Archive | 23 septembre 2009

CREPS de Voiron: la porte reste ouverte

Hier, Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil régional Rhône-Alpes, accompagné de Jean-Paul Bret, Président de la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais, Roland Revil, Maire de Voiron, et Guy Margotton, Président du Comité régional Olympique et Sportif, a été reçu, à Paris, par Rama Yade, Secrétaire d’Etat au Sport.

Après un premier rendez-vous en juin dernier avec Bernard Laporte, ancien Secrétaire d’Etat au Sport, cette rencontre a porté une nouvelle fois sur l’avenir du CREPS (centre régional d’éducation populaire et sportive) de Voiron dont l’Etat a prévu la fermeture au 1er septembre 2010. Ce projet de fermeture inquiète les élus locaux, les mouvements sportifs et d’éducation populaire, et les personnels concernés.

Le Président du Conseil régional et les élus présents ont rappelé à la Ministre qu’il était important de connaître la position de l’Etat sur la place qu’il entend prendre dans l’élaboration du nouveau projet et dans l’attribution des moyens nécessaires à sa mise en œuvre.

A la sortie du rendez-vous, Jean-Jack Queyranne s’est déclaré confiant, Rama Yade ayant exprimé sa volonté de « ne pas fermer le CREPS de Voiron sans qu’une solution alternative ne soit trouvée dans la plus large concertation ».

Toutefois, le Président de la Région Rhône-Alpes a rappelé que « le personnel du CREPS de Voiron ne doit pas être sacrifié. Il est primordial de conserver cet outil cher au mouvement sportif régional et d’utilité publique reconnue sur le plan de la formation professionnelle. Mais, rien ne pourra se faire sans l’engagement de l’Etat !

Financé par les collectivités et l’Etat, un audit a été lancé par les collectivités dès l’annonce du projet de fermeture. Suite à cette rencontre, une deuxième phase a été engagée. Axée autour de trois grandes missions (l’accueil du mouvement sportif, la formation professionnelle et le haut niveau sportif), cette étude permettra de définir les orientations à donner au CREPS de Voiron.

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Sapin, épicéa: l’évolution des prix sur six ans

Voici une évolution sur les six dernières années des ventes de sapin, épicéa des ventes publiques organisées par l’ ONF de  Savoie.
Moyenne du département
2004: VOLUMES SOUS ECORCES: 82357 M3, PRIX DU M3: 34,35 euros
2005: VOLUMES SOUS ECORCES: 69673 M3, PRIX DU M3: 32,59 euros
2006: VOLUMES SOUS ECORCES: 72706 M3, PRIX DU M3: 33,91 euros
2007: VOLUMES SOUS ECORCES: 89143 M3, PRIX DU M3: 42,31 euros
2008: VOLUMES SOUS ECORCES: 67990 M3, PRIX DU M3: 40,76 euros
2009: VOLUMES SOUS ECORCES: 50019 M3, PRIX DU M3: 38,28 euros
A noter que pour cette année 2009, le prix de vente s’établit ainsi: vente de printemps, 39,29 euros, automne 37,12 euros. Cela donne une moyenne de 38,28 euros sur l’année.
Les coupes de qualité se vendent. Les qualités palette restent invendues faute d’offres.






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Les jeunes agriculteurs au marché de Voiron

On connait tous le dynamisme et l’esprit d’initiative  des jeunes agriculteurs du canton de Rives Voiron. L’organisation des finales de labour, départementale et régionale, le premier week-end de septembre en est la preuve vivante.

Un dynamisme qui a encore été remarqué ce matin au marché de Voiron. Ils ont offert du lait aux visiteurs mais surtout ont expliqué le pourquoi de la crise et la panade dans laquelle l’agriculture dans son ensemble se trouve. Une action pédagogique bien appréciée. Bon nombre de clients ne connaissant pas les tenants et aboutissements de cette crise.

Ils ont également rencontré le maire de Voiron, Roland Revil. Un dialogue instructif s’est instauré avec ce dernier. Il a longuement été question de l’avenir de la filière lait. Il faut dire qu’il connaît bien le monde agricole, ne serait- ce  qu’à travers l’ADAYG dont il en est le vice président. Il défend aussi l’économie agricole dans  le pays voironnais, contre la pression foncière en particulier. Ca n’a donc pas été un dialogue de sourds, loin de là.

Des pistes ont été proposées pour soutenir la production laitière dans le pays voironnais. Parmi celles-ci, on retiendra la volonté de faire aboutir le dossier du St Marcellin dans sa demande d’IGP. « Cela nous donnerait un petit coup de pouce », reconnaît Thierry Blanchet. Autre proposition: la mise en place d’une marque « lait du pays voironnais ». Cela permettrait aux consommateurs, nombreux dans ce bassin, de pouvoir acheter du lait local, de qualité et aux producteurs de valoriser leur lait.

Des idées à creuser et à mettre en place….

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Comment nourrir le monde en 2050?

Selon un rapport diffusé aujourd’hui par la FAO, l’agriculture mondiale doit relever des défis de taille: augmenter la production alimentaire de 70% pour nourrir 2,3 milliards de personnes de plus d’ici à 2050, intensifier la lutte contre la pauvreté et la faim, utiliser plus efficacement les ressources naturelles qui s’amenuisent et s’adapter au changement climatique.

La FAO a convoqué pour le 12 et 13 octobre  un Forum d’experts de haut niveau pour discuter des stratégies à mettre en oeuvre pour relever ces défis.

Le Forum, intitulé « Comment nourrir le monde en 2050″ rassemblera quelque 300 experts (universitaires, chercheurs, ONG, secteur privé) de pays développés et en développement. Il préparera le terrain à la tenue du 16 au 18 novembre 2009 d’un nouveau Sommet mondial sur la sécurité alimentaire.

Selon les projections mondiales, pour améliorer l’accès à la nourriture de gros investissements sont nécessaires qui devront s’ajouter aux investissements actuels. Sinon, quelque 370 millions de personnes continueraient à souffrir de la faim en 2050, soit près de 5% de la population mondiale.

La population mondiale, selon les dernières projections des Nations Unies, doit passer de 6,8 milliards à 9,1 milliards en 2050, soit un tiers de bouches de plus à nourrir qu’il n’y en a aujourd’hui.

Le gros de la croissance démographique se produira dans les pays en développement. C’est en Afrique subsaharienne, que le taux de croissance sera le plus fort (+108%, soit 910 millions de personnes). En revanche, il sera le plus faible en Asie de l’est et du sud-est (+11%, soit 228 millions de personnes).

Environ 70% de la population mondiale vivra dans les villes ou les régions urbaines à l’horizon 2050, soit une augmentation de 49% par rapport à aujourd’hui.

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Crise agricole: quelles actions sur le long terme?

orateur

Parmi les récentes questions parlementaires, celle de Françoise Laborde, sénatrice RDSE de Haute-Garonne,  concerne la crise du lait et se réfère à l’ouverture très agitée du Salon international de l’élevage, à Rennes où a explosé la colère des producteurs.

La sénatrice interroge le ministre, Bruno Le Maire, sur les actions de long terme qu’il compte engager pour faire face « au désarroi profond de la France agricole ».

Françoise Laborde: « Le Salon international de l’élevage s’est ouvert mardi à Rennes dans un climat très tendu. Une profession agricole divisée, quatre ministres en renfort et un président de la FNSEA fortement chahuté. Le ring de présentation des animaux s’est transformé en ring de combat dont vous avez été exfiltré, Monsieur le Ministre, sous protection des gendarmes.

A l’origine de ce climat, la grève du lait, lancée par certaines organisations. On peut certes diverger sur la méthode ; reste un constat partagé : le prix du lait ne permet plus de couvrir les charges de production. Comment ne pas être en colère quand, dans le même temps, le prix des produits laitiers, affichés dans les grandes surfaces ne diminue pas, signe de marges confortables pour les industriels et les distributeurs.

En réalité, cette grève du lait révèle le désarroi profond de toute la France agricole. Vous l’avez reconnu vous-même, l’agriculture traverse la crise la plus grave qu’elle ait connue depuis trente ans. Effondrement des cours, difficultés à exporter, aléas climatiques, toutes les filières sont touchées en même temps, à l’exception peut-être d’une seule : le lait de chèvre.

Pour certaines d’entre elles, le malaise est profond. Je pense notamment à la viticulture ou encore aux fruits et légumes. Sur cette dernière, le président de mon groupe, Yvon Collin, vous a alerté cet été. Pour d’autres, le mal est plus conjoncturel, lié à la crise économique générale ou à la sécheresse.

Quoi qu’il en soit, la situation est grave ; plus que la colère, c’est désormais l’abattement et même l’angoisse. Nos agriculteurs ne peuvent plus se contenter d’effets d’annonces. Au-delà des aides d’urgence, des avances de trésorerie nécessaires mais insuffisantes, il faut agir sur le long terme avec des mesures fortes et structurantes. Vous venez de lancer la réflexion sur la future loi de modernisation de l’agriculture, cette crise agricole de grande ampleur révèle aussi combien une régulation des marchés est indispensable.

Depuis 1992, l’Europe démantèle sa PAC minutieusement pour livrer son agriculture à la seule loi du marché. Cette pensée libérale, dogmatique est suicidaire. Les campagnes françaises font peut-être rêver les gens des villes, mais plus ceux qui les habitent et les valorisent par leur travail et leur labeur.

Alors que comptez-vous faire, Monsieur le Ministre, pour leur garantir un revenu stable et décent, comme votre gouvernement s’y était engagé ? Comment allez-vous leur permettre de vivre de leur travail ? Comment leur redonner la fierté de leur métier ».
Réponse de Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agrciulture et de la Pêche

 » Je partage votre constat sur la situation de l’agriculture française ; j’ai eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises, je le répète ici : la crise… L’agriculture française pardon, connaît la crise la plus grave qu’elle ait vécue depuis une trentaine d’années. Je veux vous rassurer sur la mention que vous avez faite du Salon du SPACE, le ministre n’a pas eu à être exfiltré, le ministre avait dit qu’il viendrait, il est venu ; il avait dit qu’il écouterait, il a écouté et il a reçu toutes les organisations qui le souhaitaient… Toutes les organisations qui le souhaitaient, que ce soit la FNSEA, les jeunes agriculteurs ou l’APLI ! (Applaudissements) … Mais il faut avoir un certain courage, Monsieur le Sénateur, pour effectivement ouvrir le dialogue, même quand certains le refusent.

Au-delà de ces péripéties, je crois que nous avons besoin de prendre des mesures d’urgence et qu’un certain nombre d’entre elles ont déjà été prises sous l’autorité du Premier ministre et du président de la République. Nous avons apporté, pour chaque filière, des aides à la trésorerie ciblée qui répondent à leurs préoccupations ; 30 millions d’euros pour la filière du lait, dans un premier temps, qui seront complétés par 30 millions d’euros supplémentaires. Et j’aurai l’occasion de le préciser, nous souhaitons qu’elles visent principalement les jeunes agriculteurs et ceux qui ont investi récemment.

Quinze millions d’euros pour la filière des fruits et légumes et un rendez-vous dans quelques jours pour regarder comment améliorer la compétitivité de la filière. Un rendez-vous important, que j’ai fixé à la fin du mois d’octobre ou au début du mois de novembre avec les banques, avec les assurances, avec l’ensemble des créanciers des exploitations agricoles françaises parce que j’estime que, dans la crise que nous traversons, l’effort ne doit pas être uniquement supporté par l’Etat, l’effort doit être partagé par tous pour soutenir les agriculteurs de France.

Au-delà de ces mesures d’urgence, nous avons besoin – vous l’avez dit et je partage entièrement votre appréciation – nous avons besoin de prendre des mesures structurelles sur lesquelles, reconnaissons-le, nous avons reculé depuis trop longtemps.

Les mesures structurelles sont d’abord d’ordre national et elles feront l’objet, à la demande du président de la République et du Premier ministre, d’une loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche. J’invite tous les sénateurs et toutes les sénatrices à participer activement aux travaux de cette loi qui ne sera pas adoptée dans deux ans, qui sera déposée sur le bureau du Parlement d’ici la fin de l’année 2009.

Et nous prendrons – c’est long parce que le sujet l’exige. Il y aura également – j’aurai l’occasion d’y revenir – des mesures de régulation européennes. Je compte sur vous pour nous aider dans ce travail. Ce n’est que collectivement que nous arriverons à apporter des bonnes réponses à l’agriculture française ».

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