Archive | 18 juin 2009

Pesticides et Parkinson: l’INSERM confirme le lien

Une équipe de chercheurs de l’unité Inserm « Neuroépidémiologie » et de l’UPMC (Université Pierre et Marie Curie) montre que l’exposition aux pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs. Ce risque augmente avec le nombre d’années d’exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l’usage d’insecticides, notamment de type organochloré.

Ces résultats, qui posent également la question du rôle d’une contamination résiduelle de la population générale par ces pesticides, sont publiés en ligne dans Annals of Neurology.
La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente, après la maladie d’Alzheimer. On admet que, dans la plupart des cas, elle trouve son origine dans une combinaison de facteurs de risque génétiques et environnementaux.
Parmi les facteurs d’environnement suspectés, des études épidémiologiques ont montré une association entre la survenue de la maladie de Parkinson et une exposition professionnelle aux pesticides. Toutefois, aucune famille de pesticides n’a pu être spécifiquement mise en cause et le rôle du niveau d’exposition n’a pas été étudié (relation dose-effet).

En collaboration avec la Mutualité sociale agricole (MSA), une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’UPMC (Université Pierre et Marie Curie) a étudié un groupe de 224 patients atteints de maladie de Parkinson, qu’ils ont comparé à un groupe de 557 personnes non malades, toutes affiliées à la MSA, de même âge et sexe et habitant dans le même département.

L’exposition aux pesticides durant toute la vie professionnelle des participants a été reconstituée de manière très détaillée à l’occasion d’entretiens avec des médecins du travail de la MSA permettant de recueillir un grand nombre d’informations telles que la surface des exploitations, le type de cultures et les pesticides utilisés, le nombre d’années et la fréquence annuelle d’exposition, ou encore la méthode d’épandage.
Les résultats montrent que les patients atteints de maladie de Parkinson avaient utilisé plus souvent des pesticides et durant un plus grand nombre d’années que les témoins ; les chercheurs ont alors estimé que les agriculteurs exposés aux pesticides avaient un risque presque deux fois plus élevé de développer la maladie de Parkinson que ceux qui n’en utilisaient pas.
Parmi les principales familles de pesticides, les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes atteints un risque jusqu’à 2,4 fois plus élevé que chez les témoins pour les insecticides de type organochloré. Cette famille de pesticides qui regroupe par exemple le lindane et le DDT a été largement utilisée en France entre les années 1950 et 1990 et se caractérise par une persistance dans l’environnement de nombreuses années après
l’utilisation. Les chercheurs précisent toutefois qu’on ne peut pas, à partir de ces résultats, exclure l’implication d’autres types de pesticides moins fréquemment utilisés.
Les auteurs soulignent alors l’importance de l’éducation des utilisateurs professionnels de pesticides à un meilleur usage et la mise en place de mesures de protection des travailleurs
agricoles.
Enfin, au-delà du rôle de l’exposition aux pesticides à des niveaux élevés en milieu professionnel, ces résultats soulèvent la question des conséquences d’une exposition à plus faibles doses. Des études complémentaires seront nécessaires pour répondre à cette question.

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Center Parc de Roybon: J.J Queyranne interroge André Vallini sur ses intentions

Dans un courrier daté d’aujourd’hui -jeudi 18 juin 2009-  qu’il nous a fait parvenir, le président de la Région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, interroge André Vallini sur les intentions du Conseil général de l’Isère concernant le projet Center Parc à Roybon. On sait que les discussions sont en cours depuis plusieurs mois avec le groupe Pierre&Vacances pour fixer, entre autres, les modalités du financement de cet énorme entreprise (voir nos précédents articles).

Jean-Jack Queyranne qui rappelle en préambule, dans ce courrier, que l’intervention de la collectivité régionale « s’inscrirait dans le cadre de ses compétences », écrit notamment :
« Dans ce contexte, le courrier que vous avez adressé le 3 juin au président du groupe Pierre & Vacances apparaît comme une remise en cause des modalités d’intervention du Département de l’Isère au soutien de ce projet. Ce courrier fait référence à un principe de parité d’intervention entre la Région et le Département qui n’avait jamais été avancé ni retenu. Je vous rappelle les termes de ma lettre qui soulignait que la Région serait susceptible d’intervenir sur trois thématiques relevant de ses compétences : énergies renouvelables, formation pour les demandeurs d’emploi, promotion touristique.
Soucieux que ce projet soit conduit à son terme, je souhaite savoir si votre collectivité entend continuer à soutenir ce projet et si oui à quel niveau de financement et selon quelles modalités. S’agissant de ces dernières, il me paraît indispensable pour la Région d’en être pleinement informée avant que je puisse soumettre à l’Assemblée le 9 juillet prochain le projet de délibération qui a été élaboré en lien avec le groupe Pierre&Vacances ».

Jean-Jack Queyranne attend donc, avec une certaine impatience, la confirmation de l’intérêt du Département de l’Isère pour ce projet. Nous ne manquerons pas de vous communiquer la réponse d’André Vallini sur ce point, dès que nous en aurons la teneur.
par Christian

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