Archive | 26 septembre 2009

De 6000 à 3000 élus, taxe carbone à un centime

Lors des journées parlementaires de l’UMP, le premier ministre a fait deux annonces choc à propos de la réforme des collectivités locales et de la taxe carbone pour les agriculteurs.

Dans son discours de clôture de ces journées, il a confirmé sa volonté de réduire le nombre d’élus de 6000 à 3000. Ce sera un choc a t-il déclaré mais selon lui la réforme des collectivités locales est nécessaire. Il a précisé que l’intercommunalité aura plus de pouvoirs. Il a enfin indiqué que des conseillers territoriaux feront la liaison entre le département et la région.

1 centime pour les agriculteurs

François Fillon a également précisé que la taxe carbone serait d’environ un centime par litre pour les agriculteurs et les pêcheurs.  » Des règles spécifiques pour les agriculteurs et les pêcheurs, qui ne peuvent répercuter l’augmentation du gazoil dans leurs prix  seront mises en place. La taxe carbone, en ce qui les concerne,  ne sera que d’environ un centime par litre. La compensation sera intégrale et leur sera versée dès le mois de février 2010 par chèque du trésor public »

Catégorie agriculture, pêcheCommentaires fermés

« Liberté par les chamelles »: venir en aide aux nomades mauritaniens

A la foire de St-Aupre, un stand nous a attiré tout naturellement, celui de « liberté par les chamelles ». Et pour cause, il est animé par Michel Baudrand, un ami de longue date, agent de la Chambre d’agriculture à la retraite mais surtout connu et reconnu pour son engagement dans diverses associations telle que l’AFDI.

Là, il oeuvre pour l’association liberté par les chamelles. Très vite, il nous conte l’histoire de cette association. Un paysan lozérien, Louis Chardon, passionné de chevaux arabes se lance en 1958 dans les randonnées en calèche. Une activité qui prend rapidement de l’ampleur et qui a même les honneurs de la presse féminine. Il arrive à avoir plus de 5000 clients à la recherche de tourisme de randonnée, de tourisme vert, de tourisme solidaire.

Arrivé à l’âge de la retraite, il décide de léguer sa ferme et s’envole pour l’Afrique afin de venir en aide à sa population, aux nomades de Mauritanie plus particulièrement.

Il a en effet été frappé par la misère des nomades et a décidé de leur confier des chamelles afin qu’ils aient du lait et qu’ils puissent revendre les chamelons pour avoir un revenu.
Malheureusement, les sécheresses successives puis les vols de criquets ont ruiné cett
e action et les troupeaux ont du être vendus pour qu’ils ne meurent pas de faim.

chardonLoin de se décourager, avec une infirmière, Lysiane Pradines, ils organisent diverses actions pour pallier au manque de vivre et permettre aux nomades de mieux vivre, en particulier les enfants. Ils créent par exemple des jardins dans les palmeraies, des crèches pour enfants… et l’association « liberté par les chamelles » voit officiellement le jour fin 1999.

Elle concentre ses missions dans la région de l’Adrar, zone désertique située au nord de la Mauritanie.

Les besoins des Mauritaniens sont immenses dans cette région. Liberté par les chamelles porte ses actions sur l’éveil et la nutrition des enfants, les jardins potager, la santé de la population par l’information et l’éducation, la formation des acteurs locaux.

A chaque mission, les membres de « liberté par les chamelles » interviennent également au niveau dentaire et ophtalmologique.

L’association ne vit que par les dons. « Nous n’avons aucune aide publique et les membres des missions paient eux même leur voyage ».

Pour avoir  un aperçu des actions de l’association, téléchargez la plaquette de présentation : cliquer ici

jardin d'enfants d'Aminatou

Participer – adhérer

Pour 80 € vous pouvez être membre à vie de l’association
Vous recevrez alors une circulaire annuelle faisant le bilan des actions réalisées, et pour ceux susceptibles d’accompagner une mission (envoyer un CV avec votre adhésion), un courrier en septembre annonçant les missions de l’hiver.
Il est de bon ton d’envoyer 1 enveloppe timbrée par an, l’association n’a presque aucun frais de fonctionnement…
Aujourd’hui l’association compte 500 adhérents, dont une soixantaine participent aux missions.

Télécharger un formulaire de don-adhésion

Pour plus de renseignements: libertechamelles.free.fr




Catégorie A la une, planète TerreCommentaires fermés

St Aupre: c’est parti!

Très tôt ce samedi matin, exposants et visiteurs ont envahi la commune située en Voironnais.

Saint-Aupre est une petite commune située en limite du Massif de Chartreuse. Etagée entre 450 et 930 m d’altitude, sa superficie est d’environ 1193 ha ; elle compte 1033 saintaupriennes et  saintaupriens.

Elle fait partie de la Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais (CAPV) depuis 2000, qui a succédé à la st auptre 1Communauté de Communes.

Saint-Aupre est situé dans le périmètre du Parc Régional Naturel de Chartreuse. La commune  a adhéré au Parc en signant  la charte lors de  sa création en 1995. Saint-Aupre a jusqu’à maintenant su préserver son caractère rural tout en accueillant une nouvelle population.

L’une des animations phare est bien entendu la foire aux chèvres ( pour son historique, voir notre précédent article).

st aupre 6

Très tôt ce samedi, les visiteurs se sont rendus au pied de l’arbre qui a l’âge de la foire: 400 ans!

st aupre 5

Très forte animation autour des métiers anciens st aupre 3

Un stand original, celui de l’association « liberté par les chamelles. » Son but premier est de venir en aide aux nomades. On en reparlera très rapidement.

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Catégorie foires/salonsCommentaires fermés

20M€ pour soutenir les entreprises de la filière bois

Bruno Le Maire, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, et Christian Estrosi, Ministre chargé de l’Industrie annoncent la création du Fonds Stratégique Bois, dont l’objectif est de donner une impulsion nouvelle à la politique forestière.

Ce fonds a pour mission de participer au développement et à la consolidation des entreprises de la filière bois. Il se concentrera notamment sur les secteurs de la scierie, de la construction et de la production d’énergie.

Il est doté d’un montant initial de 20 M€ via une participation de 5 M€ des quatre acteurs suivants : le Groupe EIFFAGE, le Crédit Agricole, le Fonds Stratégique d’Investissement et l’Office national des forêts participations. Sa dotation pourrait être augmentée en fonction des besoins. Ce fonds sera géré par la Caisse des dépôts et consignations.
La mise en place du fonds avait été demandée en mai dernier par le Président de la République à la suite de la remise du rapport de Jean Puech sur la mise en valeur de la forêt française et le développement de la filière bois.
Les premiers projets d’investissements seront étudiés dès les prochaines semaines. La première intervention du fonds dans la filière bois pourra intervenir d’ici la fin de l’année.

Catégorie - filière boisCommentaire (1)

Taxe carbone: des frontières vertes pour un ciel bleu ?

La création d’une taxe carbone aux frontières est devenue l’un des enjeux centraux des négociations climatiques internationales. FNE prend position.

La taxe carbone aux frontières n’est pas la chronique annoncée de l’échec de Copenhague. FNE s’inquiète de la manière dont les chefs d’Etat allemands et français utilisent l’idée d’une taxe carbone aux frontières comme une réponse à un éventuel échec du sommet de Copenhague.
Sébastien Genest président de FNE déclare : « Nous sommes inquiets que l’idée d’une taxe carbone aux frontières, dont l’étude est un engagement du Grenelle, puisse devenir la chronique annoncée de l’échec de Copenhague. En cas d’échec à Copenhague, il n’y aura que des perdants, y compris les partisans d’une taxe carbone aux frontières ».

Un prolongement de la taxe carbone ? Dans une lettre adressée vendredi dernier à Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l’Organisation, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont fait allusion à la mise en place d’une taxe carbone aux frontières. Ils soulignent ainsi que l’instauration de « mesures d’ajustement » visant les pays qui ne respecteraient ou ne signeraient pas l’accord international à venir, conditionnera l’obtention d’un engagement international véritablement « équitable et efficace ». Cette taxe serait le « complément naturel et indispensable de la taxe carbone intérieure » qui sera mise en œuvre en France dès janvier 2010.

Mesure d’ajustement ou éco impérialisme ? Cette position commune de la France et l’Allemagne n’est pas partagée. Lors du Conseil informel des ministres européens en charge de l’Environnement, à Aare (Suède), le 24 juillet dernier, le Secrétaire d’Etat pour l’environnement allemand, Matthias Machnig, a qualifié la taxe carbone aux frontières de « nouvelle forme d’éco-impérialisme ».

Un engagement du Grenelle de l’environnement. Le recours à une taxe carbone aux frontières est prévu en France dans les engagements du Grenelle. Elle permet de compenser les désavantages concurrentiels qu’entraînerait l’éventuel refus de certains pays de contribuer aux efforts de réductions des émissions de gaz à effet de serre.

Encourager et non décourager les pays en voie de développement. Une taxe carbone aux frontières permettrait aussi de rendre le renforcement des systèmes existants (quotas, taxe carbone) plus acceptable pour les industries soumises à concurrence internationale. Il n’est en tout cas pas question de sanctionner les pays en développement. Mais au contraire de les faire progresser vers les technologies vertes : les recettes pourraient ainsi leur être reversées à cette fin.
Pour Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement : « La taxe carbone aux frontières peut être autre chose qu’un protectionnisme vert. Elle doit en réalité être une mesure d’une politique plus globale qui permette d’encourager et non de décourager les pays les plus pauvres à tirer parti des éco technologies. Une taxe carbone aux frontière devrait avoir aussi pour but d’interdire aux pays riches d’exporter leurs pollutions industrielles au sud ».

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