Archive | 11 septembre 2009

De nouveaux PER en 2010

A l’occasion de son déplacement le 8 septembre à Sauveterre-de-Guyenne en Gironde, François Fillon a annoncé l’engagement d’un nouveau cycle de pôles d’excellence rurale (PER) pour 2010.

Avant de saluer « la cohérence du développement local », le Premier ministre a qualifié le pôle d’excellence rurale (PER) de l’Entre-deux-Mers de « réussite », fédérant « les efforts des collectivités publiques et des acteurs privés ».

En dressant ce bilan positif, François Fillon a rappelé que les pôles d’excellence rurale, créés en 2005, « devaient être trois cents à l’origine, près de quatre cents ont finalement été labellisés ». Face à ce succès, il a annoncé l’engagement d’un nouveau cycle de pôles d’excellence rurale dont « les territoires sélectionnés et le programme des réalisations seront négociés au cours du premier semestre 2010″.

Si l’objectif général des PER « sera toujours de développer la compétitivité, l’attractivité et l’activité de nos territoires ruraux », le Premier ministre souhaite que les pôles répondent « davantage aux demandes de nos concitoyens en matière de service au public, ou encore d’emploi ». « Nous soutiendrons particulièrement ceux qui, pour favoriser ces emplois et ces services, miseront sur l’innovation », a-t-il ajouté.

Ces nouveaux pôles d’excellence rurale devront conduire à « une refondation de notre politique d’aménagement du territoire ». Dans cette optique, le Premier ministre a fixé trois objectifs :

- accroître la complémentarité entre les espaces ruraux et les espaces urbains ;
- préserver la beauté de notre littoral, de notre montagne, de nos espaces naturels remarquables ;
- garantir à nos concitoyens, où qu’ils se trouvent sur le territoire, la proximité des services.

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Les JA demandent un bilan de santé de l’agriculture

A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, le syndicat réunissant les jeunes agriculteurs de moins de trente cinq ans a tiré la sonnette d’alarme. Il exige la mise en oeuvre rapide d’un véritable « bilan de santé » de l’agriculture française et de ses agriculteurs.
Les jeunes qui se sont installés en agriculture sont en première ligne : ce sont eux qui souffrent, eux qui se battent sur le terrain …mais aussi eux qui sont force de propositions parce qu’ils ne veulent pas disparaître !
« Oui, l’agriculture est en crise profonde. Oui, il faut que le monde agricole repense son organisation et ses relations avec les autres acteurs du monde agroalimentaire. » constate ainsi William Villeneuve, président de Jeunes Agriculteurs. « Plutôt que d’attendre des réponses à court terme et des « solutions-rustines », il est plus que temps de se poser enfin les bonnes questions et de voir plus loin.
C’est pourquoi, nous exigeons légitimement qu’un « bilan de santé national de l’agriculture » soit mis en oeuvre. Nous serons les premiers à y participer. »

Se réapproprier les outils de production par la contractualisation

« A nous enfin de ne pas nous laisser déposséder des outils de production et de valorisation des produits. » ajoute le président William Villeneuve, dont le syndicat soutient le projet d’une contractualisation « intelligente » et « gagnant-gagnant » depuis des années.
Le syndicat se mobilisera dans les prochains jours pour défendre les revenus des agriculteurs, puisque cela reste la question centrale. Une défense des revenus qui passera notamment par une baisse des charges, en attendant de pouvoir agir à long terme sur le prix des produits agricoles.

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Lait: la colère des éleveurs

Hier à Paris, lors d’une conférence de presse de l’European Milk Board (EMB) , les producteurs laitiers français ont avec détermination annoncé une révolte qui sera de grande ampleur. Il faut s’attendre à ce que de nombreux producteurs laitiers aillent jusqu’au bout et interrompent leurs livraisons de lait : voilà la situation telle que la juge Pascal Massol, producteur laitier français et président de l’APLI, l’Association des Producteurs de Lait Indépendants.

Ce dernier explique que la France compte à elle seule des dizaines de milliers d’éleveurs furieux de la négligence et de l’inefficacité dont fait preuve la politique européenne pour venir à bout de la situation catastrophique du marché laitier. Et dans le reste de l’Europe, il n’en est pas autrement.

Daniel Condat, président de OPL, l´Organisation des producteurs de lait, décrit la situation: « Ça ne va vraiment plus. La politique laisse les producteurs laitiers courir à leur perte. Il y a tant de familles dans tout le monde agricole qui se battent depuis des mois pour la survie des exploitations et la seule chose que le Conseil européen et la Commission européenne aient jusqu’ici su faire, c’est de dépenser beaucoup d’argent dans des mesures inappropriées et de s’entêter aveuglément dans sa politique de libéralisation. Ceci est en particulier vrai pour le lait mais aussi pour les fruits et céréales. »

Les représentants de l’EMB qui s’étaient réunis ce jour-là à Paris ont appelé les politiques européens à changer de cap dans leur politique agricole. Les producteurs laitiers européens ont d’une seule voix réitéré les revendications que l’EMB a déjà remises le 1er septembre 2009 aux instances politiques européennes. Elle demande au Conseil européen et à la Commission européenne d’engager des mesures à moyen terme qui permettent une régulation  de l’offre qui soit souple et s’adapte à la demande. Au vu d’un excédent qui ne cesse de s’accroître, l’EMB demande par ailleurs d’aider à pallier immédiatement cette situation des prix catastrophique en réduisant rapidement les volumes de lait.

Romuald Schaber, président de l’EMB, la fédération laitière européenne, et président de la BDM, l’union des producteurs laitiers allemands, a critiqué sans détours la politique superficielle du Conseil européen et de la Commission européenne. « Quand il est évident que la voie engagée n’est pas la bonne, il faut avoir le courage de changer de direction. Il faut suivre une approche qui assure des solutions durables et non pas essayer de manière irresponsable de boucher les trous d’une politique depuis longtemps vouée à l’échec. »

La situation des producteurs laitiers est absolument dramatique dans toute l’Europe. « Dans de nombreux autres pays européens, les gens ne peuvent plus supporter non plus de voir une exploitation laitière péricliter l’une après l’autre, tout en attendant leur tour. » ajoute Ernst Halbmayr, membre du comité directeur de l’EMB et porte-parole de la fédération autrichienne IG-Milch. « La colère et la peur pour la survie de leur exploitation tout comme la volonté de se battre pour les sauver ne reflètent pas une situation d’urgence seulement chez les producteurs laitiers français. Les gouvernements de l’UE et les responsables de la Commission européenne sont dans l’obligation d’agir et d’engager les mesures correctives. »

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