Archive | 22 octobre 2009

Un reportage de sillon38 référencé par la FNSEA

Le reportage réalisé à Valence, lors de la manifestation du 16 octobre et mis en ligne sur sillon38.com fait partie d’une liste d’articles référencés par la Fnsea. Vous pouvez découvrir le recueil d’articles et reportages sur cette mobilisation sur le blog de la Fnsea.

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Mobilisation du 16/10
Le BLOG

Blog dédié à la mobilisation du 16 octobre 2009

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Isère amont: 600 propriétaires concernés

symbhi enqueteLe projet Isère Amont est entré dans une première phase concrète avec le lancement des négociations foncières amiables et l’enquête parcellaire menées auprès des propriétaires des parcelles concernées par la première tranche des travaux d’aménagement. Une partie d’entre eux ont fait part de leurs inquiétudes au préfet (lire par ailleurs), redoutant de faire l’objet d’expropriations.

Identifier chacun des propriétaires des parcelles concernées par les travaux d’aménagement de la première tranche du projet Isère Amont, tel est l’objectif de l’enquête administrative parcellaire lancée par le Symbhi pendant l’automne 2009. Quelque 550 parcelles appartenant à près de 600 propriétaires différents ont été recensées sur les deux rives de l’Isère entre La Tronche et Saint-Ismier.

Une lettre et un questionnaire ont été adressés aux propriétaires pour les informer des procédures mises en œuvre et des enjeux du projet d’aménagement.

Une commission d’enquête a également été mise en place par le Préfet pour cette opération afin de recueillir les observations des propriétaires : l’enquête a débuté le14 octobre et s’achèvera le 2 novembre 2009, période au cours de laquelle les commissaires enquêteurs assurent une permanence dans chaque commune concernée.

Négociations amiables

Ce dispositif, explique le Symbhi sur son site,  permettra d’entamer en parallèle avec chaque propriétaire des négociations  foncières à l’amiable afin que le Symbhi puisse se porter acquéreur des emprises nécessaires au lancement de travaux au printemps 2010 et à la réalisation des ouvrages prévus (confortement des digues notamment).

Au total, les surfaces concernées par ces négociations s’étendent sur environ 95 hectares dont 40 hectares sous propriété institutionnelle. Il est rappelé qu’hormis les emprises strictement nécessaires aux aménagements, le Symbhi souhaite devenir propriétaire de l’ensemble des digues de l’Isère et des espaces situés entre les digues et la rivière.

Les deux prestataires en charge de l’opération de négociations foncières – Setis pour la rive gauche et Territoires 38/SED pour la rive droite – rencontreront chacun des propriétaires une première fois au cours du mois d’octobre.

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Liaison Sassenage-St Egrève: ouverture fin 2010

Il y a tout juste un an, nous vous annoncions, sur sillon38.com la prochaine ouverture d’ une liaison routière, attendue par beaucoup, entre Sassenage et St Egrève. Bonne nouvelle, l’ouverture de cette liaison est programmée pour fin 2010.

C’est Pierre Ribeaud, conseiller général du canton de St Egrève qui l’annonce sur son blog.

Nous reproduisons ci après ses explications.

Le pont Barrage : ouverture décembre 2010

« Engagement tenu : le projet avance. Plus de 12 millions d’euros, totalement à la charge du conseil général sont prévus pour les travaux du pont barrage dont l’ouverture est programmée dans un peu plus d’une année.

Il y a quelques jours, à  mon initiative une réunion importante s’est tenue à Grenoble.

Tous les élus de deux cantons (celui de Saint Egrève et celui de Fontaine Sassenage) ont pu découvrir  l’avancée du projet et débattre de la prochaine ouverture du Pont Barrage entre Noyarey et Saint Egrève .

Il s’agit d’une nouvelle liaison qui a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique en 2006, ce qui a permis de faire les nombreuses acquisitions foncières.

Les techniciens du conseil général ont rappelé le planning : objectif ouverture décembre 2010.

Les travaux vont se faire en deux étapes : d’abord les aménagements rive gauche, coté Sassenage qui seront réalisés d’ici le printemps prochain. Le giratoire sur la route départementale 1532 ayant été déjà construit en 2008.

Les autres travaux seront réalisés rive droite, dès février 2010 avec d’abord notamment la création d’une aire arborée de 70 places de stationnement, pour les usagers du transisère, puis un élargissement du rond point coté centre commercial et la création d’une piste cyclable qui partira du carrefour des abattoirs.

Le SMTC représenté à cette réunion, comme prévu dans le projet initial, va  de son coté étudier la mise en place d’un transport en commun entre les deux rives.

Cet ouvrage attendu se fait en cohérence avec les autres projets phare du secteur : l’arrivée de la ligne de tram E et l’aménagement de la zone Etamat  autour d’un projet économique et commercial.

Les élus ont salué la grande qualité des réalisations annoncées et remercié le conseil général pour le travail effectué. »

Pour en savoir plus:

article mis en ligne sur sillon38.com cliquez sur: St Egrève, la liaison entre les deux rives se fera

Pour aller sur le blog de Pierre Ribeaud, cliquez sur: www.pierreribeaud.fr/

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Le débardage par câble remonte la pente

Une volonté politique clairement exprimée à tous les niveaux (Grenelle de l’Environnement, Assises de la forêt, discours de Nicolas Sarkozy à Urmatt, plan France-Forêts Rhône-Alpes), la mise en place d’aides publiques « câble » (1), des cours du bois plutôt à la hausse, tout cela contribue au fait que la mobilisation de la ressource forestière connaît un regain de dynamisme manifeste. C’est, pour les territoires, un enjeu économique d’importance, notamment pour les communes de montagne dont les forêts sont longtemps restées inexploitées.

Rappelons que les objectifs fixés sont, à l’échelle du territoire, d’augmenter la récolte de 21 millions de m3 d’ici 2020, et à l’échelle de Rhône-Alpes de 500 000m3 pour 2013.

Prenons le cas de l’Isère. Laurent Descroix, spécialiste du débardage par câble à l’ONF résume la situation : « En 1980, toute la ressource était exploitable grâce à des modes d’exploitation rentables à l’époque : lançage des bois dans les pentes, tracteurs forestiers se déplaçant sur de plus grandes distances et débardage par hélicoptère. Mais aujourd’hui la moitié de la ressource forestière est devenue inexploitable et s’accumule en forêt…Sachant qu’en Isère, les 2/3 de la ressource se situent sur une pente de pus de 30°, il faut adapter nos modes de débardage à la pente, avec comme principales solutions, le débardage par câble et la restructuration de la desserte ».

La percée du câble mât

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Sur une aire spécialement aménagée, le câble mât et le débusqueur de l'entreprise Gurndin (Bolzano) ont pris place pour un chantier de débardage de plusieurs mois (photo Cofor)

C’est dans ce nouveau contexte porteur pour l’exploitation forestière que la COFOR , association des communes forestières de l’Isère, organisait le 20 octobre à Pellafol une journée formation « débardage par câble » en partenariat avec l’ONF, avec la visite du chantier de la forêt communale de Pellafol où 3780m3 sont en cours d’exploitation.

Une cinquantaine de personnes ont suivi cette formation parmi lesquelles une quarantaine d’élus venus de l’Isère, des Hautes-Alpes, des Alpes de Haute-Provence, des Alpes Maritimes.

C’est l’entreprise italienne Gurndin venue de Bolzano (Sud-Tyrol) qui mène à bien le chantier de Pellafol (elle est intervenue l’an dernier à Hauteluce, en Savoie, ainsi qu’à St Pierre-de-Mésage en Isère) et qui a pu faire une démonstration de débardage par câble mât (2), qui se substitue de plus en plus au système conventionnel du câble long.

Si cette entreprise vient de loin, ce n’est pas un hasard. On ne recense en Rhône-Alpes que 4 équipes de câblistes (dont 3 en Haute-Savoie) et le volume exploité par câble ne représente qu’1% du total, contrairement à des pays comme la Suisse, l’Autriche, l’Italie où la majorité des volumes exploités sont en zone de montagne. En outre, en France, on constate chaque année une érosion (-2,5%) de la main d’œuvre salariée, dans ce domaine.

La forêt de Pellafol avait besoin de rajeunir

Avec des pentes de 70°, le choix du débardage aérien par câble mât s'est imposé à la commune de Pellafo, compte tenu des conditions actuelles

Avec des pentes à 70°, le choix du débardage aérien par câble mât s'est imposé à la commune de Pellafol, compte tenu des conditions actuelles (photo Cofor)

La commune, qui compte quelque 141 habitants, disposait, dans ce canton de Crève-cœur, au pied de l’Obiou, d’un peuplement mûr (89% sapin, 11% hêtres) de 3780m3 qu’il était urgent de rajeunir. Compte tenu des caractéristiques du secteur – une pente forte (70°), des pistes raides en mauvais état et des distances de traînage importantes, des zones inaccessibles au tracteur- le choix du câble s’est imposé.

Parmi les avantages du câble mât : limitation des déplacements en forêt (travail en trouées), indifférence à l’enneigement (stabilisation des équipes de câblistes, amortissement du matériel), pas de traînage des bois (préservation de la biodiversité).

Quant aux volumes sortis, ils sont de l’ordre de 1000m3/mois en moyenne. On peut donc estimer que le chantier de Crève-Cœur devrait prendre plus de 3 mois, et sans doute, en partie, sous la neige. Neuf lignes de câbles sont installées (de 300 à 600m).

La commune a établi son bilan prévisionnel (le bois étant vendu par contrat à la scierie Eymard) et estimé que le jeu en valait la chandelle. Le produit de la vente plus les aides publiques accordées rendent l’opération rentable alors qu’elle ne l’était pas les années précédentes. Même avec une entreprise venue d’Italie.

A propos de la pratique par trouées, qui est une petite révolution dans l’exploitation, l’éclairage de Laurent Descroix : « Il y a quelques années, la sylviculture pied par pied était rentable grâce à des moyens importants mais aujourd’hui le contexte économique oblige à travailler par trouées ».

La coupe par trouées (de 20 à 60 ares) offre plusieurs avantages : elle facilite le développement et la croissance de la régénération et des jeunes peuplements, elle facilite l’exploitation, elle limite les blessures au peuplement.

Une chance pour l’Isère

Le plan élaboré pour la forêt iséroise vise la mobilisation de 100 000m3 supplémentaires d’ici 2013, 65 000m3 en bois d’œuvre, 35 000 en bois de trituration ou bois énergie. En ce qui concerne le câble, l’objectif est de 5000m3/an, avec le projet d’installer une équipe de câblistes.

A l’échelle régionale, le Plan câble 2011-2013 a pour objectif l’installation de 6 nouvelles entreprises de câblage dans les Alpes du Nord d’ici 2011 et la création de 100km/an de routes à grumiers. Ces dessertes devront être structurantes, multifonctionnelles et durables, de façon à ne pas pénaliser les autres usages de la forêt (pastoralisme, randonnée, ski de fond).

En termes d’emploi, cette nouvelle percée du câble peut être une chance pour certaines entreprises. Les aides à l’équipement sont de l’ordre de 40% des dépenses éligibles en Rhône-Alpes (aides Europe, Etat, CR, CG).

Le câble pourrait également être mis à contribution dans l’agglomération grenobloise où des expériences doivent être menées dans des forêts de feuillus (hêtres essentiellement) qui n’ont pas été touchés depuis 50 ans. Une innovation qui peut s’expliquer financièrement : « Du fait de l’augmentation des cours du bois, remarque Laurent Descroix, le bois bûche se vend désormais 42 à 43€/m3 bord de route ».

Bois d’ici (ADAYG), dont nous avons déjà parlé dans sillon38, qui s’emploie précisément à valoriser le potentiel bois énergie des forêts publiques et privées périurbaines, a certainement dû étudier la question.

………………………………………………………

(1) En Isère, l’aide du Conseil général, dans le cadre d’un  contrat territorial, représente 10 à 80% des coûts.  Hors contrat : 10€/mètre de ligne installée.

Pour la forêt de montagne ayant un rôle de protection, aide de l’Etat (50%) + CR et CG. 80% des dépenses éligibles plafonnées à 2500€/ha pour câble mât et 3125€/ha pour câble long.

(2) Le câble mât possède une charge utile de 3 à 5 tonnes selon le matériel. Les rendements varient entre 40 et 80m3/jour. Deux opérateurs suffisent : le conducteur du câble, l’accrocheur (en forêt). Les coûts sont en moyenne de 40 à 45€/m3. Distance de débardage : jusqu’à 800m. Coût d’investissement : de l’ordre de 300 000€ (données ONF et FCBA).

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Nouvelles formations à l’AFRAT

Cet automne l’AFRAT , à Autrans, organise de nouvelles formations :

- pour les jeunes professionnels ou stagiaires engagés dans le cursus du Brevet d’Etat accompagnateur en montagne, un stage « Professionnalisation – marketing et commercialisation d’un produit de randonnée », et un stage  « Préparation à l’UF hivernale du Brevet d’Etat ».

- pour les professionnels de la restauration, l’AFRAT a signé une convention avec l’organisme ALPRECO afin de mettre en place des journées de formation Hygiène en restauration, normes HACCP. Le calendrier est en place pour l’année 2009-2010, renseignez-vous !

- Cuisiner le foie gras, réaliser ses desserts festifs, confectionner son pain et ses viennoiseries… les journées Découverte de la Cuisine sont organisées 1 samedi par mois. Consultez la fiche « Journées Découverte de la Cuisine » et inscrivez-vous !
Ces formations vous intéressent, n’hésitez pas à  contacter l’AFRAT pour des renseignements pédagogiques et administratifs.

L’AFRAT (association pour la formation des ruraux aux métiers du tourisme) bénéficie de l’agrément formation délivré par la Direction Régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Les formations proposées étant conventionnées par l’Etat ou la Région Rhône-Alpes, vous pouvez, selon votre situation, bénéficier du financement partiel ou total de votre formation :
- demandeurs d’emploi : financement par l’Etat ou par la Région Rhône-Alpes.
- travailleurs salariés : financement par le fonds d’assurance  formation de votre entreprise (ex : FONGECIF).
travailleurs indépendants : financement par votre fonds  d’assurance formation (ex : AGEFICE).

AFRAT 38880 AUTRANS
Tél : 33 (0)4 76 95 35 08
Fax : 33 (0)4 76 95 71 42
afrat@afrat.com

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Algues vertes: la faute à qui?

Ouest France et le Télégramme se sont fait l’écho mardi 20 octobre d’un rapport confidentiel traitant des marées vertes qu’aurait envoyé, le 4 septembre, le préfet des Côtes d’Armor, Jean-Louis Fargeas, au Premier ministre.

Selon FNE, le préfet y dresserait un état des lieux sans complaisance pointant clairement la responsabilité de l’agriculture et de l’élevage en particulier et l’inefficacité des dispositions prise par les autorités publiques, jusqu’à maintenant (directive nitrate, programme d’action bassin versant contentieux, moyens incitatifs, contrôles et renforcement de l’application de la règlementation).

Ce constat posé, le Préfet évoquerait la nécessité de « révolutionner […] les pratiques agricoles et changer complètement le modèle économique existant » mais ajoutant immédiatement que « cette évolution n’est pas envisageable pour le moment » parce que la profession n’y serait pas prête ! Et de conclure que pour éviter les recours l’Etat doit afficher une politique volontariste…

Pourtant des solutions existent

Pour FNE, la responsabilité du phénomène des marées verte est collective, partagée entre agriculture, assainissement urbain et tourisme, industrie, particulièrement agroalimentaire et politique conduite par l’Etat. La solution ne pourra donc être que collective. Tout comme le préfet nous considérons que seule une révolution des pratiques agricoles permettra d’endiguer le phénomène.

Mais au-delà de la stigmatisation d’une profession en particulier c’est bien l’ensemble du modèle économique et social qu’il faudra revoir en profondeur pour réussir à réduire d’au moins 40% les effluents arrivant à la mer d’ici 2012, engagement pris par l’ensemble des parties prenantes, y compris les organisations professionnelles agricoles, lors du Grenelle de la Mer.

Si l’action doit être drastique pour être efficace il faut se méfier des solutions radicales au point d’être caricaturales. Dans son rapport, le Préfet des Côtes d’Armor évoquerait par exemple « l’arrêt total de l’agriculture sur le bassin versant avec une conversion totale des terres en prairies fauchées mais non fertilisées ».

Pour Jean-Claude Bévillard, secrétaire national de FNE : « Il n’est pas question de stopper l’activité agricole ! La résolution du problème des algues vertes devra en revanche passer par un nouveau projet pour l’agriculture bretonne, comme l’agriculture bio et de Haute Valeur Environnementale (HVE), caractérisée par une faible dépendance aux intrants (engrais, énergie, aliments du bétail,…) et une place laissée à la nature (prairies naturelles, haies, bosquets,…). Dimensionnée en cohérence avec les capacités d’absorption du milieu, cette agriculture, liée au terroir, impacte faiblement l’environnement et permet le maintien de l’agriculture, de l’activité et du tissu social. FNE renouvelle sa demande d’une concertation entre les acteurs politiques, économiques, sociaux et environnementaux pour élaborer un plan global. »

Par ailleurs, ajoute FNE, « il nous semble réducteur de focaliser uniquement sur la contribution de l’agriculture, minimisant de fait celle liée à la fréquentation touristique et aux pratiques de certaines collectivités et de certains habitants (assainissement, produits lessiviels et effluents organiques) ou celle de l’industrie ».

Agir maintenant.

Pour Christian Garnier, vice président de FNE, « FNE a mis sur la table du Grenelle de la mer la nécessaire réduction des rejets agricoles industriels et urbains, et notamment des produits lessiviels des ménages et des entreprises. Le temps n’est plus aux tergiversations, au renoncement, ni à « l’affichage d’une politique volontariste », mais à l’action. S’il faut inventer « un nouveau modèle économique », il est plus que temps de s’y engager effectivement, en s’appuyant au besoin sur les propositions réalistes portées depuis des années par les associations de défense de l’environnement ! La question des algues vertes doit être un chantier exemplaire de la concrétisation du Grenelle de la Mer. »

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Isère amont: les agriculteurs inquiets

Au volant de leur tracteur, près de cinquante agriculteurs venus de toute la vallée du Grésivaudan se sont donnés rendez-vous hier devant la préfecture de l’Isère à Grenoble.

A leur tête, une pancarte hissée sur un tracteur. On pouvait y lire: « l’argent doit d’abord aller aux victimes des inondations plutôt qu’à financer des loisirs ».

But de l’opération: exprimer leur inquiétude en ce qui concerne le projet Isère amont conduit par le Syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère (SYMBHI). Ils se plaignent également de ne pas être entendus sur ce dossier.

Le projet Isère Amont concerne l’aménagement des digues entre Pontcharra et Grenoble. Le préfet a déclaré ce projet d’utilité publique en juin. Il est, jusqu’au 2 novembre dans la phase des négociations foncières amiables et d’enquête parcellaire.

Le projet Isère Amont, outre la protection contre les inondations souhaite valoriser les milieux environnementaux liés à la rivière et le développement des loisirs récréatifs le long des berges.

Pour ce, le projet Isère amont prévoit une emprise foncière sur les terres agricoles. Pour les agriculteurs avec à leur tête André Georges Mollard, président du syndicat des maraîchers de la ceinture verte grenobloise, c’est le flou complet en ce qui concerne les parcelles visées par ce projet. Ils précisent également qu’ils ne veulent pas entendre parler d’expropriation et ils demandent une indemnisation à 100% dans la mise en place des champs d’inondation contrôlés.

Par contre ils sont tout à fait d’accord pour la mise en place de protections contre les inondations. Pour ce, ils proposent la mise en place d’une servitude. Celle-ci permettrait au Symbhi de faire les aménagements prévus sans récupérer des terrains.

Robert Veyret, président du Symbhi a reçu une délégation d’agriculteurs. Il a été décidé d’organiser sur le terrain des rencontres.

En fonction des résultats de ces dernières nous aviserons préviennent les agriculteurs. « On reviendra manifester si nécessaire », dira l’un d’eux.

Pour tout connaître du projet Isère amont cliquer sur: www.symbhi.fr

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