Archive | 08 juillet 2009

Gel, pluies, orages: le CNAA a examiné treize dossiers

Le Comité national de l’assurance en agriculture (CNAA) s’est réuni le 2 juillet sous la présidence de M. Murret-Labarthe, Conseiller-maître honoraire à la Cour des Comptes.
Ce comité a été l’occasion de rappeler que les sinistres devaient bien être clairement rattachés à un évènement climatique exceptionnel pour être reconnus. Ont été examinées les demandes de reconnaissance initiale ou complémentaire de calamités agricoles émanant de :
13 départements avec 16 demandes de reconnaissance.
Ces dossiers portent sur  les dommages causés par des chutes de neige, des précipitations, des orages et un dossier sur le gel des  21 et 22 mars 2009 (1).
4 départements pour des reconnaissances complémentaires (2).
L’ensemble des dossiers présentés dans ce cadre a fait l’objet d’un avis favorable en tout ou partie,  ou d’ajournement (3) dans l’attente d’informations complémentaires.
Le montant total de l’indemnisation des dossiers examinés pour une reconnaissance initiale ou complémentaire est de 8 millions d’euros, au titre desquels une première enveloppe de   2,4 millions d’euros sera déléguée dans l’immédiat.
Par ailleurs, 30 demandes d’indemnisations complémentaires pour des sinistres reconnus lors de précédents CNAA ont reçu un avis favorable, dont 2 au titre de l’ostréiculture (4), 11 au titre du gel du printemps 2008 (5), et 17 émanant de 14 départements (6) pour des sinistres divers pour des sinistres divers. Un total de 12,6 millions d’euros va ainsi être délégué.
Dans un deuxième temps, les modalités d’application de l’arrêté du 31 mars 2009 fixant la liste des risques assurables exclus du régime d’ indemnisation du Fonds national de garantie des calamités agricoles concernant le calcul des pertes sur cultures fourragères ont été examinées. L’objectif était d’examiner différentes solutions permettant du fait de l’exclusion des cultures fourragères, de ne pas pénaliser indûment les éleveurs dans la vérification du seuil de perte pour l’ensemble de leur exploitation tout en facilitant la souscription de contrats d’assurance. Cette question devra faire l’objet d’une décision lors du prochain CNAA.

Enfin, un point a été fait sur la mise en œuvre du dépôt  par internet du dossier de demande d’indemnisation au titre des calamités agricoles. Une expérimentation pilote va être conduite avec le département du Vaucluse sur le sinistre lié au gel  des 21 et 22 mars 2009 à partir de la fin du mois d’août 2009.
La date du prochain CNAA a été fixée au 14 octobre 2009.

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(1): 05, 07, 16, 18, 2A, 21, 32, 34, 38, 48, 83, 84, 86
(2): 2B, 26, 47, 69
(3): 32, 83,
(4):17, 33
(5): 07, 24, 32, 33, 40, 44, 47, 49, 56, 85, 95
(6): 04, 07, 2A, 2B, 26, 32, 33, 38, 41, 46, 47, 82, 84, 89

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Rural, urbain, périurbain: déambulation grenobloise

Dans le cadre de la 5ème édition des Rencontres-i, une déambulation spéculative est organisée vendredi soir à 19h, au rythme des onze ruches imaginées et installées dans l’espace public grenoblois par Olivier Darné, artiste associé à la Biennale. Autour d’un cadre de miel produit sur le toit du Centre d’art Bastille, les Rencontres i, le CAUE et le CAB vous proposent une rencontre sur les plaisirs et les pressions urbaines.

La question « le promoteur ou la vie ? » peut-elle être posée ? Et les abeilles dans tout ça ?

« L’erreur est urbaine » parfois certes, mais il lui arrive aussi et de plus en plus souvent d’être rurale.

Les Rencontres-i, une Biennale Arts-Sciences pour partager les imaginaires des artistes, des scientifiques et des citoyens. Cette 5ème édition s’invente au rythme des onze ruches imaginées et installées dans l’espace public grenoblois par Olivier Darné, artiste associé à la Biennale. Autour d’un cadre de miel produit sur le toit du Centre d’art Bastille, les Rencontres i, le CAUE et le CAB vous proposent, vendredi soir à 19h,  une rencontre sur les plaisirs et les pressions urbaines.

Entre l’observation du génie des lieux et l’analyse de certains aménagements urbains diaboliques, si nous parlions de ce que nous voyons ? De l’observation de la nature en ville au drame de la nature en campagne, avons nous le choix entre la densité ou l’explosion horizontale ?

Entre paradoxes urbains et humains, quelle place pour l’homme en ville ? Quelle place pour la tendresse ?
Avec Serge Gros (CAUE), Jean Olivier Majastre, Bertrand Rétif (paysagiste itinéraire bis) + paysagistes et architectes du CAUE de l’Isère, avec Jean-Marie Dyon, Christophe Brumelot (apiculteurs), Olivier Darné (artiste associé des rencontres I).

Rendez-vous vendredi 10 juillet 19h30 – au départ du téléphérique La Bastille – Grenoble
Promenade statique autour de l’Apiscope au coucher des  abeilles…
Avec des paysagistes, urbanistes, anthropologues, artistes et apiculteurs.
Au programme : projection de courts métrages, lâcher de ballons et graines  mellifères, dégustation de miel et pique nique sorti du sac. Possibilité de dormir à la belle étoile.

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Pont-de-Claix: premier bilan des mesures de dioxines et métaux lourds

Par communiqué du 26 mars 2009, la préfecture de l’Isère informait des résultats d’une campagne de mesure des dioxines et métaux lourds dans l’air et les retombées atmosphériques dans l’environnement du site chimique de Pont-de-Claix, montrant des résultats atypiques, avec la présomption d’une contribution forte liée à l’historique du site.

Des investigations complémentaires ont été engagées à la demande du Préfet tant par les industriels de la plateforme que par l’ASCOPARG, à la fois dans l’air et les sols, à l’intérieur et à l’extérieur du site et un groupe de travail multi partenarial (Etat , Industriels , Collectivités) a été mis en place , animé par la DRIRE et avec l’appui de la DDASS .

Ce communiqué, intermédiaire, fait le point sur les données disponibles fin juin 2009.

Pour rappel, les activités de production chimique actuelles du site ne génèrent pas de dioxines et les conditions d’exploitation et les émissions de l’incinérateur de la plate-forme sont conformes à la réglementation. A ce jour les investigations conduites n’ont pas permis de déceler de sources externes au site susceptibles d’avoir pu contribuer à la pollution mesurée dans l’air et les retombées atmosphériques lors des campagnes d’investigation (feux de broussailles, feux de poubelles, incendies de véhicules et autres…).

Dans l’air ambiant, les prélèvements réalisés par l’ASCOPARG au Sud de la plate-forme confirment le diagnostic antérieur , à savoir  des valeurs plus élevées que sur d’autres sites industriels et urbains rhônalpins. Dans les retombées atmosphériques, les valeurs issues des premières campagnes de mesures réalisées en 2009 au Nord et au Sud de la plateforme sont par contre plus faibles qu’en 2008.

Plusieurs milieux peuvent par ailleurs garder la trace de contaminations historiques susceptibles d’être remobilisées dans l’air et les retombées. Dans les sols au voisinage du site chimique, et situés à l’extérieur de l’enceinte du site, onze points, répartis sur les communes de Pont-de-Claix, Echirolles et Champagnier, ont été analysés. Les premiers résultats sont très comparables aux valeurs rencontrées en d’autres zones urbaines ou industrielles (BRGM, AFSSE), à l’exception d’un point qui a fait l’objet d’un nouveau prélèvement.

A l’intérieur du site une contamination par les dioxines et furanes a été mise en évidence dans les sols, dans les gravats issus de travaux d’excavation et de démantèlements ainsi que dans un bâtiment désaffecté. Un recensement exhaustif est en cours, sur l’ensemble des bâtiments potentiellement émetteurs de dioxines dans le passé .

Sur le plan sanitaire, pour les riverains de la plate-forme, les taux relevés dans l’air ne présentent pas de risque par inhalation. En l’absence de voie d’exposition majoritaire (ingestion de corps gras, lait et oeufs, produits sur place) les valeurs trouvées dans les sols n’entraînent pas de risque par ingestion. Toutefois, une nouvelle analyse de risque sera réalisée lorsque les résultats des analyses de vérification du point atypique seront connus.

Il est par ailleurs rappelé qu’il est conseillé de laver les fruits et légumes avant consommation.

Sur la plateforme, différentes actions ont déjà été engagées, afin de protéger les salariés et d’éviter toute dissémination des dioxines. Ainsi, tous les travaux d’excavation et de démantèlement restent suspendus et une opération de décontamination du bâtiment déjà repéré va être engagée. Des éléments sont encore attendus pour compléter les premières interprétations et orienter les actions futures, à la fois sur l’air, les retombées de poussières en suspension et les sols, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’enceinte.

Conformément à l’engagement pris, les résultats sont communiqués aux maires des communes de Pont-de-Claix, d’Echirolles et de Champagnier en vue de l’information des riverains.

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Face au succès, le réseau des AMAP doit se structurer

L’Alliance PEC Isère (Paysans Ecologistes Consommateurs) de l’Isère est une association qui défend l’agriculture durable, et particulièrement l’agriculture biologique. A ce titre, elle met en place et coordonne les AMAP (associations pour le maintien de l’agriculture paysanne) et participe à des actions de sensibilisation du grand public (stand, projections débat, conférences…). En juin, l’association a recensé 2000 paniers en AMAP, dont plus de 1000 livrés sur le territoire de la Métro (26 communes). En nombre de familles, l’augmentation est de l’ordre de 1,5 fois supérieure. D’où la nécessité d’une structuration du réseau pour mieux répondre à la demande.

La part d’exploitations en agriculture biologique (AB) est légèrement supérieure à 50 % (tendance confirmée au niveau régional).

C’est peu, remarque l’Alliance PEC Isère,  compte tenu des enjeux sur la santé, la qualité de l’eau, et la biodiversité. En effet, seule l’agriculture biologique certifiée reste un gage de confiance pour les consommateurs face à la multipilicité des labels. Du point de vue des ressources en eau potable, l’ »AB » apporte une solution directe en éliminant tous les pesticides de synthèse ; et à ce titre, quoi qu’il arrive, il y a une obligation de résultats (horizon 2015 pour la directive européenne sur l’eau).
Mais c’est déjà beaucoup car la démarche AMAP rassemble des producteurs diversifiés : une bonne part reconnaissent avant tout les principes de l’agriculture paysanne, c’est à dire à dimension humaine et autonome (dépendant le moins possible des subventions publiques). Dans de nombreux cas (ex. : éleveurs de montagne qui peinent à trouver du fourrage bio), il serait trop réducteur de confiner le réseau des AMAP au seul label. Le principe reste donc « ouvert » mais oblige l’Alliance à s’appuyer sur un système de garantie participative ( »SGP ») pour éviter certaines dérives.

Un label AB en AMAP?

Enfin, la question du label AB en AMAP est débattu au sein de l’Alliance PEC Rhône-Alpes, et le dernier vote a confirmé cette orientation « ouverte » pour l’ensemble du réseau. Le collectif reste ainsi garant des principes fondamentaux qui ont, il y a 15 ans, fondé l’Alliance : une écoute permanente et une dynamique complexe, intégrant des agriculteurs prêts à une logique de changement. Une telle attitude n’empêche pas l’Alliance, par son travail sur les AMAP, d’être impliquée indirectement dans la sphère marchande (ex. coût de l’adhésion pour les producteurs et les consommateurs).

Mais son action reste basée sur des idées militantes, débattues en réseaux associatifs, et elle est en cela totalement différente des autres initiatives qui créent de la valeur ajoutée autour du « produit panier ».

L’Alliance travaille donc sur la structuration du réseau des producteurs et des consommateurs en AMAP ; elle doit aussi prendre en compte l’accès de ce type de circuit court à des populations moins sensibilisées (les AMAP de Seyssinet et de Fontaine sont pionnières dans ce domaine).

site à consullter: www.alliancepec-isere.org/

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