Archive | 22 juin 2009

Center Parc de Roybon: Vallini répond à Queyranne

Petit échange de courrier, donc, à fleurets mouchetés, entre le président Queyranne et le président Vallini. La presse, qui était parmi les destinataires de cette lettre, a comme l’impression que la pression monte en même temps que le financement de ce projet d’envergure du groupe Pierre&Vacances se précise. Quoiqu’il en soit, le président Vallini, actuellement en session de DM1 (décision modificative n°1) laquelle, pour la première fois de l’ histoire de cette collectivité, s’emploie à réduire le montant du budget primitif,  nous a communiqué la réponse qu’il a fait parvenir hier à Jean-Jack Queyranne:

« Je vous indique que le niveau d’engagement de la Région, collectivité chef de file dans les domaines du développement économique et du tourisme, limité à 7M€ pour un projet de 285M€ (auxquels il faut ajouter 28M€ pour les équipements publics d’accompagnement) nous semble bien faible. Pour ce qui concerne le Département, nous considérons qu’il s’agit d’un projet essentiel pour le développement de l’Isère et de Rhône-Alpes et notre intention est de participer à hauteur de 15M€, répartis entre le projet de Center Parc et les équipements publics: accès routiers, réseaux d’eau et d’assainisement et station d’épuration ».

Voilà. Nous sommes à votre disposition, MM.les présidents, pour publier la suite de cette correspondance.

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Ruines de Séchilienne: forte activité de la zone centrale

Au terme de  25 années de mesures et expertises diverses réalisées  par les différents organismes intervenant sur le site (SYMBHI, CETE, IGE, Ponts et Chaussées, SOGREAH, CNR, etc.), la connaissance du risque du site des Ruines a évolué en continu. Et les scénarios-catastrophe  ont évolué en conséquence. Un fait est certain aujourd’hui: le mouvement s’accélère dans la zone centrale, l’évolution du versant est inéluctable. L’ouverture de la faille atteint 15m en zone active. Mais les conséquences d’une éventuelle fracture sont globalement revues à la baisse. La modélisation de SOGREAH a notamment contribué à cet infléchissement.

La commission locale d’analyses et d’information sur les Ruines de Séchilienne (CLAIRS) qui s’est déroulée jeudi 18 juin à la préfecture sous la présidence d’Albert Philip, a fait état de la situation, comme elle le fait régulièrement. La précédente, placée sous la présidence de Michel Morin s’était déroulée le 10 octobre 2008 et sillon38 en avait rendu compte sur son site.

Parmi les points forts mentionnés à l’occasion de cette réunion :
- la forte activité de la zone frontale, déjà mentionnée précédemment, se confirme : le mois de mars 2009 est considéré comme le plus rapide de l’histoire des Ruines. Quatre capteurs l’ont attesté dans cette zone, avec un déplacement de 10cm/mois soit d’1,2m/an. La rupture de cette zone active (3 millions de m3) est présentée comme une échéance évidente
- la faible sensibilité, voire nulle, en dehors de la zone frontale
- l’hypothèse d’un grand éboulement (de l’ordre de 20 millions de m3) est considérée comme non probable par le groupe d’experts, dans les 40 années à venir

C’est donc sur la zone frontale que se concentre l’attention des experts qui ont, par ailleurs, revu à la baisse le débit centennal (550m3/s au lieu des 880m3/s annoncés précédemment ) et le sur-débit de court terme (50m3/s au lieu de 200m3/s), à la sortie de Bourg-d’Oisans.
Au nom du comité d’experts, M. Durville, lors de la précédente réunion (10 octobre 2008) confirmait déjà le fait que des éboulements apparaissent probables en zone frontale, en plusieurs phases, comparables à celui intervenu en novembre 2006 (environ 30 000 m3).

Le scénario le plus probable d’évolution de cette zone frontale, à court terme, mis en avant par les experts, est donc celui d’un éboulement polyphasé (plusieurs phases d’éboulement) .
M.Panet (CETE), auteur de 3 rapports sur le site : « L’évolution du versant est inéluctable mais la purge de la zone frontale peut prendre 10, 20 ans voire au-delà. Puis, il y aura une nouvelle zone de 3 millions de m3 avec le même scénario, puis encore une nouvelle zone ».
Très peu probable apparaît, aux yeux du groupe d’experts, le scénario d’un éboulement monophasé à court terme, d’un volume global estimé à 3 millions de m3. Ce scénario est néanmoins pris en compte dans la définition des parades à l’étude.

A noter que les casiers hydrauliques de l’Ile Falcon sont abandonnés, le faible surdébit de l’éboulement à court terme ne les justifiant plus.

Prochaine réunion à l’automne

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Un parc naturel régional pour Belledonne?

L’association  Espace Belledonne, créée en 1998, s’emploie depuis dix ans, à consolider, promouvoir, structurer ce territoire, promu depuis peu par la Région « territoire remarquable de montagne » (février 2009). L’idée directrice est que l’identité, la spécificité du massif de Belledonne, tant par son patrimoine naturel que culturel, mérite une reconnaissance institutionnelle qui doit s’inscrire dans une structure pertinente, comme un parc naturel régional, par exemple. Un parc qui serait comparable, en superficie,  à celui de Chartreuse, son vis-à-vis, et qui pourrait compter 27 communes en Isère et 27 en Savoie, de Vaulnaveys-le-Bas à Le Pontet.
Porteur du programme Leader+ qui arrive à son terme, l’association a œuvré dans le sens d’une cohérence de territoire. Avec l’adhésion en décembre 2008 de la Communauté de communes La Rochette-Val Gelon (Savoie), le territoire a gagné en force et en unité.

« Le travail a porté ses fruits et Belledonne, grâce aux acteurs locaux a retrouvé une certaine reconnaissance », souligne Jean Picchioni, qui préside Espace Belledonne depuis avril 2008. Mais il  faut aller plus loin : « Pour l’avenir de Belledonne, nous devons être plus volontaires et construire un projet de territoire partagé et durable ». Tel est son credo.

A l’issue  de son assemblée générale ordinaire, jeudi 18 juin à Laval, l’association Espace Belledonne,  avait programmé pour la première fois un débat autour de la question suivante : « L’avenir de l’Espace Belledonne : quels outils pour construire un projet de territoire partagé et durable ? »
La question de fond : celle du parc naturel régional, comme outil adapté ou pas pour assurer l’avenir de l’Espace Belledonne. Plusieurs élus avaient été conviés pour apporter leur éclairage sur ce questionnement et indiquer la meilleure marche à suivre.

Eliane Giraud, Conseillère régionale déléguée au Parcs naturels régionaux, et Présidente du parc naturel régional de Chartreuse, a d’entrée de jeu, cadré les choses à savoir lorsqu’un territoire manifeste l’ambition de devenir PNR: « Il faut d’abord savoir que la procédure de validation est devenue très complexe, longue et coûteuse. Pour les Baronnies, par exemple, ça fait sept ou huit ans que le dossier est ouvert. Ensuite, deux conditions sont essentielles :

1/ La mobilisation forte des habitants du territoire. Si tout le monde ne va pas dans le même sens, ce n’est même pas la peine de partir à la bataille.

2/Le patrimoine naturel doit être d’envergure nationale. Sur ce point, la Région est prête à financer une étude patrimoniale, avec l’ADIREN. »

Petit rappel : la France compte actuellement 46 PNR. Ils couvrent plus de 7 millions d’hectares, soit 13% du territoire. Le dernier en date – créé le 30 mai 2009- est celui des Pyrénées ariégeoises. A l’étude, près de dix PNR parmi lesquels les Baronnies Provençales, le Mont Ventoux, Les Boucles du Rhône.

François Brottes, Député et Président de la Communauté de communes du Grésivaudan, qui a beaucoup œuvré pour que Belledonne soit éligible au programme Leader, encourage la démarche d’Espace Belledonne : « Belledonne est un bijou dans un écrin. Et ce bijou-là, on a tout intérêt à le défendre sur son aspect patrimonial. Oui, cette démarche, il faut la soutenir. Elle est plaidable. Mais on ne réussira que s’il y a tout Belledonne. Une approche de massif est essentielle. Le portage va être long, mieux vaut tous ramer dans le même sens, donc ».

Jean Faure, sénateur de l’Isère, ancien maire d’Autrans, avait été invité à titre de grand témoin. Il a en effet participé de près à la naissance du PNR Vercors dans les années 70. « Je ne comprends pas pourquoi cette idée n’est pas venue plus tôt. Belledonne a tout pour y prétendre. Mais il va falloir y aller à l’arraché. Il faut la totalité des arguments pour convaincre et que pas un bout du massif ne manque ! Pour le PNR Vercors, je n’ai pas le souvenir de conflits d’intérêts marqués. Un Parc, c’est un terreau de dialogue, un outil pilote, qui permet d’expérimenter et d’innover ensemble. Le rôle des associations est important. Dans le Vercors, par exemple, l’APAP, qui aurait pu faire obstacle, a au contraire joué un rôle moteur. »

Le Vercors, comme Belledonne, compte sur son territoire quelques stations de sports d’hiver. Pourtant, le sénateur ne se souvient pas, là non plus, d’affrontements radicaux entre exploitants de domaines skiables et instances du Parc.
Jacques Guillot, maire de Chamrousse, s’est manifesté à ce moment précis pour rappeler que cette éventualité était pourtant dans l’ordre des choses possibles. En bref, il n’est pas contre, mais il n’est pas pour non plus.
« La commune de Chamrousse est plus que frileuse vis-à-vis de ce projet, explique Jacques Guillot. Car elle est déjà abondamment touchée par des mesures régaliennes sinon draconiennes : les ZNIEFF, la Commission des sites, la Commission de l’eau, Natura 2000, les ENS, la loi Paysage, etc. Bref, c’est à un empilage de couches de contraintes diverses que nous nous  heurtons en permanence. Une véritable overdose verte ! Et nous ne souhaitons pas une couche supplémentaire ».

Chamrousse, par la voix de son maire, a d’ores et déjà exprimé ses fortes réticences vis-à-vis du projet

Le propos était clair. Celui d’un premier magistrat assez peu réceptif au développement durable. C’est le moins qu’on puisse dire. La règle d’or énoncée quelques instants plus tôt par Eliane Giraud – une mobilisation sans faille- tombait par terre.
Il fut pourtant rappelé que l’action d’un Parc ne se situe dans la contrainte mais dans l’engagement volontaire de tous ses partenaires. La charte, qui est en quelque sorte leur constitution, est l’œuvre de ces partenaires et le fruit de leur concertation.
Les présents à cette AG –toutes les communes adhérentes étaient représentées- ont néanmoins convenu au vote à main levée, que « les prospectives devaient continuer pour structurer le territoire de Belledonne ». Quatre personnes se sont abstenues.
Cette première réunion autour d’un nouveau projet de territoire pour Belledonne aura permis de montrer, s’il en était besoin, que l’entreprise est de taille, que son financement n’est pas assuré, que l’unanimité n’est pas acquise, qu’il serait nécessaire d’ user de diplomatie pour avancer, fédérer et faire admettre le principe  qu’un Parc n’est pas un carcan mais un terrain d’entente.
Cette première réunion  aura également permis d’entendre bon nombre de paroles encourageantes pour ceux qui s’engagent dans cette entreprise.  « Si le territoire de Belledonne a une chance d’être éligible », a dit Jean Faure,  qui semble pour sa part en être convaincu, « il ne faut surtout pas la laisser passer ».
En deux mots, au travail ! Le portage d’un tel projet peut durer dix ans. Ce qui nécessite de la patience autant que de la volonté. L’inventaire scientifique du patrimoine naturel sera sans aucun doute un premier élément déterminant pour la poursuite de la démarche de territoire engagée par Espace Belledonne.

Qu’est-ce qu’un PNR ?

Les 46 Parcs naturels régionaux en France, ont 5 missions principales à remplir, avec comme enjeu principal, l’harmonie entre l’homme et la nature. Ces orientations sont développées dans leurs chartes pour une durée de 12 ans.

Les 5 missions du parc sont :
- Préserver et valoriser les patrimoines naturels et culturels,
- Favoriser le développement économique et la qualité du cadre de vie,
- Aménager le territoire,
- -nformer et sensibiliser habitants et visiteurs,
- Conduire des actions expérimentales ou innovantes

Un Parc naturel régional se doit d’être à l’écoute des projets. Il doit non pas se substituer aux initiatives locales, mais les favoriser, en être le moteur. Son savoir-faire se trouve dans son intelligence à stimuler, à mettre en relation des partenaires, à coordonner et à orchestrer des actions, à monter des projets et à rechercher des compromis acceptables, à être à l’initiative d’actions innovantes sur son territoire.
Les spécificités des Parcs naturels régionaux par rapport aux Parcs Nationaux ou aux Réserves Naturelles, se situent dans la complémentarité qu’ils impulsent entre la protection des espaces naturels et le développement des territoires économiques. Leur action se situe non pas dans la contrainte mais dans l’engagement volontaire de tous les partenaires

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Cruiser: premier bilan du comité de suivi

Le directeur de cabinet du ministre de l’agriculture a réuni vendredi 19 juin , à la demande de Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, dans le cadre du comité de suivi Cruiser, les organisations professionnelles agricoles, les associations et les syndicats d’apiculteurs. Le Cruiser, insecticide utilisé pour la préparation de semences enrobées pour lutter contre le Taupin, avait été autorisé le 17 décembre 2008, pour la campagne des semis 2009, après évaluation scientifique favorable.

Michel Barnier avait accordé cette autorisation dans des conditions strictes d’utilisation et pour une durée limitée de 6 mois qui a pris fin le 15 mai dernier. A ce jour, l’utilisation du Cruiser n’est plus autorisée.
A la demande du Ministre, un dispositif de suivi a été mis en place pour veiller au respect des conditions de sécurité d’utilisation de ce produit.

Ce suivi est effectif dans 6 régions où 133 ruches font l’objet d’une surveillance sanitaire et de prélèvements réguliers tout au long de l’année, afin de détecter toute trace de produits chimiques dans les abeilles ou dans les produits de la ruche (pains d’abeille, miel, larves).

Michel Barnier avait également donné en début d’année à l’ensemble de ses services des instructions pour enquêter précisément sur chaque cas de mortalité anormale d’abeilles qui serait signalée. La Brigade nationale d’Enquêtes Vétérinaires et Sanitaires (BNEVP) est intervenue sur plusieurs cas signalés.

Ce comité de suivi a été l’occasion d’examiner l’ensemble des informations collectées et d’aborder les points suivants :
- L’état sanitaire des ruchers à l’issue de la campagne 2008
- Les conditions de mis en place du dispositif de surveillance pour  l’année 2009
- Les incidents signalés par la brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et sanitaires
- L’analyse de l’AFSSA de 4 cas de mortalité constatés lors des semis
- L’état des connaissances scientifiques
- L’état des connaissances présentées par l’INRA en matière de lutte contre le Taupin

Au regard des premières informations collectées, Michel Barnier considère que les conditions ne sont pas réunies pour statuer sur une nouvelle autorisation du Cruiser.
Le Ministre rappelle par ailleurs aux apiculteurs l’urgence à créer rapidement l’institut technique apicole sur la base des propositions qu’il leur a adressées au mois de mai, afin d’être en mesure de travailler avec les instituts techniques des autres filières.

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LA FORÊT DE MONTAGNE DIGNEMENT FÊTÉE

Certes il est encore trôt top pour tirer un bilan définitif de la fête mais on peut dire qu’elle est couronnée de succès. Les organisateurs, pour les 20 ans de sa création réussissant le tour de force d’allier festivités et réflexions.

Il faut dire que le choix de Chichilianne s’est montré judicieux.

Chichilianne située au sud de l’Isère, au pied du Mont Aiguille est une commune rurale par excellence. Le village situé à 1000 mètres d’altitude, est composé de 272 chichiliannoux. Sur les 6248 hectares qui le compose, 780 le sont en forêt communale, les essences principales étant le hêtre, sapin et épicéa. La commune connaît une grande difficulté pour commercialiser ses bois à cause de conditions d’exploitations difficiles. Seul le cablage  peut permettre la mobilisation de ces bois mais ce système est coûteux et la commune ne peut supporter seule son financement.

« Il faudrait une aide, départementale, régionale afin de mieux valoriser les bois d’altitude dont les conditions d’exploitation sont difficiles » souhaite le maire Gilbert Corréard.

Un thème qui sera abordé au cours du colloque.

Un programme chargé donc avec le vendredi réservé aux scolaires qui ont pu mieux connaître le bois, nos forêts de montagne tout en jouant.

Grosse matinée ce samedi avec l’assemblée générale de l’association des communes forestières de l’Isère. Une association importante et qui porte l’organisation de la fête. Assemblée générale suivie par le très attendu colloque sur l’avenir de notre forêt. Quatre thèmes ont été abordés: la forêt et le changement climatique, l’exploitation forestière et ses difficultés, les problèmes liés au foncier et à la chasse et le bois énergie. Un débat illustré par la projection d’un film passionnant qui a attiré un nombreux public.

Qui dit fête dit obligatoirement festivités. Elles ont été multiples avec divers spectacles musicaux, un bal, le concours de bûcherons… et diverses animations, expositions, démonstrations de métiers anciens, qui ont ravi petits et grands.

La 11ème fête de la forêt de montagne vient de s’achever. C’est l’heure des bilans qui seront n’en doutons pas positifs. Il sera alors le moment de choisir le lieu de la 12ème fête. On a le temps d’en reparler….

gilbertp@sillon38.com

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