Archive | 10 octobre 2009

Center Parc de la forêt de Chambaran: pourquoi la Région investit 7M€

A l’invitation de Marcel Bachasson, maire de Roybon, Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, a visité  le site du futur village de loisirs « Center Parcs » à Roybon (Isère), qui sera le 5ème « Center Parcs » français. Il était accompagné par Bernard Soulage, 1er Vice-président délégué aux transports, déplacements et infrastructures, et Eliane Giraud, Conseillère régionale déléguée à l’agriculture, au développement rural et aux Parcs naturels régionaux.

A leurs côtés, se trouvaient Erwann Binet et Christian Nucci, vice présidents du Conseil général, et plusieurs maires des communes voisines.

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Ceux-ci ont écouté les explications de Gérard Brémond, PDG de Pierre et Vacances, maître d’oeuvre dans ce projet.

Cliquer pour voir notre précédent article.

Jean Jacques Queyranne a souligné l’imprortance de ce projet et les différentes retombées positives qui vont en découler.

 » Ce n’est pas tous les jours que l’on trouve une entreprise qui souhaite investir près de 400 millions d’euros dans notre région. Une région qui est la deuxième destination touristique en France: 150 millions de nuitées. Center Parcs de la forêt de Chambaran en apportera 1, 5 million de plus.. Cette réalisation permettra de diversifier notre tourisme. celui-ci est très axé sur la montagne. On va donc élargir la gamme de nos possibilités avec un tourisme de quatre saisons. On retiendra également la forte demande de nos rhônalpins pour un tourisme de proximité. Nous allons donc là aussi leur offrir un créneau supplémentaire. »

Aubaine pour l’emploi

Le président de la région a abordé la « formidable aubaine de l’ouverture de ce centre de loisirs sur l’emploi. Dans un contexte de crise et de forte dégradation de l’emploi, ce projet constitue une véritable opportunité de développement économique et permettra la création de près de 700 emplois directs. Avec 97% des recrutements effectués dans notre région, ce projet sera un ballon d’oxygène pour l’emploi des Rhônalpins et notamment des jeunes qui veulent construire leur avenir en Rhône-Alpes. Il s’agira d’emplois durables, non délocalisables bien entendu. »

….pour la filière bois

Le domaine de la forêt de Chambaran va également donner un coup de fouet à notre filière bois. Seule « 1/3 de notre forêt régionale est valorisée. Nous avons une réserve naturelle, renouvelable importante. Center Parc nous permettra de travailler sur deux pistes: le bois de construction, pour les cottages en particulier et le bois énergie avec la mise en place d’une chaufferie bois. Celles ci auront obligatoirement un effet structurant sur la filière bois régionale. »

Jean Jack Queyranne se dit rassuré par le cahier des charges mis en place par la direction de Pierre et Vacances dans les domaines aussi variés que l’environnement, le maintien du milieu naturel, la gestion des déchets….

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Voila à quoi ressemblera le centre de vacances du domaine de la forêt de Chambaran. Ouverture prévue en 2013

Voici les 4 domaines relevant des compétences régionales sur lesquels il est prévu d’agir, à hauteur de 7 millions d’euros :

- L’insertion et la formation professionnelles de personnes peu qualifiées (1,5 M€) :
augmentation de l’offre de formation dans les domaines du service et de la cuisine, financement de 70 à 80 Contrats d’Aide et de Retour à l’Emploi Durable (CARED), action coordonnée avec le Service Public de l’Emploi, les organismes de formation et Center Parcs …
- La maîtrise des impacts  environnementaux (3,5 M€) : gestion des déchets, économie d’eau, actions de protection de la biodiversité, haute performance énergétique des cottages, matériaux de construction respectueux de l’environnement…
- Le soutien à la structuration de la filière bois (1 M€) : valorisation du bois de Rhône-Alpes tant pour la construction des cottages que pour l’énergie consommée (réalisation d’une chaufferie bois)
- La promotion du tourisme local et régional (1 M€) : mobilisation de Rhône-Alpes Tourisme dans ce projet qui représentera, à terme, près de 1,5 millions de nuitées.

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Center Parc de la forêt de Chambaran: et l’agriculture?

Au cours de la rencontre entre collectivités territoriales et direction de Center Parcs, nous avons abordé le problème de l’agriculture à travers un jeu de questions réponses. Conclusion: l’agriculture ne sera pas oubliée!

Après la présentation du projet par le PDG de Pierre et Vacances, Gérard Brémond, le vendredi 9 octobre à Roybon, nous avons croisé Frédéric Bret, agriculteur à Montfalcon, commune voisine. A la question que penses tu de cette réalisation, il nous répond du tac au tac: » Je n’ai pas entendu parler d’agriculture, notre souhait: avoir un magasin de vente directe au centre de ce parc de loisirs. »

Réponse du PDG: « Il est tout à fait possible d’envisager un commerce de ce style au sein de notre site de Roybon. Je vous dirai même que cette idée nous intéresse vivement ».

« Notre projet entre dans le cadre du développement durable, du tourisme durable. Nous cherchons donc à favoriser les productions de proximité. Celles-ci peuvent remplir les rayons de nos commerces d’alimentation, nos restaurants. Nous impliquerons au maximum les agriculteurs locaux qui le souhaitent d’autant plus que nous les savons très dynamiques, que la région a une large gamme de productions et que celles-ci sont de très bonne qualité. »

Réaction de Frédéric Bret: « Reste à mobiliser nos agriculteurs… »

Dernier sujet: la décharge, Gérard Brémond a été très clair: « Si construction il y a, cela ne nous dérangerait pas, ne remettrait pas en cause notre projet, même si nous ne comprendrions pas cette décision. Ce serait, à mon sens une erreur fondamentale dans l’aménagement du territoire. »

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Center Parc de la forêt de Chambaran: livraison début 2013

Le  Center Parc de Roybon est passé de projet à réalité. Suite à une rencontre programmée sur le site plusieurs voiles se sont levés sur des points bien précis.

Bien entendu, le maire de Roybon est très satisfait de voir que le centre de vacances va s’installer sur sa commune « avec un cahier des charges, en particulier au niveau environnemental bien cadré ».

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Pour l’instant, pour accéder au site des Avenières, il faut emprunter un chemin forestier.

Propos repris par  Gérard Brémond, président directeur général du groupe Pierre et Vacances.

Il a précisé que le site de Roybon n’a pas été choisi par hasard: « Nous sommes à 1h30mn de Paris, dans une région à forte population, à quelques encablures de la Suisse… Au niveau du relief, celui-ci est modéré, sans fortes pentes, en milieu boisé… Nous avons eu le coup de foudre pour cette forêt des Avenières. Notre choix a également été facilité par le fait que nos relations avec les collectivités locales, départementales et régionales ont été franches mais bonnes. Elles se sont montrées enthousiastes vis-à-vis de notre projet  »

Le PDG a rappelé quelques chiffres: « Un projet comme celui-ci, c’est 385 millions d’euros, 1000 cottages, 200 hectares, 30000 m2 couverts, 1/3 de l’espace sera aquatique. D’une capacité de 1600 personnes qui pourront venir toute l’année, peu importe le climat… Au niveau des emplois, ils seront de l’ordre de 700 en période de fonctionnement. Il faut rajouter les 1000 emplois en amont, pendant la construction du complexe et les emplois indirects qui seront très nombreux. »

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Voilà ce que sera le site en 2013

Tourisme responsable

Gérard Brémond est conscient que son projet inspire certaines craintes  » légitimes mais à nous de rassurer. Center Parcs s’inscrit dans une démarche de tourisme responsable. Nous sommes même des précurseurs par rapport au Grenelle de l’environnement. Préservation du site pendant la construction, minimisation du défrichement, intégration dans le paysage, mise en place d’un plan de gestion écologique de la forêt, préservation de l’eau, chaufferie bois, aucune voiture à l’intérieur du centre…. la liste des mesures environnementales  est longue et non exhaustive! »

Le calendrier futur est bien établi: les permis de construire sont déposés, les investisseurs recherchés, la livraison se fera fin 2012 pour une ouverture au cours du premier trimestre 2013.

Erwann Binet au nom du Conseil général de l’Isère à précisé que le département a tout de suite adhéré à ce projet. « Celui ci apportera une double aide: 8 millions pour le réseau d’eau et assainissement et 7 millions aux personnes qui investiront dans les cottages.

Il a justifié ce choix: « Notre département connaît un fort afflux touristique, essentiellement de montagne. Là on est dans un nouveau concept, favorisant le tourisme familial, écologique, présent toute l’année. Sans oublier l’essentiel: le volet de l’emploi et les retombées indirectes dans de nombreux domaines. »

Quelques manifestants opposés à ce projet nous en ont indiqué les raisons: emplois au rabais, destruction écologique… Ils n’ont pas convaincu!

Lire par ailleurs les raisons pour lesquelles la Région croit en ce projet.

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Assainissement en Rhône-Alpes: la FRAPNA sceptique

Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie  a déclaré récemment: « Nous sommes en passe de gagner la bataille de l’assainissement ». Elle a annoncé aussi une condamnation certaine de plusieurs centaines de millions d’euros de la France par la Cour de justice des Communautés européennes.Dans un récent communiqué, la FRAPNA qui, depuis longtemps, s’intéresse aux cas d’assainissement non-conforme (voir nos articles précédents), s’interroge:  quelles communes rhônalpines paieront les amendes ?
Qu’en est-il en Rhône-Alpes ?
Rappel de la FRAPNA: « La Directive européenne relative aux Eaux Résiduaires Urbaines de 1991 (dite DERU) exige la mise en conformité de l’ensemble des systèmes de traitement des eaux usées des collectivités. Le délai d’application est dépassé d’au moins 4 ans (parfois 9 ans !) pour de nombreuses collectivités locales, et les objectifs de la DERU sont loin d’être atteints en France et en Rhône-Alpes ».
« La Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature  n’a pas attendu le Plan d’action de Monsieur le Ministre Jean-Louis Borloo de septembre 2007, (qui ne visait que les 146 stations non conformes les plus importantes), pour pousser les collectivités à se mettre aux normes. Cet été, nous avons interpellé une cinquantaine de communes importantes de la région, comportant un système d’assainissement insuffisant ».
« Concernant les « petites » STEP (moins de 2000 EH*), la démarche de mise aux normes vient à peine de commencer. En Rhône-Alpes, les services de l’Etat ont seulement réalisé un état des lieux. Le retard sera donc considérable. Pouvons-nous réellement parler d’anticipation des mises aux normes comme l’annonce l’Etat ? »
Jacques Pulou, responsable eau de la FRAPNA précise que « les exigences de la DERU sur le traitement approprié des eaux usées n’est aucunement une démarche administrative imposée par les bureaucrates de Bruxelles. L’objectif du Grenelle, qui prévoit que 66% au moins des masses d’eau seront en bon état écologique en 2015 en réponse aux exigences de la Directive Cadre Européenne sur l’eau, dépend du respect total de la DERU. Il en va de la préservation des écosystèmes aquatiques mais aussi de notre santé à tous, de notre environnement naturel et celui de nos enfants ».
Conclusion de la FRAPNA: « Une bataille pour l’Etat est peut-être gagnée mais certainement pas la guerre ».
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*EH (Equivalents Habitants) : Compte tenu des rejets autres que les habitants (restaurants, industries…), un village d’environ 1 500 personnes génère en moyenne 2.000 EH.

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