Archive | 08 octobre 2009

Visite à la ferme de Montgardier à Vaulnaveys-le-Haut

Au cours du congrès national du réseau Bienvenue à la ferme, l’après-midi du mardi 6 octobre était réservé aux visites de fermes adhérentes au réseau. Ceci en Isère mais aussi dans la Drôme.

ARGOUD 9

Deux départs simultanés étaient organisés en bus. Les congressistes se sont répartis selon leurs goûts, leurs attentes, tous dans un esprit de découverte et de convivialité. Un groupe d’une trentaine de personnes, encadrées par une animatrice de la Chambre d’Agriculture de l’Isère, ont pris la route en direction de la ferme de Montgardier, aux portes du Massif de Belledonne.

ARGOUF
Nous nous devons de parler de l’accueil chaleureux qui nous a été réservé par Josée et Yves Argoud-Puy, producteurs et associés de l’exploitation adhérente au réseau « Bienvenue à la ferme ».
Les diverses problématiques ont été abordées de façon directe par les visiteurs, et nos hôtes ont pu commenter librement la part de difficultés qu’ils ont rencontré. Citons la pression immobilière due à la proximité de la ville de Grenoble, un patrimoine statique de plus de 30% qui génère friches ou peu d’entretien, une augmentation fulgurante du prix des terrains, ainsi que la véritable course engagée pour l’acquisition de terres par les différents protagonistes agricoles.
Il n’en reste pas moins que la ferme de Montgardier se porte bien, avec son élevage porcin, ses cueillettes de fruits rouges organisées et ouvertes à un public toujours plus nombreux.

argoud 4

Les différents produits transformés, boudin, terrines, saucissons secs, jambon, mais aussi sirops de fruits et miel, sont vendus à des prix tout à fait raisonnables. On peut les acheter  soit dans la boutique qui jouxte la ferme, soit sur l’exploitation située à 3kms (ceci occasionnant pas mal de difficultés d’organisation), soit sur les marchés du canton et sur commande, ce qui constitue l’essentiel des ventes.

argoud 10

Une conversion bio est envisagée à l’avenir sur un cheptel de brebis et la production de miel. Le cahier des charges est en cours de constitution.

La part belle de cette escapade revenant à la qualité supérieure des produits que nous avons eu le privilège de déguster…

Thierry Devaux

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Econnect: un séminaire autour des corridors biologiques

Le Grenelle de l’environnement met en place une trame verte et bleue pour restaurer les principaux corridors biologiques en France. Le département de l’Isère, pionnier en la matière a lancé un important chantier de 9 millions d’euros, avec l’aide de l’Europe, de la région et de nombreux partenaires. Afin de faire le point sur ces questions et de réfléchir à une stratégie européenne pour le massif alpin un séminaire , Econnect, est organisé du 4 au 6 novembre prochain à Grenoble.

mercredi 4 Novembre –
8:00 – 8 :45 enregistrement  accueil
8 :45 – 9 :00 : Introduction à  ECONNECT et à ce séminaire J.J.Brun et L. Füreder
9:00 – 10:00  : d’autres programmes à l’échelle des Alpes
Marie Odile Guth (à confirmer) : plateforme réseau écologique de la convention alpine
Thomas Scheurer : ISCAR et Continuum Project
Anke HAHN, programme TransEcoNet
10:00– 11:30 Session plénière : les réseaux écologiques à différentes échelles en France (mod. J.J BRUN)
MEDDMM intervenant à confirmer : la trame verte et bleue
Arnaud Piel : Réseau écologique de la région Franche-Comté
Guy Berthoud : Réseau écologique départemental (Isère)
Arnaud Callec : Réseau écologique communal (Saint-Martin-d’Uriage)
11:30 – 12 h 15: questions et discussions

12:45 – 17:30 Sortie terrain avec pique-nique : 3 sorties au choix

Dîner et activités (animation ludique autour des corridors écologiques, discussion du guide  méthodologique « réseaux écologiques hiérarchisés » proposé par Guy Berthoud)

jeudi 5 Novembre

8:30 – 12:00 Session plénière : connaissance des corridors et études de cas (modérateur. S. VANPEENE)
Anne sophie Croyal : Evaluer les corridors, une démarche conjointe de mobilisation des connaissances et des acteurs,
T. Van der Sluis : Analyse de viabilité des populations : un exemple de théorie, outils et planification aux Pays-Bas
Santiago Saura : Analyser et intégrer la connectivité dans l’aménagement du territoire
Leopold Füreder : Connectivité aquatique
Stéphanie Manel : Aspects génétiques de la connectivité spatiale
Rocco Scolozzi : (à confirmer) : Une méthode pour évaluer la connectivité fonctionnelle du paysage à l’échelle locale pour des espèces cible
12:00 – 12 h 30 questions et discussions
Repas
14:00-17:30 Ateliers de travail avec 4 ou 5 courtes présentations et discussion 3 ateliers au choix :
Groupe 1 : corridors aquatiques  animé par Leo Füreder
Groupe 2 : corridors terrestres animé par Sandra Luque
Groupe 3 : Démarche participative animé par Aurélia Ullrich

17 :45 Transport en bus et repas à Grenoble

vendredi 6 Novembre
8:30-10:00 Restitution du travail en atelier (modérateur S. Revel vice-président du Conseil général de
l’Isère, G. Plasmann Alparc)
10:00-12:00 Pistes de travail pour ECONNECT
Repas
14:00 Départ pour la gare Grenoble et la navette Satobus pour l’aéroport

Tarif de ce séminaire : 150 € (hors hébergement) incluant les 3 repas du midi, les 2 dîners, le transport et la sortie terrain.
Les inscriptions peuvent être faites à l’adresse : http://econnect2009.congres-scientifique.com
Pour plus d’information contacter :
Cemagref – 2, rue de la papeterie, F-38402 Saint Martin d’Hères (France)
Sylvie.vanpeene@cemagref.fr

Catégorie natureCommentaires fermés

Cournon d’Auvergne: les mesures annoncées par le ministre

Au Sommet de l’élevage de Cournon-d’Auvergne, Bruno Le Maire, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, a annoncé les mesures suivantes pour répondre aux difficultés concrètes des éleveurs :
>sur la mise en œuvre du bilan de santé de la PAC :
« J’ai décidé d’introduire une certaine souplesse dans les exigences de bonnes conditions agro-environnementales (BCAE). Il y aura :
Des dérogations concernant le retournement des prairies permanentes, pour les jeunes agriculteurs et pour les exploitations bénéficiant d’aides à la reconversion.
Une tolérance pour tenir compte de la réalité des parcelles agricoles sur le remplacement à l’identique des prairies temporaires de plus de 5 ans.
Une simplification administrative : la suppression de la notification préalable des retournements des prairies temporaires de plus de 5 ans.
Un contrôle pragmatique du maintien des particularités topographiques. Les bandes tampons qui font plus de 5 mètres le long des cours d’eau seront également bien comptabilisées
Sur ces bandes tampons, les exigences du programme nitrates ne seront pas étendues en dehors des zones vulnérables jusqu’en 2012.
Je vous rappelle qu’un numéro vert sera mis en place à partir de janvier 2010 pour répondre à vos questions techniques sur la mise en œuvre du le bilan de santé de la PAC. »
>au sujet de la fièvre catarrhale ovine (FCO) :
« Je veux défendre l’intérêt des éleveurs. Votre intérêt, c’est que la filière de l’élevage reste une filière d’excellence en France. Votre intérêt c’est que la filière de l’élevage reste une filière d’excellence en Europe. Votre intérêt, c’est de ne pas passer à côté d’une chance d’éradiquer la FCO en France. Nous n’avons plus aujourd’hui que 67 foyers déclarés. Il y en avait eu 32 000 enregistrés en 2008. Votre intérêt, c’est de soutenir les cours des bovins à l’exportation et de rassurer vos partenaires commerciaux. Les enjeux économiques sont considérables : les exportations d’animaux vivants représentent plus d’1 milliard d’euros. J’ai donc décidé, dans l’intérêt de la filière, que la vaccination restera obligatoire en 2010. J’ai également décidé, après avoir examiné tous les scénarios, qu’elle sera réalisée par les vétérinaires et qu’elle sera gratuite pour les éleveurs. Je prends aujourd’hui devant vous deux engagements :
Le premier, c’est que cette vaccination ne sera pas à la charge des éleveurs. 98 millions d’euros ont été débloqués pour cela. Cet effort financier tient compte de vos difficultés économiques actuelles. » L’Etat assumera le coût des vaccins et de l’acte vétérinaire jusqu’au 30 mars 2010.
« Le deuxième, c’est d’ouvrir dès le mois de janvier des Etats généraux du sanitaire car nous sommes à un tournant sanitaire qui dépasse largement la FCO. Nous devons tirer parti des avancées technologiques et scientifiques pour revoir notre organisation sanitaire et mieux maîtriser l’émergence et la diffusion des maladies. Dans ce cadre, je souhaite que de nouvelles responsabilités soient déléguées aux éleveurs, comme la réalisation de la vaccination. Nous sommes prêts à faire évoluer notre organisation sanitaire. Faisons-le ensemble. »
>sur la question des AOC :
Bruno Le Maire a annoncé que les arrêtés d’homologation des deux accords interprofessionnels pour la valorisation des fromages sous appellation d’origine contrôlée de la région Auvergne ont été publiés ce matin au Journal officiel de la République française : « Nous avions soutenu depuis de longs mois ce projet avec les préfets et l’interprofession. Les appellations d’origine sont essentielles pour valoriser les produits de l’élevage, notamment dans des territoires. Elles apportent aux éleveurs un revenu plus élevé et plus stable. »
Concernant la filière ovine, des travaux ont été engagés avec l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) pour développer les signes de qualité pour les agneaux. Plus généralement, Bruno Le Maire a décidé d’engager un plan de relance de la filière ovine à partir des conclusions du rapport du Conseil général de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) : « J’organiserai prochainement une réunion avec la filière ovine pour décider ensemble des mesures à retenir pour améliorer l’organisation économique du secteur. »
>au sujet de la transparence des prix et la répartition de la valeur ajoutée :
A la suite des travaux sur les filières porc, lait et fruits et légumes, l’Observatoire des prix et des marges va examiner la situation de la filière viande bovine.
Dans le même objectif de transparence dans la formation des prix, le ministre a décidé de renforcer les contrôles de l’Etat et de FranceAgrimer lors du déroulement des opérations de pesée, classement et marquage des carcasses bovines dans les abattoirs.
pour soutenir les exportations :
La Commission européenne autorise désormais la mise en œuvre des produits d’assurance-crédit publique court terme à l’export, CAP et CAP+ Export. Ces dispositifs adaptent les caractéristiques de CAP et CAP+ quand le client est à l’étranger. Ils tiennent compte des caractéristiques spécifiques des filières d’élevage.
>sur la question du revenu des agriculteurs :

« J’ai débloqué 30 millions d’euros supplémentaires pour les producteurs les plus en difficulté dans les filières d’élevage : 2 millions d’euros ont ainsi été attribués à la région Auvergne.
Les banques ont, quant à elles, débloqué 250 millions d’euros de prêts à taux réduits (3%), remboursables à partir de 2011 seulement.
La Mutualité sociale agricole (MSA) accordera des reports de paiement et des prises en charge de cotisation pour les situations les plus délicates.
70 % des aides de la PAC seront versées la semaine prochaine, dès le 16 octobre, au lieu du 1er décembre. Ce versement anticipé est attendu par tous les exploitants agricoles.
Enfin, je suis en train d’examiner toutes les propositions qui m’ont été faites de soutien complémentaire aux filières. Je puis vous assurer que nous les étudions avec tout le sérieux qu’exige la situation. Je relaierai vos préoccupations auprès du Premier Ministre et du Président de la République. »
>au sujet des retraites agricoles :
« Je suis très sensible à la dette que la nation a envers les générations d’agriculteurs : ce sont eux qui ont façonné le paysage. Ce sont eux qui ont construit une agriculture française forte. Ce sont eux qui ont permis de préserver le modèle agricole pour lequel je me bats aujourd’hui. Le Premier Ministre a accepté deux mesures que nombre d’entre vous m’avaient réclamées :
Le relèvement du plafond de ressources de 750 à 800 euros, soit un gain de 17 millions d’euros pour 60 000 retraités,

L’amélioration de la revalorisation pour les conjoints participants qui ont racheté des périodes de conjoints collaborateurs, soit un gain de 1 million d’euros pour les conjoints. »

Catégorie élevageCommentaires fermés

Festival « Terres nourricières »: défense et illustration du jardin partagé

Le festival « Terres nourricières» se déroule du 10 au 17 octobre à l’initiative des jardins partagés de la Région Rhône-Alpes. Les soirées et les animations proposées soulèvent des questions devenues  aujourd’hui urgentes sur notre environnement alimentaire : érosion des sols, disparition de la biodiversité, pression foncière, qualité des productions, accès à une alimentation saine, autonomie alimentaire…

radisLors de cet évènement, les organisateurs souhaitent dresser un état des lieux et mettre en lumière les alternatives semées aujourd’hui par les citoyens, notamment grâce au développement des jardins partagés.

« Tour à tour pédagogiques, agrobiologique, artistique, communautaires ou d’insertion, les jardins partagés cherchent aujourd’hui place dans nos villes et nos campagnes. Nous prenons plaisir à créer, à partager, à exercer de nouvelles formes de liberté et d’autonomie. Dans la fraîcheur de l’aube millénaire naissante, ils donnent le goût du mieux vivre que nous voulons garantir pour demain …

« Nous appelons nos concitoyens à nous rejoindre, venir partager leur expériences, leurs envies… et à créer dans nos villes, dans nos quartiers des jardins partagés ».

Ce festival se clôturera par la 3ème Garden pride. Ce sera pour nous l’occasion de faire connaître et de partager nos expériences jardinières avec le grand public et d’interroger la place des jardins nourriciers dans la ville aujourd’hui. « Plus de légumes,
moins de bitume » !
>LE PROGRAMME EN ISERE

VILLEFONTAINE
-Samedi 10 octobre (Cinéma Le Fellini, rue Auguste et Louis Lumière)
18h : Courts métrages et soupe à la chaudière
20h : Film  « Nos enfants nous accuseront » suivi d’un débat avec les acteurs des distributions et des productions alimentaires locales (entrée libre)
Renseignements : Jardinons ensemble / 06 25 39 29 60

PONTCHARRA
-Vendredi 16 octobre  (Cinéma Jean Renoir, avenue de la gare)
20h30 : Film « Nos enfants nous accuseront », suivi d’un débat avec le jardin de l’amitié et les acteurs des distributions et de productions alimentaires locales (entrée 6€/5€)
Renseignements : Jardin de l’amitié / 06 10 70 66 06

-Nos enfants nous accuseront, Jean-Paul Jaud, France, 2008, 1h47
Face à la tragédie environnementale qui guette la jeune génération, la municipalité de Barjac, décide d’introduire le bio dans les cantines …

TIGNIEU
Du 12 au 16 octobre : Festival de soupes (Jardin collectif de Tignieu, rue du repos)
12 au 15 octobre de 12h à 14h : Dégustation de soupes
16 octobre à 18h : Animation « La ronde des soupes »
Renseignements : Couleurs et senteurs / 06 81 22 99 79

SEYSSINS
- Mercredi 14 octobre (Espace Victor Schœlcher, 89 av. de Grenoble, Seyssins / Terminus du tram C)
18h30 : Courts métrages suivis d’une discussion et d’un apéro jardinier (entrée libre)

GRENOBLE
- Lundi 12 octobre (Collège des Saules)
Animation pour les collégiens : Projection de courts métrages et dégustation de fruits de saison

- Vendredi 16 octobre (Centre social Chorier-Berriat, 10 rue Henry le Chatelier, arrêt de tram Saint Bruno)
9h30 : Atelier cuisine du jardin. Ensemble préparons des petits plats avec les légumes et les herbes de saison. Velouté d’ortie, sirop de verveine, flan de potiron… (entrée libre sur réservation au 04 76 21 29 09 auprès de Sylvie Delconsole)
20h : Courts métrages suivis d’une discussion et d’une dégustation de petits plats préparés lors des ateliers cuisine (entrée libre)  . Au programme:

Tout Contre, Jérémie Lamouroux, France, 2008, 14’
Là où les nuages se confondent avec la fumée ; la fumée avec la vapeur d’eau. Elle est là ; au centre, tout contre notre monde,
pour le confort des français. Portrait d’un vigneron et sa femme, qui vivent maintenant à côté de la centrale nucléaire de Cruas.

Eglantine et Léon, Une case en moins,  France, 5’
Une chanson déjantée et intelligente sur des vaches moins intelligentes !

Cultivons la terre (séquence 1), Honorine Perino, France, 2008, 7’
L’histoire récente de l’agriculture conventionnelle.
Cultiver en ville (1ère partie), 3 tamis, République démocratique du Congo, 2001, 8’

Des jardins sur les toits, Alternative International, Québec, 13’
De la binette à la fourchette… Découvrez l’aventure potagère sur les toits de Montréal …

Renseignements : Brin d’Grelinette / 04 57 39 08 73

- Samedi 17 octobre (Place aux herbes à Grenoble)
A partir de 15h : Garden pride (La fierté d’être jardinier) Installation jardinière, dégustation champêtre et bal du jardinier avec Terre à pied et la Rainette

CONTACT et RENSEIGNEMENTS :
Association Brin d’Grelinette, jardinonslaville@ouvaton.org ,04 57 39 08 73

Catégorie écologieCommentaires fermés

L’usage de la voiture n’a fait qu’augmenter depuis 15 ans

Alors que la voiture électrique est présentée depuis plusieurs semaines comme la panacée des politiques de lutte contre les changements climatiques et de mobilité, une récente étude de l’INSEE (juillet 2009) remet les pendules à l’heure. Cette étude statistique présente l’évolution de la mobilité des Français (temps et vitesse de transports, taux de motorisation des ménages, budget transport). Les chiffres sont éloquents et montrent une nette augmentation.

FNE tire le signal d’alarme: « Posons la question de notre aménagement du territoire et bougeons autrement avant d’acheter une voiture électrique ! »

La conclusion de l’étude INSEE est la suivante :
- les ménages ont plus de voitures et l’utilisent plus qu’en 1994.
- les inégalités de mobilité entre milieux urbains et ruraux et périurbains ne cessent de se creuser.

Dans les zones périurbaines (les fameuses « villes dortoirs ») et dans les milieux ruraux (de plus en plus désertés), la motorisation s’est accrue :
- 68 % des personnes appartiennent à un ménage comptant autant de voitures que de membres adultes, contre 54 % en 1994.

Dans les grandes agglomérations, le mouvement est de moindre ampleur :
- 48 % contre 43 % en 1994.

La majorité des déplacements en voiture sont réalisés en 2008 par un conducteur seul, bien plus qu’en 1994 (58 % contre 49 %).

D’où la réaction de FNE: « A l’heure où plusieurs milliards d’euros sont prévus par l’Etat pour équiper quelques ménages en véhicules électriques et/ou hybrides, destinés de plus essentiellement à de la mobilité urbaine ; il serait temps de se poser sérieusement la question de la place de l’automobile dans notre société, conséquence d’un modèle d’aménagement du territoire insoutenable ».

Catégorie transport, énergiesCommentaires fermés

Les éoliennes considérées comme des installations classées

A la suite des débats sur l’article 34 du projet de loi Grenelle II au Sénat hier après midi, les espoirs de sauver l’éolien s’amenuisent, selon FNE. En effet, si un certain nombre d’amendements visant à réfréner le développement de l’éolien n’ont pas été adoptés, le texte n’a été que peu modifié. Or les dispositions du texte initial ne sont pas loin de sonner le glas du développement de l’éolien.

Les éoliennes, désormais installations classées

Les éoliennes seront désormais soumises à la procédure des installations classées pour la protection de l’environnement, procédure très lourde et complexe, qui handicapera leur développement. L’amendement visant à la suppression de ces dispositions n’a pas été adopté.

De même, FNE regrette le rejet de l’amendement demandant la suppression des formalités pour toute éolienne quelque soit sa puissance ou sa hauteur. Cette procédure est d’autant plus injustifiée que les petites éoliennes de moins de 12 mètres sont dispensées de toute formalité par l’article R. 421-2 du code de l’urbanisme. Selon Raymond Léost, pilote du réseau juridique de FNE, « Il convient de tirer une première conséquence de ce changement de régime : soumettre les lignes à Très Haute Tension au même régime juridique ! ».

Développer l’éolien de manière réglementée

FNE tient à rappeler l’importance du développement de l’éolien, parallèlement à celui des autres énergies renouvelables. Elle est consciente de la nécessité de le faire de manière réglementée afin de ne pas affecter outre mesure les paysages et la biodiversité. Afin de prévenir les impacts négatifs des énergies renouvelables (ENR), il est nécessaire de les développer de façon complémentaire en tenant compte des spécificités des territoires.

Bénéficiant d’une technologie aboutie, l’éolien est l’une des énergies renouvelables les plus prometteuses. Sans la développer, la France ne sera jamais en mesure de se conformer à ses engagements internationaux. De plus, en complexifiant de la sorte le régime des éoliennes, la France prend le risque de se voir condamnée par la justice communautaire au titre de la violation de la directive ENR 2009/28. Nous espérons que les députés se montreront plus conscients de ces enjeux lors du passage du projet de loi devant l’Assemblée Nationale.

Comment mesurer le développement de l’éolien ?

FNE se réjouit de l’adoption de l’amendement fixant des objectifs intermédiaires chiffrés au développement de l’éolien, conformément aux engagements du Grenelle, mais déplore la manière dont ils sont fixés.
En effet, FNE estime qu’il y a un risque à mesurer la production d’électricité en puissance nominale (en mégawatts), et préfère une évaluation en pourcentage. Ainsi, quelque soit le volume de la production d’électricité, une part obligatoire d’énergie devra provenir de sources propres.

Photovoltaïque: pas d’autorisation pour les agriculteurs

Le photovoltaïque était également soumis à débat hier après-midi. L’amendement visant à autoriser les agriculteurs à exploiter ou faire exploiter des panneaux photovoltaïques n’a pas été adopté, mais le gouvernement et la commission se sont dits favorables à cette disposition quand elle sera présentée en loi de finance.

FNE rappelle ici la nécessité de différencier les panneaux photovoltaïques fixés au sol de ceux fixés sur les bâtiments. Ces deux catégories ne comportent pas les mêmes risques et doivent être encadrées différemment. Pour FNE, cette différenciation doit être prise en compte lors des futurs débats.

Catégorie énergiesCommentaires fermés

Festival des collines 2009

Cette idée originale de la Communauté de Communes des Collines du Nord Dauphiné permet aux populations d’apprécier le travail et le talent des troupes de théâtre amateurs du territoire et des communes voisines. Ce festival qui s’échelonne durant 3 week-ends propose 9 représentations théâtrales et un final plus professionnel axé sur l’humour avec la participation d’artistes régionaux.

Cet évènement rassemble de plus en plus de spectateurs depuis 2006, année de sa création.

Cette année le festival a débuté le 2 octobre et se poursuit jusqu’au 18 octobre. En voici le programme:

- Vendredi 9 octobre à ST JUST CHALEYSSIN à 20h30 (Gymnase B. Sauget) : « Toutes les deux heures la pause s’impose » par le Café-théâtre d’HEYRIEUX

- Samedi 10 octobre à VALENCIN à 20h30 (Foyer Montagnon) : « Oncle Vania » par Motamo de Luzinay ;

- Dimanche 11 octobre à BONNEFAMILLE à 17h (Salle d’animation) : « Pilote de Guigne » par Le V de Rideau de CRACHIER

- Vendredi 16 octobre à GRENAY à 20h30 (Complexe sportif) : « Le retour du boomerang » par A quoi on joue ? d’Heyrieux

- Samedi 17 octobre à HEYRIEUX à 20h30 (Foyer rural) : « S’envoyer en l’air » par Le Théâtre du Renouveau de OYTIER ST OBLAS

- Dimanche 18 octobre à ST GEORGES D’ESPERANCHE à 17h (Salle des sports et loisirs) clôture du festival avec en 1ère partie : Céline IANNUCCI dans son spectacle « Elle ne manque pas d’air » et en 2ème partie Cyrille COTTON, « Cent détours ».

TARIFS

- 8€ : Adultes sauf spectacle de clôture 10 €

3 € : de 10 à 18 ans, étudiants, chômeurs, groupes de plus 10 personnes, personnes handicapées, y compris spectacle de clôture.
- Gratuit : Enfants de moins de10 ans
- Spectacle pour le jeune public, tarif unique pour tous (3 €) Avantages carte de fidélité du festival : places demi tarif et gratuites.

Pour tous renseignements

CCCND
tel : 04 72 48 19 89

Catégorie loisirs/détenteCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

octobre 2009
L Ma Me J V S D
« sept   nov »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+