Archive | 03 novembre 2009

L’ AG des aînés ruraux en quelques clichés

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Il y a eu des élections lors de l’AG. Après un long dépouillement ont été élus ou réélus, sans suspens, au conseil d’administration: Michel Chorot, Alain Maignand, Dany Schiavina, Alain Long. Ce dernier étant élu pour la première fois. André Mouroux a été réélu vérificateur aux comptes.

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C’est toujours un réel bonheur que de faire une halte à la buvette, le service est toujours de qualité et la bonne humeur omniprésente…

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Quel plaisir de retrouver deux agriculteurs à la retraite mais très actifs! Jean-Paul Chavas représentant le Crédit agricole Sud Rhône Alpes ( à gauche) et Francis Annequin la section des anciens exploitants FDSEA de l’Isère. Ce dernier est très occupé car il est toujours un maillon essentiel dans l’organisation du téléthon au niveau départemental.

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Un temps fort de l’AG, la traditionnelle remise des médailles aux adhérents les plus méritants…

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…. Parmi ceux-ci, Madeleine Sol, secrétaire départementale, et Pierre Durand, ancien président.

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Ouf, il est temps de passer à table. Il faut dire que pour beaucoup le petit déjeuner est déjà loin….

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Jean Cailly: « Une belle AG! »

Jean Cailly, président départemental des clubs des aînés ruraux s’est montré satisfait suite à l’AG qui s’est déroulée à St Jean caijllyde Bournay:   » C’était une belle AG! »

 » Je suis très satisfait du déroulement de cette importante rencontre pour notre mouvement. On a souhaité la décentraliser en l’organisant à st Jean de Bournay ( traditionnellement elle se déroulait à Voreppe, NDLR) . On a eu une forte mobilisation des clubs et de leurs adhérents. Les élus ont également répondu présents. Nous travaillons en étroite collaboration avec l’ensemble des structures, collectivités qui nous entourent. Elles nous apportent leurs soutiens et nous essayons d’être constructifs, positifs, présents. C’est de cette manière que l’on peut faire avancer les dossiers qui nous tiennent à coeur. »


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Georges Colombier reste à l’ écoute

L’intervention de Georges Colombier lors de l’assemblée générale de la fédération départementale des clubs des aînés ruraux était attendue. Il était la voix du gouvernement et la salle était impatiente d’entendre ce que ce dernier leur réserve.

Le député de l’Isère n’a pas failli à son rôle et parlé sans langue de bois.

« …Petit à petit, vos clubs, grâce à l’investissement de nombreux bénévoles, se sont enracinés dans nos territoires ruraux et dans le tissu associatif de nos communes.

Votre mouvement incarne des valeurs essentielles, des valeurs fortes et fondamentales dans une société : la solidarité, l’ouverture aux autres, le partage et la convivialité.

Aider et soutenir dans les moments difficiles, apporter de la gaieté et du bonheur aux plus fragiles d’entre nous, faire reculer la solitude et maintenir le lien social. Quelles nobles actions !
Dans une société qui perd parfois ses repères fondamentaux face à un avenir par définition incertain, dans une société où l’individualisme tend de plus en plus à prévaloir sur les valeurs de générosité, d’écoute et d’entraide, les aînés ruraux jouent un rôle incontournable à la fois de guide et d’exemple.

Anticiper les évolutions démographiques, les modes de vie et de culture, être en phase avec les nouveaux besoins de la société, c’est tout cela qui doit conduire l’action politique avec un grand « P ».

La création d’un secrétariat d’Etat chargé des Ainés, confié à Madame Nora Berra, est un signal fort envoyé par le président de la République à la société. Cette nomination témoigne de l’engagement et de la volonté de la France à mieux prendre en compte les besoins et les aspirations des personnes âgées. C’est le signe de la reconnaissance du rôle et des droits que nous souhaitons donner aux aînés dans notre pays.

Nous connaissons l’évolution de la pyramide des âges et ses conséquences : la nécessité de repenser le financement et la nature peut être du système de retraites ; les charges sur notre système de santé ; l’obligation de concevoir avec lucidité nos devoirs envers nos aînés.

En France, l’espérance de vie dépasse désormais les 81 ans : 84,5 ans pour les françaises, et 77,6 ans pour les hommes. En 2050, 16,6 % de la population française aura plus de 75 ans, contre 8 % aujourd’hui. Je considère cette nouvelle donne comme l’un des plus formidables acquis de notre temps. Cette longévité est véritablement un phénomène de civilisation inédit dans l’histoire de l’humanité. »

Répondant à Christian Nucci, vice président du conseil général de l’Isère à propos de la future réforme des collectivités territoriales, Georges Colombier a annoncé qu’il  » souhaite que le conseil général continue à exercer sa mission de solidarité et de proximité. On ne va casser ce qui marche! »

Il a ensuite abordé plusieurs points essentiels à ses yeux.

colombier

LE MONTANT DES RETRAITES ET LES ACTIONS EN FAVEUR DES PERSONNES AGEES

 » Le montant moyen d’une pension de retraite s’élève à un peu plus de 1100 euros mensuels, tandis que le minimum vieillesse est actuellement de 677 euros. Je sais que c’est peu.

Aussi, je vous rappelle qu’en septembre 2008 les pensions de 15 millions de retraités ont été revalorisées de manière anticipée (0,8 %)  et qu’une nouvelle augmentation (1 %) est intervenue le 1er  avril dernier.
Pour remédier aux situations de pauvreté que connaissent certains retraités, le Gouvernement a décidé d’aller au-delà, grâce à trois mesures structurelles.

Premièrement, le Gouvernement met en oeuvre dès cette année l’engagement du président de la République d’augmenter de 25 % d’ici à 2012 le minimum vieillesse pour les personnes seules. La première étape de cette augmentation a eu lieu, comme le prévoit la loi de financement de la sécurité sociale, dès le 1er avril : 6,9 % d’augmentation, soit 44 euros de plus par mois pour 400 000 de nos concitoyens.

Deuxièmement, les pensions de réversion des 600 000 veuves et veufs les plus modestes seront revalorisées de 11 % dès le 1er janvier 2010. C’est un effort de 200 millions d’euros par an.

Troisièmement, nous avons pris en compte la situation des exploitants agricoles retraités et de leurs veuves, en créant au 1er février un minimum de pension, garanti aux assurés les plus modestes ayant cotisé au moins vingt-deux ans et demi. Cela concerne 230 000 personnes. »

Concernant les efforts en faveur des personnes âgées, il a rappelé quelques chiffres

- il y avait moins de 300 000 bénéficiaires de la Prestation Spécifique Dépendance en 2001, il y a plus d’un million de bénéficiaires de l’APA aujourd’hui.

- le budget consacré par l’assurance maladie aux établissements et services pour personnes âgées est passé de 2 milliards 300 millions. en 2000 à presque 8 milliards en 2010 : c’est 4 fois plus !

- ce sont plus de 50 000 emplois soignants qui ont été créés dans les maisons de retraites et services de soins.

- le rythme de création de places en EHPAD a été porté de 2500 (2003) à 7500 (2008), et même à 12500 en 2009.


LA REFORME DES RETRAITES

 » L’année 2010 sera un rendez-vous capital pour notre système de retraite. Devant le Congrès, le 22 juin dernier, le président de la République l’a clairement indiqué : « Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation et, bien sûr, la pénibilité. Toutes les options seront examinées. Les partenaires sociaux feront des propositions. Mais quand viendra le temps de la décision, que nul ne doute que le Gouvernement prendra ses responsabilités. C’est une question d’honneur, c’est une question de morale à l’endroit des générations qui vont nous suivre ».

Je partage ces ambitions : 2010 doit être l’occasion de remettre à plat notre système de retraite. Nous serons aidés en cela par les travaux du conseil d’orientation des retraites – le COR – qui, à la demande du Parlement, doit remettre un rapport en février.

Trois principes doivent selon moi guider cette réforme.

Elle doit, en premier lieu, garantir la pérennité financière de notre système : l’assurance vieillesse connaît aujourd’hui un profond déficit qui va s’aggraver dans les prochaines années et la crise a compromis le scénario, inscrit dans la loi FILLON de 2003, de transfert de cotisations chômage vers les cotisations retraite.

Elle doit ensuite simplifier le système existant : la multiplication des régimes et la multiplicité des règles applicables rend le système incompréhensible pour les Français et est une source de défiance de nos concitoyens envers notre système de retraite.

Enfin, il nous faut préserver le niveau des retraites et mettre un terme à l’abaissement du taux de remplacement ; même si les très récents travaux du COR ont montré que le niveau de vie moyen des retraités se maintenait depuis dix ans au même niveau que celui des actifs.

En attendant ce rendez-vous majeur, arrêtons-nous quelques instants sur la situation financière de nos retraites : elle est aujourd’hui très difficile et les perspectives ne sont guère réjouissantes.

Pour l’ensemble des régimes obligatoires de base, le déficit devrait être de 9,5 milliards d’euros en 2009, contre 7,2 milliards prévus initialement, et atteindrait, à législation constante, près de 15,7 milliards d’euros en 2013. À cela, il faut ajouter le déficit du Fonds de Solidarité Vieillesse – le FSV – qui sera de 3 milliards d’euros en 2009.


LE CINQUIEME RISQUE

Je préconisais depuis longtemps, la création d’une cinquième branche de la sécurité sociale afin de prendre en compte l’évolution de notre démographie. J’ai longtemps été isolé sur cette thématique.

Le président de la République a décidé de faire de la prise en charge de la dépendance un axe fort de son action et de celle du Gouvernement et il s’est engagé à créer un 5ème risque de la protection sociale.

Les orientations du Gouvernement ont été rendues publiques le 28 mai 2008. Il s’agit d’assurer la prise en charge de générations de plus en plus nombreuses qui seront touchées par la perte d’autonomie. Il s’agit également de permettre le maintien à domicile des personnes en situation de perte d’autonomie, quel que soit leur âge. Il s’agit, enfin, d’augmenter le nombre de places en établissements médicalisés et d’alléger le reste à charge pour les familles.

Pour ce faire, il convient de mettre en place des financements pérennes et innovants, justes et équilibrés, conjuguant tout à la fois la solidarité nationale, la prévoyance individuelle et collective, la solidarité familiale et la responsabilité individuelle.

Les principes suivants font actuellement l’objet d’une étude par le Gouvernement :

– garantir un socle élevé de financement par la solidarité nationale qui doit garder une place prépondérante, tant dans le champ de la compensation que dans le champ des établissements et services ;

– mettre en place un véritable partenariat public-privé avec les organismes de prévoyance individuelle et collective ;

– mieux prendre en compte les capacités contributives des personnes : sujet hautement sensible sur lequel il faudra trouver un point d’équilibre (en particulier de leur patrimoine par la mise en place d’une participation sur patrimoine au-delà d’un montant d’actif successoral à déterminer).

Une concertation s’est engagée avec les partenaires sociaux et les grandes organisations du secteur du handicap et de la dépendance et le Parlement travaille activement sur le sujet : le Sénat a créé une mission d’information sur la prise en charge de la dépendance pilotée par Messieurs MARINI et VASSELLE qui a déjà publié un premier rapport d’étape ; et l’Assemblée nationale vient de créer une mission d’information, pilotée par Valérie ROSSO-DEBORD consacrée spécifiquement au financement du 5ème risque et qui devrait remettre ses conclusions au cours du Premier trimestre 2010.

Il s’agit d’un dossier compliqué, surtout dans le contexte difficile que connaissent nos finances publiques, mais essentiel pour notre pays. Tous les acteurs travaillent en ce sens et ce dossier devrait aboutir à un projet de loi déposé en 2010. »

Et Georges Colombier d’adresser en conclusion tous ses encouragements au mouvement des aînés ruraux : » vous oeuvrez pour une société plus humaine. Dans nos communes, vous êtes un maillon essentiel de la solidarité et une force pour notre société moderne.

Je pense que parmi les clefs du bien vieillir dans notre pays, il y a la force du lien intergénérationnel, qui resserre et rassemble les jeunes et les moins jeunes, les familles, le réseau associatif, les bénévoles…  Vous assurez ce lien de façon admirable. Soyez en très sincèrement remerciés. »

Une intervention chaleureusement applaudie par la salle.

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FCO: campagne de vaccination 2009-2010

Bruno Le Maire, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche a annoncé lors de son déplacement au Sommet de l’élevage le 7 octobre dernier la campagne de vaccination obligatoire et gratuite contre la fièvre catarrhale ovine.
Suite à ces annonces, le comité national de suivi de la fièvre catarrhale ovine (FCO) s’est réuni jeudi 22 octobre pour examiner les modalités d’organisation de la prochaine campagne de vaccination des troupeaux contre la FCO.

Cette campagne a été reconduite pour une durée d’un an dès hier, lundi 2 novembre, suite à la parution des arrêtés au Journal Officiel du 1er novembre. Elle rend obligatoire la vaccination de tous les bovins et ovins contre les sérotypes 1 et 8 de la FCO.
La vaccination sera réalisée par le vétérinaire sanitaire de l’exploitation. Les doses de vaccins seront mises à disposition gratuitement, dans la limite d’un quota attribué par les directions départementales des services vétérinaires. Les vétérinaires pourront, au fur et à mesure de leurs besoins, commander les doses nécessaires auprès de leurs centrales de distribution. Ils devront assurer les différents enregistrements permettant d’attester de la réalisation de la vaccination.
Cette campagne sera gratuite pour tous les éleveurs.

L’État prendra en charge la réalisation de la vaccination, en sus de la gratuité des vaccins, jusqu’au 31 mars 2010, à hauteur de 98 millions d’euros. La prise en charge de l’Etat sera versée directement au vétérinaire sanitaire par les DDSV. Elle comprend un tarif forfaitaire par nombre d’animaux vaccinés, et la rémunération des tâches administratives liées à la vaccination.
Les montants de cette prise en charge s’élèvent à 1,75€ HT par bovin vacciné en rappel et 0,60€ HT par petit ruminant vacciné en rappel. Ces montants sont doublés pour les animaux qui font l’objet d’une primovaccination.

Pour la première fois, les autres opérations administratives afférentes à cette vaccination font également l’objet d’une prise en charge forfaitaire dont le tarif a été  fixé à 0,20€ HT par bovin et 0,10€ HT par petit ruminant. Les frais engagés par les vétérinaires pour l’acheminement et la logistique d’achat des doses de vaccins leur seront également remboursés à hauteur de 4 centimes par doses.
Afin de limiter le surcoût des visites restant à la charge des éleveurs, les vétérinaires devront coupler autant que possible la réalisation de cette vaccination avec une autre intervention en élevage, telle qu’une autre prophylaxie ou la visite sanitaire bovine. Il est prévu que la vaccination soit réalisée de façon simultanée pour les deux sérotypes.
La vaccination sera exigible, pour un animal donné, dès lors que la date de rappel vaccinal sera atteinte. Des dérogations à la réalisation de la vaccination sont prévues pour les animaux à haute valeur génétique et pour les animaux destinés à l’abattage avant l’âge de 10 mois.
Pour les éleveurs qui s’opposent à la vaccination, un protocole dérogatoire permettant d’apporter des garanties sanitaires minimales pourra être envisagé. Dans ce cas, la demande devra être adressée et acceptée par la direction départementale des services vétérinaires. Ce protocole nécessitera la réalisation d’analyses virologiques sur un échantillon représentatif du troupeau et sera accompagné d’obligations de suivi sanitaire et de conditions de restrictions de mouvements. L’intégralité des frais engagés sera à la charge de l’éleveur qui fera cette demande.
L’ensemble des organisations professionnelles agricoles et des représentants vétérinaires présents lors du comité de suivi ont approuvé les conditions d’organisation de cette campagne dont l’objectif est de définitivement tourner la page du préjudicie que cette maladie animale à fait subir aux filières d’élevage.
Ces garanties sanitaires permettent de lever toutes les restrictions de circulation du mouvement des animaux en France et le passage à une seule zone (à l’exception de la Corse).
Pour faire suite aux demandes des éleveurs, Bruno Le Maire avait également annoncé l’organisation avec l’ensemble des professionnels concernés des « Etats généraux du sanitaire ». Ils seront lancés en janvier 2010.

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