Archive | 17 octobre 2009

La Légion d’Honneur pour Eliane Giraud

Légion EEn présence de Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, de Michel Destot, député-maire de Grenoble, d’Albert Dupuy, préfet de l’Isère, de Geneviève Fioraso et François Brottes, députés de l’Isère, de nombreux élus, de ses proches et de ses amis, Eliane Giraud a reçu des mains de Louis Besson les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur, sur proposition de la secrétaire d’Etat à l’Ecologie.

Jean-Jack Queyranne qui fit l’entrée en matière de cette cérémonie, laquelle avait pour cadre l’antenne grenobloise de la Région, évoqua Rosa Bonheur, première femme à avoir reçu les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur. C’était en 1865.

Ce flash-back fut suivi par un zoom artistique sur le 7e art, le président de la Région faisant partie de la délégation qui accueillit le matin même à Lyon M.Clint Eastwood, venu recevoir le prix Louis Lumière du festival de cinéma Lumière 2009. Un monument. Un événement.

EGiraud uneLe président de la Région qui s’excusa de n’avoir pu convaincre M.Eastwood de l’accompagner à cette cérémonie,  se fit un plaisir d’annoncer à la récipiendaire que l’acteur et réalisateur américain  l’avait néanmoins chargé de lui faire deux bises.

Un cadeau qu’Eliane Giraud apprécia à sa juste valeur. Mais on peut se demander si, tout compte fait, après avoir écouté son allocution, la conseillère régionale déléguée à l’Agriculture, au Développement rural et aux Parcs et présidente du PNR Chartreuse, ne place pas Louis Besson, son parrain, aussi haut sinon plus que Clint Eastwood.

Louis Besson, ancien Ministre, auteur de la Loi Montagne (1985), actuel Président de Chambéry Métropole, est, il est vrai, un acteur incontournable de la vie politique française à  qui Eliane Giraud a dit toute l’admiration et l’estime qu’elle portait.

Auparavant, Louis Besson avait retracé par le menu et en termes choisis, l’itinéraire d’Eliane Giraud et loué les qualités qui l’ont guidée tout au long de son parcours, de son engagement social et politique, quelles que soient les responsabilités qui lui incombaient.

Il cita Voltaire à cette occasion, qui, dans sa tragédie La mort de César, fait dire à son personnage Brutus :

Mon esprit, peu jaloux de vivre en la mémoire,

Ne considère point le reproche ou la gloire ;

Toujours indépendant, et toujours citoyen,

Mon devoir me suffit, tout le reste n’est rien.

Citoyenneté, indépendance, sens du devoir. Des qualités bien choisies pour Eliane Giraud que la rédaction de sillon38 rencontre souvent sur le terrain. Elle lui adresse à cette occasion  ses chaleureuses félicitations.

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Ils veulent plus de légumes, moins de bitume

Le festival des terres nourricières qui s’est déroulé du 10 au 17 octobre en Rhône-Alpes s’est achevé samedi à Grenoble par un grand rassemblement de jardiniers amateurs venus de tout le département.

jardins partages1Jardiniers, amapiens, citoyens, élus, paysans, cuisiniers, producteurs, curieux, étaient invités, place aux Herbes, au coeur de Grenoble, à venir discuter,manger un bout, danser, participer à un atelier de cuisine…

Cet évènement convivial et festif à l’initiative des jardins partagés de Rhône-Alpes (il s’est également déroulé à Lyon), était l’occasion de présenter au grand public la philosophie de cette association qui cultive les valeurs de partage, solidarité, mutualisation à travers la pratique du jardinage partagé.

Le principe : les jardins sont cultivés collectivement et les récoltes partagées entre tous les jardiniers. Des animateurs professionnels assurent la gestion de la production, l’animation du groupe et l’accompagnement socio-professionnel des jardiniers en lien avec les services sociaux et autres structures de leur territoire.

jardins partages4Le festival Terres nourricières  a abordé des questions cruciales touchant à  notre environnement alimentaire : érosion des sols, disparition de la biodiversité, pression foncière, qualité des productions, accès à une alimentation saine, autonomie alimentaire…

Le développement des jardins partagés s’inscrit parmi les alternatives créées pour tenter de vivre mieux, sainement, et en harmonie avec la nature.

« Fiers d’être jardiniers », « Des cultivateurs, pas des traders », « Plus de légumes, moins de bitume », « Travailler moins, jardiner plus », « De l’herbe, place aux Herbes », on pouvait lire ces slogans samedi sous la halle de la place aux Herbes.

jardins partages2Tour à tour pédagogiques, agrobiologiques, artistiques, communautaires ou d’insertion, les jardins partagés cherchent aujourd’hui à se faire une place dans nos villes et nos campagnes.

« Nous prenons plaisir à créer, à partager, à exercer de nouvelles formes de liberté et d’autonomie », déclarent les porte-parole de l’association.

« Nous appelons nos concitoyens à nous rejoindre, venir partager leur expériences, leurs envies… et à créer dans nos villes, dans nos quartiers des jardins partagés ».

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Contacts et renseignements :Brind’Grelinette : 04 57 39 08 73, jardinonslaville@ouvaton.org

Graines de vie, graines d’envie, 04 74 20 57 60 ou www.lepassejardins.fr

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