Archive | 24 novembre 2009

Urbain/rural: que faire pour que le courant passe?

C’est au musée de Vizille, dans une salle où flottait l’esprit des Girondins – le préfet de l’Isère, Albert Dupuy en fut le témoin- ainsi que celui des Montagnards –Charles Galvin s’en inspira- que se sont tenues lundi soir les Assises des territoires ruraux (1), initiative voulue par Michel Mercier, ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire.

Rien de révolutionnaire dans cette rencontre entre l’Etat, ses représentants, et les maires ruraux, les conseillers généraux, les Parcs. Une réunion de travail, une consultation, qui avait pour objectif d’apporter des réponses concrètes susceptibles de favoriser l’attractivité des territoires ruraux, que ce soit dans le domaine de l’économie, du social, de l’environnement.

assisesvizille

De gauche à droite, Didier Migaud, Albert Dupuy, Eliane Giraud, Charles Galvin, Michel Issindou

Une réunion à laquelle n’ont pas répondu massivement les associations ni les habitants (2). Ils y étaient pourtant invités. Nous avons tout de même noté l’intervention d’un jeune agriculteur de Varces et d’une adhérente des AMAP, qui, tous deux ont souligné l’importance de cette petite révolution (tiens, l’esprit de Vizille qui souffle !) tout à fait pacifique, qui oeuvre au rapprochement  des producteurs et des consommateurs.

« Le biais des AMAP me permet de planifier ma production et d’avoir en permanence un contact urbain/rural, explique le jeune agriculteur de Varces. Je connais mes clients et ils me soutiennent. Et comme eux, je souhaite que les communes rurales installent des jeunes agriculteurs. Même sur des petites surfaces, il y a des choses à faire ».

La citoyenne AMAP milite dans le même sens : « L’offre ne suffit pas à la demande. Il faut prendre la mesure de cette dynamique qui ne coûte pas cher à la collectivité ».

Foncier agricole

Le foncier agricole aura été le fil rouge de cet échange. C’est sans aucun doute une des clés indispensables au maintien d’une vitalité agricole dans des territoires sous pression. L’Etat peut-il agir dans ce sens ?

Francis Gimbert, conseiller régional, vice-président de la Communauté de communes du Grésivaudan : « En ce qui concerne la pression foncière, on ne prend pas les bonnes mesures. Il faut aider les maires, il faut penser à une taxation substantielle ».

Gérard Seigle-Vatte , président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère: « Les maires doivent verrouiller les zones agricoles. Il y a des plus-values sur le foncier qui ne sont pas normales. »

Aménagement du territoire

Georges Pelletier, maire de Morette : « Des assises du monde rural, j’en ai connu pas mal ! Je pense qu’au fil des ans, on n’a pas réussi à prendre les bonnes dimensions du monde rural. On a accompagné des évolutions, subies la plupart du temps, mais la solidarité ville/campagne n’a pas fonctionné. J’attends une parole forte de l’agglomération concernant le ScoT et la prise en compte du milieu rural ».

Frédérique Puissat, maire de Château-Bernard : « Nous avons besoin d’idées originales pour le monde rural. Il faut faire preuve d’innovation et les services de l’Etat doivent nous aider dans ce sens. Eviter les réponses standard comme celle que nous avons eue pour une demande de remplacement d’un enseignant mobile ».

Eliane Giraud, vice-présidente du Conseil régional à l’Agriculture: « Nous devons travailler sur les liens existant entre urbain, rural et périurbain, sur la porosité indispensable de ces tissus. Les PSADER (projets stratégiques agricoles et de développement rural) ont permis de le faire. Mais il est vrai que nous avons besoin d’ingénierie et de financements pour servir des politiques innovantes de développement en milieu rural ».

Michel Issindou, député de l’Isère, émet des doutes quant à l’efficacité de l’aménagement rural depuis des décennies: « En 2050, 80% des habitants de la planète vivront en ville. Il n’en faut pas moins agir pour le maintien des services publics en milieu rural ».

Charles Galvin, conseiller général : « J’ai longtemps pensé que le développement économique conditionnait le développement social. Je n’en suis pas si sûr aujourd’hui. L’accès aux services, aux soins, aux transports jouent un grand rôle ».

Serge Bonnefoy, directeur de l’ADAYG a rappelé  les différentes actions développées, notamment à travers la charte Terres en villes, pour favoriser le développement durable du territoire urbain et périurbain.

Jean-Claude Courteau, maire de Monestier-d’Ambel, a relancé la question de l’autoroute A51.

Les services publics

Dans un contexte où les territoires ruraux ont tendance à voir disparaître un certain nombre de commerces et de services, des initiatives, des dynamiques, existent pour renverser la vapeur. Quatre personnes  étaient invitées à la tribune pour  en témoigner :

Gérard Cardin, conseiller général de Corps, a présenté la Maison pluridisciplinaire de santé récemment inaugurée à Corps. Un investissement important –qui a bénéficié de financements croisés- mais un atout essentiel pour les habitants de ce canton dont la population est restée stable depuis 40 ans.

Pierre Boisselier, maire de Saint-Hilaire-du-Touvet, commune qui abrite depuis peu une Maison de service public laquelle réunit tous les services de l’Etat, les bailleurs sociaux et internet.

Francis Gimbert , vice-président de la Communauté de communes du Grésivaudan, a exposé les difficultés rencontrées pour mettre en œuvre un service de transport collectif régulier pour le territoire du Grésivaudan.

M.David, inspecteur d’Académie en charge du premier degré pour l’Isère, a évoqué le projet d’école numérique rurale, mis en place par convention avec l’association des maires ruraux de l’Isère. A cette date, 71 projets ont été financés (sur les 170 enregistrés). Il s’agit de permettre aux élèves des zones rurales de disposer d’ordinateurs connectés à internet en haut débit . Dans l’Oisans, cette initiative permet aux élèves d’apprendre l’anglais en correspondant en direct avec des pays anglophones.

En guise de conclusion, quelques impératifs (cette liste est loin d’être exhaustive) qui ont émergé des débats : la desserte numérique des territoires ruraux doit s’accélérer, la pression foncière doit être freinée, l’égalité des chances doit être garantie par les services de l’Etat, le rapprochement producteurs consommateurs doit être encouragé, la spécificité montagne doit être prise en compte, le ScoT ne doit pas oublier l’agriculture, le transport collectif doit desservir le périurbain, les contrats de développement doivent être pérennisés d’une façon ou d’une autre, etc.

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(1) Ces Assises se sont déroulées en deux fois: une première réunion s’est tenue le 20 novembre  à l’Isle d’Abeau

(2) Le public a encore quelques jours (jusqu’au 30 novembre) pour formuler des propositions et réflexions à l’adresse suivante :

assises-territoires-ruraux@isere.pref.gouv.fr

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Proquinazid: l’innovation anti-oïdium en vigne

Proquinazid est une nouvelle matière active, issue de la recherche de DuPont, unique représentant de
la famille chimique des Quinazolinones. Grâce à son activité translaminaire, sa systémie locale et son
effet vapeur, proquinazid se répartit de façon efficace, assure une protection optimale du végétal et
possède une longue persistance d’action pour protéger durablement la vigne.

Haut niveau d’efficacité, longue persistance d’action jusqu’à 21 jours, couverture optimale du végétal
sont les atouts majeurs de proquinazid.

Les spécialités DuPontTM Talendo®, Talius® et Késys® seront recommandées à la dose de 0.25 l/ha en
1 ou 2 applications maximum dès la fin floraison de la vigne.

Déjà présent sur le marché mildiou avec les gammes Curzate® et Kocide®, DuPont souhaite, avec
proquinazid, offrir aux viticulteurs une solution innovante pour gérer l’oïdium.
DuPont (<www.dupont.com>) est une société de science. Fondé en 1802, DuPont s’appuie sur la
science pour développer des solutions propices au développement durable, essentielles pour
améliorer la vie partout dans le monde, la rendre plus confortable, plus sûre et plus saine. Présent
dans plus de 70 pays, DuPont offre une vaste gamme de produits et services novateurs destinés à de
nombreux marchés dont l’agriculture, la nutrition, l’électronique, les communications, la sécurité et la
protection, l’habitat et la construction, les transports et l’habillement

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Grippe A: des mesures pour faire face à l’affluence

La préfecture de l’Isère vous informe qu’en raison de l’affluence constatée la semaine dernière dans les centres de vaccination, les 7 centres de vaccination les plus fréquentés seront ouverts le mercredi 25 novembre  de 9h à 13h.

Les centres concernés sont :

  • Centre de vaccination de Grenoble – Stade des Alpes
  • Centre de vaccination de Grenoble – centre départemental de santé
  • Centre de vaccination d’Echirolles – Salle des fêtes
  • Centre de vaccination de Corenc – Salle Félix Germain
  • Centre de vaccination de Bourgoin Jallieu – Ancienne Halte Garderie
  • Centre de vaccination du Touvet – salle Bresson
  • Centre de vaccination de Voiron – centre des mille pas

Cette ouverture du mercredi matin de 9h à 13h sera généralisée à l’ensemble des 19 centres du département à compter du mercredi 2 décembre.

Rappel : tous les centres restent ouverts les jeudi de 13h à 17h et les samedi de 9h à 13h.

Nouvelle consigne pour l’accueil dans les centres :

Compte tenu l’affluence constatée, toute personne doit obligatoirement être munie d’un bon de vaccination pour pouvoir être vaccinée.
Les seules exceptions seront les personnes prioritaires sur justificatif médical et les personnes vivant dans l’entourage d’un nourrisson de moins de 6 mois qui seront munies d’un livret de famille.

Vaccination dans les lycées et collèges du département :

La vaccination dans les collèges et lycées isérois sera réalisée par des équipes mobiles. Elle se déroulera du 30 novembre au 18 décembre 2009.



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Le CDT Isère a visité le Center Parc de l’Ailette

Comme le savent les lecteurs de sillon38, après deux années de concertation et de réflexions, le groupe Pierre & Vacances a choisi le site de Roybon, situé au cœur de la forêt de Chambaran, pour y implanter le cinquième village de vacances Center Parcs.

Lors de la visite de gauche à droite

Lors de la visite : autour de Christian Pichoud, vice-président du Conseil général, président du CDT Isère, Marcel Bachasson, président de la Communauté de Communes de Chambaran, Bernard Pérazio, conseiller général de Pont-en-Royans, le Directeur du Center Parcs, le Directeur du CDT de l’Aisne et le groupe d'Isérois.

Ce projet soutenu par le Conseil général de l’Isère (15 millions ont été votés par l’assemblée départementale) outre qu’il générera 700 emplois permanents, donnera un nouvel élan à la région de Roybon, aussi bien en termes de promotion touristique que  d’achat de services ou de prestations.

Aussi et afin de sensibiliser de nombreux élus à l’élaboration d’une telle implantation en Isère, le Comité départemental du tourisme (CDT) a organisé, sous la houlette de son Président Christian Pichoud, un eductour sur le Center Parc de l’Ailette dans l’Aisne, pour une délégation de commerçants, chargés de mission d’aménagements territoriaux, représentants du monde agricole, et responsables de site touristiques.

Reçu par leurs homologues Picards qui ont qualifié «leur» Center Parc de chance pour le développement économique de leur région, le groupe isérois, riche d’échanges et de contacts noués au cours de ces deux jours, est revenu enthousiasmé de son voyage.

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Luc Guyau, un agriculteur à la présidence de la FAO

La 36e Conférence de la FAO, dont les travaux viennent de s’achever, a élu  Luc Guyau à la présidence indépendante du Conseil de la FAO, organe exécutif intérimaire comprenant 49 Etats membres.

Ancien président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), M. Guyau est président des Chambres d’agriculture françaises et vice-président du Conseil économique social et environnemental.

La FAO précise qu’en sa qualité de Président indépendant du Conseil de la FAO, M. Guyau aura notamment la responsabilité de superviser les progrès enregistrés par le programme de réforme et de renouveau de la FAO. Il succède à l’Iranien Mohammed Saeid Noori-Naeini.

Pour sa part, la FNSEA se félicite de l’élection de Luc Guyau à la tête du Conseil de la FAO. « Outre cette reconnaissance du monde agricole, en ses qualités d’agriculteur et de grand responsable professionnel, Luc Guyau saura apporter, en tandem avec le Directeur Général, une efficience nouvelle à cette organisation », souligne la FNSEA dans un communiqué.

« La FAO a de grands défis à relever. A l’heure où la population mondiale ne cesse d’augmenter, l’urgence est de prendre des mesures pour subvenir aux nouveaux besoins alimentaires et lutter contre la faim dans le monde. Il est devenu indispensable de reconnaître le droit à l’indépendance et à la sécurité alimentaire de chaque région du monde, notamment les plus pauvres. Les positions et les engagements de Luc Guyau, sans cesse réaffirmés dans les grandes réunions internationales, seront de nature à modérer les excès de la globalisation et du libéralisme débridé dans les échanges internationaux, excès générateurs de désordres économiques, sociaux et environnementaux.

La FNSEA apporte tout son soutien à Luc Guyau dans cette nouvelle responsabilité et ressent beaucoup de fierté après l’élection de l’un des siens à la Présidence du Conseil de la FAO ».

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