Archive | 04 décembre 2009

Mille cottages et une love story

La signature officielle, ce 4 décembre, entre Gérard Brémond, président du groupe Pierre&Vacances et André Vallini, président du CG38, du protocole d’accord pour l’implantation d’un Center Parc à Roybon, constitue l’apothéose d’un feuilleton commencé il y a deux ans et demi, qui a mobilisé beaucoup d’énergie et fait couler beaucoup d’encre (lire nos articles). Un feuilleton qui a pris aujourd’hui des allures de love story, chacun évoquant avec émotion, les premiers pas réalisés sur le chemin menant au futur village vacances et à ses mille cottages.

CGI

Visages radieux des conseillers généraux réunis autour de Gérard Brémond, PDG de Pierre § Vacances, à l'occasion de la signature du protocole d'accord pour l'implantation d'un Center Parc dans le massif de Chambaran (photo Frédérick Pattou)

Gérard Brémond : « Nous avons un coup de foudre pour Roybon et la forêt de Chambaran Et nous avons eu très vite la volonté de faire aboutir le projet».

André Vallini se remémore la première rencontre avec le PDG de la holding Pierre §Vacances: « C’était dans un bistrot, près du Sénat, où je buvais une bière avec Christian Pichoud, un soir où se préparait une rencontre  de foot. Vous êtes arrivé à pied alors que je m’attendais à vous voir descendre d’une limousine, cigare aux lèvres ».

Marcel Bachasson, qui a hérité du titre de « maire le plus heureux du département » : « Moi, c’est sur un chemin de terre des Chambarans, sous une pluie fine, que je vous ai rencontré la première fois ».

Noël avant l’heure

M.Brémond, c’est une certitude, a fait des heureux. Pas seulement à Roybon mais tout autour. René Vette, conseiller général du canton de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs qui rappelait naguère dans l’hémicycle Aubert-Dubayet que Chambarans, au sens étymologique, « ce sont des champs bons à rien » a eu ce cri du cœur : « On se demandait depuis longtemps comment développer le tourisme vert à Roybon. Le miracle est là. Vous êtes notre Père Noël ! ».

C’est dire que M.Brémond quand il est reparti en direction de la capitale à bord du TGV de 17h10 a dû avoir la sensation d’avoir  une auréole au-dessus de la tête ou un chapeau de Père Noël.

Des points noirs dans cette belle aventure ? Un ou deux, pas plus. M.Brémond qui s’est dit « déterminé à respecter le calendrier » (début des travaux fin 2010, livraison courant 2013) a  évoqué avec un peu d’angoisse la création de la STEP, station d’épuration des eaux à laquelle sera relié le village vacances. Une entreprise qui prend du temps et de l’argent et à laquelle le Conseil général aura bien sûr à contribuer.

« Nous sommes déterminés à respecter le calendrier » a-t-il souligné, en guise d’avertissement sans frais. Jean-Michel Revol, maire de Saint-Marcellin et conseiller général, l’a rassuré sur ce point, lui indiquant que « les plis de la STEP avaient été ouverts et que les attributions de marchés auront lieu en janvier 2010 ».

Parmi les heureux gagnants recensés, les filières bois locales. Charles Galvin a souligné le travail positif réalisé avec l’interprofession dans ce sens. C’est l’entreprise Ossabois (Loire) qui doit engager un travail en réseau avec les producteurs locaux pour répondre à l’appel d’offres de Center Parcs. L’association des communes forestières a, pour sa part, réfléchit avec l’opérateur sur la structuration de la filière pour la fourniture en bois-énergie (une chaufferie bois couvrira 80% des besoins des équipements collectifs).

Les agriculteurs, pour leur part, espèrent pouvoir tirer leur épingle du jeu grâce à la mise en place de circuits courts pour approvisionner en produits frais les cuisines du village vacances.

Dans cette belle harmonie, manquent les Verts. C’est clair, ils ne font pas partie des heureux, partisans d’une autre forme de tourisme que ce concept, hollandais d’origine, qui attire les foules (1000 cottages= près de 5000 habitants) dans une campagne remodelée et résidentielle à souhait. Reste que ce concept  affiche un taux d’occupation de 90% et  va générer 700 emplois directs permanents  non délocalisables. Un argument massue qui enfonce le clou dans la période, plutôt noire,  que nous traversons.

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Aider quelqu’un à rétablir un lien social

Point Virgule est un centre de soins grenoblois ouvert aux personnes ayant des problèmes d’addiction (alcool, drogues, etc.). Cette unité, en fonction depuis 13 ans,  fait partie du CODASE (Comité dauphinois d’action socio-éducative) et est conventionnée par la préfecture de l’Isère.

C’est un espace de conseil et d’écoute pour les personnes souffrant d’addictions ainsi que pour leur famille et leur entourage. C’est également un centre qui propose des actions de prévention et de formation auprès de différents publics (établissements scolaires, entreprises, etc.)

En ce qui concerne le travail d’accompagnement et de suivi, il  s’effectue en réseau : les CHU, les médecins, les travailleurs sociaux, les centres d’hébergement, les CMP, sont autant de maillons de cette chaîne.

Les familles d’accueil constituent un autre maillon, tout aussi essentiel que les autres.

sylvie JoudSuzanne Joux en est persuadée. Elle dirige le Pôle Hébergement de Point Virgule, qui prend en charge environ 25 personnes par an:

« Je suis une défenseuse de la famille d’accueil », explique t-elle. « La toxicomanie est la plupart du temps synonyme de rupture du lien social. L’accueil temporaire dans une famille –les séjours sont de 1 à 6 mois- permet à la personne de se rendre compte qu’elle peut être en relation, qu’elle est capable de communiquer, capable de se rendre utile, d’assumer des tâches quotidiennes, sans être intoxiquée ».

Retrouver l’utilité de ce lien social passé aux oubliettes, c’est l’objectif.

C’est , dans le meilleur des cas, un nouveau statut que peut se découvrir la personne dans cet échange, sous le toit de ses hôtes, et par conséquent une autre image de soi-même.

Point Virgule cherche à étendre son réseau de familles d’accueil en Isère, que ce soit en milieu urbain ou en milieu rural.

Suzanne Joux, précise le déroulement des choses : « L’hébergement doit être le résultat d’une démarche thérapeutique affirmée. Cette solution ne peut être choisie sans une volonté manifeste  de la personne concernée. Nous la recevons dans nos bureaux pour une évaluation et nous signons ensuite un protocole entre la famille, la personne hébergée, le centre de soins ».

Les personnes accueillies sont des adultes de 18 à 40 ans environ, qui ont cessé la consommation de produits mais ont besoin de se consolider en ayant une vie sociale, qui peuvent participer à une activité (jardinage, bricolage, cuisine, soins aux animaux, etc.).

En ce qui concerne les hébergeurs (famille ou couple, actifs ou retraités), il est demandé de pouvoir mettre à disposition  une chambre individuelle et d’associer l’hôte à la vie quotidienne (repas, activités). Une indemnisation de 25€/jour leur est versée.

Suzanne Joux se charge ensuite de faire un suivi régulier au rythme d’une visite par semaine et d’apporter ses conseils à ce travail de tricotage très délicat, nécessitant patience, obstination, et tolérance. Suzanne Joux sait mieux que personne la difficulté de cette entreprise. « Et c’est pour cela, souligne t-elle, que je suis joignable en permanence y compris le week-end et les jours fériés ».

codase

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Espaces et espèces: agir pour la biodiversité

La préservation des espaces remarquables -comme la tourbière du Luitel- doit se conjuguer avec la protection de la nature ordinaire

La préservation des espaces remarquables -comme la tourbière du Luitel- doit se conjuguer avec la protection de la nature ordinaire

La 16e conférence départementale de l’Environnement a réuni hier dans l’hémicycle Aubert-Dubayet, au CG38, une bonne partie des acteurs isérois de l’environnement (associations naturalistes, gestionnaires d’espaces, chercheurs, etc.), conseillers généraux (1) autour du thème de la biodiversité, thème qui sera celui de l’année 2010 à l’échelle internationale.

Avec Serge Revel, vice-président du CG38 chargé de l’Environnement, pour chef d’orchestre, cette journée de travail et de réflexion a débuté par des exposés (2) et s’est poursuivie l’après-midi par huit ateliers (forêt, urbanisme, agriculture, observatoire, espaces naturels protégés, activités de pleine nature, eau, routes, perception-sensibilisation).

Agir localement, penser globalement. La devise écologiste (qui a bien 25 ans) a largement diffusé, de façon homéopathique peut-être, et a même repris des couleurs  avec l’arrivée en fanfare de ce nouveau mot de passe qui a nom développement durable. Cette formule, le président du CG38, André Vallini, la reprend volontiers à son compte (même s’il s’attend dans la seconde qui suit à être interpellé sur le projet de Rocade nord).

Le pouvoir de conviction de Serge Revel –souligné  par Jean-Philippe Siblet, directeur-adjoint du service Espaces naturels du Museum national d’histoire naturelle- n’y est peut-être pas étranger. Celui-ci n’est pourtant pas pleinement satisfait de ce que fait le Département , considéré comme un des premiers de la classe dans ce domaine, pour préserver la biodiversité : « Nous n’avons que des noyaux de biodiversité en Isère, souligne t-il. Et en dépit de nos efforts, il faut bien constater que celle-ci s’appauvrit, que 152 espèces de la faune sauvage vertébrée terrestre  sont en liste rouge, que 20% des habitats naturels sont menacés, que le grignotage des zones humides continue ».

Quelques propositions en vrac (et non exhaustives) glanées au fil des échanges en matinée :

-       préférer les termes de continuité écologique à celui de corridor

-       agir pour une meilleure cohérence des politiques publiques (là aussi le mille-feuilles est à revoir)

-       protéger la nature ordinaire autant que les espaces remarquables

-       soutenir les chercheurs en sciences du vivant (Roger Marciau -AVENIR-considère qu’il sont eux aussi en voie de disparition)

-       agir en faveur de l’interdisciplinarité : le dialogue entre chercheurs de disciplines différentes s’impose dans l’intérêt de la protection des espaces et des espèces

-       encourager les naturalistes amateurs qui font un travail apprécié, depuis longtemps

-       veiller à ce que les prairies apicoles ne contiennent pas d’espèces invasives

-       veiller à la conservation des jardins de la Bastille, à Grenoble, qui constituent un biotope méditerranéen remarquable

-       densifier l’habitat pour freiner l’extension du milieu urbain sur des terres fertiles (cas de l’agglomération lyonnaise et grenobloise)

-       favoriser la végétalisation des toits et des façades

-       lutter contre l’imperméabilisation des sols, contre l’usage des herbicides et pesticides

-       veiller plus que jamais à la qualité des cours d’eau, rivières et lacs (à noter que l’Isère a connu en 2009 une sécheresse de niveau 3, plus marquée que celle de 2003)

A noter que l’exposé de Michel Oberlinkels sur les nouvelles actions de la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) en faveur de la biodiversité (opération expérimentale Cossure en plaine de Crau) a soulevé de nombreuses questions au sein de l’assemblée. Il s’agit d’une vaste opération, commencée en 2008 avec l’acquisition d’un verger de 360ha, destinée à compenser des impacts exercés sur la steppe des Coussouls, écosystème à forte patrimonialité. La CDC Sud-Est investit 12,2 M€ dans cette opération, les « actifs naturels » devant être compensés par les aménageurs du territoire.

En conclusion de cette matinée, Serge Revel a réaffirmé sa volonté d’agir au ras du sol, de façon pragmatique : « Nous devons polariser notre attention sur les sols. Un état des lieux s’impose. D’une façon plus générale, la biodiversité devrait être intégrée aux politiques départementales d’aménagement du territoire. Nous avons besoin d’un schéma départemental de la biodiversité, détaillant une liste d’actions concrètes ».

…………………………………………….

(1) Georges Bescher, Charles Galvin, Jean-François Gaujour, Catherine Brette, Christian Nucci ont participé aux travaux

(2) Sont intervenus : Laurence Foray (DREAL), Jean-Philippe Siblet (Museum national d’Histoire naturelle), Julien Semelet (service patrimoine naturel du Conseil régional Rhône-Alpes), Michel Oberlinkels (CDC Sud-Est)

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Téléthon: comment participer en Isère

Association Française contre les MyopathiesTéléthon - 4 et 5 décembre 2009.

Ces 4 et 5 décembre, la France va vivre au rythme du Téléthon. Des centaines de manifestations de tous genres sont prévues sur notre département.

Nous vous rappelons que l’Isère a la particularité d’ être divisée en deux en ce qui concerne la coordination.

Si vous habitez en Isère sud, pour connaître les manifestations qui vont se dérouler sur votre secteur, cliquez sur:

Téléthon 38S

Pour le nord Isère:

Téléthon 38N

J’en profite pour donner un amical bonjour à Francis Annequin, coordinateur en Isère nord pendant de longues années. Francis agriculteur à la retraite est concerné de près par la myopathie et continue à beaucoup s’investir pour que le téléthon soit une réussite.

Pour faire un don: Tel: 3637

pour faire un don en ligne:www.afm-telethon.fr/

Tous plus fort que tout - Téléthon 4 et 5 décembre 2009 - la ligne directe donateurs 0 825 07 90 95 (0.15 euros TTC la minute)

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Fête des saveurs: les AOC du Vercors à l’honneur

vercors

La 1ère Fête des saveurs du Vercors va se dérouler les 19 et 20 décembre à Villard de Lans. A cette occasion, on va fêter les produits du terroir du Vercors et notamment les cinq produits labellisés AOC produits dans l’aire géographique du Parc Naturel Régional du Vercors : Le Bleu du Vercors- Sassenage, la Clairette de Die, La Noix de Grenoble, les vins de Châtillon en Diois, le Picodon.

sillon38.com reviendra plus longuement sur cette manifestation qui devrait attirer la grande foule à Villard de Lans.

Voici en avant première le programme de cette fête.

vercors 2

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Journée sanitaire du GDS: le bon usage du médicament

Pour Michel Boursier, président du GDS Isère il est important pour les éleveurs de participer à cette journée:

« En  ces  temps  de  grandes difficultés financières, il est essentiel de bien gérer  les  dépenses  de nos exploitations. Nous voulons que nos animaux soient bien soignés, mais des impératifs économiques nous limitent parfois dans nos choix. Par exemple, utiliser un médicament qui ne serait pas approprié (juste parce qu’il nous en restait dans la pharmacie) peut se révéler très lourd en conséquences. En effet, si le traitement ne fonctionne pas, il  faut en entreprendre un nouveau (autant de frais qu’il faut ajouter), avec le risque que le traitement adéquat, commencé trop tardivement ne fasse plus, ou moins bien effet. Pour éviter ce piège  parmi  tant  d’autre,  nous apprendrons  à mieux connaître le médicament et ses effets ainsi que les précautions d’utilisation.


Il est aussi dans l’air du temps de nous responsabiliser  de plus en plus vis- à-vis des consommateurs, nous somme
s responsables des traitements que nous administrons à nos animaux, et pour cela nous nous devons de bien connaître les produits que nous utilisons. Certains d’entre nous prennent le parti de se retourner vers des méthodes alternatives en ce qui concerne le soin appréhender cette approche, nous ferons un tour  d’horizon des différentes possibilités.

Le médicament c’est aussi une substance active qui  peut avoir des effets non désirés,  le centre de pharmacovigilance vétérinaire de Lyon viendra nous présenter le principe de la surveillance de ces effets. »

C’est donc autour du sujet du « bon usage du médicament et ses alternatives », qui  concerne les éleveurs au plus haut point, que le GDS de l’Isère organise le mercredi 9 décembre, à la Salle des fêtes de Tullins, une journée d’information dans une ambiance conviviale.

Le bon usage du médicament  et ses alternatives

Programme de la journée

11H00 : Accueil et buffet
13H20 : Début des interventions
13H30 : Présentation générale du médicament (familles, moded’action, résidus…) Pascal HOLLEVILLE GDS de Loire Atlantique14H00 : Utilisation raisonnée du médicament, Fatah BENDALI Institut de l’élevage
14H30 : Les thérapeutiques alternatives au médicament (présentation générale de la phytothérapie et de l’homéopathie).
Christine FILLIATVétérinaire praticien
15H00 : Surveillance de l’efficacité et des effets secondaires des médicaments. Florence BURONFOSSE-ROQUE Centre de pharmacovigilance de Lyon
15H30 : Table ronde
16H00 : Fin de la journée

GDS

GDS 2

Catégorie prophylaxie, élevageCommentaires fermés


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