Archive | 19 octobre 2009

Offres et demandes d’emploi dans le secteur agricole

Retrouvez d’autres offres d’emploi sur www.anefa.org :

Ain

GAEC cherche un agent d’élevage laitier bovin (H/F). Missions : soins aux animaux, traite. (Environ 100 vaches). Expérience souhaitée mais débutant motivé accepté. Formation CAPA exigée. CDD évolutif vers un CDI.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL8-01

Ain

Cherche agent d’élevage équin (H/F) pour assurer principalement les soins aux chevaux (25-30 bêtes) matin et soir, l’entretien des parcs. Etre titulaire du permis PL serait un plus. Autonomie indispensable. CDI tps complet avec période d’essai.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OEQ1-01

Drôme

Exploitant cherche un agent tractoriste (H/F) en CDI à temps partiel. Production : Maraîchage. Des connaissances en mécanique serait un plus. Une plus grande disponibilité sera demandée en sept/oct.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OMA18-26

Drôme

Cherche salarié (H/F) pour tailler les arbres fruitiers et la vigne et d’une manière générale réaliser les tâches relatives au développement des différentes productions. L’agent devra encadrer les équipes de saisonniers et savoir conduire le matériel agricole. CDI tps complet avec période d’essai.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OAR61-26

Isère

GAEC cherche un agent d’élevage laitier (H/F) motivé et autonome pour effectuer les missions suivantes : traite des vaches, alimentation et soins. Qualités requises : dynamisme et sens des responsabilités. CDD tps partiel pouvant évoluer vers un tps complet. Horaire : 15h – 18h30.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL6-38

Retrouvez  d’autres  demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain

Homme cherche emploi d’agent horticole. Expérimenté. Mobilité : Ain. Titulaire Bac pro horticulture prod. florale et légumière.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DH04-01

Drôme

Homme cherche emploi de second d’exploitation. Titulaire Bac Conduite et gestion des exploitations. Exp. acquise ds le cadre de sa formation en alternance. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DDI8-26

Isère

Homme cherche emploi de conducteur d’engins ou de chauffeur-livreur. Titulaire du permis PL et connaissance de l’agriculture.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DCM5-38

Loire

Homme cherche emploi d’agent d’élevage ovin ou bovin. Expérimenté (agriculteur). Mobilité : Loire.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DOV3-42

Rhône

Homme cherche emploi d’agent d’élevage ou de conducteur d’engins. Expériences saisonnières.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DEL8-69

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Crise du lait: pas de miracle à Luxembourg

Les ministres de l’agriculture de l’UE étaient réunis aujourd’hui à Luxembourg pour un Conseil consacré à la crise du secteur laitier. Un conseil de la dernière chance qui n’aura manifestement pas satisfait les éleveurs, venus en nombre faire valoir leurs attentes pour sortir de la crise. Les éleveurs laitiers français, pour leur part, seront reçus demain par Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture.

En autocars et avec leurs tracteurs, les producteurs EMBet productrices de lait membres de l’European Milk Board (EMB) en provenance de différents pays d’Europe étaient rassemblés à 13h pour une manifestation géante devant les portes du lieu de réunion des ministres. Leur  devise: « Pas de subventions dans le secteur du lait, mais une régulation de la production flexible ».

Marianne Fischer Boel, commissaire européenne à l’Agriculture a proposé différentes mesures -entre autres inclure le lait et les produits laitiers dans l’organisation commune de marché unique unique (1) – mais elle a clairement souligné que les décisions ne lui appartenaient pas, qu’elles étaient du ressort des ministres des finances:

« Je suis également disposée à proposer une aide de 280 millions d’euros dans notre budget de l’agriculture 2010 pour d’autres mesures dans le cadre de l’art 186 élargi. La nature réelle de ces mesures est encore à déterminer mais il est clair pour moi que ces mesures devront bénéficier directement aux éleveurs laitiers. J’ai dit que « j’étais disposée à proposer » et c’est important de le noter car il n’est pas du ressort de la Commission ou de ce Conseil de décider des mouvements budgétaires mais du Conseil des ministres des finances, en date du 19 novembre. Que vos ministres des finances disposent donc ! »

Elle ajoutait que, financièrement, la marge de manoeuvre était très étroite:

« Il faut dire que si cette aide de 280 millions d’euros est approuvée, mon portefeuille pour 2010 sera complètement vide …Les demandes de nouvelles dépenses ne peuvent être faites sans modifier les perspectives financières pluriannuelles ».

Pas question, en tout cas, de faire marche arrière:

« Je terminerai en disant qu’il est temps d’agir à nouveau ensemble, puisque nous sommes tous d’accord pour reconnaître que l’on ne peut faire marche arrière et revenir à la PAC des années soixante et soixante-dix. J’attends avec impatience un débat constructif sur les différentes façons de sortir de cette crise ».

………………………………………………………………………………………………………………

(1) La création d’une organisation commune de marché (OCM) unique a permis d’alléger la législation dans ce domaine, de renforcer sa transparence et de rendre la politique plus accessible. Elle constitue un exemple concret d’amélioration de la réglementation et s’inscrit par conséquent à part entière dans le cadre de la stratégie de Lisbonne. La création d’une OCM unique est la plus importante simplification technique de la PAC jamais accomplie.

Catégorie PAC, lait/produits laitiersCommentaires fermés

La raviole du Dauphiné sous haute protection

igp1_frEn date du 15 octobre, la Commission européenne a ajouté officiellement la raviole du Dauphiné au registre des produits IGP (indication géographique protégée).

Le chemin a été long. En voici quelques étapes. Le 14 février 1989, la cour d’appel de Grenoble a, par arrêté, accordé une appellation d’origine « Raviole du Dauphiné » . Depuis cette date, l’association de Défense pour la Véritable Raviole du Dauphiné a oeuvré pour présenter un produit traditionnel de qualité à ses consommateurs.
En décembre 1993, les pouvoirs publics ne reconnaissent plus cette appellation d’origine et ne la proposent pas comme indication géographique dans le cadre des procédures simplifiées.
En 1994 est réalisée la première étape de l’élaboration du cahier des charges et du plan de contrôle en vue de l’obtention d’un signe de qualité : le Label Rouge, en collaboration avec Ulase, organisme certificateur.
En parallèle de la démarche Label Rouge, l’Association rédige un dossier de demande d’IGP qui présente l’inscription du produit dans le terroir (provenance des matières premières et zone de fabrication) ainsi que l’attachement historique, culturel et économique à la zone géographique du Dauphiné.
En 1996, le dossier d’IGP obtient des pouvoirs publics (de la commission mixte) un avis favorable.
En 1998, l’arrêté d’homologation du Label Rouge de la Raviole du Dauphiné parait au journal officiel. L’organisme certificateur Ulase habilite les entreprises candidates et commence l’application du plan de contrôle.
Le 8 avril 2003, l’extension du champ d’application aux pâtes alimentaires (sous position douanière 192 02 20 99) du règlement européen de 1992 a été publiée au journal officiel.

Rappelons que L’Union européenne dispose de trois systèmes pour promouvoir et protéger les désignations des produits agricoles et denrées alimentaires de qualité: AOP (appellation d’origine protégée), IGP (indication géographique protégée) et STG (spécialité traditionnelle garantie).

AOP: désigne la dénomination d’un produit dont la production, la transformation et l’élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté.

IGP: désigne des produits agricoles et des denrées alimentaires étroitement liés à une zone géographique, dans laquelle se déroule au moins leur production, leur transformation ou leur élaboration.

STG: met en valeur la composition traditionnelle d’un produit ou son mode de production traditionnel

Catégorie agro-alimentaire, terroirs/gastronomieCommentaires fermés

Faut-il un second réseau internet?

orateurDans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 06/08/2009, M. Jean Louis Masson (Moselle-NI) attire l’attention de Mme la secrétaire d’État chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique sur le fait que la gestion mondiale d’Internet est totalement entre les mains des États-Unis comme c’est aussi le cas actuellement du positionnement par GPS.

Dans le cas du positionnement GPS, l’Europe a cependant pris en compte les inconvénients de sa dépendance et envisage de mettre en place son propre réseau. Du point de vue technique, il serait également possible de mettre en place un second réseau de type Internet, à condition qu’un bloc d’États (par exemple de l’Union européenne) s’engage en la matière.

Bien entendu, les deux réseaux Internet qui coexisteraient alors auraient des liens entre eux, ce qui éviterait de nuire au caractère global du système.

Il souhaiterait savoir si une réflexion pourrait être engagée en ce sens ou au moins pour assurer un minimum d’autonomie des pays européens en matière de gestion des éléments de base du réseau Internet.

Réponse du Secrétariat d’État chargé de la prospective et du développement de l’économie numérique publiée dans le JO Sénat du 15/10/2009

Le réseau Internet en tant que tel n’est la propriété d’aucun État en particulier. Son caractère fortement décentralisé et distribué en fait un réseau international par essence. En revanche, il est vrai que la gouvernance de ce réseau n’est pas aujourd’hui suffisamment internationalisée.

La supervision technique et économique du système des noms de domaines, à la base des usages les plus courants d’Internet, est actuellement assurée par Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, société privée de droit californien sous contrat avec le Department of Commerce des États-Unis d’Amérique.

D’autre part, le renforcement de la sécurité des infrastructures critiques d’Internet est actuellement pris en charge par chaque État, et mériterait d’être mieux coordonné. Sur ces deux sujets, la secrétaire d’État à la prospective et au développement de l’économie numérique a engagé une discussion avec la présidence suédoise de l’Union européenne, afin d’harmoniser les positions des États membres en vue d’un échange constructif avec le Gouvernement des États-Unis.

Tout en gardant le caractère ouvert d’Internet, et en limitant les dangers techniques et les coûts inhérents à la construction de réseaux parallèles à Internet, il s’agit aujourd’hui de saisir l’opportunité de la fin du contrat liant l’ICANN au Department of Commerce pour discuter avec nos partenaires outre-Atlantique d’une meilleure coordination internationale dans la gestion de ce qui est devenu, comme cela a été rappelé dans le Livre blanc sur la défense nationale, une infrastructure vitale.

La secrétaire d’État à la prospective et au développement de l’économie numérique portera ce débat dans le cadre du forum sur la gouvernance d’Internet, créé par le Sommet mondial des Nations-unies sur la société de l’information, qui se réunira à Charm el Cheick du 15 au 18 novembre prochain. Enfin, le Gouvernement, a lancé en mai dernier une consultation publique sur l’Internet du futur, qui aborde la question de l’internationalisation de la gouvernance d’Internet. Cette consultation est désormais close, et une synthèse des réponses en sera publiée courant octobre 2009.

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La France au congrès mondial forestier

Le ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche présent au XIIIe Congrès forestier mondial (1) qui se déroule du 18 au 23 octobre en Argentine, à Buenos Aires sur le thème : « Développement forestier : équilibre vital ». L’accent sera mis sur l’importance du caractère durable de tous les types de forêts et sur la contribution des ressources forestières à la préservation de la planète.
Pour le ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, ce congrès est une opportunité pour partager une vision globale de l’état et de l’avenir des forêts. Ce sera aussi l’occasion pour la France et la communauté forestière mondiale de formuler des recommandations sur la manière d’inclure les forêts dans les accords climatiques 2012, (négociés au début de décembre 2009 à Copenhague), dans le cadre de la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Sans la contribution de la forêt, l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 2°C ne pourra en effet pas être atteint.
Ce sera l’occasion pour le ministère avec d’autres institutions publiques nationales de présenter la politique forestière conduite en France métropolitaine et d’outre-mer sur un stand commun.
Organisé tous les six ans par la FAO (2), ce grand rendez-vous réunit quelque 6 000 participants venant de plus de 160 pays, illustrant la diversité des organisations et parties prenantes concernées par la forêt : chercheurs, producteurs forestiers, écologistes, populations rurales et autochtones, gestionnaires, experts techniques et décideurs publics.
………………………………………………………………………………………………………
(1) Le CFM : Le congrès forestier mondial (CFM) est une instance consultative. Les participants s’y expriment à titre personnel. Toutefois, le Congrès peut émettre des recommandations au niveau national, régional ou mondial, qui concernent aussi bien les gouvernements, les organismes internationaux, la communauté scientifique que les propriétaires forestiers et les professionnels de la filière bois. Elles sont par la suite présentées à la FAO qui peut, le cas échéant, les valider par le vote d’une résolution.
(2) FAO : Agence pour l’alimentation et l’agriculture des Nations-Unies.

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A louer: vaches à lait

Première entreprise européenne de gestion du cheptel, une société de Meyzieu dans le Rhône propose des vaches en location. Elle rencontre un succès grandissant.

« Depuis que la crise économique a éclaté, nous sommes bombardés de demandes : 1 500 depuis le début de l’année. Nous n’avions jamais vu cela ! » Président de la société Elevage et Patrimoine basée (*) à Meyzieu dans le Rhône, Pierre Marguerit est un homme heureux.  
La société qu’il dirige ne date pas d’aujourd’hui, loin s’en faut -elle a été créée en 1971- mais elle semble correspondre depuis quelques mois à une attente des investisseurs. Et ce, malgré la crise du lait.

Une crise que Pierre Marguerit balaie d’un revers de la main. « A mon avis, ce n’est qu’un épiphénomène.  Il faut regarder les choses à long terme. Il existe de plus en plus de bouches à nourrir sur terre. Les débouchés de l’agriculture sont grandissants. Cette crise du lait va se régulariser : nous ne sommes pas inquiets ».


vache_tirelireIl s’agit, à l’instar d’appartements en location confiés à un régisseur, d’une régie de troupeaux laitiers.  Le principe est simple : l’investisseur achète des vaches laitières, puis les confie à la société Elevage et Patrimoine qui, grâce aux services d’un régisseur spécialisé, la société Gestel, les louent pour lui à un éleveur sélectionné.

Les particuliers peuvent, pour 1 296 euros, acquérir un ruminant qui sera ensuite loué à un éleveur professionnel. Il leur faudra ajouter, uniquement pour le premier achat, un chèque de 125 euros à l’ordre du Trésor Public. (dessin FNPL)

Par le jeu de la commercialisation du lait, mais aussi des naissances et de la vente de viande,  et en fonction des tarifs de l’alimentation, ce placement pour le moins atypique rapporte en moyenne entre 4 % et 5 % par an aux investisseurs, avec des pointes possibles à 7 % les bonnes années, assure Pierre Marguerit qui précise : « Il ne s’agit pas d’un investissement spéculatif, mais à effectuer sur le long terme. »

De surcroît, pour les éleveurs, ce système permet de mieux affronter la crise en leur permettant une économie de capitaux, avec des avantages fiscaux à la clef. Il constitue, une des réponses, mais une réponse seulement à la crise du lait ; une deuxième étant permise par la hausse des cours et une troisième par la valorisation et la vente en direct (yaourts, fromages) de leur production par les éleveurs eux-mêmes.

Etant donné l’âge de la société, 835 élevages en France, soit près de 30 000 têtes de bétail (vaches ou génisses) pour un bon millier de propriétaires régisseurs, ont joué la carte du bail à cheptel. Les éleveurs louent tout ou partie de leurs troupeaux, ce qui leur évite un lourd endettement.

« Cela leur permet d’avoir de la trésorerie et de déduire des sommes importantes de leur revenu, grâce à une diminution de leurs charges sociales et fiscales », constate Pierre Marguerit.

Selon ce dernier, le risque d’un tel investissement pour le particulier est faible, sinon nul : « l’achat est accompagné d’un complément d’assurance intégrant les risques de maladie contagieuse, de pandémies, de fléaux tels que celui de la vache folle, car dans ce dernier cas, c’est l’Etat qui intervient. »

Et d’ajouter : « le risque est d’autant plus limité pour l’éleveur, comme pour l’acquéreur, que nous ne louons que des vaches sélectionnées, à haut potentiel. »

Le système s’appuie également sur le renouvellement du cheptel qui permet de remplacer les animaux arrivés en limite d’âge ou réformés. Ainsi, le troupeau garde un âge moyen constant.

Bref, cet investissement n’est pas fait pour ceux qui comme en Bourse, ne veulent effectuer qu’un aller et retour. Il doit là, jouer le moyen et long terme : moins de cinq ans s’abstenir !

Dominique LARGERON (lyon-entreprises.com)

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(*) « Elevage et Patrimoine » est la régie de l’Association Française d’Investissement en Cheptel (AFIP), complétée par une régie technique, Gestel, leurs sièges sont situés à Meyzieu dans la banlieue est de Lyon.

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