les 119 stations équipées, est de 10 millions de m3. (2)

Ce volume représente 19% du volume annuel prélevé par les collectivités correspondant à l’échantillon étudié, pour l’usage eau potable. C’est aussi l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de 170 000 habitants, en considérant un ratio de consommation de 60 m3 par habitant.
Par ailleurs, si on s’intéresse à la consommation d’eau rapportée à l’hectare enneigé, les données disponibles conduisent à un ratio de  4 000 m3 à l’hectare.
On peut alors la comparer à ce qui est constaté pour d’autres usages, l’irrigation par exemple, à titre de référence, on citera le ratio observé pour l’irrigation du maïs en Isère : environ 1700 m3 à l’hectare.

En 2002, Elise Dugleux estimait qu’il n’y avait pas de quoi s’alarmer quant à la ressource en eau, tout en appelant à rester vigilant :« Si la situation actuelle ne paraît pas trop alarmante du point de vue de la ressource en eau, il faut signaler qu’elle pourrait le devenir rapidement dans le futur, du fait de la poursuite de l’expansion de l’activité de neige de culture qui est annoncée dans les prochaines années ».
Enfin, compte tenu de l’amélioration constante des performances technologiques pour la fabrication de neige de culture, l’approvisionnement en eau tend à devenir le principal facteur limitant de la production, après les conditions de température.Ceci ne fait donc que renforcer l’inquiétude qui pèse sur les ressources en eau et la nécessité de suivre attentivement l’évolution de la situation ».
En 7 ans, la logistique liée à la production de neige de culture n’a fait que s’accroître dans les stations , même les plus modestes, entraînant une multiplication des conflits d’usages relatifs à l’eau. Compte tenu de l’évolution du climat, l’industrie des sports d’hiver ne peut que poursuivre dans ce sens -le nombre de retenues d’altitude, réalisées ou en projet, est impressionnant- et solliciter toujours davantage la ressource en eau. D’où l’intérêt de la mission de médiation et de conciliation de la CLE.

________________________________

(1) La CLE est une  instance représentative des acteurs du bassin (composition à moitié de représentants des collectivités, un quart de représentants des usagers, et un quart de représentants de l’Etat et de ses établissements publics).
(2) Il faut signaler que ce chiffre repose en partie sur des évaluations dans la mesure où les volumes n’ont pas toujours été communiqués. Dans ces cas, on a appliqué une hauteur moyenne de neige de 80 cm aux surfaces bénéficiant de l’enneigement artificiel (résultat observé sur les données disponibles).

Catégorie eauCommentaires fermés

Quand les aînés ruraux font le spectacle

La salle du Grand Angle de Voiron a accueilli ce jeudi 4 juin des vedettes bien spéciales. Celles-ci, adhérentes à différents clubs des aînés ruraux sont venues tout droit des quatre coins de notre département pour présenter un spectacle haut en couleur!

Une quinzaine de clubs ont tenu à monter sur scène. Les vedettes d’un jour ont fait preuve de beaucoup de talent pour monter un spectacle qui a enchanté les 700 spectateurs présents.


Une quinzaine de clubs ont tenu à monter sur scène. Les vedettes d’un jour ont fait preuve de beaucoup de talent pour monter un spectacle qui a enchanté les 700 spectateurs présents. A voir les différentes représentations, on peut dire que de nombreuses carrières, dans le show bizz ont été loupées. Et comme du temps de l’école des fans…. tout le monde a gagné!

Journée conviviale, festive qui n’empêche pas le sérieux.

Jean Cailly, président départemental des clubs des aînés ruraux a rappelé les rôles importants que tiennent les clubs dans leurs villages.  » Ceux ci ont un rôle social, d’entr’aide, d’animation, de service, de propositions connu et reconnu. L’opération mise en place au niveau national: la sirène du coeur avec la mise à disposition de défibrillateurs en est l’exemple type. »

Jean Caiily a précisé qu’une délégation de notre département se rendrait les 9, 10 et 11 juin prochain aux Journées nationales des Aînés Ruraux à Nîmes (Gard).

C’est l’occasion pour les bénévoles et les responsables associatifs des  fédérations départementales de se rencontrer et de prendre part aux décisions et aux orientations futures du Mouvement.

On en reparlera…

par Gilbert

Catégorie aînés rurauxCommentaires fermés

Tirs de loup: les bémols de FNE

Est paru au Journal officiel du 5 juin 2009, l’arrêté qui définit les conditions encadrant les tirs du loup pour la saison 2009/2010. Il reprend les principales dispositions des années précédentes et conditionne toujours les mesures d’effarouchement et de tir à la mise en œuvre effective des mesures de protection des troupeaux, mais cet arrêté introduit de nouvelles possibilités que FNE (France Nature Environnement) juge inacceptables.

- Des tirs de loup même lorsque les troupeaux ne sont plus en alpage

Des tirs de prélèvement pourront être autorisés au-delà de la période de présence des troupeaux en alpage, c’est à dire en hiver. Cette disposition ne respecte pas l’esprit des dérogations qui veulent qu’un tir d’une espèce protégée doive se justifier par des dégâts. Elle s’apparente donc plus à une volonté de régulation de l’espèce que comme un moyen de protection des brebis, et de fait elle n’y contribuera en rien.

- Des tirs de loup dans les nouveaux secteurs d’installation de l’espèce

Les tirs de loups sont autorisés dans les nouvelles zones de présence de l’espèce, comme le Cantal ou les Pyrénées-Orientales. Alors que l’espèce n’est pas encore installée, le bon sens voudrait que l’on mise sur la mise en place au plus vite des mesures d’effarouchement et de protection des troupeaux, du soutien logistique et technique des éleveurs plutôt qu’à des tirs qui visent en fait à limiter l’expansion géographique de l’espèce.

- Il n’y a plus de quota

Il est donné la possibilité d’augmenter le quota par décision ministérielle s’il est atteint avant la fin du protocole. FNE rappelle que le quota est fixé selon des critères scientifiques basés notamment sur l’effectif de loups présents. Permettre son extension, c’est en fait supprimer le quota.

Enfin, FNE regrette que sans concertation préalable, le loup ait été retiré de la liste des espèces menacées. Cette décision ne constitue pas un bon signal pour le loup.

« Après la multiplication des actes de braconnage, FNE attendait de la part de l’État, une attitude courageuse avec un rappel fort et assumé de la protection du loup, indique Jean-David Abel, en charge du dossier loup à FNE, au lieu de cela, l’État fait tout l’inverse en ne proposant que la destruction de loups et en s’engageant dans une stratégie de concession qui ne contribue pas à la sérénité».

Catégorie loupCommentaires fermés

QUEL AVENIR POUR NOTRE FORÊT ?

Chichilianne, commune forestière du Trièves située au pied du Mont-Aiguille, accueillera du 19 au 21 juin, la Fête de la Forêt de Montagne. La manifestation s’articulera autour d’un colloque en présence de spécialistes et d’une partie festive avec de nombreuses animations.

Ces dernières années, on constate que la forêt alpine est soumise à de nombreuses évolutions qui l’affectent :

- Le changement climatique :

Le changement climatique et les forêts sont indissolublement liés. L’évolution des essences, des espèces et de leur diversité en réponse aux changements climatiques est aujourd’hui au centre des préoccupations de notre société.
Quel constat sur l’évolution de la forêt Alpine ?
Quelle gestion de la forêt pour lutter contre le changement climatique ?

- Le bois énergie
:

Face aux menaces de crise pétrolière, le gouvernement a indiqué qu’il voulait promouvoir des alternatives, grâce notamment à un effort accru en faveur des énergies renouvelables. Dans ce contexte l’utilisation du bois énergie devrait s’accentuer.
Doit-on craindre une surexploitation ? Peut-on garantir un approvisionnement durable de la ressource ?
Emissions et qualité de l’air, quelles conséquences sur l’environnement ?
Comment mobiliser le bois-énergie en zone de montagne et à quel coût?

Cette situation devrait engendrer une mobilisation accrue des bois. Pourtant en zone de montagne, cette mobilisation nécessaire à une bonne gestion sylvicole, se heurte à de nombreuses contraintes.
C’est dans ce contexte que le thème retenu pour cette 11ème édition est :

« Quel avenir pour notre forêt ? »

Dans un souci de contribution au développement d’une mobilité durable et écologique, un partenariat a été institué entre TER  / Région Rhône-Alpes et les organisateurs de la manifestation. Il est proposé au public de rejoindre la Fête par le train de Grenoble jusqu’en gare de Clelles au tarif de  6€ aller-retour seulement !

Pour plus de renseignements: www.fetedelaforet.fr

par Christian

Catégorie forêtCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

juin 2009
L Ma Me J V S D
« mai   juil »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+