Archive | 18 septembre 2009

Auto-entrepreneurs: un chiffre d’affaires en progression

La mise en place du régime de l’auto-entrepreneur depuis le 1er janvier 2009 a suscité un fort engouement, avec près de 180 000 créations recensées dès les six premiers mois. Un succès quantitatif, mais aussi qualitatif : Hervé Novelli a annoncé le 15 septembre le montant du chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs qui se sont inscrits dans les trois premiers mois de 2009.

Le régime de l’auto-entrepreneur, lancé le 1er janvier 2009 pour simplifier et populariser la création d’entreprises en France, a enregistré 178 340 inscriptions au premier semestre.

Parmi les 178 340 entrepreneurs recensés par l’Insee au 31 juillet, 70 000 auto-entrepreneurs se sont inscrits au cours du premier trimestre, indique un communiqué de Bercy du 15 septembre. Conformément à la réglementation, seuls ces 70 000 auto-entrepreneurs inscrits au premier trimestre devaient déclarer leur chiffre d’affaires lors de l’échéance du 31 juillet 2009.

Forte augmentation du chiffre d’affaires entre le premier et le second trimestre

Selon les chiffres transmis par l’Acoss, les auto-entrepreneurs concernés ont ainsi généré un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros au premier semestre : 54 millions d’euros au titre du premier trimestre et 126 millions d’euros au titre du deuxième. Cette forte augmentation entre les deux trimestres traduit le bon développement de l’activité des auto-entrepreneurs.

Le chiffre d’affaires moyen pour chacun des trimestres est d’environ 4 200 euros pour la France entière. Un chiffre d’affaires moyen élevé compte tenu de la diversité des auto-entrepreneurs : certains exercent à plein temps alors que d’autres sont auto-entrepreneurs à titre complémentaire.

En effet, le statut s’adresse aussi aux salariés qui ont le droit de devenir auto-entrepreneurs en dehors de leurs horaires de travail. A une seule condition : ne pas créer une activité qui conduit à démarcher les clients de son employeur sans son accord.

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Lait déversé à Pierre-Chatel: « On est obligé de faire dans l’extrême »

Hubert Eyraud-Griffet est producteur à Lavars. Ecoou à la Chambre d’agriculture sous la liste Coordination rurale, il dit haut et fort qu’il a l’impression d’être « un élu au rabais car seul le syndicat majoritaire a un droit de parole et on est exclu des décisions. »

Cela ne l’a pas empêché d’être en première ligne de la manifestation à Pierre-Chatel ou 60 000 litres de lait ont été déversés dans l’herbe.

« C’est la base qui se révolte sur l’ensemble des pays européens. Aujourd’hui c’est la moitié des producteurs français  et 40% des européens qui font la grève de livraison et le mouvement ne fait qu’amplifier. Nous tiendrons bon malgré la désinformation faite autour de notre mouvement, les lettres de menace…Nous sommes foutus et notre seul salut passe par des mouvements tels que celui qui vient de se passer à Pierre-Chatel. C’est toutes les productions qui sont en crise, en danger de mort.

Pour nous faire entendre on est obligé de prendre des solutions extrêmes. Oui, il faut réguler la production laitière. Oui, notre lait doit être payé au prix de 400 euros la tonne. Non, nous ne voulons plus de subventions, d’aides mais un revenu. »

Voila en quelques mots, l’intervention  de l’élu de la Chambre d’agriculture qui s’est dit prêt à aller jusqu’au bout.

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Aide aux exploitations laitières: crise 2009

Conditions d’attibution

Le FAC interviendra sous forme de prise en charge des intérêts de l’année 2009 des prêts professionnels à long et moyen terme d’une durée supérieure ou égale à 24 mois, plafonné à 10% de l’annuité (capital + intérêts). Le montant minimum à verser par exploitation bénéficiaire doit être supérieur ou égal à 500 €. Les aides sont soumises à la règle des minimis, c’est à dire qu’elles sont plafonnées à 7500 euros par bénéficiaire sur une période de 3 exercices fiscaux.

Pour pouvoir bénéficier de la mesure, les exploitations doivent répondre aux conditions suivantes :

Spécialisation en production laitière bovine à hauteur de 40 % du chiffre d’affaire total de l’exploitation (total des ventes de lait à une laiterie ou coopérative)
Taux d’endettement global de 35 % au minimum et ratio des annuités à long et moyen terme / chiffre d’affaires total supérieur à 15 %
La priorité sera donnée aux Jeunes Agriculteurs et aux investisseurs récents.

Formulaires et notice

Les formulaires sont disponibles à la DDAF ou sur son site Internet: ddaf.isere.agriculture.gouv.fr
Ils devront être déposés avant le 30 septembre 2009 à la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt de l’Isère.

Contact DDAF

François MARTINE 04 76 33 45 02
Laurence BADIN 04 76 33 45 20

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Charles Galvin: « La crise du lait nous plonge dans un profond désarroi »

Charles Galvin, vice président du Conseil général en charge de la forêt et de la montagne a la chair de poule devant le spectacle proposé: des milliers de litres de lait déversés dans un champ à Pierre-Chatel.

L’élu de la Matheysine, producteur de lait, « éprouve un sentiment de tristesse face au désarroi des agriculteurs locaux. Ils sont là pour produire, pas pour jeter. Ils défendent leur avenir et on ne peut que les soutenir. Il faut être clair, si rien ne change, ils sont morts et ce sera la mort de notre région. On ne peut l’imaginer sans agriculture. »

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Et Charles Galvin d’aller plus loin dans la réflexion: »L’URCVL va mal et on propose que les producteurs livrent les grosses sociétés comme Sodiaal ou Danone. Ce n’est pas la solution car à court terme celles-ci vont évoquer des coûts de collecte trop élevés pour arrêter le ramassage du lait dans nos zones de production. »

Garder les  quotas

« Le salut de la filière passe par la régulation de la production de lait.  On a tiré à boulets rouges contre ceux qui les ont mis en place et pourtant c’est LA solution. Je ne comprends pas la FNSEA qui ne bouge pas face à cette crise et qui accepte la suppression des quotas. Celle-ci ne ferait  plaisir qu’aux gros producteurs. »

On ose aborder les 600 millions d’euros promis par Bruxelles: « Ce n’est pas la solution. C’est une aide ponctuelle qui ne fera que retarder l’échéance et qu’en sera t-il ‘année prochaine?  Les producteurs veulent un revenu,  pas d’aides… »

Charles Galvin est aux côtés des producteurs de lait et fait tout ce qui est en son pouvoir pour les aider.

« Avec Christian Nucci, conseiller général en charge de l’agriculture nous avons écrit au préfet de l’Isère. Nous lui demandons d’organiser une conférence sur l’avenir de l’agriculture de notre département ».

Un courrier est également parti au ministère de l’agriculture pour lui faire part de la situation dramatique dans laquelle sont nos  producteurs.

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Avis de gros temps sur la montagne!

A un mois de son 25e congrès national (22, 23, 24 octobre à L’Argentière-La Bessée), l’ANEM a réuni ce matin à Grenoble dans l’hémicycle Aubert-Dubayet (CG38) les élus de montagne isérois pour un tour d’horizon des problèmes actuels et à venir. Au sommaire, la RGPP, le maintien du service public postal, la TNT (télévision numérique terrestre) et le haut débit internet, la réforme de la TP (taxe professionnelle), la crise du lait, la taxe carbone, etc.

Un catalogue assez lourd d’inquiétudes qui incite le président Henri Nayrou à diffuser un bulletin météo alarmiste: « Avis de gros temps sur la montagne », a t-il répété ce matin comme il l’avait déjà fait à Saint-Flour l’an dernier à l’occasion du congrès de l’association. Comme quoi, le temps n’est pas à l’amélioration.

En septembre, compte tenu de la situation, l’ANEM demandait la saisine du CNM (Conseil national de la montagne) instance représentative qui ne s’est pas réunie depuis plus de 3 ans. Cet appel a été entendu. Henri Nayrou a en effet annoncé ce matin que  le CNM se réunira le 3 novembre prochain à Paris sous la présidence de François Fillon.

ANEM

Autour du président Henri Nayrou, député de l’Ariège, deux députés de l’Isère, anciens présidents de l’ANEM, à savoir Didier Migaud et François Brottes, Annie David, sénatrice de l’Isère, Christian Pichoud, conseiller général de l’Isère.

Au fil des interventions (par chapitre) :

RGPP : tenir compte de la spécificité montagne

Principe : l’ANEM soutient que la montagne, enjeu essentiel d’aménagement du territoire, doit être lisible dans le futur paysage institutionnel des collectivités du point de vue de leur organisation, de leurs compétences et de leurs moyens financiers. Elle demande que l’article 1 de la loi Montagne soit respecté (spécificité montagne).

« Plus on éloigne les centres de décision des fonds de vallée, plus il y aura de problèmes pour ces fonds de vallée », dit Henri Nayrou.

TP: on manque de simulations

Principe : l’ANEM s’inquiète des conséquences de la baisse de la dotation de compensation de la taxe professionnelle et de celle de la compensation de l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties agricole, instituée depuis 2006 pour les communes. Cette réduction risque à nouveau de pénaliser les collectivités rurales et de montagne les plus fragiles : les communes et leurs établissements de coopération, de même que les départements et les régions, pour lesquels cette taxe constitue une part significative de leurs recettes.

Didier Migaud : « La réforme s’appliquera aux entreprises dès 2010 et aux collectivités locales en 2011. Il est vrai que nous manquons de simulations en ce qui concerne les collectivités territoriales, les conseils généraux et régionaux .»

TNT: gare aux écrans noirs!

Principe : l’ANEM redoute que l’arrivée prochaine de la télévision numérique n’induise pour les téléspectateurs une injustice d’ordre technique, géographique ou économique. En septembre, l’association a signé une motion exigeant l’égalité entre tous les Français pour l’accès à la TNT, en tout point du territoire.

François Brottes : « Je sens le hold-up d’envergure pour ce qui concerne la TNT. Ca va très mal se passer ! Nous sommes obligés de passer d’un système à l’autre, sans alternative, et l’on ne pourra échapper aux écrans noirs ! Les chaînes de télé, qui vont faire des économies substantielles ne veulent plus financer l’entretien des émetteurs dans nos montagnes. Je dis aux élus : accrochez-vous à vos émetteurs hertziens! Et empêchez leur démontage. Avec une parabole, on peut recevoir l’internet  haut débit mais pas l’envoyer. Alors que les émetteurs hertziens le peuvent. On n’a aucun intérêt à ce qu’ils soient démontés. Les montagnes vont payer les pots cassés et devront se passer du haut débit. Les élus ne doivent rien lâcher sur ce dossier. Partout où il y a des émetteurs, il faut les maintenir ».

Service public postal: un lien social à préserver

Principe : l’ANEM redoute que le changement de statut de l’entreprise publique La Poste ne se fasse au détriment des usagers. Les élus de  montagne réclament des garanties sur le maintien du périmètre des missions de service public et d’aménagement du territoire. La présence postale constitue en montagne un facteur essentiel d’attractivité et d’ancrage de la population sur le territoire.

Henri Nayrou : « L’avenir de la Poste, c’est la banque postale. qui est perçue comme un établissement bancaire refuge pour les personnes isolées et défavorisées. Il faut que ses guichets soient ouverts au plus grand nombre ».

Pierre Buisson, maire de Méaudre et conseiller général : « Je réfléchis sérieusement à Méaudre à l’éventualité de créer une agence postale ».

A propos du rôle social du facteur :

Henri Nayrou : « Allez parler à des pontes parisiens du lien social que représente le facteur dans nos campagnes et nos montagnes! Vous prenez le risque de vous faire rire au nez ! »

Annette Pellegrin, maire et conseillère générale de Mens : « La liste des médicaments et des courses que l’on confie au facteur, ça se pratique depuis longtemps ! Si vous voulez vous battre là-dessus, entourez vous de quelques facteurs ruraux ».

Crise du lait: la montagne tient à ses agriculteurs

Principe : Pour l’ANEM, l’’agriculture constitue un secteur d’activité essentiel qui contribue pleinement à l’économie de marché, et reste le pivot central de certaines économies locales, et en tout premier lieu en montagne.

Henri Nayrou : « Lundi, nous avons rencontré le ministre de l’Agriculture et il semble qu’il ait capitulé devant la question des quotas. Nous demandons une régulation du marché, le maintien des quotas  et, dans l’immédiat, une aide de trésorerie aux éleveurs ».

Charles Galvin : « On place l’agriculture sur le plan économique, on en parle en termes de productivité, de compétitivité. Tout cela n’a pas de sens dans les territoires de montagne. Chez nous, on risque de fermer des alpages. Alors, on verra des Canadair venir  éteindre les incendies. Car sans bétail, plus d’entretien. Ce dont on a besoin, c’est d’une bonne gestion du marché. Avec Christian Nucci, nous allons demander au préfet une conférence sur l’avenir de l’agriculture en Isère».

François Brottes : « Les élus de la montagne doivent rencontrer les organismes professionnels pour voir s’il y a des possibilités de mutualiser la commercialisation du lait ».

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Matheysine: 60 000 litres de lait dans l’herbe!

Le spectacle est désolant, donne la chair de poule: des tracteurs déversent des milliers de litres, 60000 au total, de lait dans un champ à Pierre-Chatel. Ceci sous le regard des élus qui soutiennent l’action des producteurs.

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Ces derniers sont en grève et ne livrent plus leur lait. « Au prix ou on nous le paye, vaut mieux le jeter », dira l’un d’eux.  » On ira au bout de notre action, même s’il faut en crever » , ajoutera Sébastien Luyat, producteur de lait à Nantes-en-Rattier.

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« Notre revendication est simple: on veut que notre lait soit payé à hauteur de 400 euros la tonne, point final. Pour ce il n’y a qu’une alternative: la régulation de la production. Vous comprenez que l’on ne peut plus travailler de la sorte, le prix du lait baisse et nos charges augmentent. On vend à perte, comment voulez-vous que les jeunes s’en sortent, ils sont criblés de dettes. »

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L’agriculteur est satisfait de voir que le mouvement prend de l’ampleur. « Nous venons de boucler notre première semaine de grève, à savoir de ne plus livrer notre lait.  Une union laitière complète, celle de Pierre Percée, 16 producteurs vient de se joindre à notre mouvement, cela prouve que la tension est à son maximum ».

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Charles Galvin, conseiller général de l’Isère, est lui également écoeuré, dépité  » Nous sommes en zone difficile. Si nos producteurs disparaissent, que vont devenir nos terres? On ne peut que soutenir ce mouvement où nos agriculteurs jouent leur avenir. »

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Pour Hubert Eyraud-Griffet, producteur à Lavars, élu à la Chambre d’agriculture et vice président de la Coordination rurale », cette grève est un dernier ultimatum avant que l’on disparaisse de la circulation ».

Chacun a noté que la majorité des manifestants étaient des jeunes et que c’est la base qui se révolte, hors appareil syndical dit-elle,  même si la FNSEA a fait l’unanimité contre elle dans la gestion de cette crise. « Elle l’a même provoqué en se positionnant pour la suppression des quotas », a t-on entendu.

Voir par ailleurs les réactions de Charles Galvin et de Hubert Eyraud-Griffet.

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Lait: Bruxelles débloque 600 millions €

Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural, a présenté hier en détail les dernières mesures en date adoptées dans le cadre de la campagne lancée par la Commission pour aider les producteurs laitiers de l’Union européenne à sortir de la crise qui frappe actuellement le marché.

L’ensemble de mesures présenté au Parlement européen s’inscrit dans la foulée du rapport publié en juillet par la Commission et comprend des mesures et des actions à court terme destinées à assurer l’avenir du secteur laitier à plus long terme. La Commission a déjà entamé la procédure visant à permettre aux États membres de verser, à titre temporaire, des aides plafonnées à 15 000 € par producteur.

Elle propose également qu’à l’instar d’autres secteurs, le secteur laitier soit protégé par une clause d’urgence afin de permettre à l’avenir une réaction plus rapide en cas de perturbations du marché. Les modifications apportées aux régimes de rachat des quotas par les États membres permettront de faire en sorte qu’un quota racheté qui est conservé dans la réserve nationale ne soit plus pris en compte dans le quota national lorsqu’il s’agit de déterminer si un prélèvement supplémentaire est dû.

Dans le cas où le prélèvement supplémentaire se révèle nécessaire, la partie correspondant au quota racheté peut être utilisée à des fins de restructuration. À plus long terme, la Commission instituera un groupe de travail réunissant des experts issus des États membres et de la Commission. Ce groupe examinera, notamment, les relations contractuelles existant entre les producteurs et l’industrie laitière, les conclusions du rapport sur le fonctionnement de la chaîne alimentaire dans le secteur laitier – qui seront publiées avant la fin de l’année – et la possibilité d’un marché laitier à terme.

«Ce paquet s’inspire de nombreuses actions que nous avons entreprises et qui semblent porter leurs fruits», a déclaré M me Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural. «Nous commençons à voir le bout du tunnel en ce qui concerne les producteurs laitiers européens. C’est la raison pour la laquelle je suis plus déterminée que jamais à ne pas “retourner vers le futur”, en évitant les pratiques qui, à long terme, nuiraient à notre secteur laitier et provoquerait un sentiment de totale imprévisibilité auprès des producteurs laitiers.

Revenir sur les décisions prises dans le cadre du bilan de santé n’est pas une solution; le Conseil européen nous a d’ailleurs expressément demandé de ne pas le faire. Je suis convaincue que les idées d’aujourd’hui apporteront une aide réelle et tangible à nos producteurs laitiers. Il nous faut également réfléchir aux mesures à prendre pour les moyen et long termes. À cet égard, la France et l’Allemagne ont déjà proposé des idées constructives ».

Mesures à court terme:
- Dans les prochaines semaines, la Commission modifiera les règles relatives aux aides d’État afin de permettre temporairement aux États membres de verser des aides pouvant s’élever jusqu’à 15 000 € par producteur, au titre du cadre temporaire pour les aides d’État adopté dans le contexte de la crise.

- Le secteur laitier sera à l’avenir couvert par l’article 186 de l’organisation commune des marchés unique, qui autorise la Commission à prendre rapidement des mesures temporaires, en vertu de ses propres pouvoirs, en cas de perturbations du marché.

- La Commission propose de modifier le mode de fonctionnement des régimes de rachat des quotas par les États membres. Actuellement, à des fins de restructuration, les États membres peuvent «acheter» des quotas auprès des producteurs et les placer dans la réserve nationale. La réserve nationale fait partie du quota total de l’État membre. Si des producteurs individuels dépassent leur quota, mais que l’État membre dans son ensemble, réserve nationale incluse, respecte la limite qui lui a été fixée, il n’y a pas de prélèvement supplémentaire. La Commission propose que les quotas rachetés qui sont conservés dans la réserve nationale soient exclus du quota national au moment de décider si le prélèvement supplémentaire est dû. Dans le cas où le prélèvement supplémentaire se révèle nécessaire, la partie correspondant au quota racheté peut être utilisée à des fins de restructuration.

Mesures à moyen et long termes:
La Commission propose d’instituer un groupe d’experts issus de la Commission et des États membres. Ce groupe examinerait en détail un certain nombre de questions, notamment:

- la possibilité de créer un cadre juridique pour les relations contractuelles liant les producteurs et l’industrie laitière afin de mieux équilibrer l’offre et la demande du marché, tout en préservant des conditions de concurrence loyales,
les conclusions du rapport que la Commission s’est engagée à présenter avant la fin de l’année en ce qui concerne le fonctionnement de la chaîne alimentaire dans le secteur laitier,
- la question de savoir si un marché laitier à terme faciliterait la transparence des prix à long terme,
- les moyens qui permettraient de généraliser les bonnes pratiques dans l’ensemble du secteur laitier européen en matière de coûts de production et d’innovation.

Évolution récente du marché laitier
Les données les plus récentes indiquent que les prix commencent à se redresser. En un mois, les prix du beurre ont augmenté de 4 % en France, de 8 % en Allemagne et encore davantage au Royaume-Uni. Les prix du lait écrémé sont en hausse de 2 à 3 % en moyenne dans l’UE. Les prix du fromage ont progressé de 5 à 7 % depuis la modification des règles d’exportation intervenue au mois d’août. Le prix moyen du lait dans l’UE a augmenté de près de 2 % au mois d’août et l’achat à l’intervention a pratiquement cessé.

Mesures mises en œuvre:
La Commission prévoit d’affecter cette année 600 millions € supplémentaires à des mesures de soutien du marché. 70 % des paiements directs pourraient être versés plus tôt qu’à l’accoutumée cette année, dès le mois d’octobre. Dans le cadre du bilan de santé et du plan pour la relance économique, 4,2 milliards € ont été débloqués pour répondre aux «nouveaux défis», notamment celui de la restructuration du secteur laitier.

Ces fonds viennent s’ajouter à ceux déjà disponibles au titre de la politique de développement rural. La Commission a également renforcé le programme de distribution de lait dans les écoles et les mesures de promotion des produits laitiers.

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Journées du patrimoine: la forêt à l’honneur à St-Paul-de-Varces

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St Paul de Varces est entouré de montagnes et de forêts.

St Paul de Varces, commune d’un peu plus de 2000 habitants est située sur les contre forts du Vercors a une association très dynamique: la VRAI: Votre Relais Animation Information. Cette association, créée en 1986,  présidée par Janine Heinrich a pour vocation première de servir de relais, aide ou remplacement à toute nécessité d’une association ou tout particulier qui en éprouve le besoin.

Elle organise depuis une dizaine d’années les journées européennes du patrimoine.  » avec un thème différent à chaque édition. » Cette année le thème choisi est la forêt.  » Notre commune est entourée de forêt et son histoire est liée à la forêt. » Afin de mieux appréhender ce dossier l’association VRAI a bénéficié de l’aide du service culturel de la commune et de diverses associations locales dont celle des jeunes qui ont travaillé à la réalisation de maquettes en bois sur le thème des Schtroumpfs

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L’association local jeunes est fortement impliquée dans la préparation des journées.

Durant ces deux jours, les nombreux visiteurs découvriront à la salle des fêtes diverses animations entièrement vouées à la forêt. On peut citer:

(JPEG)

Exposition d’outillage forestier

Présentation sur panneaux :

l’arbre, la forêt, l’histoire des bûcherons venus d’Italie…

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Parmi les thèmes abordés: la forêt, l’arbre, la forêt de St Paul de Varces, les hommes des bois à St Paul et les bateaux naissent en forêt ( notre photo)

Maquettes :

habitat et travail du charbonnier en forêt

scierie animée

contes et légendes de la forêt

Exposition de sculptures :

sculptures sur la faune forestière

Chorale :

avec les choristes de Au fil du temps

Le coin des lutins :

contes et légendes de la forêt, lectures

atelier « mon 1er herbier »

jeux en bois (quilles, billard, toupie)

Saint Paul Nature :

Tours guidés du circuit des nichoirs et arboretum

départ à 10h30 et 14h00 (durée 1 heure)

diaporamas-conférences :

La chouette chevêche, le pin cembro et cassenoix moucheté.

Plusieurs artistes et sculpteurs participent également à ces journées parmi lesquels Jean Massot qui présentera une sculpture sur bois, Mr Pitis un tronc taillé en formes d’animaux Varan Fraine qui présentera une scierie animée. On oubliera pas la chorale de la commune: au fil du temps qui interprètera des airs liés à la forêt.

On n’oubliera pas de citer Mme la guide, Janine Heinrich en personne qui avec son équipe a « bossé » un an pour présenter une animation de très grande valeur qui attirera beaucoup de monde, petits et grands à la salle des fêtes de St Paul de Varces.

JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE

Forêt et hommes des bois à St Paul et ailleurs.

samedi 19 et dimanche 20 septembre 2009

Salle des fêtes de 10h00 à 12h00 et 15h00 à 18h00.


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Ce week-end, les Journées du patrimoine

Un quart de siècle déjà que la nation toute entière, et désormais une grande partie de l’Europe, se retrouve pour célébrer dans la fête les Journées du patrimoine. Le succès est difficile à mesurer, tant le nombre d’événements ou d’édifices ouverts à la visite – quatre cents en Isère en 2009 ! – ne traduit pas la qualité des rencontres qui se déroulent sur les sites.

Car il s’agit bien d’une rencontre. Avec de vieilles pierres témoins de notre histoire certes, avec des propriétaires de belles demeures ou avec des techniciens du patrimoine, mais surtout rencontre avec un sentiment d’appartenance à une collectivité, quelle que soit sa taille, pour laquelle le ciment unificateur réside dans l’histoire commune et le patrimoine collectif. Les politiques patrimoniales, qui visent à conserver et à mettre en valeur ces témoignages, n’ont de sens que si elles confortent ce sentiment d’une identité partagée.

400 sites ouverts en Isère !

Voir l’agenda interactif des Journées du patrimoine en ligne à l’adresse www.isere-culture.fr

ou lire le programme en ligne: Demandez le programme !

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Journées du patrimoine naturel en Isère

La FRAPNA, Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature, organise à l’occasion des journées européennes du patrimoine, un week-end à la découverte de la forêt des Bonnevaux et de ses 300 étangs. Un événement soutenu par le conseil régional Rhône-Alpes, le Conseil général de l’Isère et la commune de Châtonnay.

A l’origine des étangs, des moines cisterciens.

La forêt des Bonnevaux, située dans le nord Isère, entre Saint Jean-de-Bournay et la Côte-Saint-André, cache une nature insoupçonnée. Avec près de 300 étangs, elle est un paradis pour les libellules et accueille des milieux rares et menacés. Des étangs créés au Moyen Age par les moines cisterciens qui s’étaient alors installés dans une vaste zone boisée et humide. Leur monastère portait le nom de Bonnevaux (Bonne vallée), cette appellation s’étend dès lors à tout le massif boisé. De cette période, la forêt reste largement présente sur le massif de Bonnevaux. La société du 21e siècle redécouvre les richesses qu’elle renferme. Une flore et une faune, actuellement étudiées et en cours de recensement, sont à découvrir grâce aux activités concoctées et mises gratuitement à disposition du public.

Découverte ludique, artistique, sportive et éco-citoyenne.

Cette nature sera tantôt croquée par les promeneurs initiés à l’aquarelle par Alexis Nouailhat, tantôt protégée, en apprenant avec la LPO comment créer un refuge LPO chez soi. La faune et la flore seront dévoilées au cours de randonnées à cheval ou pédestre ; les enfants résoudront des énigmes et participeront à des ateliers d’observation lors d’un rallye nature initié par l’association Gère vivante.

De nombreuses autres activités (Expositions, sorties, ateliers, stands d’informations) à découvrir sur le programme complet téléchargeable sur www.frapna.org/isere.

Rendez-vous à la Mairie de Châtonnay, commune située au cœur des Bonnevaux (Transisère 7300 et 2960).

Inscriptions (places limitées) et renseignements au 04 76 42 64 08 et frapna-isere@frapna.org

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