Archive | 14 août 2009

Les atouts nutritionnels et sanitaires du bio

L’Agence Bio a communiqué en juin des données sur l’agriculture biologique et, notamment, celles relatives aux atouts nutritionnels et sanitaires des produits bio, sujet actuel de polémique. Les  résultats du programme européen de recherche (projet QLIF) qui s’est étalé de 2005 à 2009, tout en indiquant que l’avantage santé des produits bio est en cours de démonstration,  soulignent que la qualité des produits bio, animaux et végétaux, diffère en général considérablement de celle des produits issus des systèmes de production conventionnels.  En voici les conclusions.

Des expériences, menées dans différents pays d’Europe, montrent que la qualité des produits bio, animaux et végétaux, diffère, en général, considérablement de celle des produits issus de systèmes de production conventionnels. En ce qui concerne les produits laitiers, les systèmes bas intrants tels que l’élevage en plein air engendrent une qualité identique à celle des produits laitiers biologiques mais, dans la plupart des autres cas, les résultats des systèmes bas intrants tendent vers ceux de l’agriculture conventionnelle.

Les résultats obtenus montrent que les méthodes de production biologiques sont à l’origine :

- de niveaux plus élevés en composants nutritionnels recherchés, comme les vitamines, les antioxydants et les acides gras poly insaturés ;
- de plus faibles taux en composés non souhaitables tels que les métaux lourds, les mycotoxines, les résidus de pesticides et les glyco alcaloïdes, dans une série de cultures et – ou – dans le lait.
Dans le cas du lait, les composants nutritionnels souhaitables sont jusqu’à 70 % plus concentrés dans les échantillons biologiques.

Les expériences, multi factorielles, du QLIF ont permis d’établir, pour la première fois, une corrélation entre les pratiques agricoles biologiques et la qualité supérieure de l’alimentation biologique. La composition nutritionnelle des productions végétales s’améliore en l’absence d’utilisation de fertilisants minéraux chimiques de synthèse et, dans certains cas, avec la non utilisation de pesticides. La qualité du lait augmente lorsque le régime alimentaire des animaux se base sur le fourrage et que la part de l’ensilage de maïs est faible dans la ration, ainsi que lors des périodes de pâturage.

Les produits alimentaires bio sont sûrs

Des études menées au Danemark ont montré que le risque de contamination par les salmonelles fécales est plus faible dans le cas des porcs élevés en extérieur. Cela est vérifié à la fois pour les élevages bio et non bio des systèmes en plein air. Les systèmes d’élevage intensifs en intérieur présentent des niveaux de contamination par les salmonelles 2 à 3 fois plus élevés et montrent un plus fort risque de transfert de pathogènes entériques vers la chaîne alimentaire humaine.

Une étude menée en Allemagne a porté sur la sécurité microbiologique de laitues fertilisées avec du fumier issu de l’élevage biologique. Même dans le cas des scénarii les plus défavorables d’un point de vue sanitaire, aucun risque additionnel pour la sécurité n’est détecté en ce qui concerne le transfert de salmonelles et d’E. coli.

Enfin, plusieurs composés nutritionnels indésirables sont présents à des niveaux plus faibles, dans les aliments biologiques, que dans la nourriture conventionnelle.

Le défi des process de l’agroalimentaire biologique

Les acheteurs bio réguliers se méfient des produits biologiques très transformés, vendus dans les supermarchés. En revanche, les consommateurs bio occasionnels recherchent la commodité et ce groupe génère le potentiel le plus dynamique pour la croissance du marché bio, dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Dans une étude de cas, au sujet des légumes biologiques fraîchement coupés, des stratégies de désinfection alternatives utilisant l’ozone ont été testées, avec succès, en laboratoire comme dans leur application industrielle, afin de remplacer les traitements à base de chlore. Par ailleurs, des technologies ont été mises à l’épreuve, susceptibles d’améliorer la composition nutritionnelle des produits laitiers.

L’avantage santé des produits bio est en cours de démonstration

Les découvertes positives concernant la sécurité et la qualité des produits bio sont peut-être la raison pour laquelle une majorité de producteurs européens d’alimentation infantile ont déjà adopté la matière première biologique pour leurs approvisionnements.
Cependant, les études concernant les effets de la consommation d’aliments biologiques sur la santé d’animaux de laboratoire ont seulement produit des résultats préliminaires à ce stade.

Les nourritures conventionnelle et bio influent de manière différente sur l’équilibre hormonal ainsi que sur le système immunitaire des rats – on constate des corrélations significatives avec les techniques de fertilisation et de protection des cultures. Néanmoins, d’autres études, plus détaillées, sont nécessaires pour fournir, peut-être, les preuves de l’impact, positif, de l’alimentation biologique sur la santé des humains et des animaux.

Les conclusions du programme de recherche QLIF mené de 2004 à 2009 sont désormais disponibles sur le site Internet www.qlif.org. Ce programme concerne les systèmes de production et filières bas intrants dont la bio.

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Projet QLIF – Quality Low Input Food “Improving quality and safety and reduction of costs in the European organic and low input supply chains”.
Durée : 5 ans, 2004-2009.
Budget : 18 M€ dont Commission européenne : 12,4 M€
Coordinateurs : Professeur Carlo Leifert – Université de Newcastle, Royaume-Uni ; Docteur Urs Niggli, FiBL.

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Concilier routes et environnement

L’impact écologique de la création de nouvelles voiries, de l’usage  et de l’entretien de celles qui existent n’est plus à démontrer : destruction et fragmentation  d’espace agricole  ou naturel, émissions de gaz à effet de serre ( En 2006 le trafic routier était responsable de 36,6% des émissions françaises de CO2), accidents (4615 morts  en France en 2007 ), consommation de granulat ( La moitié des 400 millions de tonnes de granulats produits en France sont consommés par les routes), bruit, pollutions par désherbage chimique ( 1 g de pesticide pollue un fossé en eau d’un mètre de large et un mètre de profondeur sur 10 km), déchets jetés des véhicules (Dans le Loiret les agriculteurs de la coopérative de Boisseaux ont nettoyé 100km de routes du 20 février au 6mars 2009.Ils ont récolté 4 postes de TV,6 pneus,7 bidons d’huile,18 enjoliveurs,400 bouteilles en verre,1000 canettes, 2000 paquets de cigarettes, 37 bouteilles plastiques remplies d’urine soit 10 kg par km.) etc.
A l’initiative de ses vices présidents Serge Revel, chargé de l’environnement et C.Bich chargé des routes, le Conseil Général de l’Isère vient d’éditer une plaquette couleur de 44 pages intitulée : « Concilier routes et environnement »
Sans prétendre être exemplaire sur la totalité des 5100 km de voiries départementales en Isère, le Conseil Général souhaite , dans son agenda 21, promouvoir une haute qualité environnementale pour son réseau routier. Il a  mobilisé ses agents des directions des routes et de l’environnement et démontre, à travers l’édition de cette plaquette, qu’il est possible de réduire fortement l’impact écologique de ces infrastructures  pour garantir la santé de son personnel, des usagers,  la qualité de l’eau et de la biodiversité :
Arrêt de l’usage des pesticides en bord de voiries depuis 2005, fauche adaptée pour la flore protégée sur les talus, pose de nichoirs à oiseaux et chauves souris sous les ponts, déconstruction et recyclage des voiries abandonnées, utilisation d’enrobés tièdes, abandon des éparreuses déchiquetant les haies de bordures, prise en compte des corridors biologiques avec réalisations de passages à petite faune dont le plus grand d’Europe et de passerelles à écureuils etc.

Cette plaquette, parfaitement illustrée et remplie d’exemples concrets, destinée au grand public, aux techniciens comme aux usagers et  accompagnée d’une exposition itinérante sera présentée officiellement le dimanche  6 septembre à 10 :30 à la salle des fêtes de l’Albenc (38) dans le cadre du  13 ème festival de l’Avenir au Naturel (Renseignement 04 76 36 50 10 ou enisere@wanadoo.fr)

Elle est également disponible gratuitement sur simple demande auprès du service environnement du Conseil Général de l’Isère  ( JF Noblet 04 76 00 37 37 ou jf.noblet@cg38.fr) et du service communication (Attachée de presse : Melle L.Bouhrizi 04 76 00 37 15 ou loubna.bouhrizi@cg38.fr)

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