Archive | 21 septembre 2009

Crise du lait: la Région soutient la filière

Lors de sa visite à l’école de production La Giraudière, à Brussieu (69) ce matin, Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, a rencontré une délégation d’éleveurs laitiers venus lui faire part de leur désarroi, devant le niveau particulièrement bas du prix du lait et du risque fort de disparition de certaines exploitations à court terme.

La Région Rhône-Alpes est particulièrement menacée par la politique européenne libérale qui, en supprimant les outils communautaires de régulation du marché, engendre un nivellement des prix par le bas.

La filière laitière est essentielle en Rhône-Alpes : c’est l’une des premières filières agroalimentaires régionales. La majorité des exploitations laitières, de dimension modeste, se situe en zone de montagne, avec des coûts de production et de collecte plus importants qu’en plaine. Une politique de prix bas signifie la disparition à terme de cette filière en Rhône-Alpes.

« La crise actuelle du lait correspond à une nouvelle étape d’un vaste mouvement programmé de restructuration de la production laitière en France et en Europe. Nous ne pouvons accepter ce scénario.  Nous souhaitons que les producteurs de lait puissent vivre décemment de leur travail et nous ne pouvons nous résoudre à une filière laitière sinistrée, d’où Rhône-Alpes serait exclue et qui se résumerait à de  vastes « usines à lait » standardisées. »

Ainsi, Jean-Jack Queyranne et Eliane Giraud, Conseillère régionale déléguée à l’agriculture, au développement rural et aux Parcs Naturels Régionaux, demandent à l’Etat et à l’Union Européenne :
- que les outils publics de la gestion de l’offre soient restaurés (notamment les quotas laitiers)
- de garantir un prix du lait rémunérateur et une production laitière sur tout le territoire.

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Crise agricole: demande d’une table ronde

Christian Nucci, vice-président du Conseil général chargé de l’agriculture, du développement rural et de l’équipement des territoires, Charles Galvin, conseiller général délégué à la forêt, filière bois et montagne et Bernard Cottaz, président de la commission de l’aménagement et de l’équipement des territoires, de l’agriculture et de la forêt ont adressé vendredi 18 septembre, un courrier à Albert Dupuy, Préfet de l’Isère, au sujet de la crise que traverse l’agriculture iséroise :


«  Ils nous paraît indispensable afin de mieux appréhender la gravité de cette crise et d’envisager des pistes d’actions que vous présidiez une table ronde ouverte à tous les partenaires de cette activité. Par son rôle économique, social, environnemental et d’aménagement du territoire, elle occupe une place indispensable dans notre département. »



Ils proposent ainsi de rassembler les éléments nécessaires à l’élaboration d’une motion qui serait soumise à l’Assemblée départementale lors de sa séance publique du 15 octobre.

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Traitement de la chrysomèle: un apiculteur de Lumbin témoigne

 » Il s’agit de relater ce qu’il est advenu d’une colonie lors du traitement contre la chrysomèle du maïs. Traitement du mercredi 2 septembre 2009 sur la commune de Lumbin (38660).

J’ai été averti par le Président du Syndicat Apicole Dauphinois, qui me transmettait l’information du site de la DRAAF, qu’il allait y avoir un traitement contre la chrysomèle, traitement à l’aide de  deltaméthrine  épandue par enjambeur, ce qui aurait du avoir pour conséquence de limiter les effets sur les zones proches des plantations traitées.

Malgré de nombreuses sollicitations auprès des maïsiculteurs locaux, je n’ai pas pu avoir de précisions concernant les parcelles qui seraient traitées, ni les dates prévues pour ces traitements. Un d’entre eux m’a tout de même indiqué que c’est le technicien de la coopérative agricole de La Terrasse  qui était chargé du suivi de l’opération. Celui-ci, que j’avais contacté téléphoniquement, m’a très gentiment averti le lundi 31 août que l’opération était prévue pour le mardi 1er septembre; il m’a aussi indiqué les parcelles qui seraient traitées, et il y en avait deux qui étaient très proches de mon rucher : moins de 50 m.

J’ai alors pris le décision de déplacer les ruches qui pouvaient l’être, soit 4 DD 10 cadres, laissant sur place une DD 12 cadres très difficile à déplacer car :
-très lourde et peu mobile
-très peuplée
Ruche ancienne à plancher peu aéré, et de ce fait ayant même au petit matin (chaleur nocturne encore élevée) une masse évaluée à 1/1,5 kg d’abeilles en grappe devant la ruche.

Cette ruche fut donc fermée au petit matin, faisant le deuil des abeilles « extérieures » et prenant le pari qu’une population cloîtrée échapperait aux effets létaux du traitement.
Le mardi soir, ayant vu des parcelles traitées dans Lumbin, j‘ai interrogé un exploitant qui m‘a dit que les traitements étaient finis. J’ai donc le soir même rouvert ma ruche, qui ne présentait aucune mortalité. Il n’y avait en effet aucune raison que les abeilles aillent se promener dans les champs de maïs, car il n’y avait plus rien qui les intéressait et les plantes adventives étaient quasiment inexistantes.
Mais le mercredi vers 13 h 30, le technicien vient à domicile pour m’annoncer que le traitement de la parcelle située à proximité immédiate de mon rucher allait se faire dans l’après-midi ! Impossible de faire quoi que se soit, la ruche étant en pleine activité.
Deuxième pari, le vent étant modéré du nord, et la parcelle traitée au sud de mon rucher, il était envisageable que tout se passe bien si….
Il n’y avait pas de traitement débordant la parcelle.
Les doses prescrites étaient intégralement respectées.
Ce ne fut apparemment pas le cas, et je constatais le lendemain que 20 à 30 000 abeilles (soit la moitié de la colonie…) étaient mortes devant la ruche (estimation du poids : 2 à 3 kg).
Mais des abeilles continuaient à entrer et sortir de la ruche, et je décidais d’attendre un peu pour voir. Trois jours après, toujours étonné par cette activité, petite mais réelle et sans pillage, je décide d’ouvrir la ruche pour le constat final :
Environ 3 à 4 000 abeilles étaient en activité, mais pratiquement toutes les abeilles adultes et le couvain ouvert étaient morts.
Des abeilles continuaient à naître, celles qui étaient en fin de nymphose dans le couvain fermé. De toute évidence, ce sont-elles qui constituaient le groupe des abeilles en activité (les abeilles jeunes sont facilement reconnaissables pour un apiculteur averti).
J’en conclue que toutes les abeilles en situation non protégée (adultes et couvain ouvert) ont été en contact avec la deltaméthrine, soit directement par l’air ambiant, soit par trophallaxie. Mais par contre  les butineuses n’avaient probablement pas eu le temps « d’ emmagasiner  » de l’insecticide, ce qui expliquerait que les rescapées soient en vie dans la ruche.
Pour vérifier cette hypothèse, j’ai réuni une colonie de l’année avec la population restante, après avoir bien entendu pris soin de transvaser l’ensemble dans une ruche propre. Je dois dire que tout va bien ! »

André Cochet

……………………………………………..

Ce témoignage a été transmis aux agriculteurs locaux ainsi qu’au technicien de la coopérative. Leur réaction est attendue.

Si vous êtes apiculteurs et avez des expériences ou réactions à faire savoir, merci de nous les faire parvenir. Nous les mettrons en ligne sur sillon38.com

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Pour une péréquation régionale égalitaire

Pierre Jarlier, sénateur du Cantal, maire de Saint-Flour, a remis récemment un rapport d’information, au nom de la commisison des finances, sur la péréquation régionale, dans la perspective d’un rééquilibrage et avec la réforme de la taxe professionnelle en toile de fond. Voici , en résumé, un exposé des motifs contenus dans ce rapport déposé au Sénat le 15 juillet dernier.

Profondément remaniée en 2004, la politique de péréquation régionale ambitionne de favoriser l’égalité entre les régions françaises.

Au terme de ses auditions et déplacements, M. Pierre Jarlier, rapporteur spécial de la mission « Relations avec les collectivités territoriales » de la commission des Finances du Sénat, dresse un bilan nuancé du dispositif mis en œuvre.

Si sa performance apparaît non négligeable au regard de la faiblesse des sommes engagées – 170 millions d’euros, soit 3,15 % des 5,4 milliards d’euros de la DGF régionale et 0,2 % des 85 milliards d’euros de crédits destinés globalement en 2009 aux collectivités territoriales – , la péréquation régionale présente néanmoins plusieurs inconvénients : des effets de seuil brutaux, l’utilisation d’un indicateur de ressources imparfait et, surtout, une dualité peu cohérente entre ses critères d’éligibilité et ses critères de répartition.

Dans le contexte de la réforme de la taxe professionnelle, qui représente une occasion à saisir pour donner une nouvelle impulsion à la réforme des dispositifs de péréquation, le présent rapport propose plusieurs pistes d’évolution et dresse un diagnostic précis et argumenté pour apporter une contribution utile à la réflexion en cours sur l’avenir des finances locales.

Mieux prendre en compte la réalité des territoires, en rapprochant notamment les critères d’éligibilité à la péréquation régionale des règles de calcul de la répartition des dotations : telle est l’une des voies de réforme envisagées pour faire de la péréquation régionale une politique plus ambitieuse, plus efficace et, d’abord, plus juste.

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A la rencontre des habitants de Belledonne

A l’occasion de sa première édition, la manifestation «Suivez le fil … de Belledonne » du samedi 26 septembre, vous invite à venir rencontrer ceux qui vivent et travaillent dans ce massif: plus de 40 acteurs ruraux vous accueilleront de 9h à 17h dans Belledonne pour vous faire découvrir leur savoir-faire et mieux connaître et aimer leur territoire, la chaîne de Belledonne.

5 pôles, 5 thématiques et de nombreuses activités sont prévus. Au menu : des visites de fermes et musées, des repas champêtres et spécialités de pays, des animations musicales, des ateliers d’artisanat, des randonnées, des marchés paysans, de la fabrication de pains… Tout cela dans une ambiance chaleureuse et conviviale !

Une soirée concert clôturera cette journée avec « GG Gibson fait son show » à la ferme Belledonne découverte à La Combe-de-Lancey à partir de 19 h !

Pour en savoir plus, visitez le blog au-fil-de-belledonne.blog4ever.com ou demandez le programme dans les offices de tourisme de la région.

L’association Au Fil de Belledonne est un réseau d’acteurs touristiques habitant et exerçant une activité d’accueil sur la chaîne de Belledonne.

A bientôt sur Belledonne !

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