Archive | 19 septembre 2009

Les PER, accélérateurs de projets de territoires

Les pôles d’excellence rurale (PER), créés en 2006 et 2007, arrivent à leur terme à la fin 2009. Sur les 379 pôles labellisés, une vingtaine seulement ont été abandonnés en cours de route. La commission de l’économie du Sénat a créé en février 2009, sur l’initiative de son président Jean-Paul Emorine, un groupe de travail présidé par M. Rémy Pointereau afin de faire le bilan de cette politique, d’analyser son effet sur le développement des territoires ruraux et de formuler des propositions en vue du lancement éventuel d’une seconde génération de pôles d’excellence rurale.

Six PER labellisés en Isère

- PER « Développement du chanvre industriel en Bièvre-Valloire », labellisé le 7 décembre 2006
- PER « Royans Vercors Santé », porté par la Communauté de Communes du Massif du Vercors
-PER « La filière innovante de bio-ressources en milieu rural », porté par la Communauté de Communes du Pays des Couleurs (Nord-Isère)
-PER  « Tourisme et patrimoine en Beaumont-Matheysine »,  porté conjointement par les Communautés de Communes du Pays de Corps et de la Matheysine
- PER  « Le bois, une nouvelle dynamique économique pour l’avenir du Trièves », porté par le Syndicat d’Aménagement du Trièves
-PER  « Le bois-énergie, levier de développement rural et facteur d’échanges entre ville en montagne », porté par le Syndicat mixte du Parc naturel régional de Chartreuse

Le rapport d’information de Rémy Pointereau, sénateur du Cher, fait au nom de la commission de l’Economie, mesure l’impact du dispositif sur les territoires, envisage l’avenir de la nouvelle génération de PER . Le rapporteur les voit comme des accélérateurs des projets issus des territoires.

Voici l’exposé des motifs, en résumé, de ce rapport récemment déposé.

Les espaces ruraux ont changé : retour à la campagne, décentralisation de l’action publique, accent mis sur l’attractivité des territoires conduisent à fonder le développement rural sur l’initiative locale.

Les pôles d’excellence rurale s’inscrivent dans cette perspective. Projets de développement conçus et mis en oeuvre par les acteurs locaux, labellisés et soutenus par l’Etat à l’issue d’un appel à projets organisé en 2006, ils ont contribué comme les pôles de compétitivité à la rénovation d’une politique d’aménagement du territoire en France orientée désormais vers la compétitivité de tous les territoires.

Les pôles d’excellence rurale ont favorisé la prise en charge par les territoires ruraux de leur propre développement. Ils ont constitué un « coup de pouce » indispensable pour des projets qui, bien souvent, peinaient à démarrer. Le lancement d’une nouvelle génération de pôles doit donc être approuvé afin de diffuser leur esprit dans les territoires.

Le programme n’est pour autant pas exempt de défauts de jeunesse. Les modes de financement sont excessivement complexes et les modalités de gouvernance mériteraient d’être améliorées. La commission assortit donc son soutien aux pôles d’excellence rurale d’une série de propositions concrètes afin d’en faire un pilier de la nouvelle politique de la ruralité qui se dessine.

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Une charte pour rendre l’agroalimentaire plus attractif

17/09/2009
Renforcement des compétences, amélioration des conditions de travail… l’accord doit permettre un meilleur accompagnement de 15 000 emplois fragilisés durant les 3 prochaines années. En tout, 41 millions d’euros seront mobilisés.

Le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, Bruno le Maire et le secrétaire d’Etat chargé de l’emploi Laurent Wauquiez ont signé jeudi 17 septembre la charte nationale de coopération pour le soutien et l’accompagnement des entreprises de production et de transformation du secteur de l’agroalimentaire et de leurs salariés. L’accord a également été signé par les principaux acteurs de la filière agroalimentaire, organisations syndicales et patronales.

Meilleurs conditions de travail, juste rémunération… Bruno Le Maire a souligné les marges de progression de l’agroalimentaire français pour rendre le secteur plus attractif, notamment vis-à-vis des jeunes. Un constat partagé par Laurent Wauquiez, qui souhaite également une meilleure gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) à l’échelle régionale.

Cette charte souligne les grandes avancées opérées par le secteur agroalimentaire en terme de dialogue social. Elle doit permettre de répondre à trois principaux défis:
- aider l’agroalimentaire français à sortir son épingle du jeu dans un contexte mondialisé et fortement concurrentiel;
- renforcer la qualification des salariés afin d’accompagner les évolutions de l’activité;
- améliorer les conditions d’emploi et de travail dans le secteur pour renforcer son attractivité.

L’accord est doté d’une enveloppe globale de 41 millions d’euros sur 3 ans. La contribution de l’Etat se monte à 15 millions d’euros. Ces moyens supplémentaires seront en partie mobilisés dans le cadre du plan de relance et du fonds d’investissement social. Il s’agit notamment de gérer plus en amont les situations identifiées comme difficiles, afin d’anticiper les restructurations et les pertes d’emplois.

Grâce à la validation des acquis de l’expérience et aux certificats de qualification professionnelle, 15 000 personnes peu qualifiées pourront en outre développer leurs compétences ces 3 prochaines années.

En France, le secteur agroalimentaire représente quelque 560 000 emplois et représente à lui seul 12% de la valeur ajoutée de l’industrie.

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Center Parc Roybon: du projet à la réalité

 » Le Conseil général financera le projet à hauteur de 15 millions d’euros. Ils complètent les 7 millions d’euros alloués par la région. Il faut retenir que la commune de Roybon et l’intercommunalité du pays de Chambarans participent également à la réalisation de ce projet, au niveau de la réalisation des équipements publics.

Le projet devient donc réalité et Pierre et Vacances vient de déposer en mairie la demande de permis de construire. Celle-ci va être étudiée par la DDE qui, s’ il ne manque pas de pièces, rendra son jugement dans 9 mois. Restera à trouver les entreprises compétentes et à attaquer les travaux, début 2011. L’ouverture du Center Parc étant fixée en 2013.  »

Le maire de Roybon nous a également indiqué qu’en ce qui concerne l’assainissement, l’eau, la station d’épuration tout était également pratiquement bouclé.

Reste la question de la fameuse décharge. »Je suis confiant car le préfet nous a confirmé chercher une solution alternative, plus proche des sites industriels. Nous restons cependant vigilants et au moindre soubresaut, nous remonterons au créneau. Il est impossible qu’un centre de vacances, de tourisme côtoie une décharge. »

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