Archive | 29 juin 2009

La filière avicole face aux importations de préparations

Dans sa question écrite n° 08689, publiée dans le JO Sénat du 14/05/2009,M. Bruno Retailleau (Vendée-NI) attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur un problème auquel la filière avicole est nouvellement confrontée. Elle se trouve actuellement face à un développement incontrôlé des importations de préparations contenant en poids de 25 % à 57 % de viandes de volailles. Les statistiques européennes font état d’une envolée des importations de ces produits, et les producteurs de son département lui ont fait part de leurs inquiétudes.

Il rappelle que ces produits du chapitre douanier 16 02 32 30 ont un taux de douane de 10.9 % ad valorem, alors que les préparations contenant plus de 57 % de viandes de volailles ont un droit fixe de 86.7 € /100 kg.

Il s’agit là d’une manière de contourner le tarif douanier qui permet de bénéficier d’un avantage tarifaire de 500 € par tonne environ, au détriment de la qualité du produit. Surtout, cette augmentation brutale met à mal notre filière avicole qui lutte, elle, pour assurer la qualité des produits fournis aux consommateurs, alors même que, sous la présidence française de l’Union européenne, la France s’est attachée à promouvoir et renforcer un modèle de politique agricole de la qualité, garantissant la lisibilité et la sécurité alimentaire pour le consommateur.

Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin de lutter contre ces détournements et de protéger la qualité de notre filière avicole.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 25/06/2009
Les importations européennes de préparations contenant en poids entre 25 à 57 % de viandes de volailles se sont fortement développées en 2008. Ces préparations bénéficient de droits de douane réduits.

Le ministère de l’agriculture et de la pêche, attaché à une protection douanière efficace de la filière volaille, est conscient des conséquences que ces importations de préparations de volailles pourraient causer à la filière avicole. C’est pourquoi, en comité de gestion, le 11 décembre 2008, la France a interrogé la Commission sur la forte hausse des importations de préparations contenant de 25 à 57 % de viandes de volailles, alors que les importations de préparations contenant plus de 57 % de viandes de volailles, qui font l’objet d’un droit de douane fixe beaucoup plus élevé, sont restées stables.

La Commission a pris connaissance du problème et a demandé à ses services douaniers un renforcement des contrôles afin d’identifier s’il s’agit ou non d’une fraude. Si tel était le cas, il faudrait bien évidemment y mettre fin au plus vite. Sinon, une solution permettant d’éviter un afflux d’importations devra être étudiée et proposée le plus rapidement possible.

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Nouvelle opération de nettoyage du Mercantour

Fort du succès des opérations conjointes avec Mountain Wilderness depuis 8 ans, le Parc national du Mercantour organise une 10 ème action de nettoyage, de très grande envergure, avec l’appui des communes de Valdeblore et Isola, des magasins Satoriz, la DIACT et les Régions PACA et Rhône-Alpes.

« C’est véritablement au dernier « gros point noir paysager » de tout le coeur du Parc national du Mercantour que l’on s’attaque en 2009. Ensuite, si la centaine de bénévoles y parviennent et que le temps est avec nous, le secteur de Haute Vésubie sera entièrement débarrassé des lignes barbelés », précise l’association.

Nettoyer la montagne de ses aménagements abandonnés (généralement d’origine militaire, héritages d’une histoire mouvementée dans le secteur frontalier avec l’Italie) est une opération à but non seulement
esthétique et sécuritaire mais aussi naturaliste : au-delà d’une virginité retrouvée, les cols et vallons sont ainsi rendus inoffensifs pour les randonneurs mais aussi pour l’abondante faune sauvage qui y séjourne.

Cette opération, qui entre parfaitement dans les missions d’un parc national, est le coeur de métier de l’association Mountain Wilderness, qui oeuvre depuis maintenant 9 années dans tous les milieux montagnards pour rendre leur naturalité aux sites. Demander et aider au démontage d’aménagements abandonnés est l’une des actions que mène l’association nationale de protection de la montagne, reconnue d’utilité publique.

Plus d’informations sur www.mountainwilderness.fr

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Coopénoix: la vieille dame est en pleine « bourre »

Nous sommes en 1929, les cultivateurs du Bas Grésivaudan réunis au sein de syndicats de producteurs de noix de Grenoble fondent la coopérative de la fédération des syndicats des producteurs de noix de Grenoble. Celle-ci récupère une usine de préparation des noix située à Tullins. L’aïeule de Coopénoix est née. Ce samedi 27 juin, on a fêté les 80 ans de la vieille dame qui est d’un dynamisme hors du commun.

A tel point que Coopénoix se présente comme le leader de la noix européenne.

La coopérative a vécu une journée bien chargée en ce samedi 27 juin. On peut même parler de journée historique: ce n’est pas tous les jours que l’on fête ses 80 printemps!

Cet anniversaire s’est passé en deux parties bien distinctes: le matin, plus studieux avec l’AG de la coopérative, un débat sur le thème du rôle des coopératives et les discours officiels. L’après-midi étant plus festif avec diverses animations grand public, jeux pour enfants, visite de l’établissement, intronisations sans oublier plusieurs conférences sur les stands présents autour de la coop.

A sa création, l’usine est située à Tullins. Elle prospère rapidement, compte de plus en plus de coopérateurs. En 1938, la noix de Grenoble obtient l’AOC. Le nombre d’adhérents atteint son paroxisme dans les années 50 avec plus de 600 producteurs. Aujourd’hui le nombre se stabilise autour des 450 adhérents.

Un tournant dans la vie de la coop sera pris, par obligation, en 1977. en pleine récolte, l’usine de Tullins brûle entièrement. En 1978, une autre usine sera construite à Vinay. Une usine plus fonctionnelle, moderne qui, au fil des années et afin de répondre à la demande verra ses outils évoluer.

Coopenoix comme l’ensemble de la filière a connu des heures difficiles, des années noires dues à des accidents climatiques. Les anciens se rappeleront de 1928: gel, 1946: secheresse, 1949: gel, 1954 et 1956: gel; 1976: secheresse, 1982: tempête, 1985: gel, 2003: secheresse, 2008: grêle et tempête. Malgré ces aléas climatiques, la filière a toujours su se relever, prospérer même.

En 1932, Coopenoix traite 900 tonnes de noix, en 1990:1600 tonnes, en 2000: 3300 tonnes et en 2008 la coopérative a collecté 6000 tonnes. Une production qui est exportée à 75% vers essentiellement l’Alemagne, l’Italie, l’Espagne, la Suisse et les pays scandinaves. Cela se traduit par le fait que « Coopenoix est le leader européen de la noix française.

Pierre Gallin-Martel, président de Coopenoix a souligné l’importance que joue la qualité au sein de la structure: « La coopérative s’est engagée dans une démarche qualité à tous les niveaux. La certification IFS obtenue en 2007 et 2008 couronne cette démarche. Nos outils sont performants et nous avons des projets pour encore aller plus loin. nous essayons d’être créatifs dans les domaines de la promotion, communication et commercialisation. nous sommes également des porteurs de projets sur des sujets comme la campagne de plantation, l’irrigation. On essaie également de garder l’esprit coopératif et notre objectif pour les prochaines années et que Coopenoix reste jeune dynamique. »

Coopenoix commercialise sous le nom d’Alp’noix

Eliane Giraud, vice présidente du Conseil régional estime que la noix de Grenoble est un « emblème » et que « cet anniversaire doit être l’anniversaire de toute la filière noix ». Elle a rappelé que la Région se veut  proche du monde agricole car « l’agriculture représente une force économique, sociale, environnementale, forte. »

Yves Borel, président du Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble a tenu à remercier Robert Pinet, ancien président qui a su maintenir une filière alors qu’elle était en pleine déroute. Il a rappelé que l’avenir des entreprises comme Coopenoix passe obligatoirement par l »installation des jeunes: « Pas de coopérateurs, pas de coopératives ». Il a également abordé les campagnes de replantation et d’irrigation qui sont « d’actualité » et il s’est enfin félicité que « l’interpro ait pu se mettre d’accord à propos de l’organisation de défense et de gestion de l’AOC noix de Grenoble. »

André Vallini, président du Conseil général mais « surtout député de la circonscription de la noix de Grenoble » a confirmé que la noix de Grenoble est déficitaire en production. « Je maintiens mon idée de ne pas s’endormir sur les cerneaux. Cela veut dire qu »il faut être efficaces dans les domaines de l’installation, replantation, irrigation, promotion…..Et de parler de PIC: Planter-Irriguer- Communiquer. Voilà par ou passe l’avenir de la noix de Grenoble. »

Des centaines de personnes ont visité les locaux de Coopenoix lors de la journée anniversaire

par Gilbert

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Marchés fermiers de Belledonne: ça continue!

Un marché fermier, qu’est-ce que c’est ? C’est la convivialité d’un marché de producteurs, le plaisir de trouver des produits du terroir de qualité, tout en découvrant une ferme du massif.
En fonction des saisons, vous pouvez y retrouver ou découvrir les produits des fermes de Belledonne : viandes et charcuteries, huile de noix, miel et pain d’épices, fromages, confitures et coulis, fruits et
légumes de saison, pain, plantes vivaces, etc …, autant de produits qui ne demandent qu’à composer vos menus ou agrémenter votre jardin tout au long de l’année.
Après les éditions réussies du début de saison, les producteurs de Belledonne vous invitent à leur prochain marché fermier qui aura lieu :

le dimanche 5 juillet , à Saint-Martin d’Uriage – Ferme de Loutas, de 10 à 16h.

Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 13 septembre, 18 octobre et 13 décembre : Ferme de Loutas, St Martin d’Uriage
- les dimanche 27 septembre, 25 octobre et 13 décembre à Venon
- le dimanche 9 août : Ferme de la Boutière de Francis et Dominique Truc-Vallet à Laval,

Les agriculteurs de Belledonne vous attendent sur leurs fermes!

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Christian Nucci, chevalier dans l’ordre du Mérite agricole

A midi pile, dans les locaux du CG38, en présence du préfet, des conseillers généraux, des représentants des organismes agricoles et de ses collaborateurs et amis, Christian Nucci, vice-président du CG38 chargé de l’agriculture, du développement rural et des territoires, a reçu des mains d’André Vallini l’insigne de chevalier dans l’ordre du Mérite agricole.

C’est bien lui sur la photo, mais du temps où il était prof de collège à Beaurepaire (photo Assemblée nationale). Un petit retour sur le passé s’imposait.

Sans nous attarder sur sa carrière politique (député, vice-président de l’Assemblée nationale, Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, ministre de la Coopération), nous préférons laisser la parole au maire de Beaurepaire (1977-2008) évoquant avec émotion sa géographie sentimentale, l’amour de la terre et de ses fruits :
« De ma région d’origine, je garde le goût des choses simples et le merveilleux de l’odeur de la terre et de la campagne :
- l’odeur du raisin pressé pour le vin des côteaux de Tlemcen et ici, celui des vins de Saint-Savin, Chapareillan, Saint-Chef
- le goût du croûton frotté à l’ail et trempé dans l’huile d’olive qui finit sa pression et, bien sûr, l’huile du nuciculteur (avec un seul C, contrairement à ce qui était écrit dans un rapport en 2002. Me serais-je identifié à la noix de Grenoble ?)
- l’odeur et le goût mêlés de la clémentine du Maroc oriental –et non la mandarine- et la saveur de la framboise, de la fraise et autres fruits du Rhône
- la prière du fellah face à la sécheresse qui s’aggrave et les larmes du producteur de noix devant son outil de travail agonisant, et bien sûr l’espoir de l’irrigation
- cette montagne aride où mon père, ouvrier pipier, m’amenait pour rechercher la bruyère, et l’alpage où se confectionne le lait de nos massifs
- le miel qui embaume les desserts de l’ami Younès et accompagne le thé à la menthe, et l’abeille que l’on veut, à tout prix, sauver de l’hécatombe
- le goût prononcé du poivron et de la tomate dans la salade juive de la mère Paul et la fraîcheur de la Grenobloise apprêtée à l’huile de chanvre.
Cette odeur de la terre et de la campagne, je continue de la ressentir tous les matins très tôt sur mon vélo dans la région de Bièvre-Valloire. Et c’est une joie immense qui me porte ».

Christian Nucci est né le 31 octobre à Turenne (Algérie). Il a été instituteur à Oujda (Maroc) de 1963 à 1971 avant d’enseigner au collège de Beaurepaire (1971-1978).

Christian Nucci tel qu’il était samedi, au moment de recevoir l’insigne des mains d’André Vallini (photo Frédérick Pattou)

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